‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 99 sur 184 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

MoiXTlxiQ . — Sous le nom de musique, arl des Muses, les Grecs enlendaienl renseignement du cliant, de la flùle et de la lyre. La ulouœix'/^ était la partie essentielle de Téducation des enfants après les Ypa[JL|xaTa, qui comprenaient la lecture, l'écriture et l'élude des poètes.

Dans un sens plus étroit, ijlouiix'/J est la musique, soit vocale, soit instrumentale, accompagnée de mouvements rythmés, de danse et de mimique, et le mot s'applique aussi bien à la théorie scientifique des sons, l'acoustique, qu'à la composition musicale et à l'exécution matérielle de la musique. Sans entrer dans le détail des principes harmoniques des Grecs, disons qu'ils reconnaissaient des modes divers, le dorien, plus grave, liastien, l'éolien, qui sont proprement des modes nationaux, et des modes barbares, le lydien, le phrygien, le mixolydien, qui eurent la réputation de modes doux et voluptueux. Ces derniers, du reste, furent employés aussi bien que les autres, et plus même, à l'époque classique. Dans toute cette musique le rythme se mêlait savamment à l'harmonie.

La notation musicale se faisait au moyen de lettres et de signes; dans la musique chantée, la notation clait double, vocale et instrumentale; elle s'écrivait au-dessus des paroles.

Les instruments de musique sont des instruments à cordes, dont le type est la lyre (Voy. KiOàpa, Aupa), les instruments à vent, dont le type est la tlùte (Voy. AùXdç), ou les trompettes de cuivre (Voy. ^xX-Ki^z), et les instruments à percussion, comme les tambours et les cymbales (Voy. TufATuacvov, KuaêaXov).

La musique, soit vocale, soit instrumentale, solos ou ensembles, soit mixte, avait un très grand rôle dans la vie des Grecs. Sans parler du charme que pouvaient y trouver les dilettantes, elle avait sa place marquée dans le culte ; elle accompagnait certains sacrifices, certaines cérémonies religieuses, certaines processions; elle était partie intégrante

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de la tragédie, de la comédie, du drame satirique, où apparaissent toujours des chœurs. Le recrutement, l'organisation de ces chœurs est une liturgie que l'on nomme chorégie (Voy. Xoo'f\y(y.). Elle contribuait à l'éclat des fêtes publiques, des grands jeux des villes ou des jeux internationaux. 11 y avait même, dans la plupart de ces jeux, des concours variés de chant, de musique de toute sorte.

Enfin elle était le complément indispensable de la poésie qu'on a appelée lyrique, et elle accompagnait naturellement les danses.

Cela explique que la musique ait été de tout temps enseignée avec plus ou moins de succès aux enfants. A .\thènes, en particulier, elle était très en honneur dans les écoles ; on y apprenait à chanter, à jouer de la lyre et de la flûte.

Dans la vie privée, la musique était, en particulier, l'accompagnement nécessaire des banquets. Il y avait des virtuoses, hommes et femmes, qui faisaient leur métier de jouer dans les fêtes, et de véritables orchestres constitués.

Moj^Xôç. — Barre de bois, et par suite :

1° Levier. Les niécaniciens grecs comprenaient le levier parmi les machines simples, avec le coin, la vis, la moufle, par exemple. Cet outil était connu dès la plus haute antiquité; les usages et les formes n'en ont pas varié jusqu'à nos jours.

2" Loquet d'une porte, verrou, assujetti au moyen du flàXavo;. Ce pouvait être simplement une tige de bois; d'où le nom.

MùSpoç. — Loupe de fer, c'est-à-dire masse de métal incandescent que l'on sort du haut-fourneau, après que le fer a été séparé des scories.

MuTjôevxeç àcp'étTTtaç. — Les « initiés du foyer », nom donné à deux enfants choisis au sort parmi les enfants des Eupatrides, et qui jouaient un certain rôle, d'ailleurs inconnu, dans les cérémonies des mystères d'Eleusis.

