‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 120 sur 184 · HAO · texte numérisé non relu

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très variées, comme chez les modernes, depuis la brique cubique jusqu'aux tuiles

plates et aux tuiles creuses. Souvent les briques et les tuiles portaient imprimée la marque du fabricant ou l'indication de l'édidce auquel elles étaient destinées, quelquefois la date, donnée par le nom du magistrat éponyme. Quelquefois elles étaient décorées de dessins en relief.

L'ouvrier qui travaillait dans une tuilerie s'appelait TrXtvOo'jpycç.

Le mot s'est étendu à des objets en forme de brique, comme un lingot d'or.

En architecture, prenant le détail pour le tout, ttXi'vOo; a désigné une pierre carrée posée sous une colonne. De là on est passé au sens moderne de plinthe, soubassement.

nXoiàpiov, dimin. de IIXoTov. — Navire, en général. Plus spécialement, on désignait sous ce nom le navire de commerce, par opposition au vaisseau de guerre pour lequel on réservait le mot vaO;.

nXoxa{Jt.iç, nX6xajxoç. — Chevelure nattée. Ce mot stM'vit ensuite à désigner la chevelure dune manière générale (Voy. K6;xTi).

nX6xavov. — Van; le nom vient de ce que ces ustensiles étaient en osier (Voy. ATxvov). Ta TiXdxava est synonyme, en général, de xà 7rX£y|ji.aTa et s'applique à tous les ouvrages de vannerie (Voy. llXéyi^ît).

nAV

nXoxàç. — Voy. nXoxaaov).

nXoxr^. — Tout ouvrage de corde rie ou de vannerie (Voy. IlX£Y|i.a).

nX6xoç. — 1" Synonyme de llXoxa-

(xoç.

2o Couronne tressée.

3» Corde tressée d'un arc.

nXéxafJLOç. — Voy. ir/ôxa(j.oç.

nXô^avov. —Voy. lIXoxavov.

nXo)^p.6<;. — Voy. lIXoxauo;.

nXuvôç. — 1° Chaudron dans lequel les foulons (appelés quelquefois TiXuveï;) lavaient les lainages confiés à leur industrie. C'étaient quelquefois aussi de simples fosses dans le sol, près des fontaines ou des sources.

2° Lavoir, bassin que Ton aménageait auprès des fontaines ou au bord des cours d'eau pour y laver le linge.

nXùvTYjç, nXuvTpta. — Laveur, laveuse (Voy. llXùdtç).

nXuvTplç yî). — Terre grasse mélangée de craie qui servait aux foulons pour la préparation et le lavage des lainages et qui, en général, faisait l'office de savon.

lIXuvTpOV. — Eau qui servait au foulon à laver les lainages, en particulier pour les débarrasser des parties inutiles attachées encore aux fils après le travail de la fileuse,

nXu(Tiç. — Lavage, soit des laines et matériaux destinés au lissage, suit des tissus salis par l'usage. En

Grèce,

comme dans beaucoup de pays de nos jours encore, on

immergeait les

linges à laver dans des bassins (tcX'jvoi) ou dans l'eau courante, et on les piétinait pour eu exprimer les impuretés. Pour

laver les taches graisseuses ou autres qui

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résistaient à l'eau claire, froide ou chaude, on employait, en guise de savon, des substances diverses, appelées p»J|i.ii.aTa, ^'jTTTixâ, comme la y*?! TrXuvTpi';, ou le nitre (vtxpov).

Les Grecs savaient du reste faire la lessive, c'est-à-dire faire bouillir le linge dans un bain d'eau et de cendres (xovt'a).

Pour les ablutions de la toilette, les Grecs employaient des éponges trempées dans de l'eau chaude ou froide, assaisonnée ou non de substances émulsives et parfumées. On faisait aussi usage de racloirs ou strigiles.

IIvtYeùç. — 1^ Étuve installée dans les bains et les palestres. Elle était chauffée par un calorifère (Voy. Aoutpôv).

2» Monceau de bois disposé par couches et couvert de terre pour faire du charbon ; charbonnière.

HviiÇ. Place athénienne, voisine de l'Agora, mais dont la situation n'est pas absolument délermii.ce, et où se tint l'Assemblée du peuple, surtout avanll'époque de Démosthcnes. Une rue parlant de l'Agora conduisait au Pnyx, qui n'avait pas d'autre issue. C'était donc une sorte de place en cul-de-sac, ce qui en explique

le nom.

Par extension, tivu; est devenu synonyme d'èxxXrjTia.

ïloSàypa. — Piège à gibier; c'était un lacet ou un piège du type de nos pièges à loups.

noSavtTTTTip. — Bassin pour se laver les pieds, parfois en poterie, le plus souvent en bronze.

IloSàvtitTpov. — Eau que l'on mettait dans le TroBaviTTr/îp pour se laver lespieds. HoSetov. — Sorte de chaussure. Suivant les uns, ce serait des chaussettes en laine, suivant d'autres, une espèce de brodequin ou de sandale en toile.

no5ea>v. — 1° Ce mot, qui signifie patte d'un animal tenant à la peau, après qu'on l'aécorché, indique aussi une peau de mouton que portaient les paysans comme vêlement, ainsi qu'on peut le voir encore en bien des pays.

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2o Partie de Toulre (uae palle de ranimai) qui était ouverte poar l'insertion ou l'écoulement du liquide, et que l'on fermait au moyen d'un lien.

3» Écoute servant à manœuvrer une voile de navire.

no5t(TTpa. — Voy. IIoBxvpa.

IIoSoKàxTj. — Entraves de bois où l'on enchaînait les pieds des prisonniers.

noSoxpouOTta. — Danse qui consistait à sauter vivement sur le sol, comme dans un enthousiasme bachique. C'était la danse des servants d'Hécate, de Gérés, de Cybèle, de Dionysos, etc. Elle était accompagnée du bruit des crotales, des cymbales, des tambours de basque.

no5o<TTpà6T] . — l*' Instrument de torture qui imprimait une torsion douloureuse aux pieds.

2° Voy. IloBxypa.

noS6<TTpo(pov . — Voy. llooo7-

Tpàêri.

IIoSô^J/TjaTpov. — Serviette servant à essuyer les pieds après le bain.

noiMiXeuç. — Brodeur (Voy. llotxi- Xt'a et s.).

IIoixiXt] [cToà]. — Le Pœcile, portique athénien qui devait son nom aux superbes peintures qui le décoraient, les fresques étaient dues à Polygnole .

Comme toutes les TToai, la ttoixi'Xt, aToi était un lieu d'agréable promenade et de conversation (Voy. Xliox).

IIoiHiXia, IloixtXfxa, notxtXjJLÔç, IIoixiXcTiç, notxtXxiqç. — Ee verbe ■jioixt'ÀAsiv signifiant broder, TroixiXi'a, -rroix'Xniç, -jroixiXao; désignent l'art de la broderie et l'acte de broder, ttoixiXtyjÇ signifie brodeur, xk TTOixtAiz-axa les broderies. On brodait, comme de nos jours, sur des étoiles, au moyen d'aiguilles et de fils de diverses couleurs et aussi de (ils d'or. Parfois on entremêlait la broderie de feuilles et plaquettes de métal, d'or par exemple. Naturellement l'art de la broderie convenait surtout aux femmes, dans le gynécée. On connaît le rôle des jeunes filles athéniennes qui brodaient le

voile que l'on olfrait à .\théna lors des grandes Panathénées.

Iloiviq. — Proprement le prix du sang, la somme d'argent qui est due par le coupable aux parents d'une personne assassinée ou luée. Par extension le mot s'applique à tout châtiment, à toute amende, à toute peine, à toute rançon, et, par abus, à une rt^compense.

Iloxàç, n6xoç. — Voy. "Epiov.

noXé[Jiàp)^o<;. — Polémarque.

1» (jénéral lacédômonien. L'armée Spartiate était commandée par six polémarques, chacun ayant sous ses ordres

une des six ijiosa'..

20 .\ Thébes, l'armée fédérale béotienne élail divisée en X6/oi, avec des Xo/ayoi à leur tête. Tous les Xo/oi d'une môme ville Tétaient sous les ordres d'un tcoXétj.ap/o;. Les polémarques étaient donc des chefs régionaux.

3'^ A la place du (jTpaTrjyô; nous trouvons un polémarque dans d'autres cités grecques, à IMïlionte, lasos, Mantinée, Phigalie, en Thessalie.

^ IloXtavôfioç. — Magistrat, fonctionnaire municipal ; édile.

IloXtap^oç. — Clouverneurou magistrat suprême d'une ville. Les Grecs traduisaient par ce mot prœfeclus i'rbis.

nôXiç. — Ville, dans le sens général, mais plus particulièrement la cité, la partie essentielle de la ville, celle qui renferme les temples, les édifices civils, la citadelle, et par suite acropole. Le mol est employé absolument pour désigner telle ou telle ville importance, par exemple Athènes, comme Urbs désigne essentiellement Home.

l*ar extension, :roXt; s'applique à tout le territoire d'une ville, d'un Etat; à l'ensemble des citoyens.

On trouve le mot dans le sens analogique d'échiquier.

IIoXiTeia. — 1° Qualité de citoyen et droits qui lui sont allérenls (Voy. lIoXi-

2» Droit de cité. Certains peuples, par exemple les Spartiates, après avoir ac-

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cueilli assez aisément les étrangers dans la cité et leur avoir donné des droits presque égaux aux leurs, ne le concédèrent plus tard que très exceptionnellement, sauf aux Molhaques, enfanis nés d'étrangères, mais légitimés par leurs pères. A Athènes, au contraire, le nombre des citoyens qui se disaient autochthones fut rapidement accru par de nombreuses naturalisations. Cependant la situation faite aux mélèques, ou étrangers domiciliés (voy. MÉTO'.xo;), ne favorisait pas ces naturalisations. D'après K-s lois de Solon, pour qu'un étranger devînt citoyen, il fallait qu'il fût établi en Attique pour toujours, et, de plus, qu'il eut rendu de grands services à Athènes. Il y eut des exemples de naturalisation en masse de métèques et aussi d'esclaves et d'étrangers. C'était l'Assemblée qui, seule, avait pouvoir de créer un citoyen, après double délibération et par six mille suiïrages au moins. Il n'y avait aucune distinction entre les ancienscitoyens et les nouveaux. Il ne faut pas confondre ce droit de cité réel avec le droit de cité, purement honorifique, qui fut conféré à de nombreux étrangers, amis ou bienfaiteurs delà ville, mais qui souvent n'avaient jamais mis les pieds en .\ttique.

