‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 132 sur 184 · SO · texte numérisé non relu

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assez diverses, dont les dimensions rendent l'usage de verres particulièrement commode. D'après ces indications, du

reste incertaines, comme la plupart de celles qui se rapportent à la forme des vases antiques, le txu'^o; aurait été aussi bien un 7:oT-<^piov sans anses (Voy. fig. rioT-/]ptov) qu'un bol à une anse ou une véritable xuXi; à deux anses.

SHUCpwiia. — Voy. ^ixO-yOç.

SxwXyjÇ. — Ver et, par suite, quelques objets ayant vaguement la forme d'un ver, par exemple une espèce de gâteau au lait ou au miel, cuit à la poêle. Sxu)Tteu[JLa. — Sorte de danse comique ; son nom venait d'une espèce de chouette, cxw-}, dont le danseur imitait le sautillement, en imitant le geste de quelqu'un qui regarde au loin, la main au dessus des yeux.

Sx(i)pta. — Scories de fer, matières étrangères que l'on trouve dans le minerai et qui sont éliminées dans le fourneau. On disait aussi xiSotjXix ou xt^oo;.

Zxo)^. — Voy. i^xojTTEuaa.

Sp-àpaySoç. — Émeraude, pierre précieuse, variété du béryl. Elle était extrêmement prisée des anciens, qui la plaçaient immédiatement après le diamant et la perle fine. Les plus renommées venaient de Scylhie ;sans doute des monts Ourals et Altaï), de liaclriane, d'Egypte. On l'employait pour la bijouterie la plus somptueuse; en particulier, on en faisait des chatons de bagues gravés, mais ces cachets sont rares.

poudre servant à laver et nettoyer; en particulier, TiJLYjYaa twv ooôvxtov est une poudre dentifrice.

SjJiYjXTtç, SjXYiXxptç Yîj. - Terre k dégraisser; ou disait aussi -rrX'JVTpt;

S[XTQ[JLaTOcpopsTov. — Nécessaire de toilette, renfermant des odeurs et des dentifrices.

Sjx^voç. — Huche (Voy. Mc>t(T-

dt'.Ov).

SpiTQVOupYÔç. — Voy. MtX'TTEu;.

SjxiXtj. — 1° Outil qui ser-ait à divers travaux dans le bois, la pierre ou autres matières, et en particulier à graver, par exemple les lettres d'une inscription.

C'est un burin ou un poinçon. On l'employait pour des besognes délicates, comme la gravure et la sculpture de livoire, de la corne, etc. Le mot est à peu près synonyme de yXu'^avov.

2» Outil de cordonnier, servant à couper le cuir; tranchet. Syn. de Toaeô; ou

3'> Bistouri de chirurgien.

S{XtXiov. — Voy. il ai A Y,.

SixtvÙTj, Spitvuç. — Pioche à deux pointes.

S[xùptç. — Substance minérale, sorte d'émeri, qui servait à polir et graver les pierres précieuses. On en recueillait particulièrement à Xaxos et en Arménie.

SfXbpva. — Myrrhe. On brûlait celte substance sur les autels des dieux. C'est une gomme que distillent en larmes certains arbres d'Arabie. On l'employait aussi en médecine.

Sô6ti. — 1" Chasse -mouches. On disait aussi Muocro^r,.

2" Panache d'un casque fait d'une queue

de cheval.

SôXoç. — Masse de fer brut qu'à 1 époque homérique on pouvait offrir en prix ou en cadeau comme métal aussi précieux qu'utile.

SopoiTTjYO<;« — Fabricant de cercueils (Voy. ^ozôz).

Sopôç. — Tout ce qui sert à renfermer les restes d un mort; cercueil, urne cinéraire, tombeau.

Souxtvoç. — Voy. "IIXsxTpov. SocptCTTTiÇ. — Sophiste. Ce mot, qui veut dire habile, sage, a pris un sens particulier à partir du v« siècle. Les sophistes étaient des sortes de professeurs de phi-

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losophie et d'éloquence; ils prétendaient donner à leurs élèves des connaissances universelles et les rendre capables de plaider viclorieuseinent le pour et le contre. I.eurs cours étaient payants et quelqni fois la somme à donner était très élevée; néanmoins les jeunes gens se pressaient en foule autour d'eux. Socrale combattit les sophistes, mais leur vogue lui survécut. Le nom de sophiste en vint à signifier homme de mauvaise foi, qui cherche à tromper par des arguments captieux.

