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qui dérive de l’essence, sans pourtant créer une espèce dans le genre : la raison est le caractère spécifique de l’homme, la parole ou Île langage articulé est le propre de l’homme. Rabelais a dit dans ce sens que rire est le propre de l'homme.

PROPRIÉTÉ. Ce qui manifeste une chose ou lui appartient en propre est une propriété de cetle chose, C’est surtout en physique et en chimie qu’on parle des propriétés des corps : la psychologie emploie l'expression fasultés (de l'âme), et la physiologie l’expression fonctions (de l'organisme).

Le mot propriété a un toutautre sens en philosophie sociale, où il signifie le droit de disposer des choses qui nous appartiennent.

PROSYLLOGISME. Le premier des deux syllogismes qui constituent l'argument de ce nom et cet argument lui-même, formé detelle

sorte que la conclusion du premier

serve de majeure au second; celui-ci prend le nom d’épisyllogisme.

PROTOTYPE (rp&:c, premier; sure, type). Le prototype est le type premier, le modèle primitif et primordial des choses : les Idées platoniciennes sont les prototypes, les exemplaires ou encore les paradigmes des êtres de l’univers.

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PROVIDENCE (providere, prévoir, et pourvoir). Dieu, en tant qu'il conserve el gouverne le monde, est appelé providence. La détermination de cet attribut divin se fonde sur l’ordre qui règne dans le monde et sur la théorie des causes finales.

PRUDENCE. Une des quatre ver- (us fondamentales des anciens : ce mot signifie sagesse, c'est-à-dire science et prévoyance.

PSITTACISME (psittacus, perroquel). Leibniz désigne par ce motune science purement verbale :

c'est « prendre la paille des mots pour le grain des choses », répéter de vaines formules dont on ne pénètre pas le sens.

PSYCHIQUE {dy1, âme). Néologisme qui désigne ce qui appartient à l’âme, ou plutôt à l'esprit:

il est donc à peu près synonyme de mental et de psychologique.

On dit même quelquefois psychisme pour éviter à toule force le mot dme, sans se douter qu’étymologiquement ce mot a un sens tout à fait identique.

PSYCHOLOGIE (doyx, âme ; Ayez, science). Étymologiquement, le mot psychologie, qui n’était pas employé avant Wolff, disciple de Leibniz, signifie science de l’âme.

Mais l’âme peut être étudiée dans

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ses phénomènes qui se manifestent à la conscience ou dans sa nature et son essence, qui. semblent plutôt l’objet des spéculations de la métaphysique.

On distingue donc une psychologie expérimentale ou empirique, qui est la science des faits psychiques et de leurs lois, et une psychologie rationnelle, qui est proprement la science de l’âme et de ses facultés.

Il semble qu’actuellement :l y ait une tendance marquée à réduire la psychologie à l’étude des faits psychiques et de leurs lois :

quant à la nature ou essence de l'âme, cette question qui a soulevé tant de controverses, les uns la déclarent insoluble sous prétexte que nous ne pouvons pas connaître la cause efficiente de la pensée, pas plus que la cause efficiente de la vie, les autres la renvoient à la métaphysique dont elle semble en effet relever exclusivement.

Pourtant ceux qui professent que l’âme se connait elle-même, dans sa nature intime, comme cause quand elle est active, comme substance quand elle est passive, semblent faire de la psychologie rationnelle elle-même une science expérimentale ; mais il s’agit ici d’une expérience d'un ordre particulier qui, par delà les phénomènes et leurs lois, nous révélerait, par un privilège unique, l'être, la substance, la cause, Il y

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a donc une psychologie scientifique et une psychologie métaphysique qui ne s’excluent nullement en droit, bien qu’elles semblent différer profondément par leur méthode.

Une psychologie expérimentale complète comprendrait : 4° la psychologie générale; 2° la psychologie comparée ; 3° la psychologietératologique, c’est-à-dire : la science des lois générales des phénomènes mentaux; lascience comparative des mêmes phénomènes chez les animaux et chez l'homme, à ses différents âges; la science des exceptions ou déviations du type normal, par exemple de. l’aliénation dans ses formes infiniment variées. On s’est trop souvent contenté de la psychologie générale, qui semblait réserver exclusivement son attention à l'honime «blanc,adulteet civilisé »

et négligeait les formes inférieures et les anomalies de la vie psychique.

L'instrument propre de la psychologie est la réflexion ou étude directe de soi-même par une conscience attentive : c’est ce qu’on appelle quelquefois la méthode introspective, dont on à sans doute raison de blâmer l'emploi exclusif, mais que rien ne peut remplacer, puisqu'il est de l’essence de tout fait mental, considéré comme tel, de n'être saisissable que par la seule conscience.

Mais la réflexion ne suffit pas; il

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est nécessaire d'employer une foule de procédés auxiliaires et d’appelér à son aide la physiologie et la zoologie, l’élude du mécanisme des langues, celle de l'histoire, des littératures, des beaux-arts qui nous offrent une psychologie concrète et appliquée qu'il est trèsimportant de dégager, surtout si l’on veut Joindre à la psychologie expérimentale cette psychologie relativement déductive que les Anglais appellent l’éthologie des races, des peuples, des individus ou plutôt des groupes d'individus.

On voit, par ce qui précède, que la psychologie, qui chez les anciens, sauf chez Aristote, se confondait avec la morale et la métaphysique, a définitivement pris rang parmi les sciences qui ont un domaine séparé etune méthode définie.

PSYCHOLOGISME. On désigne quelquefois par ce mol, surtout en Allemagne, une doctrine d’après laquelle l'expérience interne de nos états psychiques est l'unique point de départ de toute connaissance, et la psychologie, la science fondamentale dont les autres sciences ne sont que des applications.

Les Allemands disent encore dans le même sens anthropologisme.

PSYCHO-PHYSIQUE. La psycho-

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