‹ Lexique de philosophieChapitre 24 sur 176 · ANTITHÈSE · texte numérisé non relu

ANTITHÈSE

Le monde n’a ni commencement dans

la durée ni limites dans l’espace.

Toute substance composée l’est de Aucune chose composée ne l’est de

parties simples et il n'existe rien dans le monde que le simple ou le composé du simple.

parties simples et il n’existe absolument rien de simple dans le monde.

La causalité déterminée par les lois de Il n’y a pas de liberté, mais tout dans

la nature n’est pas la seule d’où puissent être dérivés tous les phénomènes du monde, mais il est nécessaire d'admettre aussi pour les expliquer une cause libre.

le monde arrive suivant naturelles.

des lois

ANTI — 91 — APAR

11 y a dans le monde quelque chose Il n'existe nulle part aucun être abqui, soit comme en faisant partie, solument nécessaire, ni dans Île soit comme sa cause, est un être monde, ni hors du monde, comme

absolument nécessaire.

Kantsignale une cinquième antinomie morale : l'harmonie de la vertu et du bonheur nous paraît nécessaire (fhèse) et impossible dans notre monde (antithèse). Les antinomies se résolvent, soil en rejetant à lafoisla thèseet l’antithèse comme incompréhensibles (1re el 2e antinomie), soit en déclarant que la thèse est vraie dans le monde des phénomènes et l’antithèse vraie dans le monde des noumènes (3° el 4eantinomie), soit en ayant recours aux postulats de la loi morale et particulièrement à celui de la nécessilé d’une autre vie (antinomie du bonheur et de la vertu).

ANTIPATHIE (évri, contre; rofos, passion). Aversion instinctive ou acquise qui nous éloigne des personnes ou des choses. L’antipathie est la disposition opposée à la sympathie et, comme elle, peut naître naturellement ou dériver de nos idées acquises et de notre volonté consciente. Locke explique la plupart de nos sympathies et de nos antipathies par l'association des idées.

ANTITHÈSE (V. Antinomie).

Thèse ou proposition contraire.

Dans le système de Hégel, ce mot

en étant la cause.

désigne le second moment de la pensée qui se pose, s'oppose et s’absorbe. Le mouvement de l'esprit se fait toujours, selon Hégel, sur un rythme à trois temps : il pose ou affirme une thèse; il lui oppose une antithèse qui la contredit; puis il concilie la thèse et l’antithèse dans une affirmation synthétique qui les comprend l’une et l’autre et devient une nouvelle thèse immédiatement suivie de son antithèse et d’une nouvelle synthèse. Le néant est une thèse, l'être son antithèse, leur synthèse est le devenir.

ANTITYPIE (&vr, contre; züxcs, empreinte). Impossibilité que deux corps occupent à la fois la même portion de l’espace. Cette impossibilité résulte de la résistance et ne diffère pas beaucoup de l’imvénétrabilité et de l’inertie. C’est surtout Leibniz qui a employé ce mot.

A PARI. Cette locution signifie semblablement, par la même raison.

Le raisonnement à pari conclut d’un cas donné à un cas semblable.

C’est un raisonnement par analogie qui peut n'être pas concluant (V. A fortiori).

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