AUTO
tère de la volonté en lant que législatrice et « principe unique de toutes les lois morales et des devoirs qui y sont conformes ».
Toute hétéronomie détruirait, selon Kant, la véritable obligation et la vraie moralité : « La loi morale n’exprime donc pas autre chose que l'autonomie de la raison pure pralique, c’est-à-dire de la liberté, et cette autonomie estellemême la condition formelle de toutes les maximes, la seule par laquelle elles puissent s’accorder avec la loi pratique suprème. »
AUTORITÉ. La croyance fondée sur le témoignage d’autrui et acceptée passivement, l’état d’esprit qui consiste à jurer sur la parole du maître. Pascal oppose la raison à l'autorité : dans « les sujets qui tombent sous le sens ou Je raisonnement, dit-il, l'autorité est inutile ; la raison seule a lieu d'en connaître ». L’antithèse est bien marquée dans cette phrase
qui est de de Bonald : « La raison
ne peut céder qu’à l'autorité de l'évidence ou à l’évidence de l’autorité. »
L'autorité de la loi morale consisteen ce qu’elle ordonne sans contraindre et oblige sans nécessiter.