SUBS
sitions sont subcontraires, c’està-dire partiellement contraires, quand elles sont l’une et l’autre particulières, mais l’une affirmative, l’autre négative (V. Opposition).
SUBJECTIF. Qui appartient au sujet ou à l'esprit qui connaît.
Dans le subjectivisme, l'esprit est la mesure des choses : c’est par conséquent une théorie d’universelle relativité (V. Objectif).
SUBLIME. Kant à montré quil dilfère de la beauté, surtout par son caractère d'illimitation et par le plaisir mêlé de douleur qu'il nous procure en nous attirant et nous repoussant tour à tour. Il distingue deux sortes de sublime :
le sublime mathématique ou de grandeur (le ciel étoilé), et le sublime dynamique ou de puissance (un orage sur mer).
SUBSTANCE (sub, sous; stare, se tenir). La substance est ce qui existe en soi et supporte ou soutient les qualités; c’est,comme onditencore, leur suppôt ou sujet d’inhérence.
Substance pensante, substance étendue, expressions qui désignent l'âme et la matière dans le système de Descartes. La substance universelle est le Dieu immanent de Spinoza.
SUBSTRAT ou SUBSTRATUM.
Ce mot désigne le sujet ou la
SUGG
substance, c'est-à-dire ce qui supporte les qualités, ce en quoi se trouve quelque chose qui ne peut subsister sans ce point d'appui ou sujet d’inhérence.
On dit, par exemple, que le cerveau est l’organe ou le substratum de la pensée; on dit la même chose quand on l'appelle la base physique de l'esprit.
SUBSUMPTION. Subsumer, dans la langue de Kant, c’est faire rentrer un cas particulier dans une loi générale ; subsumer les intuitions aux catégories par l'intermédiaire des schèmes, cela veut dire : montrer, en se servant d’une image (qui est l’abrégé des cas individuels), que telle ou telle perception fait partie à titre de cas particulier de telle ou telle catégorie de perceptions.
SUCCESSION. On a voulu faire de ce mot un synonyme de causalité, mais il manque à l’idée de succession celle de pouvoir efficace el suffisant pour qu’elle s’identifie avec celle de causalité : une succession même constante, des séquences même régulières et répétéesne donnentencore, pour parler la langue de Kant, que le schème, le signe extérieur, le symbole visible de la vraie causalité.
SUGGESTION. Suggérer, c’est faire naître une idée dans l'esprit d'autrui. Dans l’hypnotisme, l’idée
SYLE.
peut être suggérée par des ébauches de mouvements ou même par l'influence de la pensée. On peut ainsi suggérer toutes sortes d’actions et même des actions à longue échéance, dontl’ordre oral ou mental est oublié au réveil et pourtant s'exécute ponctuellement. Un volou un meurtre peuvent, dit-on, être le résultat d’une suggestion dont le souvenir est totalement oblitéré.
SUJET. Le sujet ou premier terme de la proposition désigne l'idée d'être ou de substance dont l’attribut est affirmé par le jugement.
On appelle aussi sujet l'esprit qui connaît, par rapport à l’objet quiestconnu. Enfin, dans les expériences d'hypnotisme, le sujet est le patient.
SYLLOGISME (oûv, avec ; Acycs, raison). Le syllogisme, type duraisonnement déductif, est constitué par trois propositions telles que, les deux premières (les prémisses) étant posées, la troisième (la conclusion) s'ensuit nécessairement. Les deux prémisses s’appellent : la première la majeure, la seconde la mineure. Il y a trois termes dans le syllogisme, chacun répété deux fois : le grand terme qui a le plus d’extensiôn, le petit terme quien ale moins, et lemoyÿen terme qui en a plus que le petit et moins que le grand. Le moyen terme est toujours éliminé de la conclusion.
RAS à) eme