TURLUPIN 75S
Il n*y avoit rien là-dedans à apprendre que des pointes cnii avoient beaucoup d'air de celles de Turlupin. - Sorbl, Hi$L corn, de Franeion, ëdit. de 166 3, p. 58 à.
On ne peut Tattacpier (Molière) sans en être marr)' ; De tous nos Turlupin» c'est un homme chéry. Contre qui que ce soit ils prendront sa défense.
— £t ces sortes de gens vous imposent silence I Ce que Pans peut-être a de plus odieux,
Des 7tif*/ttptiu / — Baron , tu pourrob parler mieux ;
J'en sais un. — Qui, toy? — Moy. , — Mais, l'amy, tu le blasmes.
— Et ouy, ouy. Dans la clef de VÉcoh de$ F$mm$$ , Tu verras qui de nous a le plus de raison.
Je suis le furlupin de la moindre maison.
BouBSAULT, Porli-aà du peintre, se. 6.
a 96 Imprudent, fou, chien de voirie, Boufon, Turlupin, Hariequin, Mesquin, taquin, faquin, coquin.
Cheval , brutal , vituperable . . •
LoRKT, Mnze hiilor., 1*' seplembre i663.
J'ay ouy la voix d'un homme qui crioit à son cocher d'arrester. Le carrosse s'est aussi-tost arresté , et le maistre , qui paroissoit un homme de robbe , a crié à £lomire (Molière) : «rll faut que vous veniez aujourd'hui disner avec moy; il y a bien à profiter; je traite trois ou quatre Turlupine, et je suis asseuré que vous ne vous en retournerez pas sans remporter des sujets poar deux ou trois comédies. » Élomire est monté en carrosse sans se faire prier.
Zélinde, 166 3, se. 6 ; édit. Gay, p. 98 ; - Cf. ibid., même scène, pauim,
Pourquoy voulez-vous que j'aille ruiner ma réputation , en attaquant un homme (Molière) que tous les Turlupin» de France asseurent que l'on ne pourra jamais imiter? - Ibid., se. 8, p. 5o ; - Cf. ibid,, même scène, pa»»im.
On vit paroistre à mcsme temps Un homme à grands canons et pemiqite bouflie ; Bref, puisqu'il faut que je le die , Un Turlupin des plus galans.
Db la Croix, Guerre corn., t66h *, édit. Gay, p. 99.
Il est mort (Molière) ce grand réformateur du genre humain, ce peintre des mœurs, cet içtroducteur des plaisirs, des rires et des jeux, ce frondeur des vices, ce redoutable fléau de tous les Turlupin»,
Devise, Orai»onfun. de Molière, Nouv. Coll. moliér., p. 9 à.
i3o Toutefois à la Cour les Turlupin» restèrent. - Dbspr., Art, poét., II.
# Il y a deux phases dans l'histoire du mot Turlupin; dans la première, qui remonte 1 XIV* siècle, il s'agit d'une secte politico-religieuse, qui avoit voulu instituer la trfraterté des pauvres»; c étoient des cyniques «rsuseitantes de nuditale pudendorum et publieo linrt, au dire de Genehrard, dans sa Chronologie. Ils furent brûlés vifs en i369. — >ir les Origine» de Ménage, édit. 1760, et le Glo»»aire de Dueange, v* Turlupini, Dunge complète Ménage, auquel il renvoie. — Voir aussi Bosslbt, Hi»l, de» Var,, 9 in-A*, 388; II, p. 961-369.
Dans la seconde phase, Turlupin rappelle un bouffon de l'hêtel de Bourgogne, Henri egrand, dit Bclleville, dont le nom de théAti*e était Turlupin. C'est lui qui mit à la mode » mauvaises pointes, ces faux bons mots qu'on appela des turlupinade».
Cotgrave (1611, 1 639,. . .) traduit turlupin par tra grub, mushrome, start-up, newothing, man of no value» , c'est-à-dire trachée (ver de terre), morille, porteur de guêtres,