VERT
tionnels. Le contraire de la vérité est l'erreur (V. ce mot).
On distingue quelquefois ce qui est vérité pour nous, vérilé subjective ou conviction, de ce qui est vérité en soi, vérité objective ou
certitude. Dans ce dernier sens, on
peut définir la vérité ce qui est.
VERTIGE MENTAL. M. Renouvier a décrit sous ce nom un entrainement irrésistible qui fait que nos idées se réalisent en quelque sorte d’elles-mêmes et produisent invinciblement les actes qui leur correspondent : nous n’agissons plus, nous sommes agis et cet état ressemble au vertige qui nous saisit au bord d’un précipice.
Toute idée est une action commencée et qui tend à se compléter et à s'achever : de là le vertige mental et l’hallucination, si nous ne suscitons pas des idées antagonistes assez puissantes pour faire contrepoids et enrayer l’hallucination commencçante.
VERTU. La vertu est la conformité habituelle et intentionnelle de nos actes à la loi morale.
Platon en fait une science, la science du bien, identique selon lui à la pratique du bien; Aristote insiste surtout sur ce fait qu’elle est une habitude ou disposition naturelle ou acquise à produire des actes conformes au bien; Kant l'identifie avec l’intention morale et veut qu'un acte ne soit vertueux