3» On appelait t^oIiteit. la constitution d'un État démocratique, c'est à-dire l'ensemble des lois et règlements qui la régissaient.

4» Administration de la cité par ses assemblées, ses magistrats, ses fonctionnaires de tout ordre.

IIoXtTeujxa. — Acte d'administration publique.

noXtTTjç. — Citoyen. En principe, un citoyen est celui qui a part à la puissance publique, soit directement, soit par ses représentants. Mais, à ce tiire, les hommes vivant dans un état monarchique seraient des sujets et non des citoyens. Il faut donc prendre le mot dans un sens plus large, et appeler ::oXt'TT,c celui qui vil libre, ayant certains droits. Eu Grèce, les principaux de ces droits sont le droit

de propriété foncière, eyxTrjTi;, le droit d'ester en justice,, le droit de participer à certains cultes communs à des hommes de môme origine. A .\thènes, les jeunes gens devenaient citoyens à l'âge de vingt ans, alors qu'ils étaient inscrits par les soins des XTj;i'7.p/o'. sur le Xïjçiap/ixov voaaaaTS^ov (Vov. ces mots).

IIoXlTOCpûXaÇ. — Les politophylaques étaietjt des fonctionnaires qui, à Larissa, en Thessalie, étaient élus par le suffrage universel et chargés de l'administration de la ville.

nôXoç. — 1° Sorte de gnomon ou instrument pour mesurer les heures par le soleil. Il se composait d'un hémisphère concave placé horizontalement dans un lieu découvert, la partie concave tournée vers le zéniih. Au centre était placée une pointe dont l'ombre indiquait l'heure. 2» lIoXoç désignant la voûte céleste avec ses cercles d'étoiles, en est arrivé à désigner un cercle élevé et richement décoré qui servait de couronne à certaines divinités et dont il y a des représentations fréquentes. C'est, en particulier, l'attribut de Démêler, dlléra, elc. Le TTÔXo; diffère du diadème en ce qu'il est parîout égal et enserre toute la tête.

3» Ressort d'un char pour adoucir les secousses de la caisse.

IIoXùcTTtaCTTOV. — Moufle, machine destinée à soulever de lourds fardeaux et comprenant un grand nombre de poulies et cordes. Selon le nombre de poulies, ces moufies se distinguaient en TpiTTracîTOç, TrsvTy-TraTTo;, etc.

HoXcpôç. — Plat, ou yàieau composé

d'épis de froment grillés et d'orge égru-

gée. Ou bien encore boulettes de farine

de froment cuites avec des légumes.

noixiteia. - 1« Procession (Voy.

IIoiXTr/j).

2" Hailleries et invectives que se renvoyaient aux fêtes de Dionysos les hommes, à celles de Déméter les femmes qui prenaient part à la cérémonie. C'était une partie du xcoijloç, et lorigine de la vieille comédie grecque.

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IIoLnteïov. — 1° Vase porlé solennellement dans la procession.

2» Édifice où Ton conservait, à Athènes, les objets et les ornements qni servaient aux processions et aux grandes cérémonies religieuses.

Ta TToaTTsta désigne : 1° Tous les accessoires d'un cortège, d'une procession.

2» La pompe du triomphe romain (\'oy.

Le.r. lies anl. romaines, s. v. Triumphus).

nop-irT]. — Procession. Les plus connues étaient celles qui avaient lieu le neuvième jour des grandes Dionysies, et la belle procession des grandes Panathénées.

nÔTtavov, Iloiràç. — Gâteau à base de pain de froment; les TiOTrava étaient plats, minces et ronds. On en faisait surtout usage dans les sacrifices, en guise de prémices ou aTiap/ai (Syn. de TrsijLaa).

IlopOfxetov. — Tout ce qui sert à transporter par eau, et prix de ce transport.

nop6[xeùç. — Batelier, .passeur. On désigne souvent sous ce nom Gharon, qui, moyennant une obole, faisait traverser aux morts le fieuve des Enfers. Il est représenté ''élu d'une tunique courte,

au^i:^p

sans manches, serrée à la taille, coiffé d'un pilos sans élégance, et armé d'une longue perche qui lui suffit à pousser sa barque parmi les roseaux du Styx.

nop6[Ji,tç. — Voy. IIopO;x£Ïov.

noptCTTTjç. — Les TioptffTat étaient sans doute chargés d'étudier les moyens de procurer à l'Etal certaines ressources financières. C'étaient plutôt des membres

d'iine commission de circonstance que des fonctionnaires.

n6pxT]|<;. — Anneau de métal servant en certains cas à fixer un fer de lance sur sa hampe :

1» lorsque le fer, dépourvu de douille, ne possédait à sa partie inférieure qu'une pointe qui entrait dans le bois ; en ce cas l'anneau empêchait le bois d'éclater;

2" lorsque le fer était muni d'une douille fendue ; l'anneau empêchait alors celle-ci de s'écarter sous l'effet du choc.

nôpxoç. — Nasse en jonc, pour prendre les poissons.

n6piraÇ. — 1» Poignée placée au milieu d'un bouclier, sur la face interne ; on y passe la main gauche afin de le tenir (Cf. '0/àvr,).

3° Ornement, boucle ou bossette sur le fronteau d'un cheval.

n6pTCT). — Voy. rUpovT,.

nôp7nrjp,a. — Voy. 'ETitropiriç.

Uopcpùpa. — Pourpre, couleur indécise comprenant diverses nuances depuis le rouge foncé jusqu'au bleu et même au jaune; on l'obtenait en pi'anl des coquillages tels que le murex. Comme elle coûtait très cher, elle était fort estimée, et les étoffes teintes en pourpre étaient réservées aux grands personnages, aux costumes de grande cérémonie.

La pourpre était une iiivcnlion des Phéniciens, qui surent toujours mieux que personne la préparer et en faire le commerce.

On fabriqua aussi de la pourpre avec des plantes, mais jamais elle ne se confondit avec celle des coquillages.

On péchait ces coquillages au commencement de l'été, au moyen de nasses ou y.'r^\i.o(' Pour en extraire la couleur, appelée avOo;, la tleur, ou a!{JLa, le sang, on les plaçait dans le sel (Tapt/tù&'.vj, ce qni les faisait cracher. Après diverses préparations on obtenait la pourpre pure. Ces préparations variaient selon que l'on voulait obtenir la pourpre violette, rouge, améthyste, etc. Pour obtenir des étoffes

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très bien teintes, on les trempait deux fois dans le bain de couleur.

Ilopcpupetov. —Atelier de teinturier en pourpre.

Ilopcpupeuç. — Celui qui cherche les coquillages qui produisent la pourpre, et aussi celui qui prépare la pourpre, et le teinturier en pourpre (Voy.

Ilop'^ùpa).

IIopcpupiç. — Vêtement riche teint en pourpre, quelle qu'en soit la forme.

IIopcpupCTTjç (XiOoç). — Porphyre.

Marbre rouge, originaire d'Egypte. Cette matière ne fut pas très employée, semble-t-il, par les Grecs. Mais les Romains l'exploitèrent abondamment sous l'Empire. 11 ne faut pas le confondre avec le porphyre vert, dont il y avait des carrières en Laconie (d'où le nom de lapis laconicits) et en Thessalie (ôeTTaXy)

XtOo;).

nopcpupo6acpetov. — Lieu où l'on teint avec la pourpre.

nop(pupo6à(poç. — Teinturier faisant usage de la pourpre.

IloffivSa. — Jeu d'enfants, qui consistait à enfermer dans sa main quelques objets, des noix par exemple, et à en faire deviner le nombre. Si le partenaire répondait juste, il gagnait les objets, sinon il donnait au premier un nombre équivalent d'objets semblables. Quelquefois on appelait simplement ainsi le jeu de pair ou impair (àpnaçii.o;).

IIoTTjptov. — Vase à boire. L'élymologie du mot suffit à montrer que c'est là

un terme général, sapp'iquant à tous les ustensiles qui peuvent servir à l'usage de nos verres. On l'applique de préférence à des vases de dimensions moyennes, peu

profonds, ayant ou non une anse, et res-

semblant à nos verres ou à nos tasses.

IIoûç. — 1" Pied, mesure fondamentale de longueur chez les Grecs. Il valait exactement, en Attique,Cn»308. Ses multiples étaient la T.r^/yi (l pied 1/2), ropYU'.â(6pieds),leT:XéOpov(76pieds2/3) et le aiào'.ov (4t>0 pieds) ; i-es sous-mulliples la GTiiOaarp la raXa-jt/j, et le O'ixT'jXoç (Voy. ces mots).

2'> Au pluriel, 7iô5eç, nom donné aux (( écoutes » d'une voile; cordages qui correspondent aux <« amures » (voir 7:pô- Tzooe;) et qui jouent le même rôle, sauf que, à rencontre de ceux-ci, ils sont fixés à l'arrière du navire. Naviguer àa-^o'iv ToTv TTOOoTv « avec les deux écoutes » se disait lorsque la voile, gonflée et formant angle droit avec l'axe du navire, n'était retenue que par les deux écoules contre la pression du vent.

npaxTTjp, IlpàxTwp. — Collecteur des amendes. Il y avait à Athènes dix TrpxxTops;, un par tribu. Après la condamnation, le juge ou le président du tribunal qui l'avait infligée indiquait aux TTûixTopEç le nom du condamné, la somme qu il devait payer, et le tout était inscrit sur des tablettes à l'Acropole.

L'amende était versée aux TrpxxTopsç, qui la remettaient aux àTTOOiXtai et effaçaient le nom du débiteur. Les collecteurs ne faisaient aucune démarche pour faire payer les sommes dues, mais au

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boni d'un lemps délerminé l'amende non payée élail doublée; ils pouvaient aussi opérer des saisies ou confiscations sur les biens du débiteur de l'Etat.

