‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 610 sur 664 · TURLUPINADE · texte numérisé non relu

TURLUPINADE

Pensez-vous. . . que je puisse durer à ses turlupmades perpétuelles?

Crit. de TEc. des Fem.^ se. 1.

Je n ai pas trouvé le mot pour rire dans tout ce qiie j'ai vu. — Ma foi, ni moi non plus. — ... C'est que tu n'y as point trouvé de terlupinades. - Ibid., se. 6.

Parbleu I ehevalier, tu devrois faire prendre médecine à tes canons. — Comment? — Ils se portent fort mal. — Serviteur à la turlupinade!

Impr, de Vers,^ se. 4.

Passe, sur un Voiture et sur un Bensseradc, D*excrccr la turlupinade.

ScARRON, Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. ]85.

(H) descend quelquefois jusqu'aux turlupinadei,

Bbksskradb, Bail, aet Muuê, 3* Entrée : Pour M. U GrûBd, Jupiter.

L'on aime mieux entendre une turlupinade

Que. . . — Par ma foi. Marquis, notre siècle est malade.

MoNTFLKDRT, ImpTompta de l'Hôtel de Condé, se. h.

Ne craignons jamais de nous permettre les turlupinadet qui viennent au hool de nos plumes. - Sîv., VII, p. 98.

Il y a au Parnasse mille place vuides entre )e divin Corneille et le comif|uc Elomire (Molière) — Il est plus glorieux de se faire admirer par des ou>Tages solides (pic de faire rire par des grimaces, de^ turlupinadei , de grandes perruques et de grands canons.

De Villibrs, Lett. itir Ui aff. du théâtre, i665; Nouv. Coll. mollcr.\ p. 1 1.

Combien a-t-il (Molière) fait changer de langage prétieux, aboly de turlupinadetl - Dsvisé, Oraison f un, de Molière ^ Nouv. Coll. moliér., p. Sd'-dà.

* Après avoir parle d'un libellé intitulé : Saut»e au reijue, qu'un ministre de Vienne avait dirigé contre un ambassadeur de Louis XIV, le P. Bouhours ajoute :

(rRien ne fait plus mal au cœur que ces allusions fades, qui n'ont ni sel ni grâce; et je ne sçay si je n'aimerois point autant la plaisanterie de ce Prédicateur fameux qui, prcschant devant un grand Prince, et ayant pris pour son texte omniê carofeenum, commença par dire : tr Monseigneur, foin de vous, foin de moy, foin de tous les hommes. . .•» Mais, à parler sérieusement, la turlupinade du Ministre de Vienne et celle du Prédicateur de Paris, se valent bien l'une l'autre.»

Le P. RouBOURs, Rem. nouv., 1676, S'édit., 168a, p. 57t.

Le P. Bouhours, loc. cit., avant parlé longuement des quolibets, Ménage, son ennemi, lui consacre tout un chapitre dans le deuxième volume de ses Oheervatùme ; et ce chapitit. intitulé «r Quolibets, turlupiinadetn , débute ainsi : trLe Révérend P. Bouhours, Prestre et théologien de la Compagnie de Jésus, a fait dans ses Nom>> Rem. eur la langue frantoi^*» un Traité des Turlupmades et des quolibets.» - MéifAoi, Obeert», 1676; t. II , p, iSnl^io.

turpitude — tutayer 755

Turpitude.

lies autres Tont regardée (la Comédie) dans sa corruption, et confondue avec tous ces vilains spectacles qu'on a eu raison de nommer des spectacles de turpitude. - Préf. de Tart.

Ceei avec justice quMi (saint Augustin) condamne celles (les comédies) de son temps, qui ne méritoient que trop le nom qu*il leur donne (dans le traité De eoMetifu Evang^iêtarum, I, ch. xli) de tpeetaeU de turpitude.

Coin., Epù, au-devant de ThMon,

Prétendre, la plume à la main, goimnander les vices et décrier la raison qui en fait voir la turpitude^ n*est pas autrement de bon sens.

GoTiN, Crit. détintér., p. 18, Nouv. Coll. moliér.

Ces malhonnêtes plaisanteries. . . font retomber le théâtre dans la turpitude d^oii quelques auteurs plus modestes Tavoient tiré.

Rag. , Au Lecteur, devant lee Plaideun,

Est-il juste, après tout, qu*un auteur soit complice De votre turpitude et de votre malice 7

MoNTFLBUBT, Procèi de la femme juge et partie, se. h,

La turpitude de ces faux continens a esté révélée à toute la terre.

BossuBT, Hist» dei Var,, 9 in-i^*, 168B; H, p. an.

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