‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 100 sur 184 · MT · texte numérisé non relu

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myrte était particulièrement sacré ; c'était l'arbuste de Vénus, et les rameaux et couronnes de myrte avaient leur place dans toutes les cérémonies et manifestations où triomphaient la jeunesse, l'amour, la beauté, l'union. On portait des couronnes de myrte et l'on en donnait ou consacrait à propos des fiançailles, des mariages; les femmes s'en paraient dans les cérémonies du culte de Vénus. Mais le feuillage avait aussi une signification funéraire; on en couronnait les morts, on en offrait aux dieux infernaux, on en décorait la stèle; les mystes, aux mystères d^^leusis, étaient couronnés de myrte. D'autre part, le myrte apparaissait aussi dans le cullô de Dionvsos. (#n accordait une couronne de myrte' aux vainqueurs de certains jeux. Enfin, les fonctionnaires athéniens lorsqu'ils exerçaient leurs charges, les orateurs lorsqu'ils étaient à la tribune, portaieui comme insigne une couronne de myrte.

Le commerce des couronnes de myrte était si important à Athènes que le marchéauxcouronnes s'appelait a( M'jppt'vat.

Mu^ptvtTTjç otvoç. — Vin dans lequel on a fait infuser des baies de myrte.

MupTtç. — Voy. Muipi'vYi.

MucTaycDYta, MixjTaywyoç. —

Les myslagogues, dont la fonction s'appelait mystagogia, étaient chargés de diriger et d'instruire un certain nombre de mystes i Voy. M'jTtv^ptov, iauttyjç) pendant les cérémonies de la au-rjTi;. Leur rôle semble avoir été surtout celui de guides des mystes ignorants encore des rites, et quelque peu de maîtres des cérémonies.

Mi)<TTf|piov. — Mystère, culte secret.

Il y en avait de différentes sortes, les uns réservés aux personnes d'un seul sexe, comme les Thesmophories célébrées seulement par les femmes, les autres où tous les Grecs étaient admis, comme les mystères d'Eleusis, de Samothrace, les mystères orphiques, ceux de Dionysos, etc.

Les mystères étaient probablement les

cultes des vieilles divinités pélasgiques, adoptés par les vainqueurs, mais ayant changé de sens avec le temps. Ou y adorait surtout les divinités chthoniennes, Gérés et Proserpine, Hécate, etc.

Les initiés devaient se garder, sous des peines sévères, de révéler la moindre partie des mystères aux non-initiés.

Les cérémonies étaient accompagnées d'une pompe magnifique, et réglées pour frapper l'imagination; après une procession, on voyait se dérouler une série de scènes auxquelles les prêtres donnaient un sens mystique et moral.

Vers le \'' siècle, les initiés aux mystères, et surtout à ceux d'Eleusis, commencèrent k donner une grande importance à ces cérémonies pour la vie future ; les initiés seuls devaient jouir d'une vie bienheureuse après la mort.

MùcTTTjç. — Initié, en particulier aux mystères d'Eleusis. Le myste était l'initié au premier degré, tandis que l'épopte (Voy 'Ettozttjç) était Tinitié au second degré, celui qui a vu, pour qui les mystères n'ont plus de secret. Les enfants pouvaient recevoir la y,uT,Ttç, mais non rÈTTOTTTei'a ; les femmes aussi bien que les hommes pouvaient devenir des mystes, pourvu qu'elles fussent de naissance libre.

Nous n'avons pas à raconter ici les cérémonies de l'initiation; disons seidemenl que les mystes étaient tenus au secret absolu. Us n'étaient contraints k certaines abstinences, comme celle de manger la chair de certains animaux, que pendant les fôles des mystères. Les infractions k ces défenses pouvaient être sévèrement punies, môme de mort, en ce qui concerne le secret.

MùcTTpov. — Mesure pour les liquides; c'était quelque chose qui correspondait k peu près k deux cuillerées, le mot signifiant cuiller.

Mù(t>^. — L'insecte appelé taon a donné son nom k des objets pointus et piquants, comme un éperon ou un aiguillon.

A. FONTEMOING — PaRIS

PARIS, lexique p. 2ô y

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