IIpàtTlOÇ. — Plasma, pierre de quartz opaque, ou fausse émeraude, La variété la plus précieuse est le ypuco:rp'iTioç, d'un beau vert doré; ou (u faisait des coupes de luxe assez grandes.

npâcTiç èitt Xuffet. — Vente par laquelle le débiteur cède à son créancier une chose affectée au paiement de la dette, mais en se réservant de la reprendre quand il pourra acquitter son obli|^alion.

IIpacTtTrjç [X^Oo;], IIpaatTiç. — Voy. llsâatoç.

npaaàxoupov. — Couteatj pour couper les poireaux, ou peut-être sarcloir spécial pour les légumes.

npaxTjp, npàxTjç. — Celui qui vend, marchand.

IIpaTTTjp Xt'Ooç, grosse pierre, au marché des esclaves, sur laquelle on faisait mouler ceux-ci pour les vendre aux enchères.

npaTiqptOV. — Endroit où l'on vend.

Au pluriel, 7:paTv;pia désigne en particulier, sur le marché d'Alhèncs, les étalages des marchandes de légumes, viandes, etc.

npe(76eia. — 1"^ Droit d'aînesse (Voy.

Ilpsiêstov).

2» Ambassade et membres de l'ambassade (Voy. ripîcêeuT'i^ç).

npe(T6eTov. — 1° Droit d'aînesse, part supplémentaire de Ihérilage qui revenait au plus âgé des fils. Le droit d'aînesse, connu dès lépoqnc homérique, avait été aboli à Athènes, on tous les fils étaient

Knrj]iSj\^rj\,

2*^ Honneur, privilège accordé \ la vieillesse; par extension, le pluriel, xk TrpsdêsTa signifie une récompense.

npéa6eu[jLa. — Ambassade et ceux qui en sont chargés (Voy. ripe^rêt^jç).

npe(T6eûç, npeaSeuTyjç, Ilpécr- 6uç. — Député, ambassadeur, chargé par un État d'une mission auprès d'un

autre Etat, d'ordinaire pour la conclusion d'une convention, d'un tiaité de paix ou d'alliance. Les ambassadeurs, choisis d'ordinaire parmi les magistrats importants ou les citoyens les plus renommés, sont munis de GÛ'j.Ço)a, qui équivalent à nos lettres de crédit. Leur personne est sacrée en temps de paix, mais pas toujours en lemps de guerre, s'ils n'ont pas de saufconduit spécial . Leurs pouvoirs sont dordiiiaire strictement limités. A leur retour, ils rendent compte de leurs travaux, des dépenses qu'ils ont pu faire ou engager; ils peuvent être soumis à une TrypaTrpcfToet'aç ypacp-/^, <lc même qu'ils peuvent recevoir des récompenses pnbli- (jues. Si l'Etal envoie plusieurs députés, lun d'eux peut être désigné comme chef de la mission et appelé ap/tTrpsT^etJTYjÇ. npYjaxiqp. — ëoufllet (Voy. <1»ugYj-

T'/j p'.Ov).

npiàitetov jxéxpov. — • Mèlre priapéien. Vers formé de deux parties, un glyconique suivi d'un phérécratien :

Ilptvoç, — L'yeuse, ïlex des Latins, arbre au bois conjpact et solide, moins usilé pour la construction que pour la menuiserie; on en faisait des portes, des essieux de chars, des manches d'outils, des anses d'uslcnsilc.«, etc., et aussi des ouvrages plus fins, du placage, des pieds de meubles; on l'employait en lutherie.

npt<TTr|p, IIptaTTjç. — Scieur, et peut-être aussi l'instrument dont il ee sert.

npi(i>v. — Scie, [/invention de cet oulil est très ancienne. Les premières scies furent sans doute des màrhoires, des arêtes de poisson, puis des pierres dentelées. On arriva enfin aux scies de métal, fort semblables à celles qui sont en usage de nos jours. Les dénis s'appelaient ooôvTtÇ, et la lame on elles étaient découpées i-j^^nÔ!:,- On s'en servait non seulement pour découper le bois, mais la pierre, la corne, l'ivoire. Il y avait des scies que Ion manœuvrait à deu.\ mains,

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d'aulresavec une seule poignée recourbée. Les Grecs connaissaient les scies des scieurs de long et les scies à chantourner. npoaYOpeuortç. — Voy. IIpoppriTi;.

npotty^yetaç YpacpT|. — Action intentée pour excilalion de jeunes gens ou de jeunes filles à la débauche. Les juges étaient les Thesmothèles; la peine des coupables la mort.

npo6a(JHàvtov. — On désignait par ce mot ou par celui d'aTrorpoTiaiov les différents moyens employés pour conjurer le mauvais œil, comme de faire la iigue, de lever le médius, les autres doigts étîiiil repliés, ou de lever le pouce, l'index et le médius, les autres doigts restant repliés, de cracher sur soi on sur les autres. 11 y avait aussi des paroles préservatrices.

np66XYiîJLa. - Tout ce que l'on place devant soi, comme un mur, un rempart, et tout ce dont on se revêt ou on s'arme pour se mettre à l'abri et se défendre, vôtemenl, armure, bouclier, etc.

npoêoXTj. — 1° Balcon. Les maisons grecques, surmontéesde terrasses, avaient moins besoin de balcons que les nôtres. Mais souvent ces terrasses faisant saillie sur la rue ou sur la cour iulérieureélaient de véritables balcons; il y eut aussi des balcons et des loggias appendus aux murs, comme les noires (Syn. PeirriTro- B'.TjAa, 'E;o)(7TYj;, 'KçoWxpa).

2« Terme de droit qui désigne toule accusation portée devant l'.Vssemblée du peuple, soit par un citoyen contre un magistrat ou fonclionnaire, soit contre un autre citoyen. Ce n'était pas une accusation commençant une procédure, mais une sorte d'appel à l'assemblée pour qu'elle se prononçât sur la légitimité d'un grief, et autorisai moralement une accusation judiciaire. L'Assemblée était régulièrement saisie par l'intermédiaire des Prytanes. Elle exprimait son avis par /EipOTOvta. Mais le plaignant pouvait n'en pas tenir compte.

3» Arme défensive, comme une lance, une épée.

4'^ Syn. de npôêXrjULa, mur, rempart, abri.

npo6ôXlov. — Sorle d'épieu qu'on tenait à deux mains et dont on se servait pour enferrer les bêtes fauves.

npoêoùXeujJLa. — Proposition du Sénat à l'Assemblée du peuple (Voy.

Bo'j).ri).

npô6ouXoç. — Les zpôoojAoi consliluaient dans certaines villes un conseil chargé d'élaborer les projets de lois ou dedécrets soumis à l'assemblée populaire. npôypajJLjJia. — 1« Affiche indiquant l'ordre du jour d'une assemblée (exxXyj- <jt'a) ordinaire, ainsi que la date et le lieu delà réunion. Ce ::oÔYca'jLay. était établi par les Prylanes.

2o Ordre du jour d'une séance du Sénat (fjo'jÀYj!, réglé aussi par les Prytanes.

npoyujxvacTTTqi;. — Employé de la palestre qui aidait ceux qui allaient prendre part aux exercices à se préparer. Ses attributions le faisaient confondre parfois avec ràXst-nTYj; et avec le Trxi^OTpi'^Y,; lui-mênje.

npoSeiKTTjç. — Comédien populaire (Voy. As'XYjAi'xTYj;).

IlpoStxta. — Privilège concédé à diverses personnes, en particulier aux proxènes, devoir leurs procès jugés avant les autres.

npôStxoç. - l" Avocat (Voy. i:jvY;-

Y^p^î)- 2» .\ Sparte, on appelait zpootxoi les

tuteurs des rois pendant leur minorité.

npoSofXOç. — Emplacement situé devant une maison, et plus particulièrement vestibule d'entrée (Voy. Aoao;).

Les étrangers, les hôtes y passaient quelquefois la nuit.

npôSpojJLOt. — 1<» Éclaireurs d'armée.

2>' Corps de cavalerie légère organisé pour le service d'éclaireurs par Philippe de Macédoine. 11 comprenait des Péoniens et les escadrons de Sarissophores. IlpoeSpiajIIpoeSpoç. — 1« Fonction et litre de président d'une assemblée, d'un conseil, d'une commission, d'une corporation quelconque.

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Parliculièremenl, à Alliènes, les proèdres élaient les présidents des dix seclions de la pouXr|. Chaque jour, les proèdres désignaient parmi eux 1 epistate (ÈTrtffTX- TTjç) qui devait présider la séance de l'Assemblée populaire ^Voy. BouX/, , 'ExxX'rjffi'a).

2» La proédrie est un privilège de préséance que l'on accordait en particulier, dans certaines villes, aux proxènes, mais qui, en général, était réservé aux premiers magistrats et fonctionnaires et aux prêtres, par exemple dans les jeux publics, au théâtre.

Jlpoeta^opà. — Avance à lÉlat de l'impôt appelé eîdcposx (voy. ce mot) faite par un certain nombre de citoyens des symmories (Voy. 2u|jL|jLopi'a). On ignore la date où cetle pratique vint en usage. Les contribuables désignés à cet effet levaient l'impôt sous leur propre responsabilité. La 7rpo£i<Tcpopà est une liturgie.

npoe[x66Xtov, npoép,6oXov. —

Sorte d'éperon secondaire correspondant à la partie supérieure de l'étrave, tandis que la partie inférieure de cette dernière est constituée par l'éperon proprement dit. Le 7rpo£{jL6o) tov est en retrait par rapport à rejj-êoXov. Il a une double mission : percer et fracasser les parties hautes de la carène ennemie, et régler l'engagement de l'éperon dans les parties basses. Sans l'arrùt qu'oppose le 7rpo£|i.6ôXiov à une pénétration trop grande de l'éperon, celui-ci, ne pouvant se dégager, coulerait le navire qui le porte en môme temps que l'ennemi. Comme l'éperon, le Ttcoeaêo- Xiov porte une armature de fer terminée par une, deux, généralement trois pointes de même métal. Quelquefois il affecte la forme d'une tête de bélier et agit comme la machine de guerre de ce nom.

IlpoeÇéSpa. — Siôge d'honneur, placé en avant des autres ou plus haut que les autres.

npoiQYopoç. — Avocat (Voy. Suvt^-

npôOeaiç. — Exposition du mort, le

lendemain du décès, en ses habits les plus beaux et sur un lit de parade. Les proches parents se tenaient près du

cadavre et recevaient les amis, poussant des cris, des gémissements ; des pleureuses chantaient des thrènes. Souvent on se coupait les cheveux en signe de deuil.

