‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 78 sur 664 · MIRACLE — MIRACULEUX · texte numérisé non relu

MIRACLE — MIRACULEUX

llRAGLE, merveille.

3 Nous verrons de nous deux qui pourra remporter, Qui dans nos soins communs pour ce jeune miracle y Aux yeux de son rival portera plus d'obstacle. - UÉU, I, i.

5i Quantes fois, lorsque sur les ondes

Ce nouveau miracle (Marie de Médicis) flottoit,

Neptune, en ses caves profondes,

Peignit-il le feu qu*i] sentoiti - Malh., 1, p. 4 7.

0 Sagesse étemelle, à qui cet univers

Doit le nombre infini des nùraelet divers

Qu*on voit également sur la terre et sur Tonde I - Id., I, p. 6a.

* «Vous avei raison. Madame (de Lavardin); le mot d^infini. . . ne signifie que très gnod, et ceiuy de miradeê ne signifie que inerveUleê,

tNoftre aotheur (Malherbe) employé icy le mot de miracU au même sens qu^il fait (qnod il dit) :

Henry, le grand Henry, que les soins de Nature Avoient fait un miracU aux yeux de Tunivers;

«El en la page où, parlant d* Achille, il dit :

Je veux, du même esprit que ce miracle d^armes.»

GosTAB, Letir., i658; I, p. A09 et &10.

UAlcide qui te sert d*appuy.

Le Nestor qui te sert d^oracle Savent depuis vingt ans quMl n^ appartient qu*à luy De tailler leur image, et d*en faire un miracle.

Mathabd, ÛSuvr. , in-ii*, i646, p. 365.

Le miracle de Tltalie, le Paêtorjido, - Corn., 1, p. 3 : ilu Lecteur,

Ne sauroit-K>n toucher ce miracle des belles ?

La Fort., VII, p. 3io : RagoUn, 11, h,

37 II sait notre langue à miracle, - Id., IX, p. ai 5 : EpU, à M. Girin.

MlRACDLEBX, merveilleux.

919 Mon Dieu! que de ce point Touvrage est merveilleux I

On travaille aujourd'hui d'un air miraculeux. - Tart,, III, 3.

i685 Miraculeux héros, dont la gloire refuse

L'avantageuse erreur d*un peuple qui s'abuse. . . - Coiuv., D, Sanche, V, 5.

Si tout le monde étoit , Monsieur, comme vous êtes , L'on ne seroit qu'esprit. Que l'on seroit heureux I Car le vôtre , Monsieur, est tout miraculeux.

Poisson, L'Aprèê-toupé dee Auberge», se. 3.

Il y a une impertinenle petite bossue qui chante sans fin et sans cesse, et qui rroit être miraetûeuee, - Siv., V, p. 3i9.

Page 1