SiràOrj, dim. STtaOtov. — !« lustrument eu bois, sorte de marteau qui servait aux tisserands à appuyer et serrer les uns contre les autres les fils de la chaîne, après que la navette les avait entrecroisés dans la trame. L'opération s'exprimait par les mots ar^i^r^ xpousiv, ou (77:aOav, ou encore 7Z-i6Y|Ttç, a-zx-

2» Partie large de l'épée et, par extension, Tépée elle-même.

3" Partie large et aplatie de la ra-ne.

40 Spatule de pharmacien ou de chirurgien.

Siràpyavov. — Bande d'étoffe que l'on enroulait autour du corps des nourrissons, en serrant plus ou' moins étroitement. Quelquefois, les pieds étaient libres.

Les c-rAzyxyx étaient des bandes de laine serrées et souples.

Les Spartiates, par exception, laissaient le corps des nourrissons absolument libre.

SiràpTY] , STTapTtvTj , SiràpTOv , SiràpTOç. — Le sparte, plante souple et lésistanle qui, une fois desséchée, est dun emploi très utile pour la fabrication des cordes, des nattes (sparlerie), des paniers, des filets, des sandales et môme des vctesnents grossiers. Les anciens, comme nous, tiraient le sparte de l'Afrique et de l'Espagne. Les Grecs en eurent connaissance, sans doute, grâce aux Phéniciens et aux Carthaginois et peut-être à

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une époque relativement récente. Ils savaient le faire sécher après l'avoir fait macérer dans l'eau de mer et, en le frappant, en détacher les fibres; mais on l'employait aussi au naturel.

Par extension, les mots s'appliquent à des objets de sparterie, à des cordes tressées.

ZTreTpa. — Tout objet enroulé en spirale, connue un filet, un cordage, un ceste (Voy. 'laxç), etc. l*articulièremenl :

1« Hase d'une colonne ionique (Voy.

Kuov).

2» Gâteau dont la pâte étirée s'enroulait sur elle-même.

30 Coussinet, couronne que l'on plaçait sur sa tête pour porter un fardeau (Voy. fig. TuXyj).

STretptov. — Léger vêtement d'été.

Siretpov. — Enveloppe formée d'une bande de toile, et par extension tissu de toile, vêtement en toile, linceul.

SirtGajXTQ . — Mesure de longueur valants t.xIxgtxî et 12 ôaxxuXoi; elle équivalait à peu près à l'empan, soit 1/2 coudée ou 3/i de pied.

STcXày^^vov. —Au plur. les viscères des victimes sacrées (Voy. IlTiXav/vo-

GXOTTO;).

SitXayxvoCTKOTCOç. - Celui qui inspecte les entrailles des victimes. La divination par les entrailles, objet de ce que les Houjains appelèrent enlispicuie, était l'un des modes les plus importants de celte science. Cette divination était inconnue au temps d'Homère; elle lleurit à l'âge classique. C'est surtout le foie qui était l'objet de l'inspection et fournissait des présages aux devins que l'on appelait t£pd:rTai, 7]7:aTO(7xo:rot', aussi bien que (Jizlxy/yofjx.oizoi. L'entispicine ne disparut que plus lard, en plein christianisme (Voy. 'hsdTTT-r,;, ''IJTryp).

S-JToStTTjç apTOç. — Pain cuit sous la cendre.

SiroXàç. — Tunique, jaquette de peau, et aussi cuirasse de cuir.

SirovSauXTjç. — On appelait ainsi celui qui, jouant de la double flûte, "

accompagnait les hymnes que Ton chantait, au cours des sacrifices, ati moment desUl)alions (dzovo/j). Ces hymnes s'appelaient fsr.o^odx xùl'f^[J.y.TX, ou aé/Yj.

SirovSetov. — Vase pour les libations.

SicovSetov aûXTqjxa. — Voy. ïlirov

SitovSeXoç Ttoùç. - l*ied composé de deux syllabes longues. Il entrait dans les rythmes lents comme ceux qui convenaient aux chants qui accompagnaient les libations, ^TTOvôai'; de là vient son nom.