Ilpôdupia. — Sacrifice préparatoire qui précédait certaines fêtes, comme les Av^Xia, ou fêles déliennes d'Apollon.

IlpoOùpaïa. — Vestibule d'une maison [Voy. IIpoOupov).

IIpôOupov. — Porte d'entrée d'une maison et vestibule extérieur. Dans les maisons riches et les palais, elle était à deux battants (on disait alorsxx rpoOupa). Elle s'ouvrait sur le vestibule (7:poôotji.oç) ou directement sur la cour; elle était précédée d'une barrière (7rpocppâYfJi.aTa), et il y avait ainsi un vestibule extérieur appelé de môme Trpc^Oupov, ou TipoiruXaiov.

Pour faire ouvrir la porte, on frappait à l'aide d'un marteau, comme de nos jours, ou l'on appelait le concierge, s'il y en avait un, ou bien quelqu'un de la maison ouvrait. Un chien faisait souvent office de gardien de la porte (Voy. Bupa). Le TTpôOupov était souvent décoré de figures de simple ornement, ou deslinées à proléger la maison. 11 renfermait un autel de Zeus Herkeios; à côlé de la porte, dans le mur, il y avait une niche pour mettre une lanterne, et parfois d'autres niches pour les idoles lutélaires.

np69u(Tlç. — Large esplanade dallée qui se trouvait devant certains autels, et sur laquelle on immolait les victimes.

npo6ù>pàHiov.

'Attti;).

Bouclier (Voy

npotÇ. — Dot que la femme apportait en se mariant, en biens, en vêlements et mobilier aussi bien qu'en argent.

L'usage de la dot n'est pas 1res ancien en Grèce où, à l'origine, c'était l'homme qui payait les parents de la jeune fille qu'il voulait épouser.

La dot se composait des biens propres à la jeune fille el de ceux que lui constituait son père à l'occasion du mariage.

Le mari devenait le tuteur de sa femme à la p'ace de son xupio; légal, si elle était £7rtxXYipoç, c'esl-cî dire orpheline en possession de son héritage, et administrait ses biens, mais à charge de restitution, en cas de divorce, à moins qu'il n'y ait pas eu de conslitution de dot officielle et juridique (TiVrjdtç £V r.ooXyJ), auquel cas ils lui étaient définitivement acquis.

La dot était constituée, peutêlreobligatoirement, parle père, à son défaut par les frères héri tiers du père, et en dernier ressort par les aulres parents qui, faute de doter une jeune fille pauvre selon leurs ressources — le taux était fixé par la loi — devaient l'épouser. La femme à qui était refusée cetle dot, ou qui ne la jugeait pas suffisante, pouvait intenter une xaxo')«T£03Ç 8i'x'ri. La constitution de dot ne donnait pas lieu d'ordinaire à un acte officiel; elle était réglée en famille, mais par devant témoins, au moment du mariage.

La dissolution du mariage par mort du mari entraînait la restitution de la dol, à moins que la femme ne coniinuàt à vivre avec ses enfants dans la maison de son époux; si la femme mourait, sa dot devenait exigible par les enfants mâles issus du mariage, quand ils étaient majeurs; elle revenait à ses parents, si elle était morte sans enfants. En cas de divorce du fait du mari, même s'il y avait des enfants restés à sa charge, celui-ci devait resti-

tuer la dot; il en était de même dans le cas d'à7roX£i]/iç. En cas de confiit, il y avait lieu à une Si'xTj irpo'ixo; restitution du capital) el à une 5ixTj fjiiOM (demande de pension alimentaire) qui ressortissait à l'Archonle éponyme.

npoxàXu[X[xa. — Voy. KxXuji.aa.

npôxXrjdtç. — Défi, appel au serment appelé Zio)if.oa(7. (Voy. ce mol).

IIpoKvyjfitç. — Voy. KvYiaiç.

IIooxotTWV. — Sorte d'antichambre, pièce précédant la chambre à coucher et dans laquelle on faisait parfois coucher un esclave. On trouve le TrpoxotTcov surtout dans les maisons de l'époque romaine

IlpoxéXittov. — Voy. KôXtto;.

npOx6p.lov. — 1° Perruque (Voy. <î>£vixTi).

2" Toupet de crins entre les oreilles, sur le front des chevaux. On faisait servir

ce toupet d'ornement en le dressant sur la tête des chevaux au moyen de liens et de tresses. Mais quelquefois aussi on le coupait en brosse ou on le rasait complètement (Voy. fig. "jWt.I>\, TÉOpllTTCOV,

etc).

npéXoyoç. — l** Première partie d'une tragédie. C'était ou un dialogue ou un monologue sur la scène avant l'entrée du chœur Ui^ooo^). Cette partie était une sorte de premier acte.

2» Acteur qui est chargé de réciter le prologue.

HpoiJiàXaYYeç [ot]. - Nom donné à des courtisans et des délateurs que des

npo

tyrans chypriotes entretinrent à leur cour. Ils se mêlaient au peuple et, par d'habiles conversations, se faisaient nicllre au courant de ce qui pouvait intéresser le

maître.

npoixavxeCa. — Droit de consulter l'oracle avant son tour. Ce privilège était souvent concédé aux proxènes.à Delphes par exemple.

npôixavTtç. — Prêtre ou prêtresse qui transmet ou interprète les oracles des dieux. En parliculier ce titre était donné à la prêtresse de Delphes et à celle de Dodone.

npofxaxetDV, Ilpojxa^^wv. — Rempart d'une ville, lieu élevé ou avancé d'où l'on combat (Voy. KatàcppaYjv-a).

npo[JieTpYjTTj<;. — Les prométrèles étaient sans doute des serviteurs, des aides des métronomes; ils se servaient de mesures officielles pour mesurer les denrées, en particulier les grains portés au marché, et recevaient pour cela une modique rémunération.

IIpojxeTwittStov, npofjLETwitCç .

— Pièce d'armure en fer protégeant le front d'un cheval.

np6vao<;. — 'Vestibule, salle en avant du vad;, ou cella du temple (Voy. Nad;) .

npoÇevta, IlpôÇevoç. — On appelait proxènes des citoyens chargés officiellement de protéger les étrangers qui venaient se fixer pour toujours ou temporairement dans leur ville. C'étaient de véritables patrons, ayant quelques-unes des attributions des agents consulaires modernes. Rarement ces proxènes étaient des compatriotes, établis hors de leur ville, de ceux dont ils devenaient les patrons. Us ne recevaient que rarement, et à titre d'exception, une rémunération ou une indemnité pour leurs soins, mais ils étaient récompensés par des honneurs.

11 ne faut pas confondre cette proxénie avec la proxénie purement honorifique que la plupart des villes conféraient à des étrangers établis chez elles, à la suite de quelque service important, et qui entraînait des privilèges très appréciables,

336 ri PO

exemptions d'impôts et de prestations (àrÉ/eia), libie accès au Sénat et à rF]cclésia, droit de préséance, tour de faveur en justice (Trposopt'a, -irpoôixta), droit de posséder des biens fonds (yfjÇ xat oixiaç eyxTYjTiç), etc.

Cette proxénie, sous l'une ou l'autre forme, est bien distincte de la proxénie liturgique (Voy. Zâvo;)-

npôoBoç. — Cf. Ilpdopoaoç.

Hpoopjr\ct'cfipe<;, — Nom donné par des villes de l'hrace à leurs généraux, parce qu'ils marchaient au-devant des troupes, en allant au conibal, d'un pas rythmé qui était comme une danse. Un connaissait aussi, à Sparte, l'importance de la danse et son intluence sur le courage des soldats niarchant à la bataille.

npôirXadfJia. — Maquette de sculpteur, en argile, qui devait servir de modèle au praticien pour le marbre, ou dont on prenait un moule pour le bronze.

npOTTVtYetov. — Salle qui dans les bains et les palestres précédait l'étuve ou TTVtyeo;;.

npÔTToXoç. — 1» Esclave, homme ou femme, qui niarche devant son maître ou sa maîtresse pour lui frayer le chemin, et par suite esclave en général, serviteur ou servante.

2» Prêti e ou prêtresse d'une divinité.

np6iro{ia. — Apéritif. C'était soit du vin, toit quelque boisson composée, par exemple un mélange de poivre, de myrrhe, de souchet, etc.

npÔTTOUÇ (surtout au plur. IIpÔTto- Seç). — Nom donné aux amures d une voile; cordages fixés aux coins « inférieurs » vers la proue, pour empêcher le battement de la toile et la raidir dans une direction déterminée quand le vent la gonlle.

HpoirùXata [xà]. — Propylée; on appelait ainsi une entrée monumentale d'un édifice. Ce pouvait être une décoration de portiques précédant ou entourant la porte principale, ou un édifice spécial, formant à lui seul une porte monumentale, une sorte d'arc de triomphe. Telles

npo

npo

étaient les fameuses Propylées de Mnésiclès à l'Acropole d'Athènes.

Le mot a eu aussi tout simplement le sens de vestibule.

IIpoTtuXov. — Voy. llpdOujov, llpo-

np6ppT](Ttç. — La proclamation, nom donné à la première journée des fôtes dites Mystères d'Agra, le 1() de boédrosnion. L'Archonte- roi, accompagné de l'hiérophante vl du dadouchos, faisait au Pœcile une proc'amation ordonnant aux étrangers et aux meurtriers de s'éloigner, car leur présence aurait souillé les mystères. Ensuite ils poussaient le cri : aXaSs [jLu^Tat (à la mer, initiés!). Alors les mystes allaient soit au Pirée, soit près de deux ruisseaux d'eau salée qui coulaient dans la V^oie Sacrée, et dont l'un était dédié à Déméter, l'autre à Koré. Là se faisaient les purifications.

npôffÊpyov. — Intérêt de l'argent (Voy. Tdxoç).

IlpôcrSeatç. — Arrêt, pause. Dans la rythmique grecque, comme dans la musique moderne, il y avait des pauses de valeurs dilîérentes. Les anciens en connaissaient quatre sortes, dont voici les noms avec les signes qui les indiquaient : X X£vo; liç>x/6;, pause de la valeur

d'une brève.

