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SYLL

Voici, ‘en quelques mots, les règles du syllogisme que l’on résumait en huit vers latins :

TERMES. — Nombre : qu’il n’y ait que irois termes, le grand, le petit et le moyen;

Moyen : que la conclusion ne contienne jamais le moyen et qu’il . soit pris au moins une fois dans toute son étendue ;

Extrêmes : que les extrêmes n'aient pas plus d'extension dans la conclusion que dans les prémisses.

. PROPOSITIONS. — Qualité : Deux affirmatives ne peuvent donner une conclusion négative; el de deux négatives on ne peut rien conclure.

Quantité : De deux propositions particulières ne suit aucune conclusion;

Quantité et qualité : La conclusion est négative si une des prémisses est négative, particulière si une des prémisses est particulière.

Toutes ces règles se réduisent à une seule : il faut que la majéure contienne la conclusion et que la mineure fasse voir que la conclusion est réellement contenue dans la majeure.

On nomme arguments syllogistiques des syllogismes irréguliers ou combinaisons de syllogismes :

l’enthymème, l’épichérème, le prosyllogisme, le dilemme, le sorite.

Le syllogisme, qui a tant exercé la sagacité et la subtilité des scolastiques, est surtout un bon exer-

AMOUU EEE

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cice logique, un instrument de contrôle ou d'exposition, non un moyen d'invention ou un instrument de découverte scientifique.

SYMPATHIE (oûv, avec; maeiv, souffrir), On appelle morale de la sympathiela morale d'Adam Smith, qui donne pour criterium de la moralité des actes le degré de sympathie qu’ils font naître chez autrui. Mais la sympathie est un sentiment, et, comme tel, variable d'homme à homme et même dans le même homme dans les divers temps. Adam Smith est donc obligé de recourir à un spectateur impartial, témoin idéal de nos actes et dont la sympathie les jugerait.

Ce témoin pourrait bien être la conscience morale appelée d’un autre nom, la loi morale, seule vraiment impartiale et impassible.

SYNCRÉTISME (sv, avec ; xeçäv, mélanger). Réunion ou combinaison de systèmes différents et même incompatibles. Un éclectisme sans critique est un syncrétisme (V. Éclectisme).

SYNDÉRÈSE. Dans la langue des scolastiques, ce mot signifie la conscience ou plutôt la première élincelle de la conscience, ce principe inné d'action qui nous pousse au bien et nous détourne du mal.

Par extension, la syndérèse sera aussi le remords. Ce mot se trouve pour la première fois dans saint

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Jérôme, et Uberweg pense qu'il faut lire ouvednots : il aurait donc pour origine une erreur de copiste.

SYNTHESE ensemble ; ziünue, placer). La synthèse, opération inverse de l'analyse, consiste à reconstituer le tout au moyen de ses éléments. Elle est logique et mathématique ou bien expérimentale (V. Analyse et Anlithèse).

(oûv,

SYNTHÉTIQUE. On appelle méthode synthétique celle qui emploie la synthèse de préférence à l'analyse. Insisier sur les ensembles plus que sur les délails, c’est procéder synthétiquement.

Mais les méthodes analytiques et synthétiques se mêlent le plus souvent dans toutes les sciences et même se prennent aisément l’une pour l’autre : c’est ainsi que Condillac, expliquant tout par un fait qu'il considère comme très simple, la sensalion, croit analyser la nature humaine, tandis que sa méthode — bien visible dans l’hypothèse de la statue — est synthétique parce qu'il recompose l’homme au moyen des sensations élémentaires. |

Kant a donné le nom de jugements synthétiques aux jugements dans lesquels l’attribut ne fait pas partie essentielle du sujet, mais lui est surajouté par l’affirma- Lion.

Ce jugement : la terre est ronde,

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