PUIS
physique est, sous un nom nouveau, la science des rapports du physique et du moral de l’homme.
Le principal caractère de cette science est d’unir à l'observation psychologique l’expérimentation qui la complète et d’essayer de mesurer les sensations en transportant aux faits internes, par d’ingénieux procédés, la mesure des excitations, seule possible directement.
La loi de Fechner : les sensations croissent comme le logarithme des excitations, est la plus importante des lois psycho-physiques. « J'entends par pycho-physique, dit Fechner, une théorie exacte des rapports entre l’âme et le corps, et, d’une manière générale, entre le monde physique et le monde psychique. »
Le mot psycho-physiologie offre à peu près le même sens.
PUISSANCE. La puissance, par opposition à l'acte, c'est l'être qui n’est pas encore délerminé. Quand la forme l’a déterminé, il devient, de possible, actuel ou en acte. Cependant la puissance n’est pas la simple possibilité : celle-ci est d'ordre logique, tandis que la puissance est déjà une réalité inférieure. Le bloc de marbre est aussi réel que la statue.
En Dieu, dans la langue d’Aristole, il n’y à aucune puissance; tout est en acte, il est acte pur.
Quand on dit que Dieu est toutpuissant, l'expression prend donc
PYRR
un sens fort différent et signifie qu'il peut tout ce qu’il veut.
Une faculté de l’âme est une puissance dans les deux sens du mot, c'est-à-dire une possibilité et un pouvoir.
PYRRHONISME. Scepticisme de Pyrrhon, philosophe grec (340 av. J.-C.\. Ce mot s'emploie
œil or
PYRR
comme synonyme de scepticisme en général.
Les dix époques de Pyrrhon sont les dix raisons de douter sur lesquelles il fondait son scepticisme : relativité de la connaissance, Impuissance de la raison à prouver sa légitimité, contradictions de la science humaine et de nos facultés entre elles, etc.
QUADRIVIUM (quatuor, quatre; via, route). La division des connaissances humaines (correspondant à nos classifications des sciences) comprenail, au moyen âge, le quadrivium et le trivium, formant ensemble les sept arts libéraux.
Le quadrivium comprenait l’arithmétique, la géométrie, la musique et l'astronomie; le frivium, la grammaire, la dialectique et la rhétorique.
QUALITATIF, QUANTITATIF. Qualitatif signifie qui est de l’ordre de la qualité; quantitatif, qui est de l’ordre de la quantité. Que le thermomètre monte de 20 à 21 degrés, c’est un changement quantitatif qui ne produit aucun changement qualitatif appréciable dans notre sensalion; qu’il descende de 10 degrés à 0 et que l’eau gèle ou qu’il monte de 90 degrés à 100 et que l’eau entre en ébullition, c’est un changement quantitatifencore, mais auquel correspond dans notre sensation un changement qualitatif très appréciable.
Quantitatif signifie quelquefois mesurable, et qualitatif, non mesurable.
QUALITÉ. Le mot qualité signifie détermination ou moditicalion : tout ce qui détermine ou modifie l’être ou la substance est une qualité, par exemple les habitudes, les facultés, la figure, elc.
(V. Prédicats).
On appelait qualités premières ou primaires celles sans lesquelles on ne peut concevoir les corps, par exemple l'étendue (selon Descartes), l’'impénétrabilité, etc., et qualités secondes celles qui ne sont pas essentielles à la matière et sans lesquelles on pourrait la concevoir : la couleur, le son, l’odeur, etc.
Primitivement, les qualités premières étaient le chaudet le froid, le sec et l’humide.
Par qualités occultes, on entendait celles dont on ne pouvail rendre compte et qu’on se contentait de constater empiriquement, par exemple les propriétés nutritives des aliments, la « vertu