^ xsvo; txaxsd:, pause de la valeur d'une longue (ou 2 brèves); celleci portait aussi le nom de ttsc/T-

^ X£vb; a7.xpb; Tpt'/ sovo;, pause de

la valeur de 3 brèves.

^ XEvb; aaxpbç Tsrpa/povoç, pause

de la valeur de 4 brèves.

npocTxecpàXaiov. — 1" Oreiller. Ce mot a désigné aussi toutes sortes de coussins, en toile, en laine, en cuir, remplis de plume ou de crin.

2» Trésor des rois de Perse, où ils gardaient toujours enfermés cinq mille talents d'or.

npocTXTjvLOV. — Partie de la (jxr,v/|, dans un théâtre grec, où les acteurs jouaient la pièce. Synonyme de /oye^iov.

Citation à compa-

VOV. IIoOTXSCià-

IIpôaxXTjdtç.

raitre en justice.

npôffxpavov.

npOCTXUvetv. — Est en principe le fait d'envoyer des baisers à l'image d'une divinité, en g u i s e

de prière.

Mais , en fait, le mot signifie se prosterner et baiser la terre, c'est-àdire

adorer. Certains dévots louchaient leurs lèvres en passant devant un sanctuaire; les gens superstitieux se mettaient à genoux et faisaient des gestes d'adoration devant quebiue pierre sacrée.

npo<TKÙVYj(Tt<;. — CénuMexion, adoration, prière Voy. llpo^x'jvîiv).

IIpoCToStaKÔç [ttoo;].— Pied métrique composé do deux longues et une

brève : 'j. Il y avait aussi le vers

prosodiaque, composé d'un prosodiaque, d'un ïambe et d'un anapeste,

C'est le prosodiaque calalecliqne; le prosodiaque complet comprenait un pied de plus.

Ce vers doit son nom à l'emploi qu'on en faisait dans les chants de T.pô^oooi ou processions.

IlpoffôStov, — Chant que l'on entonnait au courant d'une procession, sur le rythme cadencé que l'on appelait *p'j9y-b; TTSO^ootxd; ou 'zolJ.r.E-Jxr.zio;.

ILpÔGoZoq. — 1*^ Procession accompagnée de chants et de musique.

npo

ripo

npo

npo

tyrans chyprioles enlrelinrenlàleurcour.

Ils se mêlaient au peuple et, par d'habiles conversations, se faisaient mettre au courant de ce qui pouvait intéresser le maître.

npo|JLavTeta. — Droit de consulter l'oracle avant son tour. Ce privilège était souvent concédé aux proxènes, à Delphes par exemple.

npô[JiavTlç. — Prêtre ou prêtresse qui transmet ou interprète les oracles des dieux. En particulier ce litre était donné à la prêtresse de Delphes et à celle de Dodone.

IIpojJLa^^ewv, npojjia^^wv. — Rempart d'une ville, lieu élevé ou avancé d'où l'on combat (Voy. KatàcppaYj/a).

npojJLexpTjTTjç. — Les promélrèles étaient sans doute des serviteurs, des aides des métronomes; ils se servaient de mesures officielles pour mesurer les denrées, en particulier les grains portés au marché, et recevaient pour cela une modique rémunération.

IIpoixeTwittStov, npofiexwTctç .

— Pièce d'armure en fer protégeant le front d'un cheval.

Ilpôvaoç. —Vestibule, salle en avant du vad;, oucelladu temple (Voy. Nad;).

IlpoÇevCa, IIp6Çevoç. -— On appelait proxènes des citoyens chargés officiellement de protéger les étrangers qui venaient se fixer pour toujours ou lemporairement dans leur ville. C'étaient de véritables patrons, ayant quelques-unes des attributions des agents consulaires modernes. Rarement ces proxènes étaient des compatriotes, établis hors de leur ville, de ceux dont ils devenaient les patrons. Ils ne recevaient que rarement, et à titre d'exception, une rémunération ou une indemnité pour leurs soins, mais ils étaient récompensés par des honneurs.

Il ne faut pas confondre celle proxénie avec la proxénie purement honorifique que la plupart des villes conféraient à des étrangers élablis chez elles, à la suite de quelque service important, et qui entraînait des privilèges très appréciables,

exemptions d'impols et de prestations (aTsÀÊia), libie accès au Sénat et & l'Ecclésia, droit de préséance, lour de faveur en justice (-jrposSpt'a, Trpoôtxia), droit de posséder des biens fonds (y/jÇ xat olxt'aç hfx.Tf^f7ii;), elc.

Celle proxénie, sous lune ou l'autre forme, est bien distincte de la proxénie liturgique (Voy. Zévo;).

npôoSoç. — Cf. IIûdopojJLo;.

npoop5^Tj<iTÎjpeç. — Nom donné par des villes de Thrace à leurs généraux, parce qu'ils marchaient au-devant des troupes, en allant au conibat, d'un pas rylhmé qui était comme une danse. On connaissait aussi, à Sparte, l'importance de la danse et son intluence sur le courage des soldats marchant à la bataille.

np6'rrXa(T{JLa. — Maquette de sculpteur, en argile, qui devait servir de modèle au pralicien pour le marbre, ou dont on prenait un moule pour le bronze.

npOTTVtyetov. — Salle qui dans les bains et les palestres précédait l'éluveou TTVtyeu;.

npÔTToXo^. — 1^ Esclave, homme ou femme, qui marche devant son maître ou sa maîtresse pour lui frayer le chemin, et par suite esclave en général, serviteur ou servanle.

2° Prêlic ou prêtresse d'une divinité.

np67ro[xa. — Apéritif. C'était soit du vin, boil quelque boisson composée, par exemple un mélange de poivre, de myrrhe, de souchet, etc.

Ilpéirouç (surtout au plur. IIpÔTro- 5eç). — Nom donné aux amures d une voile; cordages fixés aux coins « inférieurs » vers la proue, pour empêcher le battement de la loile et la raidir dans une direction déterminée quand le vent la go n Ile.

npOTTÙXaia [ry.]. — Propylée; on appelait ainsi une entrée monumentale d'un édifice. Ce pouvait être une décoration de portiques précédant ou entourant la porte principale, ou un édifice spécial, formant à lui seul une porte monumentale, une sorte d'arc de triomphe. Telles

étaient les fameuses Propylées de Mnésiclès à l'Acropole d'Athènes.

Le mol a eu aussi tout simplement le sens de vestibule.

npÔTTuXov. — Voy. llpdOusov, lipo-

np6ppTj(Ttç. — La proclamation, nom donné à la première journée des fôlcs dites Mystères d'Agra, le IG de boédromioii. I /Archonte- roi, accompagné de riiiérophante cl du dadouchos, faisait au Pœcile une proc'amalion ordonnant aux étrangers et aux meurtriers de s'éloigner, car leur présence aurait souillé les mystères. Ensuite ils poussaient le cri : aXaSs txudTai (à la mer, initiés'.;. Alors les mysles allaient soit au Pirée, soit près de deux ruisseaux d'eau salée qui coulaient dans la Voie Sacrée, el dont l'un était dédié à Démêler, l'autre à Koré. Là se faisaient les purifications.

ILpàaepyoy. — Intérêt de l'argent (Voy. Tdxoç).

np6(T0e(Ttç. — Arrêt, pause. Dans la rythmique grecque, comme dans la musique moderne, il y avait des pauses de valeurs différentes. Les anciens en connaissaient quatre sortes, dont voici les noms avec les signes qui les indiquaient : A X£vbç Ppoc/u;, pause de la valeur

d'une brève. ]f xevo; [/.axpdç, pause de la valeur d'une longue (ou 2 brèves); celleci portait aussi le nom de ttgot-

A X£vo; [X'/.xzo; Tpt/povo;, pause de

la valeur de 3 brèves.

^ x£voç |j.axpoç T£Tpa/povo;, pause

de la valeur de 4 brèves.

npocTxecpàXatov. — 1« Oreiller. Ce mol a désigné aussi toutes sortes de coussins, en loile, en laine, en cuir, remplis de plume ou de crin.

2» Trésor des rois de Perse, où ils gardaient toujours enfermés cinq mille talents d'or.

npoaxfjviov. —Partie de la gxyjv/j, dans un théâtre grec, où les acteurs jouaient la pièce. Synonyme de lo^^iîoy.

(iilalion à compa-

IIpOCTxXTJdtÇ.

railre en justice.

npOŒxpavov. — Voy Xaiov 1.

npoaxuveTv. — • Est en principe le fait d'envover des baisers à l'image d'une

izo^yj-

adorer. Certains dévots louchaienl leurs lèvres en passant devant un sanctuaire; les gens superstitieux se niettaient à genoux et faisaienl des gesles d'adoration devant quelque pierre sacrée.

npOCTXÙVTj(Tl<;. — Cénullexion, adoration, prière Voy. lIpo7X'JV£Ïv).

npOffoSiaxôç [ttou;] . — l*ied métrique composé de deux longues et une

[)P(.ve : '-*• Il y avait aussi le vers

prosodiaque, composé d'un prosodiaque, d'un ïambe el d'un anapeste.

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C'est le prosodiaque calaleclique; le prosodiaque complet comprenait un pied de plus.

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Ce vers doit son nom à l'emploi qu'on en faisait dans les chants de Tipd'TOOOi ou processions.

IlpocrôStov, — Chant que l'on entonnait au courant d'une procession, sur le rythme cadencé que Ion appelait 'p'-'^y-^'î 7rs0700ixd; ou r.o^J.T,vj-:f.cio^.

np6(ToSoç. — I" Procession accompagnée de chants el de nmsique.

npo

npo

2» Trésor. En particulier, tj xoivyj TtpcJ^ToSoç était le nom donné au trésor public placé sous la surveillance d'un trésorier (Cf. Ta|jLia;).

IIpôaTtoXoç. — Voy. lIpoTioXo;.