MVA

MbTjdtç. — Voy. MÛTTTiÇ.

MOBoç. — Ce mot, dont le sens primitif est parole, s'applique à toutes sortes de récits, comme les fcbles, les contes, etc. Dans la tragédie, il désigne spécialement l'action, et par suite le dialogue des personnages.

Muta. — Une balle de fronde. Le nom vient de ce que le bruit de la balle imite le murmure dune mouche volante (Voy.

MoA'J^Ûlç).

Muto<j66Tj. — Chasse-mouches; on en fit avec des queues de cheval, par exemple, ou en plumes. On se servait souvent d'éventails pour le même usage.

MuxTTjp. — Exactement narine, d'où bec de lampe par où sort la mèche.

MùXaÇ. —Voy. M'jAi'a;. Particulièrement jj.ûXa; désigne une pierre à feu.

MuXtj. — Meule de moulin, et par extension moulin. Après avoir simplement écrasé le grain entre deux pieries, on imagina de le broyer dans un moulin. Le moulin antique se compose essentiellement d'un cône fixe ou |7.uXy,, qui coiffe un cône mobile creux, ovoç, âîTiauXiov, mis en mouvement au moyen d oreilles ou de barres comme celles d'un cabestan. L'onos communi<iue avec un cône pareil qui lui est opposé par le sommet ; le grain versé dans ce récipient glisse entre les parois de l'onos et celles de la meule, et s'engage outre les surfaces de ces deux

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Pierre qui servait à faire les meules de moulins; c'était de la lave basaltique. La lave de l'Etna était particulièrement employée, ainsi que la roche de Nisyros. On se servait aussi d'une sorte de pierre ponce.

MuXoç. — Voy. MûXtj.

MuXwv. — (barrière de pierres à meules, comme il y en avait en particulier à Nisyros, à Meliena (.^sie Mineure, etc.

Muoiràpwv. — Navire léger cl rapide, spécialement destiné à la piraterie et à la course.

MupeiJ^ta, MupeiJ'txf), MupetJ'éç.

— N'ov. M'jsov.

MupiVTjç otvoç. — Vin parfumé avec de la myrrhe; il formait une gourmandise très recherchée.

MûpjXTjÇ. — Gant d'athlète, cesle

(Voy. 'la*/;).

MupfJLÛXoç. — Gladiateur. Le nom vient du casque gaulois, orné d'une figure de poisson, que portaien. quelquefois les gladiateurs.

Mùppa. — Myrrhe (Voy. ïaupvx).^ Mûpov, MupoTtwXetov, Mupoiro)- Xrjç. — Mupov est le mot générique qui désigne tout parfum liquide, toute huile ou essence parfumée. La préparation de CCS parfums donnait lieu à une industrie très prospère, aussi bien que leur vente. Les fabricants étaient d'ordinaire les marchands. Les mots fj-'jpe'}t'a, j/.'js£-

pierres, où il est pulvérisé. Il y avait tout autour du pird de la meule une gouttière pour recevoir la farine. Le mouvement de rotation était donné à bras, /£tpowjlfi, yeisoaûXwv, ou par un animal.

On fabriqua aussi des moulins à eau (Voy. ' VopaXéTTj;).

MuXtaç, MuXtTTjç XtGoç. —

a'JO£'>o

6; signifiaient plus particu-

lièrement l'art de traiter les parfums par le feu, la distillation des parfums et celui qui l'exerce; o.upoTtoXrj;, »j.'jportoÀ£"iov le marchand de parfums et le marché aux parfums. Le mol '^apu-axo-ojAr,; est dun sens plus étendu que irjzor.ôyXr^;^ et s'applique surtout au droguiste. Les boutiques des parfumeurs, comme celles des barbiers, étaient fiéquentées parles disœuvrés et les flâneurs.

MupplVTj. — Le myrte est un arbuste dont le bois servait à divers usages, par exemple à faire des hastes de lances et des statues. Mais c'est surtout le feuillage du myrte qui avait de l'importance. Le

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