‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 90 sur 664 · MONDE · texte numérisé non relu

MONDE

porter un monum, ne faisoient que retourner leur robe de chambre, ou se couvrir d^une chemise breneuse, ou d'un drap sale.

SouL, Polyandre, 16/18; II, p. 661-/169.

190 Certain soir, portans des momom, Par un revers de la fortune, Perdirent toute leur pécune. - Lobr, Muze hittor,, 9 février ]658.

i58 Aucun dans Dijon, ou je meure.

Craignant les ûioux ou démons , Ne veut plus porter de momonê, - Id. , ibid. , ibid.

1 1 Car dans le temps de maintenant , Appelé caresme prenant, On parle bien plutôt de dances.

De mùumoru, de rejouyssances. . .

Que de sièges et de batailles. - Id., ibid., 90 janvier 1660.

160 Plus de trente mille tnomon$ Tout le long de cette semaine Ont bien couru la prétantaine.

Depuis le soir jusqu^au matin, Sans mesmes compter le fretin. - Id., ibid,, 99 janvier 1661.

« Le mot est ancien, car on le trouve dans le Rob. Estienne de iB^g, mais non de 1 539 , avec mommêur, qui est perdu , et mommerie, qui est resté. — Joach. Périon , dans son initë D§ ling. gaU, eum grmed, cognationê (i555), dit : Inter eœnam, notmulli interumrt êoUtU, ludêndi cauid, quo$ nostro urmone mommons vocamu», — lia eêt, atquê hoc urbmm toium grmcum eit : ftomut enim larvm appellantur a Grœdt, p. 1 o5*.

Nicot, édit. de 1618, donne aussi une étymologie de sa façon :

ffOn estime que les masques qui vont courans la nuict par les maisons pour baler et jouer ont esté appeliez MammoM pour ce qu*au lieu de parler distinctement , ils ne pro- Booceot que ces mots confus mon, fnon.n

vMommon, aneau, bague ou somme dVgent dans une tasse ou bassin, que portent de mut des personnes masquées, chés un amy, Tinvitans à jouer sans parler.» - Mohit, Pandl, 1690.

Menacée, Diction, éiym. (i65o), tire mommon de Momus, «ravec plus d'apparence», c'est-è-dire de vraisemblance, dit Furetière.

Borel, dans son Tréior du recherchet et antiquitez gauloi$et êi françoiêeê , in-/i*, i655, Hns repousser Tétymologie de Ménage, rappelle encore celle de Nient; pour lui, un vMmon c'est vune pelote que portent ceux qui font de notables mascarades, comme si c'estoit un mogot (? magot) a'argenl».

Sur la manière de porter le momon, voir Suite du Roman comique, 1767; Ul, p. ido. Proverbialement : «vous me couvrez le momon (vous couvrez mon jeu, vous me damez le pion) par votre raisonnement contraire au mien.» - Sév., VI, p. 55 1.

Monde.

Il faut avoir la connoissance de tous ces Messieurs-là , si Ton veut être du beau monde. - Préc. ni., se. 9.

lA/iS Pavois de votre part craint des difficultés;

Mais vous êtes du monde, et dans votre sagesse

Vous savez excuser le feu de la jeunesse. — Èc. des Fem., V, 2.

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