‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 648 sur 664 · VISION CORNUE — VOEUX · texte numérisé non relu

VISION CORNUE — VOEUX

Je trouve fort plaiiante ta «tiûm de comparer ie brait de votre bise â cém de vos dames d^Aix. ~ Sbv., i*' juin 1689.

J'ay honte de discourir si long-temps sur des viêioM plus creuses que celles da malades. - Bossuir, UitL des Var., a m-à% 1688; II, p. loà.

Vos gens délicats sur Tesprit craignent qu^on ne leur impute des visiont et dei foibiesses, et ils ne craignent pas qu^on leur impute des erreurs.

Id., Avert, aux Protett,, in-/^% 1689-1691 ; I, S i a , p. ai ; - Cf. Bût wm., in-/i% 1681, p. /^oi; - Confir. acw M. Claude, m-ia, 1689; - B^., p. 999-393.

Au diable la pécore, avec ses vtstbtu / - RBaaiBD, Le Bal, se 18.

Et ne voyez-vous pas que votre passion

N*est rien qu^une chimère et pure vUionT - Id., Màieehmêê, V, 9.

:¥ (T Vitûmt, Ce mot est élégant dans le figuré. Il se prend d^ordinaire en mauvaise part,

auand on n*y ajousle point d^épithele qui le rectifie. Par exemple, pour condamner le essein de quelqu*un , nous disons : quelle vUiùn 1 Nous disons d^un homme qui se dkI des chimères dans Tcsprit , et qui forme des projets extravagans : t7 a de» visùm» . . . Ftmi s'applique aux ouvrages d'esprit ; et M. de Baliac dit à M. Chapelain : «r Est-il possible... qu on puisse . . . prendre les mêione d'un certain Lope de V^ pour de raisoimables compositions?»- BouHOURs, Rem, nouv,, 1775 ; édit. 1689, p. SU^bhS,

Vision cornue.

Sq/i Peut-être sans raison

Me suis-je en tête rais ces visions eomues. — Sgan., se. i3.

Ah I fou, tu continues

A croire obstinément tes vûiont comuei. - Th. Cobh., Bêrg. ertrav., IV, 7.

Ce sont là des terreurs pour les petits esprits . . . Et pour les grands parfois. — Des otttoiu comtisi Que les hommes vont mettre en leurs tètes fourchues.

RiGiiAiD, Coquette, II, 1 5.

Visiter, faire des visites à. . .

S'il mouroit avant ce temps-là, ne manquez pas de m'en donner avis, car il nVst pas dp la civilité qu'un modorin visite un mort.

Pourc,, I, 6.

Vive! crclamutimi.

Vive les collèges, d'où Ton sort si habile homme ! - MaL nnag. , II. 0.

* Dans sa première édition (169/^), TAcadémie écrit : 9 Vive la Champagne et la Bour gogne pour les bons vins.?* Dans sa dernière édition, elle donne le même exemple, mais écrit vivent au pluriel.

VOEDX, sentiment, amour.

198& Je sais que sur les vœu.c on n'a point de puissance « Que l'amour veut partout naître sans dépendance. . .

D. Garr.,lV, 8.

vœux — VOILÀ QUI. . . 807

1 &65 Je sais qu avec mes wbux vous me jugez capable

De vous porter en dot un bien considérable. - Fem, sav.y V, i.

1674 Votre grâce, et votre air, sont les biens, les richesses,

Qui vous ont attiré mes vceux et mes tendresses. — Ibid. , tbid.

1 /193 Non : à ses premieux wbux mon âme attachée. - Ibid.j ibid,

1 5i 1 Ne poussez point ma mère à vouloir par son choix

Exercer sur mes vceux la rigueur de ses droits. - Ibid. , ibid.

35o La cour sera toujours du parti de vos vcnix, - Rac, BMûee, II, s.

&â3 (Jd heureux hymen, joignant nos destinées.

Peut payer en un jour les vœux de cinq années. - Id., ibid., ibid,

869 Qui fait changer ainsi ses vceux irrésolus? - Id., Ath., III, 3.

Voeux : paire les voeux de . . .

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