MONDE
Nous vivrons, étant mariés, comme deux personnes qui savent leur mande. — Mar. forcé, se. a.
Est-il possible, notre gendre, que vous sachiez si peu votre monde?
G. Dand.y I, h.
Cela est étrange, qu'on ne puisse avoir en province un laquais qui sache son monde, — Escarh,^ se. 9.
C'est une chose étrange que les petites villes : on n'y sait point du tout son monde, - Ibid,, se. s.
Demeurant donc fort satisfaite de se voir délivrée tout à coup de deux si pesants fardeaux, à sçavoir de Timportunité d'un fascbeux mary, et de l^authorité que ses parents avoient accoustumé d'avoir sur elle, incontinent elle se mit à bon escient au monde, - D'IIaré, L'Astre, lôiâ; I, p. i65\
Monsieur, je sçay bien que vous sçavez bien vostre monde; vous n'allez point chercher à vos talons ce que vous voulez dire.
Le Bourgeoi» poly , dans les Variétét hittor, et littér. de la bibl. elzév.; IX , p. soo.
Il estoit gentil, sçavoit son monde, vivoit en homme de bien, aimoit les lettres et les lettrez. - Chapelain, Trad, de Guzm, d'Al/ar,, i63o; 111, p. a a.
Si on les appelle hommee du monde. Ton sçait bien de vray que tous les autres hommes sont du monde, comme eux, mais Ton voudra dire qu'ils sont du grand monde, qui est celuy dont l'on doit faire estât.
[Gh. Sokbl], Nouv. Rec. det pièce» le» plu» agréable» de ce iemp», Paris, Sercy, 1 ^kk , p. 8 : Le» Loix de la Galanterie, IV.
1 1 13 Vous êtes peu du monde, et savez mal la Cour. - Cobh., Nicotn,, 111, 8.
La promenade est belle, et ce lieu fort charmant. Voici l'heure à peu près qu'on y voit le beau monde.
Th. Corn., Amour à la mode, II, 3.
Je ne sçaurois pas bien mon monde.
Et je manquerois d'entre-gent. . .
.Si je ne laissois mon ouvrage Lorsque dame de haut lignage M'honore de sa vision.
ScARRON, Virg, trav,, Paris, David, 1706; II, p. 83.
909 Mais gens ou courtoizie abonde
Et qui sçavent fort bien leur monde,
LoRiT, Muze hittor,, a A juillet 1660.
J'entrai dans le monde quelque temps devant la disgrâce de la Reine.
La Rochrp., II, p. a.
Le duc (d'Espemon) respondit au Cardinal (de Richelieu) : ahl Monsieur, je sçay mon monde. - Cotin, Crit, déeintér., 1666; Nouv. Coll. moliér., p. 76.
Laure. . . avoit une tanle qui. . . sçavoit le monde parfaitement.
M"' DB ScuDÉBT, Mathilde, 1667, p. 10-it; - Cf. 1d., ibid., p. 89.
Accompagnez Monsieur jusque dans l'antichambre. Je vais donc profiter de ces derniers instants. — Je marche à reculons pour la voir plus longtemps. Qu'il est galant, Toinon! — 11 (>ait fort bien son monde,
Hautbrochb, Bourg, de quaL, II, .^1.