CAVE
nalité interne et la finalité externe.
Celle-ci consiste simplement dans utilité d'un être pour un autre et surtout pour l’homme. Celle-là consiste en ce que, dans un organisme, l’idée du tout détermine l'idée des parties; chaque organe est fin et moyen pour le tout.
On appelle preuve des causes finales ou preuve physico-téléologique la démonstration de l'existence de Dieu qui est fondée sur l’ordre qui règne dans le monde.
Spinoza disait des causes finales qu’elles sont « l'asile de l’ignorance », et Bacon les avait comparées aux vierges consacrées à Dieu : elles sont, comme elles, stériles. C'était une réaction contre l'abus qu’on en avait fait.
CAUSES OCCASIONNELLES. La théorie des causes occasionnelles, ou occasionnalisme de Malebranche, consiste à soutenir que Dieu seul agit; qu'il n’y a nulle action véritable de l’âme sur le corps, mais que : c'est Dieu lui-même qui meut mes membres à l'occasion du désir que je forme de les mouvoir: «Je n’agis pas, je suis agi. »
CAVERNE. L'allégorie de la caverne de Platon consiste à nous représenter des prisonniers enchaînés au fond d’une caverne sur les parois de laquelle ils ne peuvent voir que les ombres des objets, hommes, animaux,plantes,
Depuis Kant, on distingue la fi- ; meubles, outils : ils prennent ces
CÉRÉ ombres pour les réalités même dont ils ne soupçonnent pas l’existence. Ces ombres représentent les objets perçus par les sens et qui n’ont pas de réalité, puisque toute réalité est dans les idées; ces esclaves représentent le vulgaire, l'ignorant, celui qui n’est pas initié à la philosophie des idées ; les objets dont les ombres passent sur le mur de la caverne représentent les réalités du monde intelligible, les idées.
Bacon a nommé erreurs de la caverne (idola Sspecüs) celles qui proviennent de celte atmosphère de préjugés que créent autour de nous les influences de l’hérédité et de l'éducation.
CERCLE VICIEUX. Sophisme, pélition de principe, qui consiste à s'appuyer, pour démontrer une proposilion, sur la proposition même qu'il s’agit de démontrer :
l'opium fait dormir parce qu'il a une vertu dormilive.
CÉRÉBRAL (cerebrum, cerveau).
Qui appartient au cerveau. On appelle localisations cérébrales la localisation dansle cerveau des facultés de l'esprit ou la recherche du siège local des différentes opérations intellectuelles. Par exemple, on a localisé depuis Broca la faculté du langage dans la troisième circonvolution gauche frontale. Les circonvolutions cérébrales sont les sillons et les replis des hémisphères.
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CERT
CÉRÉBRATION (cerebrum, cerveau). On emploie quelquefois l'expression de cérébration inconsciente pour désigner Pactivité spontanée du cerveau. Par exemple,on peut supposer que les idées qui surgissent en dehors de toute liaison apparente ou logique, les cog-à-l’âne résultent d’une cérébration inconsciente.
CERTITUDE (certus, assuré, avéré). La cerlitudeest l adhésion ferme et immuable de l'esprit à ce qu'il connait. Elle exclut ll doute; elle est le contraire d l'ignorance ; ellen admet ni degrés ni différences.
Elle n'admet pas de degrés.
on est certain ou on ne l'est pas il n’y a pas de milieu et une presque certitude n'est qu’une grande probabilité.
Elle n’admet pas de différences, c'est-à-dire que les diverses es pèces de certitude, certitude métaphysique, mathématique, physique, morale, s’équivalent.
Par certitude morale on entend.
à Ja fois celle qui résulte du témoignage des hommes et celle qui se fonde sur le témoignage de la conscience psychologique sb de la conscience morale.
Le criterium ou signeinfaillible de la certitude est l'évidence. Comnie l'évidence, la certitude peut douce être immédiate ou intuitive, ou bien médiate ou discursive, c’est-à-dire obtenue par la démonstration.