‹ Lexique de philosophieChapitre 106 sur 176 · MAL · texte numérisé non relu

MAL

science qu'il renferme en luimême : de virtuelle, la science devient actuelle par le simple effet de la réflexion spontanée ou provoquée (V. Ironie).

MAJEURE. Dans les prémisses du syllogisme, la majeure est la proposilion qui contient ou enveloppe la conclusion : le rôle de la mineure est de faire voir que la conclusion est réellementcontenue dans la majeure.

MAL. Le mal est la limitation ou la négation du bien. Le mal physique peut être envisagé sous bien des aspects, fléaux, cataclysmes, lutte de l’homme contre la nature, qui tous peuvent se ramener à la douleur ou à la souffrance ; le mal métaphysique consiste dans l’imperfection des créatures, limitées dans toutes leurs facultés; le mal moral est la faute ou le péché, et la liberté du bien implique la liberté du mal. On dit qu'il n’y a pas de mal absolu parce que celui-ci serait le néant : il y a toujours du bien dans l'être.

Les scolastiques distinguaient dans le mal moral le mal de la coulpe et le mal de la faute (distinction conservée par Leibniz dans sa Théodicée) : le premier est Ja faute même, le second en est la conséquence et consiste dans Île châtiment.

Un système qui admet la prédominance du mal sur Je bien dans

Page 1