LOUE
PERC
ceptions : les perceptions premières ou naturelles (celles qui nous donnent directement nos cinq sens), et les perceptions acquises (celles qui ne sont pas proprement des perceptions, mais des inférences immédiates, des associations d’idées : les sensibles par accidents) (V. Accident).
Ainsi la couleur rouge du fer nous fait songer à sa chaleur et nous croyons, pour ainsi dire, la percevoir. Nous sommes portés à croire que nous percevons directement la distance des objets, alors que nous ne lapprécions que par des inférences assez compliquées.
La perception doit être distinguée de la sensation : sentir, c’est être affecté ou modifié d’une manière agréable, désagréable ou même indifiérente; percevoir, c’est.
connaître l’objet qui produit la sensation.
Enfin, concevoir se dit particulièrement de l’acte de la raison :
on ne dira ni qu’elle sent ni qu’elle perçoit, mais qu’elle conçoit, les principes.
Remarquons encore que la clarté de la perception est souvent en raison inverse de la vivacité de la sensation.
Dans la langue de Leibniz, perception signifie modification interne inconsciente de la monade ; quand cette modification interne devient consciente, elle prend le nom d'aperception.
PERF
PERCEPTIONS OBSCURES. On emploie quelquefois cette expression de Leibniz pour désigner ce
que nous appelons plus souvenL.
les faits inconscients. Pour Leibniz, les perceptions obscures ou « petites perceptions » n'étaient latentes ou inconscieutes que relativement et par le fait de leur peu de vivacilé ou de leur confusion avec d’autres.
L’obscurité des perceptions n’est que la subconscience ou faible conscience. Ces phénomènes, pour ainsi dire, crépusculaires, constituent ce qu’on a nommé le côté nocturne de l'âme.
PERFECTION (perficere, faire complètement, achever). La perfection est étymologiquement ce qui achève l’être et réalise entièrement sa nature. La perfection absolue est la possession actuelle de toutes les perfections concevables.
L'idée de perfection ou d’étre parfuit, disaient les cartésiens, est la marque ou le cachet de l’ouvrier sur son œuvre, de Dieu dans nos esprits.
En morale, la perfection humaine est le développement harmonieux de toutes nos facultés.
En métaphysique, perfection est presque toujours synonyme de réalité : tout ce qui est réel possède quelque perfection. Enfin les attributs de Dieu s'appellent aussi ses perfections.
‘On voit que perfection est sou-
A. BertTranD. — Lexique.
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