VERT
li me frii êon» vert, et mal préparé pour ie payer de bourdes.
Ch4Pilaih, Trad, de Guzm, tPAIfar., i63o; III, p. Si; - Cf. lo., ibid,; I, p. 169.
Le Bavarois est déjà prit tant vert,
ScABBOJi, OEuvr,^ Paris, David, I, p. 367.
Les ennemis, sous Jean de Wert, Ravageoient nostre Picardie, Et le François, lors prit tant vert, Voyoit TEspagnol dans Corbie.
Id., ibid,, I, p. 19; - CL Vûrg. irû9., 1709; I, p. 16, i5o; U, p. 3.
JPour le moins, si la faim ne me prend point tant vert.
Tristàr, Paraeite, i654; I, h.
Sus, sus, dit-41, populace, Qu^on s*arme, qu^on s'encuirasse.
Ou nous sommes prit tant vert.
BBéBEOP, Lttcotn trav,, i656, p. 110; - Cf. lo., ilnd,, p. 98.
Je confesse à ce coup que je suis prit tant vert.
Th. Corn., Amour à la mode, II, 3 ; - Cf. Id., D. Cétar ^Avalot, I, 6.
Chacun se trouve prit tant vert En cette étrange conjoncture.
Siint-Ahaiit, CEuvr,, bibl. eliév., I, p. &So.
Enfin, donnez-moy le couvert, Autrement je suis prit tant vert.
RiCBBR, Ovide bouffon, 1669, p. /i83; - Cf. Id., ibid., p. i83.
Pour cette heure , Monsieur, vous m'avez prit tant vert.
Qdinault, Maitre étourdi, 1, 3.
Toute ma science se perd
Et cet homme m'a prit tant verd,
MoNTPLBUBT , Morioge da rien, se 16.
Sans le rondeau noté , nous étions prit tant vert,
Hadtebocbb, Crisp. muêie., V, 5.
* Ce proverbe, qu'on trouve déjà dans Rabelais, Pantagruel, liv. III, ch. ti, tire Mi origine a*une coutume , d*un jeu en grand honneur au moyen âge : quiconque était ret* contré, au mois de mai, sans poKer sur soi une branche de feuillage vert, était expoiéi recevoir un seau d'eau sur la tête. — On connaît la Comédie de La Fontaine et Champmeslé, qui a pour titre : Je vout prend» tant vert.
Vert : vert-galant.
ZhZ Nous n'avions alors que vingt-huit ans.
Et nous étions, ma foi ! tous deux de vert-galants.
Fem. sav.^ H, 2.
Belle servante et mari vert galant,
C'fHoit matière à feindre du scrupule. - La Font., IV, p. 3oa.
* Dans la citation de Molière, nous avons suivi l'orthographe de Tédition oneînaleet