EpocTTàç. — Vestibule (Voy. YU6- BotJLo;). Quelquefois ou préfère traduire par cour et faire du mot le synonyme d'atOQuia (voy. ce mot) ou de àvoptov, salle des hommes,

npOŒTaffta. — Présidence (Voy.

npo'7TàT-rj;]etvestil)u'e(Voy. npo^rraç).

ilpocTTàTYjç. —En général, chef, président, patron, et en particulier: 1» Patron que le métèque avait lobligalion de se choisir parmi les citoyens, pour servir d'intermédiaire entre lui et l'Etal, et lui être pour ainsi dire un tuteur. Celui qui négligeait de se trouver ce protecteur était susceptible de l'à'jTpo'TTaatou ypacp/), et pouvait, dans certains cas, être vendu comme esclave.

2» Traduction du latin pabonus (Voy.

Le.r. des anliq. romaines, s. v. Palronus).

npOCTxepviStov. — 1° Pièce d'armure

en fer protégeant le poitrail du cheval.

2» Gorge postiche à l'usage des acteurs.

IIoocjTTjètStov. — Statue réduite au

buste; buste.

npociTtfXTjfJia, np6cTTt[xov. — Amende, ou plus généralement peine supplémentaire que les juges adjoignaient à l'amende ou à la peine légale.

npoffTpa^TjXtÇetv. — Mouvement de la lutte (iràXrj) qui consistait h serrer au cou son adversaire pour lui faire perdre la respiration et le renverser.

npoCTxpoTtrj. — Position d'un suppliant. Quand on adressait des supplications aux dieux, les intéressés, portant les bandelettes et le rameau sacré, s'avançaient vers Taulel; pendant la prière, on se tournait vers la divinité les bras levés, la paume tournée en l'air. Quand on voulait supplier un homme, on lui embrassait les genoux ou on lui touchait la barbe en lui adressant la parole.

np6(TTuXoç. — Se dit d'un édifice qui a une colonnade sur la façade. Il s'agit

d'un portique et non pas, pir exemple, des

colonnes qui peuvent exister

entre les anles d'un temple

in antis (Cf. fig. Naoç).

np6crcuTtov, — On hésile

sur le sens de ce mot. Pour

les uns, c'est un bas relief,

par opposition à extuttov,

haut-relief; pour les autres,

c'est un moule, tandis que

exT'JTCOv est un moulage.

Mais, essentiellement, les

deux mots ont le même sens

de relief, comme tutto;.

np6(TTUiroç. — Syn. de [Ipo^TUTCOv.

npocTTÛov. — Lieu placé en avant

d'un portique, ou porlitiue placé en avant

d'un édifice (Voy. IItox, neptaxuXiov,

etc.).

ïlpôdcpaYJia. — La victime immolée

dans un sacrifice et, par suite, le sacrifice

lui-même (Voy. ©oîia).

np6(TXt<yp.a. — Chaussure à l'usage

des vieillards, sorte de chausson fendu

par devant.

npO(Tù>Bia. — 1" Chant accomiagné de la lyre.

2o Accent tonique, puis accent métrique, intonation musicale qui accompagnait la syllabe accentuée. De là ce mot a signifié la quantité ou la science de la quantité.

npo<JU)iretov, IIpôcroTtov. — Masque de théâtre. Le masque des acteurs tragiques etcomiques a pour origine la mascarade des fêles de Dionysos. On sait que les joyeux paysans qui les célébraient se déguisaient et se composaient des visages effrayants ou grotesques. Les acteurs primitifs se barbouillaient de lie. Le masque n'est que la forme définitive qu'a prise cette coutume de déguisement. L'invention en est due, dit-on, à Thespis; mais le premier masque était fort simple, en toile blanche. Il se compliqua rapidement et en arriva à la forme classique connue par tant de monuments et due, paraît-il, en ce qui concerne la tragédie, k Eschyle. Il y eut naturellement des masques divers,

npo

npo

comme pour ta tragédie, le drame satyrique et la comédie, des masques d'hommes

et des masques de femmes. Ils étaient en bois ou en plâtre, revêtus d'une énergique polychron)ie, qui accentuait encore le caractère terrible, ou douloureux ou grotesque du type, et complétés par une chevelure naturelle et une barbe s'il y avait lieu. Le masque était assujelli à la tête au moyen de liens, et, pour éviter de froisser le crâne, l'acteur mettait d'abord une calotte de feutre, ou TTtXtoiov. Ce qu'il y ade plus 0 r i g i nal, c'est l'ouverture énorme de la bouche, destinée à laisser passer la voix et

en

môme

temps à

l'amplifier, et ce qu'on appelait royxoç, ou une excroissance au-dessus du front en forme de A. Cet oyxo; a pour effet d'allonger le visage et de grandir lacteur; il est réservé au masque tragique. Naturellement, à cause de l'impassibilité des ':rpd<70)7:a, il était nécessaire d'en avoir une collection répondant soit à des types généraux, soit à des personnages de telle

ou telle pièce spéciale. L'art des fabricants de masques (gx£uo~0'.ix) était, dans ce sens, devenu très ingénieux, si l'on en juge par les monuments figurés qui représentent des masques et par les listes qu'ont dressées, avec une grande abondance de termes, les lexicographes et compilateurs (Cf. fig. *Y7:oxptr/îç).

npoTet)^t<TjJLa. — Clacis en avant d'une muraille fortifiée.

IIpOTéXeta [tk]. — Ensemble des cérémonies religieuses qui commençaient la veille ou même plusieurs jours avant le mariage dont cll<s étaient le prélude.

C'étaient des sacrifices aux dieux vaay^- Xioi, des visites aux temples où les fiancés consacraient des souvenirs et des présent'*, etc., etc. (Voy. Pây-oç).

npOTt[ltOV. — Arrhes, somme d'argent que rachelcur payait au vendeur comme acompte, dans certains marchés, et qui rendait ce marché définitif, x'jpi&v. Mais cependant l'acheteur pouvait se dédire en perdant ses arrhes. Les arrhes étaient proportionnées à la valeur do Tobjet du marché. L'usage des arrhes semble d'origine sémitique.

IIpoTOjirj. — l» Buste sculpté; le mot est assez récent; on employait, à 1 âge classique, le mot slxcov.

2» Hure. Terme sous lequel on désignait certaines proues de navire affectant la forme d'une hure de sanglier. L'écubier (ooOa/aôç) représentait alors un œil peint avec ses cils et sourcils (Voy. fig. NaO;).

IIpOTOVOÇ. — Les marins grecs désignaient de ce nom le cordage aujourd'hui appelé étai qui, passé en collier à la tête d'un mât et fixé sur le pont par l'autre extrémité dans l'axe du bâtiment, consolide le mât contre les mouvements que le navire fait d'avant en arrière. L'étai était en général double pour chaque mât. Il était tendu vers l'avant.

npOTpeiTTtxôç Xôyoç. — Nom

donné à des écrits moraux, à des exhortations composées par des rhéteurs et des sophistes pour l'éducation de la jeunesse.

ripo

IIPV

Ilpoôvetxoç. — Portefaix, qui porlail les niarchandisesde l'agora à la maison des acbeleurs. On désignait aussi de ce nom des coureurs, des courriers 1res rapides.

IIpocpTiTYjç, npocp^Ttç. — Irïlcrprèle de la volonlé des dieux, et, en parliculier, sorte de priHre qui assi>tait la Pythie et était chargé de donner un sens aux cris (lu'elle poussait; le prophète donnait primitivement la réponse de l'oracle en vers hexamètres, plus tard en prose, mais toujours dune façon ambiguë.

npôcppaYfxa. — Barrière, en particulier celle qui isolait do la rue le devant de la porte d'une maison (Voy. IIooOupov).

IlpocpuXaxi^. — Avant-poste, et sentinelles placées à l'avantposle.

IlpocpùXaÇ. — Sentinelle placée en avantposte.

Hpày^oo^. — Vase de dimension

moyenne, ayant un pied, une anse, un

long col

et une

embouchure étroite,

qui servait à verser

Peau et

le V i [1 ,

dans les

repas, et surtout

dans les sacrifices.

C'est le

vase aux

libations

par ex-

cellenee.

-'jimm.

mmmïm:im

Ilpà^ujxa. — Suc qui coule des raisins avant qu'ils ne soient foulés aux pieds et pressés. On appelait aussi cette liqueur zoorpoTio; ou •rrpoopoj/.o; otvo;.

npoxv)Tat fat]. — l" Orge que Ion répandait sur la tête des victimes tandis (lu'on les conduisait à l'autel, ou que l'on brûlait sur l'autel.

2» Fleurs que l'on répandait sur le passage de qucl(|u'un pour lui faire honneur.

npo^uTTjç. — Syn. de Iho/oo;.

npOoxTTT^ç, — Poutre saillante audessus d'une muraille de ville et qui servait à précipiter des pierres sur les agresseurs.

IlpuXéeç. — Fantassins lourdement armés, portant casque et cuirasse.

IIpùXlç. — Se disait proprement de la danse armée des Curetés. C'était aussi une danse arcadienne.

lîpùfxva, IIpù|JiVTj. — Poupe ; arrière dun navire (Voy. NaD;).

npu[JlVYjTy]ç. — Le pilote d'un vaisseau qui était posté sur la poupe (Voy. KuêepvyjTTjç).

EpuTaveta. — On appelait prylanie, à Athènes, le temps que duraient les fonctions des Prytanes (Voy. Ilpuiav£uç). I^a succession des prytanies était (ixée par le sort au commencement de cliaque année; chacune durait de trentecinq à trente-neuf jours, suivant les années.

IIpuTaveTov. — i° Lieu de réunion des Prytanes, llolel de ville (Voy. Ilpulavso;). Un assez grand nombre de fo[ictionnaires publics prenaient leurs repas au Prylanée, aux frais de l'Htal. La nourriture gratuite dans cet édifice était aussi accordée k certains citoyens comme récompense de services rendus à la patrie, et ce privilège pouvait durer autant que leur vie.

2« Au pluriel, somme déposée par un plaideur dans une cause privée. Suivant Xénophon, les TrpoTavsta suflisaienl à couvrir les dépenses du tribunal des Héliasles.

npuTaveùç, IIpÙTavtç. — Le Sénat

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athénien, ou Iîo'jXyj, était divisé en dix sections de cinquante membres, autant de sections que de tribus. Les représentants de chaque tribu étaient à tour de rôle prytanes, c'est-à-dire premiers, et, dans chaque section de prytanes, on choisissait pour chaque période les présidents des réunions du Sénat et {]e<, assemblées du peuple. Chaque période portait le nom de-Trp'jTavst'a (voir ce mot). Les Prytanes s'assemblaient et étaient nourris aux frais de l'Ktat dans le Trsuxavtïov, d'abord, puis dans un autre édifice qui s'appelait par abus -rpuTavîTov, mais qui était véritablement la HoXoç.

npa>pa. — Proue, avant d'un navire.

