‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 133 sur 184 · O'.OV · texte numérisé non relu

O'.OV

SttjXyj. — stèle. On appelle ainsi toute plaque de marbre destinée à recevoir soit une inscription, soit une décoration peinte ou sculptée.

En particulier, stèle funéraire, que l'on dressait sur le tombeau. Plus ou moins ornée de bas-reliefs ou de peintures, haussée ou non sur des degrés, il semble que la stèle funéraire ait représenté le mort lui-même. On la parait de feuillages, de bandelettes xaivr/i, GT£|xu.aTa; on déposait devant elle des vases, des figurines, tous les ex-voto destinés à honorer le mort et se le rendre favorable; on y répandait des libations, et l'on faisait devant elle les sacrifices (CL fig. 'AviOsaa, Aaoj-^, "IIpo);, ÏIxETràpvY,).

Sttj|JLù)V. — 1« Fil employé pour le tissage d'une étoffe, et plus spécialement ni de la chaîne, opposé au fil de la trame. 2° Métal étiré en fil et lissé en étoffe, ou mêlé au tissu d'une étoffe. Il est possible que les Grecs, qui firent grand usage de ces fils métalliques, ne les obtinssent pas par l'étirage à la filière, mais par le battage au marteau et le limage. Les fils de fer antiques sont très rares, s'il en existe; mais les fils de bronze, d'argent, d'or se trouvent fréquemment. On sait que les bijoux filigranes étaient une florissante industrie de la Grèce classique.

STTjpiYpta, SttjpiyÇ. — Fourche, partie du char superposée à l'essieu et dans laquelle s'adapte le timon.

Sriyp^a- — Marque par tatouage ou au fer rouge faite sur le corps des esclaves ou des criminels pour les reconnaître. Certaines sectes religieuses imposaient aussi à leurs adhérents une marque tatouée sur un membre.

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STtYfJLaxtaç. — 1" Esclave marqué au fer rouge (Voy. llTt'yy.a).

2o i-'e disait d'un citoyen qui était signalé comme ayant dts biens grevés d'hypothèques.

STtYLnn. — Point. Signe de ponctuation <lont on attribuait l'invenlion au grammairien Aristophane de Byzance.

SriXêrj. — Laïupe (V. 'LIXaû/viov).

STtX6(i)Tpov. — Huile, essence dont les femnies se servaient pour rendre la peau de leur visage plus brillante.

STljXfJLtç. — Xoif d'antimoine, qui servait aux femmes pour se noircir les sourcils et les paupières.

StiÇ. — 1^ Bang de soldais. Ce niot désigne aussi une petite troupe. Les soldats en bataille étaient rangés sur plusieurs rangs de profondeur.

2» Dans les chœurs du théâtre, rangée de choristes (cinq de front et cinq de profondeur dans la tragédie, six de front et quatre de profondeur dans la comédie).

Stiyoç. — 1« Appellation donnée à chaque file de rameurs sur le vaisseau grec. La trière possédait trois files de rameurs superposées.

2» Désigne les différentes files de combattants lorsque l'armée est déployée en ordre de bataille.

Ho Ligne d'écriture ou vers.

— 1" Instrument destiné, après les exercices gymniques de la palestre, à racler le sahle, la poussière, l'huile et la sueur dont le corps était imprégné. Il était formé d'une poignée et d'une sor le de lame creu'-e, recourbée au bout. Les stiigiles étaient en or, en roseau, en bronze ou en fer, et très souvent décorés sur le manche de jolies figures gravées.

2" Bandelettes d'or destinées à maintenir les cheveux.

SToà. — Portique. C'est le nom générique de toute galerie formée par un nmr arrière et un toit en terrasse ou en auvent soutenu par une colonnade. Mais le mot a servi spécialement à dési g n e r des promenoirs couverts, simples galeries ouvertes sur les rues ou les places, ou salles fermées qui servaient de lieu de réunion, de distraction, de marché, etc.

Quelques-uns des portiques d'Athènes étaient célèbres par la beauté de leur

décoration, peinte on sculptée, due aux plus illustres artistes du siècle de Périclès.

STOL^^eta [tx]. — Les premiers éléments de la lecture et de l'écriture, que Ion apprenait aux enfants au sortir du gynécée; d'une façon plus générale, ce mot désignait linstruclion primaire la plus rudimenlaire.

SxotYetov. — 1« Aiguille verticale sur un plan horizontal et servant à marquer l'heure.

2° Trait, lettre, caractère d'écrilure.

StoiytjSov. — En colonne. Se dit d'une inscription lapidaire où toutes les lettres de chaque ligne sont placées régulièrement sous les lettres des lignes précédentes (V. fig. page suivante).

StoTyoç. — 1° Tout ce qui est disposé par rangées, par files.

2o Toiles ou filets de chasse alignés pour former clôture.

ZxoXàç. — Sorte de cuirasse compo-

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