SitovStj. — 1° Libations qui accompagnaient un serment ou un sacrifice, une prière, ou qui inauguraient le repas ou le lerminaienl. Les libations consistaient principalemenl en effusions de vin, car le vin était le breuvage habituel, ou bien en un mélange d'eau el de vin. Quelques dieux, exceptionnellement, n'agréaient que les vri^àX'.a, ou libalionsd eau mélangée de miel (a£AixoaTOv), et quelquefois de lait ou d huile.

Les libations n'étaient d'ordinaire que l'accessoire des sacrifices; elles étaient accompagnées de chants soutenus d'un air de llùle, sur un rythme appelé gttov- Ssiaxoç. Mais quelquefois les libations remplaçaient complètement le sacrifice.

(Voy. fig. llupx).

20 Comme la conclusion des traités était accompagnée de libations, le mot <7:rovOY, a pris le sens de traité entre deux partis ennemis pour faire alliance, conclure la paix, ou simplement une trêve permettant d'enlever les morts et de leur donner la sépulture (cTiovSat si; vEXStov

ocvaipeciv).

Dans le sens de traité de paix ou d alliance on employait de préférence il-jv- 6rjXTi (Voy. ce mot).

SitovSocpôpoç. - l" Esclave ou acolyte du prêtre qui portait les vases et objets nécessaires aux libations.

2" Celui qui est chargé de porter aux ennemis les propositions de traité ; celait d'ordinaire un héraut.

SitupCi;. — Corbeille, pannier rond.

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que l'on emportait au marché, spécialement pour le pain ou les poissons.

SxaStaSpojJLOç, STaBieùç, Sxa- StoSpôjXTjç, SxaStoBpojioç. - Coureur prenant part à la course simple, ou course du ^Tocôtov (Voy. ce mot).

SràStov. — 1« Mesure de longueur équivalant à 6(X) pieds ou \11^^0. H comprenait 6 TTAÉOp de IW pieds et d'autres sous-multiples! ropyu-à, la r^r^/y; (Voy. ces mots , et comme multiple seulement le oiauXoç, ou double stade.

2« La course k pied sur une^ longueur d'un stade s'appelait aussi aTaoïov (Voy.

30 Stade, carrière aménagée pour les courses à pied; elle avait exactement un stade, soit ÔOJ pieds de long. Pour la course double ou oU'Ao;, les coureurs revenaient au point de départ. Le plan des stades grecs ressemblait beaucoup à celui des hippodromes. Le dépari se donnait à l'une des extrémités de la carr'.ère tracée en ligne droite; l'exlrén-.ilé opposée était arrondie el s'appelait ^-^£voôvr,. Il y avait des gradins disposés tout autour de celte piste, ou autour dune partie seulement. Mais le stade n'avait pas là les deux bornes autour desquelles tournaient les chars, ni la sphia, élévation ou barrière qui allait d'une borne à l'autre, ni racpe'î'.;, cet ensemble de slalles disposées pour rendre réguliers el é.|Milab!es les départs des chars (Voy. '1::t:o-

STàepLYj. - 1« Fil à plo.ub servant aux maçons et aulres ouvriers à dresser des supports ou des arêtes perpendiculaires; le poids de plomb suspendu au cordeau s'appelait aoX-jSôi; ou aoXuêoaivx. Il va sans dire que ce poids pouvait ne pas être en plomb; tout objet lourd en pouvait remplir l'office. Le mot a pour synonyme xàOcTo;.

20 Règle ou cordeau, el ligne lirée avec

cet instrument.

30 Barrière dans Ihippodrome. On la relirait vivement devant les chevaux rangés en ligne, afin qu'ils s'élançassent à ce

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signal dans la carrière (Voy. 'W.'kôo^o-

STaôjxtov. — Balance (Voy. l^raOji.oç 2).

SxaOfjLÔv, STaOfxôç. — lo Poids.

Les poids grecs portaient les ujômes noms que les monnaies. Kn voici le système :

Le talent, Ti?.avTOv, valait GO mines, ou (xvaï; 1 mine valait iœ drachmes, 8ça/fi.at'; 1 drachme valait G oboles, o^joIoî. Mais la valeur de ces poids variait suivant les villes, et, dans une même ville, suivant les époques. Le talent attique pesait environ 2592 grammes, la mine 432, etc.

