PASS
sont savants; voilà une proposition particulière (V. À et Opposition).
PARTITION. Division physique par opposition à la division logique : briser un morceau de marbre en plusieurs fragments, c’est faire une partition.
PASSIF. Ce mot s'oppose à actif, comme passivité à activité :
nous sommes passifs quand nous subissons nos états de conscience, comme dans la sensalion douloureuse ; actifs quand nous les créons ouque nous contribuons à les créer, comme dans les déterminations libres.
Passif n’est cependant pas synonyme de fatal n1 actif de libre :
nous pouvons subir librement un état tout passif, comme le stoïcien qui accepte la douleur, et produire fatalement des phénomènes qui impliquent beaucoup d'activité d'âme, comme les passions.
PASSION (pati, souffrir). Étymologiquement, passion s'oppose à action, comme passivité à activité. Aujourd'hui le mot passion s'emploie pour désigner toute inclination qui atteint un certain degré de véhémence.
Dans la langue du xvrsiècle, les philosophes appelaient passions ce que nous appelons aujourd’hui les sentiments. Descartes dit que l'admiration est la passion fondamentale; Bossuet, que c’estl'amour.
me LA
PÉDA
Spinoza choisit le désir et sa classification des passions, qu’il explique toutes, dit-il, comme s’il s’agissait « de lignes el de plans », paraît être la plus simple et la plus profonde de toutes : le désir est la tendance primordiale qu’a tout être à persévérer dans l'être et à accroître son être; au désir s'ajoutent, comme passions primitives dont toutes les autres sont dérivées et composées, la joie qui est le passage d’une perfection moindre à une perfection plus grande, et la tristesse qui est le passage d’une perfection plus grande à une perfection moindre.
Remarquons d’ailleurs qu'avant notre siècle on ne parlait pas de la sensibilité comme faculté : les passions rentraient donc dans la faculté de connaître en général et, pour Spinoza notamment, elles n’élaient pas autre chose que des idées inadéquates. Les moralistes employaient d’ailleurs le mot passion dans le sens qu'il à aujourd’hui: mouvements vifs et véhéments de l'âme.
PATIENT. Celui qui subit l'aclion exercée par l'agent. On dit quelquefois intellect patient (passif) et intellect agent (actif) (V. Intellect).
PÉDAGOGIE (xais, enfant ; &yeuv, conduire). Littéralement, direction des enfants. Science el art de l'éducation des enfants : c’est une
PERC
branche de la psychologie et de la morale, une psychologie en action.
PENSÉE (pensare, peser, examiner, apprécier). La pensée est l'acte propre de l'esprit qui connaît, et, comme acte simple, ne se définit pas. On peut dire que c’est l'acte de concevoir, de former une idée, l’appréhension de l’objet par l'intelligence; mais ces définitions ne sont pas plus claires que la chose à définir.
Dans la langue de Descartes, le mot pensée s'applique à tous les faits internes, pensée proprement dite, sensation, passion, imagination, volition; il est donc à peu près synonyme de conscience et l’on comprend que Descartes fasse de la pensée l’essence de l’âme, qu’il définit une substance pensante.
PERCEPTION (percipere, saisir entièrement). Percevoir, c’est connaître : Descartes ramène tous les phénomènes de la pensée à la perception, où opération de l'intelligence, et à la volition, ou opéralion de la volonté.
On a étendu le sens du mot aux produits mêmes de cette opération : nos perceptions, dit-on, sont claires ou obscures. Puis la perception, comme opération ou faculté de l'âme, s’est divisée en perception externe (les sens) et perception interne (laconscience).
On distingue deux sortes de per-