PERM
pièces la théorie du syllogisme.
Pour comprendre sa doctrine de la connaissance, il importe de la distinguer du pur empirisme : sans doute l’essence des êtres consiste non dans l’universel, mais dans l'individuel; sans doute c'est nous qui, du sensible, dégageons l’intelligible; mais il faut se souvenir aussi qu'il n’y a de science que du général et que les concepts ne sont pas de vains mots et de pures abstraclions, puisque, sans avoir de réalité hors des objets, ils constiluent pourtant tout ce qu’il y a d’intelligible ou même de réel dans les objets. En morale el en politique, Aristote peut nous recommander instamment la méthode expérimentale sans être le moins du monde un empirique.
Le péripatétisme remplit tout le moyen âge, toute l’École, où Aristote était par excellence le philosophe : c’est dire qu’il remplit tout ce lexique et qu'il serait oiseux d'exposer à part la terminologie péripatéticienne. On consultera spécialement les articles Acte, Ame, Catégorie, Cause, Métaphysique, Syllogisme, etc.
PERMANENCE. La permanence du moi se distingue de l’identité personnelle : le moi est identique parce qu'il est le même à deux moments quelconques de son existence; il est permanent parce qu'entre deux moments quelconques il n’a jamais cessé d’être.