‹ Lexique de philosophieChapitre 95 sur 176 · INDU · texte numérisé non relu

INDU

l’animalité dans les animaux, elc.

Enfin ils distinguaient les conditions extrinsèques de l'individualité, circonstances de temps et de lieu, forme et figure, désignation par un nom, etc. Ce sont les notes ou caractères individuants.

INDUCTION. Linduction est un raisonnement qui va du particulier au général. Par l'induction, l'esprit s'élève de la connaissance des faits à celle des lois qui les régissent.

Aristote a décrit l'induction formelle qui conclut d’après l’énumération complèle des faits el par conséquent se borne à les résumer sous une forme collective (V. Épagogique).

L'induction scientifique ou baconienne conclut d’un nombre limité de cas observés à tous les cas semblables en s'appuyant sur le principe sous-entendu, mais constamment supposé, que la nature a des lois ou, sous une autre forme, que les lois de la nature sont stables et uniformes. C’est le principe d’induction, garantie de la science expérimentale.

Stuart Mill a ramené à quatre règles ou canons toute la méthode inductive : concordances, différences, résidus el variations concomitantes (V. ces mots).

C'est, sous une forme plus savante et plus complète, la théorie des troislables de Bacon, tables de

re HAE

INFÉ

présence, d'absence et de variations :

quand deux faits sont tels que la présence de l’un amène toujours celle de l’autre, que l'absence de l’un fasse loujours disparaître l’autre, que l'un et l’autre dans les mêmes circonsiances varient dans les mêmes proportions, ces deux faits sontliés entre eux par une loi de la nature, puisqu’ane telle loi n’est que la manière invariable et constante dont un phénomène se produit.

On appelle, dans les traités de logique, sophisme d'induction le sophisme d'énumération imparfaite qui consiste à conclure d’un nombre insuffisant de cas observés à tous les cas semblables.

INERTIE. L'inertie n’est que l’impuissance des corps à se donner le mouvement ou à changer la direction et la vitesse du mouvement recu. On l'appelle encore force d'inertie parce qu’elle semble supposer une résistance à l’impulsion ouau mouvement communiqué, une réaction répondant et résistant à l’action.

IN ESSE, IN POSSE. Ces expressions latines sont quelquefois employées pour désigner l'existence actuelle et potentielle (V. In

fieri).

INFÉRENCE. Ce mot est surtoul employé par les philosophes anglais : il est à peu près synonyme

INFI

de raisonnement, mais tlandis qu’on prouve en donnant des raisons cerlaines, on peut éinférer en s'appuyant sur des prémisses don- nées ou posées, seulement probables.

Il semble qu’en vertu de l’analogie des termes, c’est au raisonnement par induction que convient le mieux le nom d’inférence.

IN FIERI. Cette expression latine signifie en devenir. Elle sert à opposer le devenir à l'être, le mouvement à l’immobilité, le devenir étant le mouvement progressif par lequel les choses se font.

INFINI. L'infini des métaphysiciens n’est pas l'infini relatif des mathématiciens. C’est un des noms de la perfection ou de l'absolu, mais il en diffère en ce qu’il est d’un ordre déterminé : l’étendue infinie, l'intelligence infinie. Spinoza indique bien la portée de cette distinction en disant que Dieu, c’est-à-dire l’être parfait, la substance unique, possède une infinité d'attributs infinis.

Malgré la forme négalive du mot infini, les métaphysiciens déclarent qu’il a un sens éminemment positif et que Île fini ne se comprend que par l'idée d’infini, n'offrant ainsi qu’un sens purement négalif ou privatif.

L’infini des mathématiciens est ce qui est plus grand que toute quantité assignable : c’est l’indéfini des métaphysiciens, le pouvoir

nie

INHI

qu'a l'esprit de dépasser sans cesse sa conception actuelle.

Pouvons-nous réellement penser Pinfini? Un infini actuellement réalisé est-il possible ? Ce sont là des controverses mélaphysiques qu'il y aurait quelque outrecuidance à résoudre par une simple définition ou affirmalion.

Le calcul infinilésimal est le calcul des quantités infiniment petites et comprend le calcul différentiel et le calcul intégral.

INFLUX PHYSIQUE. Opinion qui attribue à l’âme une influence directe et efficace sur le corps, contrairement au système des causes occasionuelles et de l’harmonuie préélablie.

INFORMER. Informer, dans la langue scolastique, signifie donner la forme, faire passer de la puissance à l’acte : l'âme informe le corps, c’est-à-dire l'anime, le rend vivant et peut-être le forme et le construit.

INHÉRENCE. L'inhtrence est le rapport des propriélés avec la chose en tant que celle-ci en est le support et, comme on dit, le sujet d'inhérence : la substance est le sujet d’inhérence des attributs et des modes qui la manifestent.

INHIBITION ({inhibere, retenir).

Action d'arrêter ou de suspendre un mouvement. Les centres cé-

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