‹ Lexique de philosophieChapitre 105 sur 176 · LUTTE · texte numérisé non relu

LUTTE

étudie la forme de chaque science en particulier et devient ainsi la méthodologie ou science des méthodes. R

LOI. On appelle loi le rapport constant et invariable qui unit deux phénomènes. La loi n’est pas la cause, mais la manière constante et invariable dont la cause agit.

Il ne faut pas confondre les lois de la nature avec la loi naturelle : cette dernière expression désigne la loi morale qui nous ordonne de fairele bien et d'éviter le mal; les lois de la nature sont les généralisations de faits que l’on obtient par la méthode inductive. |

On oppose quelquefois la loi.

morale et les lois écrites ou positives, c’est-à-dire celles qui sont l’œuvre des législateurs et se trouvent inscrites dans nos codes. |

Les lois, a dit Montesquieu, sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses:

celte définition s'applique parfaitement à toutes les espèces de lois, car les lois physiques ne sont sans doute contingentes que relativement.

LUTTE POUR LA VIE. La lutte pour la vie ou concurrence vitale, loi établie par Darwin, consiste en ce que tous les êtres de la

général et de commun; la seconde | nature, sans en excepter l’homme,

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vivent aux dépens les uns des autres et se disputent la nourriture, leur place au soleil, tout ce qui peut accroître l'être et le bien-être. Les mieux doués survivent seuls et se reproduisent :

de là l’évolution et le progrès

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des espèces qui s'opère par une sélection naturelle analogue à la sélection artificielle pratiquée par l’homme avec intention dans l'élevage des animaux domestiques,

MACROCOSME (uaxosc grand; #50ucs, monde). L'univers, le grand monde, par opposition à l’homme qui est un petit monde, un microcosme, parce qu'il résume en lui toute la nature et en contient comme un abrégé.

MAGNANIMITÉ. Une des quatre vertus fondamentales des anciens (synonyme de force el grandeur d'âme). Cicéron la définit, d'après les stoïciens, la vertu luttant pour l'équité.

MAGNÉTISME (»#yvne, aimant).

L'idée qui prédomina d'abord dans le mot magnélisme semble avoir été celle d’action à distance : les astres ont sur nous, disait-on, une influence magnétique.

L'expression magnétisme animal n'est pas nettement distincte des autres expressions qu’on emploie pour désigner les phénomènes de l'hypnotisme (mesmérisme, braidisme, etc.). On a proposé de réserver le mot magnétisme à toutes les actions qui amènent le somnambulisme, par exemple aux

passes, dites magnétiques, qui produisent le sommeil magnétique, lequel n’est autre que le somnambulisme provoqué.

Le sommeil hypnotique aurait une cause un peu différente, c’està-dire ses actions purement physiques où l'influence individuelle paraîtrait n'avoir aucun rôle ou jouer un rôle tout à fait secondaire.

Dans l'usage habituel, magnétisme animal et hypnotisme désignent absolument la même chose :

la première expression a toutefois l'inconvénient de donner à croire que l’on admet l’existence d’un fluide magnétique; la seconde n'offre pas le même inconvénient et doit être préférée.

MAÏEUTIQUE (usure, l’art d’accoucher). La maïeutique est un des procédés de l’enseignement socratique, l’art d’accoucher les esprits. Socrate prétendait que la science est innée et qu’il suffit de bien interroger un ignorant pour lui faire produire au dehors et lui donner la pleine conscience de la

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