‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 79 sur 664 · MIROIR — MISE · texte numérisé non relu

MIROIR — MISE

Dire d*une chose modestement ou qu^eile est bomie ou qu^elle est mauvaise, et les raisons pourquoi elle est telle, cela demande du bon sens et de Texpression. . . Il est plus court de prononcer d'un ton décisif •• . ou qu'elle est exécrable, ou qu'elle est miraculeuse, - La Brut., I, p. aa/î.

Miroir, aufguré.

Vous savez que les songes sont comme des miroirs où Ton découvre quelquefois tout ce qui nous doit arriver. - Mar. forcé, se. 3.

Le testament d^un homme est ordinairement le mirouêr de son amc.

GABissB, Doclr, cur,, in-/i% i6a6, p. 909.

Je viens vous descouvrîr un cœur désabusé , Et qui, jugeant Acasle un miroir de constance, Avoit conceu pour luy beaucoup de bienveillance.

D'Odvillb, Qnffeuie à la mode, V, 8.

388 Mais l'exemple souvent n'est qu'un miroir trompeur. - Gobu., Cinna, II, 1.

Voilà le miroir de la vie paisible.

Là Fort., VII, p. 699 : Coupe enchantée, se. t8.

Pour le cœur, je ne les crois pas si sujets au changement. — Oh I vous avez raison; ce sont des miroirt de fidélité. - Rbgnàrd, Filles err,^ 11, 3.

Mise : être de mise.

191 Aller en Tautre monde est très grande sottise.

Tant que dans celui-ci Ion peut être de mise, — Sgan.y se. 4.

Quoi quW homme nous ait prêté , soit de l'or, soit du cuir marqué du coin de la ville,. . . pourvu qu'il soit de mise, n'importe. - Màlh., 11, p. 163.

Ces beautés étaient de mise en ce temps-là , et ne le seroient plus en celui-ci.

Corn., IIl, p. 96 : Examen du Cid.

Fort bien ; chez moi pourtant l'esprit seul est de mise.

Th. Coiwi. , Comt. d'Org. ,1,7.

Je plais où je veux plaire, et suis assez de mise,

Id., Galant doublé y V, 3; - Cf. D. Bertr, deCig.,\,g\

— Amour à la mode, IV, 7.

Aujourd'huy, telle marchandise A tous n^est pas toujours de mise,

SciBAOR, Virg, trav,, Paris, David, 1706; il, p. *jt9 ;

- Cf. ibid , II, p. 70.

Quel plaisir d'estre en une chaise

Chez vous bien assis à son aise ,

Dans une ruelle de lit

Où Madame s'ensevelit

Loin du jour, de peiu* qu'on ne voye

Que son mufle est une monnoye

Qui n^est plus de mise en ce temps 1

SiiifT-AMiNT, Œuvr., bibl. elzév. , I, p. aaS.

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