Les poids, comme les autres mesures, étaient sous la surveillance des rjLsrpovd- [xoi, qui y apposaient leur cachet.

2" Balance. Les Grecs ont de tout temps fait usage de la balance, instrument nécessaire

aux échanges

et au commerce. Elle s'est composée dès l'époque mycénienne

d'un néau et de deu.\ plateaux. On en faisait de petites, que l'on tenait à la main

pendant le pesage, et de grandes que Ton suspendait à une poutre. On imagina aussi de faire des supports qui ne se séparaient pas de la balance et qui reposaient sur le sol. Nous ne savons rien en ce qui concerne l'emploi d'un index placé au point de suspension du fléau, et tel qu'en ont les balances modernes pour indiquer le point exact d'équilibre.

Il n'est fait dans les auteurs aucune allusion à la balance que l'on désigne sous le nom de romaine quoique rien ne prouve que les Bomains en aient été les inventeurs.

3« Ktable, ferme, hali'ation quelconque. Plus spécialement c'est un campement pour une halte de nuit; c'est aussi une étape, c'est-à-dire le lieu de halte, et la marche entre deux balles. Dans l'Anabase, la journée moyenne de marche est de cinq parasanges, ou 27 kilomètres environ.

4o Emplacement désigné pour la station des navires dans un port ou dans un V£t6(7oixoç (Voy. ce mol).

5o Ce qui sert à supporter; poteau pilier, colonne, jambage de porte, etc.

STaefxouxoç. — lo Officier préposé au service des étapes; fourrier.

2° Maître d'une maison; peut-être locataire principal (Voy. Mtaôdç, 'Evot'xtov).

Sxatç. — Farine de froment en pâte non levée.

SratTtvoç, SratTCTTjç àproç ou irXaxouç. — Pain ou gâteau cuit à la poêle; il y entrait, outre la <7TaT;, du miel, du sésame ou autres ingrédients.

SràXtÇ. — • Pieu servant à fixer un filet de chasse.

Sxafxev, SrapiCç. — Allonges de bois verticales, en forme de montants et prolongeant les « couples » de l'avant et de l'arrière d'un navire de façon à supporter les deux gaillards (Cf. 'Eyxot'Xta, ''Ixp'.ov).

Srafxvàptov, dim . SrapivCov, Sràpi-

voç. — Vase pour les liquides, en particulier pour l'eau et le vin. De même que

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celle de la plupart des vases grecs, la forme du slamnos est mal définie. Les archéologues appellent ainsi, de préférence, un vase à pied bas, à large panse, avec deux petites anses horizontales et une emboucliure de moyenne ouverture.

une monnaie. Le slalère est toujours un

STàatjJiov [to tAÉÀo;]. — Morceau que le cl^œur tragique chantait lorsqu'il s'arrêtait dans ses évolutions autour de la Ihymélé, après la Tr'ipooo;.

SxaTrjp. — Stalère, désigne à la fois un poids et une monnaie, mais surtout

Statère d'arjçent d'Athèno

Statère darsent de Corintlie.

Slalère d'or de Macédoine.

multiple de la drachme, mais suivant le système monétaire, les villes et les époques, ce multiple peut être un didrachme, ou un lélradrachme, s'il est en argent, une pièce de vingt drachmes (Athènes) ou de vingt-huit draclimes(Gyzique), s'il est en or. Certaines monnaies perses et lydiennes ont, par analogie, reçu le nom de slalères.

Comme poids, le slalère est tantôt le poids d'une livre, Àirpa, lanlùt le poids d'une mine, u.vx.

Sxaxôç [/^iTcovj.— Bobe qui tombe toute droite jusqu'à terre, sans être relevée (Cf. 'OpOoTia^t'a;).

Sxaupoç. — Ce mot désigne un pieu poinlu, un poteau, soit pour empaler les condamnés, soit pour les attacher. 11 a désigné aussi la croix, instrument de supplice très usité en Orient, mais dont les Grecs ont rarement usé. On l'a appelé aussi

SxaùpwfJLa. — Palissade, ouvrage de défense formé de pieux piqués en terre, resserrés ou entremêlés de branchages.

