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On distingue encore, surtout depuis Kant, la certitude objective et la certitude subjective : celle-ci n’est qu’une conviction bien arrêtée et résulte de l'accord de l'esprit avec lui-même; celle-là porterait l'objet même de la pensée cessible en soi, selon Kant) et
avec la réalité. C'est, par emple, une question fondamen-
el supérieure de l’encéphale, -dire tout l'encéphale moins
ant. Amour du prochain, bienfaisance, philanthropie. Les moralistes distinguent les devoirs de justice des devoirs de charité en ce que les premiers sont parfailement déterminés et rigoureuse-
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ment exigibles (celui qui a recu une somme d'argent en dépôt doit la rendre exactement et l’auteur du dépôt peut exiger cette reslitulion}, tandis que les seconds, quoique obligatoires, ne sont point déterminés strictement, ni surtout exigibles. Je dois secourir mon prochain et faire l'aumône, mais dans quelle mesure? Le pauvre n’a pas le droit d’exiger l’aumône comme une dette. Cependant une justice éclairée devient charité et c’est le sens de la définition de Leibniz : « La justice est la charité du sage. »
CHOSE (de causa, mais, en réalité, équivalent de res). En morale, on oppose la chose à la personne comme l'inertie à l’activité, la fatalité à la liberté. En métaphysique, la chose en soi s'oppose au phénomène ou à l'apparence c'est la réalité même, le noumène de Kant.
D'une manière générale, Ja chose est l’objet de la pensée, c'est-à-dire l'essence et la substance. Par exemple, Descartes définit l’âme une chose (res) peusante, la matière une chose étendue.
CLASSIFICATION. Classer, c'est distribuer ou répartirles individus en groupes distincts d’après leurs caractères communs. Il y a des classifications dans toutes Îles sciences, mais ce sont surtout les
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sciences naturelles qui en offrent des exemples.
On distingue deux sortes de classifications : les classifications naturelles et les classifications artificielles. Les premières sont fondées sur les caractères essen- Liels des êtrés et servent à faire ressortir leurs ressemblances et leurs différences, en un mot, leurs rapports; lessecondes sont fondées sur des caractères qui peuvent être nalurels et même importants, mais qui sont choisis arbitrairement en vue de faciliter l'étude ou d’aider la mémoire.
Les classifications déterminent lesidées suivantes: règnes,embranchements, classes,ordres, familles, tribus, genres, espèces, races, variétés. On peut citer comme exemple de classification naturelle celle de Jussieu en histoire naturelle, fondée sur les principes de Paflinité générale, de la subordination des caractères, de la série naturelle. Celle de Linné, fondée uniquement sur le caractère sexuel des plantes, est une classification artificielle.
Les classifications des sciences de Bacon, d'Ampère, de Comte (V. Sciences) fournissent de bons exemples des différents points de vue auxquels on peutse placer pour classerles connaissances humaines.
Toute classification suppose comme conditions préalables l’abstraction, la généralisation et la définition.