‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 633 sur 664 · VÉRITABLE · texte numérisé non relu

VÉRITABLE

il voit au cristal de son eau Ses deux roraes et son museau Dont il conçoit telle vergogne. . .

Qu^ii voudroit s^écrier : hélas I Mais le malheureux ne peut pas.

RicBBR, Ovide bouffon, 1663, p. 990 ; - Cf. Id., ibid., p. &89-&90.

Quaud je vous dis : Allons à rHùtci de Bourgogne, Vous recevez ces mots ainsi qu^une vergogne, Et me dites d'abord : Moy, rarement je vais A THostel de Bourgogne, à l*Hostei du Marais; Ma satisfaction n'est jamais plus entière Qu'alors que je me voy chez l'illustre Molière.

Ghbvalibr, AmouTê de Caloim, 1, 1 ; i66i.

U aimoit mieux découvrir sa propre vergogne que de manquer à me rendre ms mauvais offices. -< Li Rochep., II, p. A67.

Madeleine aimoit mieux

Demeurer femme et juroit ses grands dieux

De ne souffrir une telle vergogne, - Li Font., IV, p. 10 : Contée.

m tt Vergogne, Malherbe , dit Ménage, s^est servi de ce mot dans ses plus bdles poésies... Le mot est beau, et on ne devroit pas le laisser périr.»

Malhbbbb, avec lee Oheerv. de M. Ménage, 9* édit., 1689, p. 967.

VÉRITABLE, véridique, franc, sincère.

317 Nous en tenons tous deux, si Tautre est viritabk.

Dep. am., I, L

Pour vous montrer ([ue je suis véritable, — Prie, rid., se. 1 1.

253 fai monté pour vous dire, et d'un cœur véritable. . .

Misanth.^ I, 9.

Pleust à Dieu . . . que vous fussiez aussi véritable que vous estes belle I

D'Unrà, Lietrée, 161/1; II, p. 566; - Cf. b., ibid,; I, p. 3o3\

908 Mais leur sang leur en fut un témoin véritable.

Malh. , Larmee de eaint Pierre.

Qui ne sçait que, si Dieu n'estoil pas véritable, il no seroit pas Dieu?

T4BABIN, Œuvr., bibl. elzév., II, p. a6i : Distc, de l'Orig. de$ charlatam.

Sait-on pas que, dés sa naissance.

Il a perdu son innocence , . . .

Que tous le^ hommes sont mouleurs.

Et que Dieu seul est vei'itableT

Bacan, Œuvr,, bibl. oizév. , II, p. 390 ; - Cf. Id., ibid., IL p. Cl, îiH^-935, 97G.

Sur ce 8uperl>e mont, jusqu'aux cieux élevé. Pour vous dire la chose en homme véritable. Il ne m'est . sur mon Dieu , jamais rion arrivé.

ScARRON, Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. 83 - Cf. ÏD., ibid.; I, p. 4o5.

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