SxatpuXfj. — Voy. A'.xCv^-

SxéYOf(J[JLa. — Voy. STÉv-rj.

^TtyaGTriq, — Voy. XltoA/^v.

Sxéyaaxpov. — Tout ce qui sert à couvrir, en particulier :

lo Vêtement, couverture destinée à abriter le corps.

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2o Sorte de litière ou de fourgon couvert.

.> Magasin, réservoir ou meuble où Ton cache ou serre quelque chose.

Iréyr), Sxéyoç. — lo Toit. Les Grecs ont consiruil des toits de toutes formes, avec toute sorte de matériaux. H semble que les toits en terrasse aient été surtout employés pour les maisons, les toits inclinés pour les édifices et les temples. Les toits en terrasse étaient constitués par une charpente plate recouverte de terre que l'on comprimait sans doute au rouleau, comme cela se passe encore dans bien des régions d'Orient. Les toits à pente étaient constitués par une charpente, souvent très habilement agencée, supportant des tuiles soit d'argile, soit de niarbre. Les bords du toit étaient garnis d'antéfixes, et aux angles aussi bien qu'au sommet de l'angle des rampants, sur la façade, d'acrolères de riche effet décoratif. Quelques édifices étaient éclairés par des baies et lanternes ouvertes dans le toit; c'était sans doute le cas des temples dits hypèlres.

Il va sans dire que les Grecs ont couvert des édifices de petites dimensions au moyen de dalles horizontales ou inclinées, et des constructions modestes ou humbles avec des planches, du chaume, etc. On ne peut guère regarder comme des toits les véritables voûtes formées de cercles concentriques en encorbellement, ni les voûtes à claveaux dont l'usage fut, du reste, très restreint.

2" l'ar extension, on donne le nom de (JTÉyrj à toute construction couverte, maison, tente, tombeau ou même à une chambre.

STÊtpa. — Ktrave ; pièce de bois forte, recourbée en dedans et fixée dans le plan de la quille du navire qu'elle continue et avec laquelle elle forme un angle variable qui détermine la forme de l'avant. Sur elle repose la construction de la proue. L'étrave est généralement composée de plusieurs pièces assemblées par des chevilles et des plaques d'airain. C'est elle

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qui supporte pendant la marche le choc de la vague qu'elle fend. Sa partie supérieure, appelée ^tôXoç, est surmontée de l'axpo^îTdÀiov. A lélrave sont fixés le TupoefxÇdXtov et plus bas l'éperon. Le terme de GreTpa était plus particulièrement réservé à cette partie de Tetra ve comprise entre le :rco£i7.6o/tov et l'éperon. Lélrave est renforcée en dedans par la contre-élrave appliquée sur la face interne et prolongeant la contrequille.

STeXytç. - Voy. :î:TXeyy{;,

SxéfXfxa. — Au sens général, le mol désigne tout ce qui entoure la tête pour la parer, une couronne, un bandeau. Mais plus spécialement on appelle ainsi :

1« Une guirlande ou courontie de fleurs où s'enroule une bandelette et qui servait, avec un sens religieux, soit à parer la tète de certaines personnes, soit à décorer des objets. Bandelette servant à divers usages religieux. Syn. de Taivca (Voy. ce mot et fig. XlTTJXrj).

2» Guirlande de laurier que les suppliants portaient entrelacée autour d'un bâton.

3» Les Homains appelaient slemmafa des parchemins encadrés de guirlandes et où étaient écrits les noms des ancêtres d'une famille avec leurs titres et dignités. De là le sens d'arbre généalogique.

Comme on accrochait ces objets aux bustes des ancêtres rangés dans l'atriurn, ces portraits s'appelèrent aussi slemmala (Voy. Lex. des anliq, romaines, s. v. Stem7na).

STepv6|JiavTtç. — Devin ventriloque (Cf. 'EyyaŒTpt'jjLuOoç).

SrecpâvTj. — Tout ce qui sert à entourer, à couronner et en particulier :

1° Une couronne quelconque (Voy.

STÉcpavoç).

2o Une sorte de diadème qui servait de parure aux femmes. D'après les monuments figurés, qui l'attribuent en particulier à liera et à Artémis, ce serait un bandeau métallique s'efïilant aux deux bouts et que l'on disposait verticalement

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un peu en arrière au-dessus du front. Il ressemble un peu à un croissant renversé. Par extension, diadème. Le polos d'IIéra n'était qu'une haute gttsï/àvT, dont la largeur était partout la même (Voy.

