MESURE — MÉTHODE
MesCRE, terme d'escrime.
liii Vous savez à merveille, en toutes aventures,
Prendre les contre-temps et rompre les mesures. - UEu, III, U.
901 Tu vas sortir de garde, et perdre tes meturet, - Gobk., Ment., III, 3.
♦ vD faut estre en me$urê pour donner ou recevoir le coup, c^est-à-dire il faut planter le pied droit devant, bien ferme, et en posture asseurëe mais isnelle. Estre hors de meture, teA quand on est ou trop advancé en danser de tomber, ou pancher et donner prise à Famemy, ou trop reculé, ou le pied en Tair et le corps en balance et peu aiïermy.» - René FiAvçois (le P. Bihit), EÙay de$ MerveUlei de la nature, in-&% i6a6, ch. xviii : lé târmg» éê» arme*.
Rompre la meture, c^est donc mettre Tadversaire hors de meture.
vOn avoit mis à la mode, dans le même temps, prendre eee meeuret, ne point garder Msamafret.» — SoBiL, (Àmn. deê lÀvr,, 1671, p. âoi.
MÉTHODE, manière de faire, de vivre; règle de conduite.
&7 Mon sentiment n'est pas qu'on prenne la méthode De ceux qu'on voit toujours renchérir sur la mode.
Êc. des Mar. , I , t .
61& Te tairas-tu, vingt fois?
Et ne veux-tu jamais quitter cette méthode,
De te rendre à toute heure un valet incommode? -F(icA., III, i.
193 Chacun a sa méthode.
En femme, comme en tout, je veux suivre ma mode.
Ec. des Fem.y 1, 1.
Je vous dirai franchement, que je n'approuve point votre méthode.
D. Juan, I, 3.
h\ Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode
Qu'affectent la plupart de vos gens à la mode. — Misanth., I, 1.
N'est-ce pas pour s'applaudir, que ce que nous aimons soit trouvé fort aimable? — Chacun aime à sa guise, et ce n'est pas là ma méthode.
SiciL, se. 6.
8/1 II n'est point, à mon gré, de plus sotte méthode Que d'être emprisonné toujours dans sa grandeur.
Amph.y Prol.
679 Oui, si je n'étois plus de tes cris rebattu,
El qu'on te vit changer d'humeur et de méthode, - Ibid., I, &.
39 Ponr moi, qui de louer n^eus jamais la méthode,
J*ignore encor le tour du sonnet et de Tode. - Cobn., X, p. 177 : A>m. div.
Certes, votre méthode est galante et nouvelle : Pour moi, don Dionis, et don Femand pour elle.
Tb. Corn., Galant doublé, II, 7.