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SYST
est évidemment synthétique à posleriori; mais quand on dit Dieu existe, est-ce un jugement synthé- {ique à priori où un jugement analytique”? en d’autres termes, l'existence actuelle est-elle impliquée ou enveloppée dans l’idée de Dieu (Dieu existe serait alors un jugement analytique et légitime,
. comme le pensaient saint Anselme
et Descartes), ou bien l'existence actuelle est-elle surajoutée à l’idée.
de Dieu parune affirmation illégitime, puisque l’expérience ne peut la contrôler ?
On voit la portée considérable de cette distinction en métaphysique. Le sort de la métaphysique est intimement lié à la réponse que l’on fait à cette question Ya-t-il des jugements synthétiques à priori?
SYSTÈME. Système a la même étymologie que synthèse : un sys- (ème est donc une synthèse d'idées et de vérités se rapportant à un même sujet.
L'esprit de système ‘désigne souvent le trop grand attachement à des idées préconcues, et il est cer-
tain qu'ilya beaucoup de systèmes
arbitraires et artificiels, mais l’esprit de système n'est nullement autiscientifique, puisque la nature est elle-même systématique dans toutes ses productions. Seulement nos systèmes n’épuisent jamais la nature ; elle s’en affranchit et les déborde de toutes parts ; c’est ce
SYST
qui a fait dire à Leibniz que les systèmes sont vrais par ce qu'ils affirment et faux par ce qu'ils nient.
C'est aussi ce qui a donné l'idée de substituer aux systèmes particuliers l’éclectisme qui choisit dans tous les systèmes, et la conciliation qui les éclaire et les complète l’un par l’autre en montrant leur accord dans un système su-
SYST
périeur : mais l'éclectisme, s’il
choisit sans discernement, n’est
qu'un syncrétisme aveugle, s'il choisit avec discernement, implique une règle de choix, c’està-dire un système particulier; et la conciliation, de l’aveu même de ceux qui la préconisent, applique systématiquement la formule leibnizienne citée plus haut. Toute philosophie est donc systématique.
TABLE RASE. Les philosophes qui font tout dériver de la sensation, et qui disent que rien n'est dans l'intelligence qui n'ait été d’abord dans les sens, représentent l'âme comme une fable ruse (tablette de cire sur laquelle aucun caractère d'écriture n’est encore tracé). La théorie de la table rase s'oppose donc à la théorie des idées innées.
TACTILE (factus, toucher). Qui concerne le sens du toucher. Impressions tactiles, impressions faites sur l’organe du tact.
TAUTOLOGIE (raÿros, le même ; x5y56, discours). Répétition, vice de langage qui consiste à redire la même chose en d’autres formes, sans se douter que cette répétition n’est nullement une explication.
On commet cette faute quand on fait entrer dans une définition le mot à définir. Quand on formule le principe de causalité sous cette forme : {out effet a une cause, on commet une tautologie, car si l’on avait à définir l'effet, on serait
obligé de dire : ce qui est produit par une cause.
TECHNOLOGIE (réyvn, arl; Xdyoc, science). Description des arts et étude analytique de leurs procédés opéraloires, de leurs traditions, de leur évolution. La technologie est aux arts (il s’agit surtout des arts mécaniques et de la partie technique des arts libéraux) ce que la logique est aux sciences : elle décrit leurs procédés, les définit et les classe, détermine leurs conditions et leurs lois et étudie leur développement his- Lorique.
TÉLÉOLOGIE (rio, fin; déve, science). Théorie des causes finales. Jugement téléologique signifie, chez Kant, jugement sur les causes finales internes et externes (V. Causes finales). La preuve de lexistence de Dieu appelée physico-téléologique est celle qui se fonde sur les causes finales et sur l’ordre qui règne dans le monde : l’ordre suppose un or-
. donnateur.