Il 6Xo;).

3' Rebord d'un casque, bandeau saillant, semblable à une visière relevée ; par extension, casque.

4° Lacet, collet employé par les chasseurs.

50 Couronne servant de coussinet pour porter les fardeaux sur la tête (Cf.

ToX-ri).

STecpavY)cp6poç. — Mol à mot, porteur de couronne. Celte épilhèle des prêtres qui se couronnaient pour célébrer les cérémonies du culte est devenue un véritable nom propre qui servait à désigner officiellement les prêtres de certaines divinités. Dans les villes d'Asie, en particulier, on trouve la mention de beaucoup de stéphanéphores éponymes.

De façon plus générale, le mol sert d'épilbèle aux prêtres et magistrats, par exemple aux Archontes, qui portaient une couronne comme insigne de leur fonction ou de leur dignité.

STecpavoirXÔKOç. — On appelait (iTecpavoTrXoxot et (TTÊCpavo-jrtoXai ceux qui fabriquaient et vendaient des couronnes de feuillage et de fleurs, pour toutes sortes d'usages.

STécpavoç. — Couronne en feuillage, uni ou entrelacé de fleurs, en métal précieux, parfois travaillé et orné de pierreries.

La forme des couronnes, leur malière et leurs usages étaient très variés.

Avant un sacrifice, on porlait une couronne de feuillage sur Tautel du dieu, et celui qui implorait la divinité avait luimême sur la tête une couronne de fleurs. Les prêtres aussi porlaient des couronnes;

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les victimes étaient couronnées, ainsi que les objets servant au sacrifice.

Dans les funérailles, on mettait une couronne de myrte et de lierre aux morts, ainsi que sur les tombeaux.

La couronne était un signe de réjouissance; on en porlait dans les festins, les mariages, après la naissance d'un enfant.

Dans les jeux, les concours, on donnait aux vainqueurs une couronne, faite souvent avec le feuillage d'un arbre sacré (à Athènes, l'olivier ; à Délos, le palmier; à Dodone, le chêne, etc.).

La couronne de myrte était portée par les Archontes comme insigne de leur magistrature; l'orateur qui parhiit du haut de la tribune avait aussi une couronne sur la tête.

Le peuple accordait parfois, comme récompense suprême, une couronne d'or à un général victorieux, à un citoyen ou un allié qui avait rendu de grands services.

Enfin les couronnes en métal précieux, ornées de pierreries, servaient de parure aux femmes les jours de fête (CL fig.

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'Aywvoôsrrjç, 'AxpoXiOov, llai^aywyoç, XIxïÎTrTpov, Tu;jL7:avov, <biiAr^, etc.).

STECpàvojJia. — 1" Couronne (Voy.

• 2» Plante avec laquelle on a l'iiabilude de tresser des couronnes.

30 Au pluriel, tx CTS'^avtoy.aia, marché où l'on vend des couronnes.

STScpavwTplç PiêXoç. — Filasse qui servait à attacher les fleurs et les feuillages dont on formait les couronnes.

Zxécpoç. — l** Couronne (Voy. Uté-

cpavo;).

2o Guirlande de fleurs.

30 Oiïrande à une tombe, et particulièrement libations (Voy. Aoi^r, ).

4° Toit, et par extension édifice couvert (Voy. XlrÉyri). Spécialement tombeau, et morne urne funéraire.

STTQÔôSedjxoç. — Bande d'étoffe que les femmes employaient pour soutenir leurs seins. Tandis que la ceinture serrait la taille par dessus la tunique, le (7tyjOoô£t;/.oç se portait directement autour de la poitrine. Quelquefois on avait soin de soutenir ce corset élémentaire au moyen de bretelles passant sur les épaules. La bandelette servait aussi ù comprimer l'embonpoint excessif. Quelquefois le CTTjOoO£(7ao; était placé au-dessus des seins, et quelquefois aussi en écharpe, comme un simple ornement.

Le mot a de nombreux synonymes : 'Avau.ad- •/aXiTTr,p, 'Attooecu.oc, MtToa, Ilapiûefjao; , laivta, laivi-

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