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SPIN

SPÉCULATION (speculari, observer d’en haut). La spéculation est l'exercice de la raison pure ou la contemplation intellectuelle. La raison pure se nomme encore raison spéculative.

Une science spéculative est une science purement théorique, par opposition à une science pratique ou appliquée.

Le mot spéculatif s'oppose encore au mot expérimental : la métaphysique est spéculative, la psychologie est expérimentale.

SPINOZISME. Panthéisme de Spinoza etquelquefois simplement panthéisme. Le panthéisme de Spinoza est un panthéisme d’immanence par opposilion au panthéisme d’émanation qui est celui des Alexandrins. La substance est immanente aux choses; les attributs de la substance, ceux du - moins qui nous sont connus, Sont la pensée et l’étendue ; les modes des attributs constituent les esprits et les corps.

Ce panthéisme est fataliste parce que la liberté humaine n'est pas autre chose que l'ignorance des motifs qui toujours nous déterminent fatalement; il est acosmiste, et non pas athéistique, parce que le monde ou nature naturée n’a de réalité qu'en Dieu et par Dieu, nature naturante.

La forme du système est déductive et même purement géométrique : Spinoza, dans son Ethique,

apres LUN es

SPIR

procède par axiomes, définitions,

démonstrations, corollaires, abso-

lument comme les géomètres.

Il aboutit à l'amour intellectuel de Dieu comme au souverain bien de l’homme qui, par les idées adéquates, est non seulement immortel, mais éfernel.

SPIRITISME. Croyance aux esprits et à la communication avec les esprits par l'intermédiaire.

d'un médium, des tables tournantes, elc. C’est une exagération ou plutôt une aberration du spiritualisme.

SPIRITUALISME. Toute doctrine qui admet l’immatérialité du principe pensant ou la spiritualité de l'âme est spiritualiste. Ce mot a son sens précis dans la doctrine cartésienne où l’âme, substance pensante, s'oppose au Corp substance étendue.

Il est quelquelois fort difficile de décider si une doctrine monistique est spiritualiste ou matérialiste, puisqu'elle admet l'unité de la substance et que la substance unique peut être l’esprit aussi bien que la matière.

L’accusation de matérialisme est donc souvent une accusation banale et un simple procès de tendances.

Les spiritualistes admettent généralement la liberté de l’homme, mais ils peuvent aussi la définir de telle sorte que l’homme devient

STOI

un automate spirituel. Ils admettent également l'existence de Dieu, mais les uns lui accordent l’existence personnelle, les autres en font un simple idéal de la raison.

On voit par là que le spiritualisme est une tendance plutôt qu'une doctrine : c’est la tendance à expliquer l’inférieur par le supérieur et à faire prédominer l'esprit de synthèse sur l'esprit d'analyse.

SPONTANÉITÉ. Initiative du mouvement. La spontanéité s’oppose à la réflexion. Notre activité est fatale, si, comme dit Malebranche, nous sommes agis; eile est spontanée dans l'instinct, libre dans la volonté.

STOÏICISME (orcé, portique : le Pæcile, portique d'Athènes, où se tenaient les premiers sloïciens).

On connaît surtout des stoïciens la morale rigide, les paradoxes qui se résumaient dans la maxime

que la douleur n'est pas un mal.

Leur philosophie était un panthéisme naturaliste.

Ils considéraient le monde comme un vaste animal : Les corps en étaient les membres, Dieu en était l'âme ou le principe actif, la force interne, ou, comme ils disaient encore, la raison séminale.

Obéir à cette raison qui est hors de nous, c'est-à-dire aux lois de la nature qui la manifestent, c’est obéir à notre raison qui lui est

ce Le

SUBC

identique, c’est n’obéir qu’à nousmêmes, puisque la raison est la partie maîtresse ou directrice de l'âme : c'est rester libre en dépit ou plutôt à cause de la fatalité universelle.

Stoique n’est nullement synonyme de stoïcisme : ce dernier mot désigne un système, le premier une qualité, qui consiste dans Ja fermeté, l’imperturbabilité d’une àme à l'épreuve de la douleur; on peut être stoïque sans être stoïcien. De même on peut être épicurien sans admettre la doctrine d'Épicure. Il serait à désirer que l'usage se généralisàt d'admettre la même différence entre épicurisme et épicuréisme (épicurien et épicuriste) qu'entre stoïque et stoïcien,

SUBALTERNES. Deux proposilions subalternes sont celles qui ne diffèrent que par la quantité : l’une est universelle (affirmative ou négalive), l’autre est particulière (affirmative ou négative) (V. Opposition).

SUBCONSCIENCE. Conscience obscure ou demi-conscience; inconscience relalive.

On appelle quelquefois crépusculaires les phénomènes subconscients, et les phénomènes inconscients constituent, a-t-on dit, le côté nocturne de l’âme.

SUBCONTRAIRES. Deux propo-

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