VÉRITABLE
il voit au cristal de son eau Ses deux roraes et son museau Dont il conçoit telle vergogne. . .
Qu^ii voudroit s^écrier : hélas I Mais le malheureux ne peut pas.
RicBBR, Ovide bouffon, 1663, p. 990 ; - Cf. Id., ibid., p. &89-&90.
Quaud je vous dis : Allons à rHùtci de Bourgogne, Vous recevez ces mots ainsi qu^une vergogne, Et me dites d'abord : Moy, rarement je vais A THostel de Bourgogne, à l*Hostei du Marais; Ma satisfaction n'est jamais plus entière Qu'alors que je me voy chez l'illustre Molière.
Ghbvalibr, AmouTê de Caloim, 1, 1 ; i66i.
U aimoit mieux découvrir sa propre vergogne que de manquer à me rendre ms mauvais offices. -< Li Rochep., II, p. A67.
Madeleine aimoit mieux
Demeurer femme et juroit ses grands dieux
De ne souffrir une telle vergogne, - Li Font., IV, p. 10 : Contée.
m tt Vergogne, Malherbe , dit Ménage, s^est servi de ce mot dans ses plus bdles poésies... Le mot est beau, et on ne devroit pas le laisser périr.»
Malhbbbb, avec lee Oheerv. de M. Ménage, 9* édit., 1689, p. 967.
VÉRITABLE, véridique, franc, sincère.
317 Nous en tenons tous deux, si Tautre est viritabk.
Dep. am., I, L
Pour vous montrer ([ue je suis véritable, — Prie, rid., se. 1 1.
253 fai monté pour vous dire, et d'un cœur véritable. . .
Misanth.^ I, 9.
Pleust à Dieu . . . que vous fussiez aussi véritable que vous estes belle I
D'Unrà, Lietrée, 161/1; II, p. 566; - Cf. b., ibid,; I, p. 3o3\
908 Mais leur sang leur en fut un témoin véritable.
Malh. , Larmee de eaint Pierre.
Qui ne sçait que, si Dieu n'estoil pas véritable, il no seroit pas Dieu?
T4BABIN, Œuvr., bibl. elzév., II, p. a6i : Distc, de l'Orig. de$ charlatam.
Sait-on pas que, dés sa naissance.
Il a perdu son innocence , . . .
Que tous le^ hommes sont mouleurs.
Et que Dieu seul est vei'itableT
Bacan, Œuvr,, bibl. oizév. , II, p. 390 ; - Cf. Id., ibid., IL p. Cl, îiH^-935, 97G.
Sur ce 8uperl>e mont, jusqu'aux cieux élevé. Pour vous dire la chose en homme véritable. Il ne m'est . sur mon Dieu , jamais rion arrivé.
ScARRON, Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. 83 - Cf. ÏD., ibid.; I, p. 4o5.