Dans la trière, la proue est armée de l'éperon. Le nom du navire était peint sur l'avant (Voy. Nauç, "AcpXa^rov, Ku^sp-

HpwpaTTjç, np(t>peuç. — Officier de marine placé sous les ordres du xuêspvTjTTj; et qui commandait la manœuvre à l'avant du navire, du côté de la proue (7rpo)pa). Il observait le temp?, signalait les éciieils et devait avoir soin des agrès.

npù)TaY<»)Vt(rcT)ç. — Protagoniste, ac'eur chargé dans une pièce du rôle le plus important. Ordinairement il n'avait qu'un rôle, mais dans certaines pièces, les nécessités de la représentation l'obligeaient à se charger d'un ou de deux autres (exemple VAn/i(/one de Sophocle, où le protagoniste a les rôles de l'héroïne, de Tirésias et d'Eurydiké). Le protagoniste faisait ordinairement son entrée sur la scène par la porte centrale.

nreXéa. — Ormeau, arbre dont le bois, solide, peu corruptible, était employé avec autant de faveur que le chêne pour les charpentes, la menuiserie, la carrosserie, etc.

nxepvtÇciv. — 1» Se dit d'une passe de lutte (TràÀTj) qui consistait à saisir le revers du genou de son adversaire avec le talon (rxÉsva) comme avec un crochet, afin de lui faire ployer la jauibe et de le renverser. En latin supplan/are.

C'est une espèce de croc en jambes.

2» Ressemeler une vieille chaussure.

On disait aussi ÈTr'.xaxTus'.v. Par extension le mot signifie faire une réparation quelconque.

ïlTEpôv. — .Aile, et par suite nombre d'objets ayant la forme d'ailes, ou pouvant s'assiuiilerou se comparer à une aile, comme une voile de navire ou une rangée de rames, un soc de charrue, la colonnade d'un temple (d'où les mots ôt'rrrsco;, T.EZÎT.zezo; vaô;, etc.), l'aile d'un bàliment, l'aile d'une armée en bataille, etc. IlTepùytov. — Pale d'un gouvernail.

On la nomme aussi TTTÉp'JY^Ç, au pluriel, par ce qu'elle se composait de deux parlies assimilées à deux ailes. Kn général, comme le mot TiTîpov, TrrspÛY'.ov p«Mit s'appli«juer à maints objets en forme d'aile, ou ayant un usage qui permet de les assimiler ou de les comparer à une aile.

IlTépuÇ. — Voy. riTspdv, Htesuviov. nxépwjJLa. — Aile, ot particulièrement :

1» Une llèche dont la liasle est garnie de plumes.

2« En architecture, l'aile dun édifice.

IlTtXov. — Aigrette qui surmontait le casque, ou crinière qui fiottait derrière le cimier. A l'époque homérique, le panache qui fiottait au-dessus du casque était parfois teint en rouge.

IlTUXTtov. — Tablettes à écrire Voy.

AéXto;''.

IItuÇ. — i" Plaque recouvrant un bouclier; il y en avait jusqu'à sept superposées. Les plaques inférieures étaient faites en peau de b(euf tannée et tendre; la lame ^^ipérieure était en métal, souvent en cuivre travaillé. l*ar extension, le mot s'est appliqué au bouclier lui-même. 2° Tablette pour écrire (Voy. AéAto;).

IItuov. — Pelle qui servait à vanner.

Quand souffiait le vent, on soulevait le blé avec celte pelle et on le laissait retomber d'assez haut, de sorte que le vent emportait la balle, et les grains de blé, plus lourds, retombaient par terre.

IlTU^^rj. — 1° Syn. de IItu;.

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2» Lar^^e borda^^e qui porte le nom du navire et la décoration peinte.

IItwyÔç. — Mendiant. La Grèce a connu, comme tous les pays, la plaie sociale de la mendicité. Dès les temps les plus reculés, d'ailleurs, c'a été comme une sorte d'institution ayant ses lois et ses privilèges. Les mendiants sont des fainéants et des vicieux, des nomades ou des malheureux. Ils sont bien traités d'ordinaire, surtout ceux de ces dernières catégories , e t l'on exerce envers eux la meilleure hospitalité. A l'époque classique, il est probable que la mendicité fut réglementée et punie lorsqu'elle résultait de la paresse. Mais nous sommes mal renseignés sur ce point.

IlTWYOTpocpelov. — Sorte d'asile où l'on recevait les mendiants, les pauvres, où on leur donnait de la nourriture et des soins. C'est une institution chrétienne.

IIuaveiLttuv. — Quatrième mois de Tannée atlique; il avait vingt-neuf jours et répondait àpeu près à notre mois d'octobre (d'après d'autres, deuxième moitié d'octobre et première moitié de novembre).

XIuYfJiaxta. — Voy. lluY[xrj.

nuYfJtT). — Pugilat. Cette forme de la lutte est un des exercices réglementaires du r£VT7.0Xov (voy. ce mot). Comme trop brutal, il fut remplacé par le lancement du javelot. Les athlètes qui se livraient à la TTuyy.-/^ étaient naturellement les plus robustes et les plus brutaux.

L'exercice était dangereux, et les moindres blessures qui en résultaient déformaient le nez ou les oreilles des pugilistes (voy. fig. Elxcov), d'autant que, pour rendre les coups plus terribles, les com-

battants enveloppaient souvent leurs poings dans les courroies dangereuses

du ceste, ou taàç (voy. ce mol). Le pugilat sans usage des taivxs; est le pancrace (voy. Ila^xpaTiov), mais il est probable que les enfants pugilistes, parexemple ceux desJeux Olympiques, ne faisaient pas usage de cet accessoire terrible.

IIuYtov. — Mesure de longueur; il lui manquait quatre oaxTuXoi pour équivaloir à une TT'rj/i»;, c'est-à-dire une coudée mesurée depuis le coude jusqu'à Tex- Irémité du poing fermé.

IluéXiov. — Dim. de IlusXoç.

IlueXlç. — 1° Syn. de IlueXoç.

2» Cavité dans laquelle s'enchâsse le cachet ou la pierre précieuse d'une bague.

IlùeXoç. — Grand récipient servant à laver des objets ou à prendre des bains. Le mot s'appliquait aussi à une mangeoire ou à une auge à l'usage des animaux, et aussi à un sarcophage.

nù0a>v. — Syn. d' 'KyyxTTf.t'ii.tJÔoç, ventriloque. Le nom venait de ce qu'on croyait qu'un monstre ou démon s'agitait en eux.

nÙKVOXTtç. — Position de combat ordinaire de la phalange; la distance entre chaque soldat est de trois pieds grecs, soit On'92 cent.

nùxT7]ç. — Athlète pugiliste (Voy.

Huyar,).

XluXayôpaç, lïuXayôpoç. — Député nommé par le peuple des cités au

conseil des Amphictions. Les Pylagores avaient des fonctions assez mal définies, et semblent s'être occupés surtout du contentieux et de la juridiction. Leur nom vient de TTuXat'a, Assemblée des Amphictions.

n\>Xea>v. — 1<* Voy. lluXtov.

2» Couronne, en particulier couronne de forme spéciale que les Laconiens attribuaient à liera.

IluXyj. — Porte (Voy. 0upa).

IIuXiç. — Petite porte, et plus particulièrement une porte basse, une poterne.

nuX(ji)V. — Grande porte monumentale; s'applique en particulier aux propylées et porles des palais et temples d'Orient et d'Egypte. Par extension le mot s'est appliqué à de simples portes, plus ou moins grandes et décoratives, et à des vestibules.

nuXa>p6ç. — 1» Voy. ©upwpô;.

2» Poste de soldat gardien d'une porte d'enceinte.

IIuvBaÇ. — 1° Fond ou couvercle d'un vase.

2» Garde d'une épée.

IIoÇ. — Voy. ri'jyjjLy^.

IluÇtov. — Tablette à écrire faite en bois de buis, et tableau pour les peintres.

IIu^Siç. — 1° Coffret à bijoux ordinairement en buis; il y en avait aussi en

terre cuite, ornés de peintures et de dessins. Ces coffrets avaient une forme cylin-

drique ; ils étaient surmontés d'un couvercle. La pyxis pouvait aussi ressembler à une véritable petite urne avec ou sans anses et couverte. Cw

2o Cof- ^^ ^ fret où l'on enfermait des drogues et des poi sons; il y en avait en or, argent, ivoire, etc., enrichis de sculptures.

IIûÇoç. — Buis. Le bois en était très employé, parce qu'il est compact et lourd, se pourrit difficilement et ne se fend pas. De peu d'usage en construction, on s'en servait pour les ouvrages faits au tour; on en faisait des jougs, des manches et des poignées d'outils, drs tablettes à écrire, des tableaux, des boîtes, des jouets d'enfants, comme des toupies, des castagnettes, et aussi des flûtes et des instruments à cordes. On l'employait encore en sculpture.

Ilupa. — 1° Bûcher, pile de bois sur laquelle on mettait le cadavre pour le

brûler; on donnait au bûcher la forme carrée; souvent il était très élevé. Une fois le corps consumé, les amis et les parents recueillaient les os et les cendres qu'ils mettaient dans une urne.

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2« Feu que l'on faisait bi-nier sur l'aulel (l'un dieu, el par suite l'autel luimême f'Voy. no);/o;l.

nupàypot. — Pince à feu, tenailles de forgeron, f.a izuziy^y. ressemblait à la pince en usaye de nos jours, jurande tenaille à bec un peu allongé, dont les bras sont courbés en dedans, de façon à donner une grande force à la prise (Voy. fig. 'Irrvo;).

nupafJLtç.— 1° Monument égyptien, servant de sépulture aux rois el aux grands personnages. La base en était carrée, les cotés triangulaires, de soile que la pyramide se terminait en pointe.

2" Syn. de ]\<jpy.<io^;.

Ilupa^xôç, Ilupaixouç. — (îàleau fait avec du miel et de lafariue de sésame.

