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AXIOME (ao, juger vrai). Vérité évidente par elle-même et avant toute démonstration. Les axiomes ne sont pas des vérités vraiment premières dans ce sens qu'elles ne supposeraient rien audessus d'elles et tireraient entièrement d'elles-mêmes l'évidence qui les caractérise : Leibniz veut que l’on s'efforce de démontrer les axiomes et fournit des exemples de ces sortes de démonstrations.

Les axiomes sont à la base de toutes les sciences et servent à déduire des définitions, qui contiennent virtuellement la science, les propositions qui les développent.

Par eux-mêmes les axiomes sont stériles.

Kant appelle aæiomes de l'intuition les jugements indépendants de l’expérience, évidents immédiatement, qui ont pour origine commune l'intuition pure dutemps et de l’espace et servent à fonder les mathématiques. Toutes les intuitions sont des qualités extensives ; en d’autres termes, toutes nos représentations, « tous les phénomènes doivent être considérés comme des grandeurs étendues » : voilà un axiome de l'intuition.

BARBARA; BAROCO. Pour ce motetles autres termes non moins barbares et baroques forgés par les scolastiques (Baralipton, Baroco, Bocardo sont ceux qui commencent par la lettre B) pour expliquer la théorie du syllogisme, voyez : À, Figures, Syllogisme.

BATHYBIUS (B66:, profond ; Bios, vie). Huxley a donné ce nom à de petites masses de protoplasma amorphe, de grandeur variable, englobant de petits corpuscules calcaires qui ont reçu le nom de coccosphères et de coccolithes.

Hæœckel voit dans les bathybius

des masses sarcodiques animées |

constituant le point de départ de la vie sur le giobe.

Selon d’autres, cette substance, qui ne se trouve qu’à des profondeurs de 4500 à 8000 mètres dans la mer, ne serait qu’un précipité gélatineux de sulfate de chaux.

BÉATITUDE. Bonheur suprême.

Les scolastiques distinguent la béatitude formelle ou subjective

A. BERTRAND. — Lexique.

el la béatitude objective : celle-ci est le bien lui-même, ce qui rend heureux; celle-là consiste dans la jouissance de la première, l’état de perfection de celui qui est heureux.

Spinoza faisait consister la béatitude du sage dans l'amour intellectuel de Dieu. « La béatitude, avait dit Descartes, n’est pasle souverain bien, mais elle le présuppose. » Spinoza déclare que « la béatitude n'est pas la récompense de la vertu, mais la vertu même ».

BEAU. On a donné bien des définitions du Beau, notamment celle-ci qu'on attribue à Platon :

c'est la splendeur du Vrai ou du Bien. Beaucoup d’esthéticiens le définissent l’unité dans la variété.

Kant dit que « le beau est ce qui

satisfait le libre jeu de l’imagination sans être en désaccord avec les lois de l’entendement ». Il lui assigne quatre caractères essentiels :

40 Il est absolument désintéressé, c’est-à-dire que nous le déclarons beau sans aucune con-

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