ACTE
ACROAMATIQUE j'entends). L'enseignement que les anciens appelaient acroamatique était un enseignement oral et non écrit, secret et non public, où le maître ne livrait qu'aux seuls initiés des doctrines qu'il jugeait inaccessibles au vulgaire, dangereuses pour la foule, ou bien compromettantes pour lui-même.
On dirait dans le même sens lecons ésotériques, c'est-à-dire du dedans, réservées, et lecons exotériques, c’est-à-dire du dehors, publiques : c’est surtout dans l’école pythagoricienne que cette distinction fut bien tranchée.
Simplicius caractérise les ouvrages acroamatiques d’Aristote en les séparant des autres, non pour le sujet ou le fond des idées, mais pour la forme et le mode d’exposition : ils ont plus de concision, de brièvelé et de rigueur scientifique.
(axpodsua,
ACTE. Dans la langue ordinaire, on appelle acte l'exercice même de nos diverses facultés ou,plus simplement, l'exercice de notre volonté el le résultat de notre détermina- Lion : l’homme estinaître de ses actes, cela veut dire : il est libre.
Dans son acception métaphysique, acte s'oppose à puissance comme actuel s'oppose à potentiel, Pouvoir, ce n’est pas agir ; être en puissance, savant ou vertueux, ce n’est pas posséder la science et la vertu réellement et en acte.
ACTI
Aristote, quifaitjouer dans toute sa philosophie un grand rôle à cette distinction, appelle acte pur celui qui nest plus mélangé d'aucune puissance, la réalité pleine et complète où toute possibilité est actualisée : l'acte pur est Dieu, réalisation ultime de toute puissance et fin dernière de toule puissance qui se réalise.
ACTION. L'exercice d’une fonction, l'opération d'une faculté, l'œuvre de la volonté efficace sont des actions, puisque tous ces faits ont le caractère commun d’être les produits de notre activité.
Toutefois le mot est surtout employé par les moralistes dans un sens qui ne s'écarte pas sensiblement de l’acception vulgaire : nous sommes responsables de nos actions. Dans l'analyse du fait volontaire, l'aclion représente la troisième phase : les deux premières sont la délibération et la détermination ; l’action est donc la détermination en acte ou en voie de réalisation.
Les métaphysiciens distinguent l'action immanente et l'action transilive : la première est celle dont le terme est dans le sujet qui agil, par exemple la pensée, la vie; la seconde est celle dont le terme est en dehors du sujet qui agit, par exemple le travail de l’ouvrier ou l’œuvre de l'artiste.
On appelle principe de la moindre action l’axiome qu'on peut
ACTI
formuler ainsi : Tout se fait dans la nature par les voies les plus courtes et avec la moindre dépense de force ; ou bien :Lanatureoblient le maximum d'effet avec le minimum d'effort. Il revient au fond à l'axiome scolastique : La nature ne fait rien en vain.
Dans le langage scientifique, on emploie les expressions d'actions physiques, chimiques, physiologi- ” ques, pour désigner les effets des agents ou causes sur les objets extérieurs. On dit en mécanique que la réaction est égale à l’action.
ACTIONS RÉFLEXES.Onnomme actions, actes, mouvements ou phénomènes réflexes, la transformation dans un centre nerveux des excitations afférentes en mouvements efférents; en d’autres termes, la transformation de la sensibilité en motricité. Le phénomène réflexe comprend donc trois moments :
4° Une excitation a lieu à la périphérie et se propage jusqu'à la moelle épinière, où sont spécialement les centres des actions réflexes ;
2° Là elle est transformée et subit une sorte de réflexion analogue à celle du rayon lumineux frappant un miroir;
3° Il en résulte un mouvement provoqué par le retour à la périphérie de l'excitation qui, de sensible (employé improprement, car elle est le plus souvent non sentie),