IIupYtSiov, nupytov. — Dim. de Ilupyoç.

nupYOTtotta. — Au sens étymologique, c'est l'art de construire des tours, mais en général, c'est l'art de fortifier les villes (i!;yn. de Tei/ot.oiIt.).

nupyoç. — Tour. 1" Les Grecs ont fait un usage très important des tours pour forlilier leurs villes, et cela dès une époque fort reculée. De très antiques enceintes sont llanquées, par intervalles, de tours ou de demi tours saillantes tournées vers l'ennemi, qu'elles servent à surveiller lorsqu'il approcbe, et h combattre de liane lorsqu'il combat au pied

des murailles. 11 y avait des tours rondes et des tours carrées, d'ordinaire termi-

nées en terrasses el munies de créneaux à la crête, comme le reste de la Finirai Ile. 1^'espacement peut varier de 12 mètres à ICH) el plus. Les tours, construites en pierres d'appareil plus ou moins gros el plus ou moins soigné, dominent d'ordinaire le mur d'enceinte. Dans des cas de presse el dans quelques circonstances particulières, on pouvait construire des tours de bois.

Les Grecs, d'autre part, n'ont pas ignoré l'usage des tours isolées, î^ervant de postes de guet, de défense, et aussi de phares.

2" Le mol Trooroç s'applique par extension h. divers objets en forme de lour, en particulier au cornet cylindrique, avec des saillies inlérieures, qui servait aux joueurs k agiter el lancer leurs dés.

Ilupeta [là] . — Morceaux de bois (jue l'on frottait l'un contre l'autre pour obtenir du feu. On prétendait que c'était une invention d'Hermès. On employait du bois tendre, comme le lierre, la vigne sauvage, pour faire le foyer, ou gçyxpa, partie fixe du briquet, el du bois dur, comme le laurier, pour le faire tourner par la pointe sur IsT/àpa; c'était le xpuTiavov.

I^es anciens ont connu aussi le briquet composé de deux pierres à £eu, ou d'une pierre el d'un morceau de fer.

Ilupeùi;. — Hécbaud.

Ilupia, IIuptaTYjptov. — Ce mot

répond au lalin suduLorium ou Uiconicutn, el désigne une partie des bains, à l'extrémité du caldariuni. La Tiupia était de forme demi-circulaire et surmontée d'un dôme; des tuyaux placés sous le plancher el dans les murs, renfermant de l'eau chaude, y entretenaient une température très élevée. Le baigneur se plaçait dans un bassin plat; il pouvait augmenter ou diminuer la lempérature au moyen d'un disque de métal qui bouchait une ouverture placée à l'extrémité du dôme; ce couvercle se levait ou se baissait au moven d'une corde.

ni>pt|Jia)^oç XiOoç. — Pierre dure,

ri

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nor

5orle de pyrite, que l'on mêlait au minerai que l'on voulait fondre.

IIuptTrjç XiSoç. — Pyrite, pierre d'où l'on extrayait diverses substances, comme l'oxyde de zinc. On l'exploitait comme un minerai.

IIupKaïà. -- 10 Syn. de ITusa.

2o Incendie. Le crime d'incendie, avec intention de donner la mort, était jugé par l'Aréopage; le coupable pouvait être condamné h mort ou à l'exil avec confiscation des biens.

nupxéoi. — Devins attachés au temple de Delphes et chargés de linspeclion des victimes sur le feu sacré.

Ilupvàv. — Abréviation de Trupivov, a signifié d'abord du pain blanc, puis du pain de son.

HupôjJLavTtç. — Devin qui prédit l'avenir par l'inspection du feu el liuterprélation des signes qu'il donne.

Ilupôi;. — Froment Voy. Xiio;).

nuppi^TJ. — Danse guerrière des

Spartiates. Les hommes y étaient exercés dès leur jeune enfance.

C'était une danse très antique, d'origine dorienne; elle consistait plutôt en évolutions rythmées qu'en une miuuque expressive.

Elle préparait, dit-on, les cœurs aussi bien que les corps à affronter les combals. File apprenait en même tempsque 1 audace les sauts en avant et de côté, en" arrière, etc., etc. j ^ , ^

On dansait la pyrrhique aussi bien à Athènes qu'à Sparte, dans les Jeux l'anathéna'iques. C'étaient sans doute les Hoplomaques qui l'enseignaient à la jeunesse, et non les Pédotribes.

Iluppt^Cajxêoç. — Vers composé de pyrrhiques deux brèves uu) el d'iambes (une brève el une longue i> — ) dans des proportions variables.

Huppi^toç. — Désigne en métrique un pied composé de deux brèves.

nuppt^t(TTr|ç. — Celui qui danse la pyrrhi(iue (Voy. Huspc'/Y,).

I[up(Teta. — Système de signaux au moyen de feux allumés de dislance en distance, et nouvelle annoncée par ces signaux ((^f. II-jp^o;).

IlupcrÔÇ. — Ce mol désigne un feu destiné k des signaux. De là oi t.'jz^oî indique, dans l'armée macédonienne et d'autres k son exemple, les soldats qui faisaient des signaux, comme chez nous ceux qui font de la télégraphie k bras.

nupaoupôç. — Celui qui exécute les signaux de leu (,Voy. llupTo;).

Ilupcpôpoç. — Celui qui, dans une armée lacédémonienne en marche, précédait la colonne portant une torche allumée au foyer du Hoi. Arrivé k la frontière, on offrait un sacrifice à Zens el k Alhéna, el le TT'jp'^opo; prenait à l'autel le £eu qui devait servir pendant toute la campagne aux cérémonies religieuses.

nwywv. — Barbe (Voy. Viveio/], el particulièrement grande barbe ahondanle (Cf. lig. 'Aycovo6£TY,ç, 'Axparo-

nQA

HQP

cp(Jpov, 'AxpoXtOsv, Bai^T-ipa, FÉvetov, 'Kp{j/?iç, t)ù<7avoç. Képaç, IHXt,,

i^XTJTUTpOV, i^t'xiVVtÇ, Clc).

ÏIwXrjTTiptov. — 1° Lieu où l'on vend, marché, agora, porliqiie, etc.

2» Lieu de réunion des TrcoXvjTat (voy. IIo^Xyjt'/jç).

IIwXtjttqç. — Fonctionnaire alliénien de l'ordre financier. Placés sons les ordres et le contrôle de la Ho'jat), les Poictes avaient pour office d'affermer les biens de l'État, les revenus publics, de vendre les biens confisqués, les esclaves publics, etc., etc.

Ils étaient parfois chargés d'intenter

des procès et de poursuivre, par exeniple, les métèques qui ne payaient pas leur taxe. Il y avait dix Polèles à l'époque classique, un par tribu.

nô>p.a. — Ce mot .sert à désigner un couvercle quelconque de vase; en particulier, dans Homère, il signifie le couvercle qui fermait le carquois.

na>pivoç XiÔoç, n(î>poç. — Pierre poreuse grossière employée dans la construction; les vieux temples d'avant la belle époque sont souvent construits en pierres de celte espèce. C'était un luf calcaire.

TaSSrjcpôpoç. —Voy. *Pa65ocpopo;.

*Pa65tov. — l*» Baguette de fer ou cautère dont les peintres se servaient pour étendre et fixer la couleur à la cire. Le fer, plus ou moins rouge, selon les nécessités du travail, rendait les couleurs plus ou moins liquides et permettait des empâtements plus ou moins épais ou étendus (Cf. Ka'jTiqptov).

2» Le caducée d'ilermès (Voy. Kvjpu-

xeiov).

'Pa65ovôaoç. — Le licteur des Romains (Voy. Lex. des antiq. rom., s. v. Lie! or).

*Pà6Soç. — En général, tout objet constitué par une baguette ou ayant la forme d'une baguette, comme une canne à pêche, un bâton de commandement, une canne, une houlette, une haste de javelot ou de lance, etc. Plus spécialement :

lu Baguette que les pédolribes et les divers professeurs des gymnases et des palestres tenaient à la main pendant les leçons, afin d'appuyer leurs démonstrations, et au besoin de châtier leurs élèves. Souvent le px6oo; était fourchu (Voy.

fig. natooTpiê'fjç).

En général, tous les surveillants de travaux portaient un ^xêoo; comme insigne de leur autorité et comme instrument de punition.

2» Instrument qui servait aux démonstrations géométriques et géographiques, peut-être un compas. Les Latins semblent avoir traduit le mot par radius.

30 On appelait pxêSoi les couches de minerai dans une mine. Les Grecs employaient aussi le mot cpXs^sç, veines, comme les modernes.

40 Le caducée d'Hermès (Voy. Krjpij-

xs'.ov).

50 Verges des licteurs romains que l'on

appelait pa^oovoaot.

0» Une ligne d'écriture ou un trait servant à marquer ou souligner un passage.

*Pa65ou5^oç. — 1" Nom donné parfois aux agonolhèles parce qu'ils portaient une baguette (Voir 'AycovoOéTY,ç).

2« Gardien armé d'une verge qui maintenait Tordre au théâtre et autres lieux publics.

30 Syn. de 'Pa^Bo'^opo; (Voy. ce mol).

4» Licteur romain (Voy. Lex. des anliq. rom., s. v. Liclor).

Ta65ocp6poç. — 1« Agent préposé à la police d'Athènes et armé d'une verge (Cf. 'Pa^Sou/^oç).

2« Nom grec du lictor romain.

*Pà6S(i)(Ttç. — Cannelure. Le fût des colonnes grecques était le plus souvent creusé, dans le sens de sa longueur, de longs canaux peu profonds, arrondis, qui servaient à la fois à l'orner el à l'allonger par illusion. La colonne dorique avait des cannelures tangentes, la colonne ionique et la corinthienne, des cannelures séparées par une plate-bande étroite. Le nombre des cannelures peut varier. Les cannelures étaient exécutées une fois que les tambours de la colonne étaient superposés. II reste des colonnes où les cannelures sont simplement amorcées par on haut et par en bas. Les Grecs ne semblent pas avoir fait usage, du moins à l'époque classique, des rudentures, c'est-à-dire de baguettes engagées dans les cannelures, sur toute la longueur ou une partie de la longueur. De môme, les colonnes à demi cannelées et à demi lisses ne se rencon-

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