‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 147 sur 184 · TOP · texte numérisé non relu

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TopeuTTjç. — Graveur, ciseleur, bijoutier, oifèvre (Voy. TopeuTixV)).

TopeuTtXTj. — Le mol tossusiv exprime esseuliellemenl le travail qui consiste à creuser et graver des feuilles ou des masses de métal avec des instruments durs et pointus, dont le type est le TOpo;, ou burin. Mais il s'est appliqué aussi, par extension, au martelage et au repoussage. Puis, par analogie, xopsusiv s'est appliqué aux opérations analogues que l'on faisait subira la pierre, au bois, au verre, etc. pour les graver, en tirer des reliefs, et môme à la sculpture en ronde-bosse, sans parler de la fonle, qui nécessitait la reloucbe au burin et au ciseau. D'une façon générale, la loreutique, Topsr/, Tops'JTtx-/^, est l'art de travailler finement le métal par la ciselure, la gravure, la soudure, et elle constitue la branche la plus importante de rorfèvrerie et de la bijouterie. Cet art est aussi ancien que lemploi des métaux euxmêmes, et que le goût et le désir de l'ornementation. On sait quelle fut Ihabilelé des toreuliciens de l'époque mycénienne, et quelle gloire s'acquirent, à l'âge classique, les artistes comme Mys. A l'origine, l'enclume, le marteau, le burin suffirent à tous les travaux du métal, les plus purs comme les plus grossiers. Mais ces instruments durent se perfectionner et se multiplier à mesure que les exigences artistiques devinrent plus grandes, et les ouvriers plus hardis et plus habiles. Les diverses phases des opérations étaient fort nettes. On commençait par façonner au marteau, ou par la fonle, par le rivetage ou la soudure, la forme de lobjet, puis avec le burin, conduit à la main ou au marteau, avec le ciseau, ou gravait la surface ou on la ciselait en relief. On obtenait également la saillie au repoussé, cest à-dire en martelant par derrière le métal qui s'élirait et se bossuail à la surface opposée, selon les lignes et les plans d'un dessin préparé. Pour les parties les plus délicates des ornements, on se servait encore

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de divers poinçons qui étaient manœuvres à coups de marteau; la lime jouait aussi son rôle dans les œuvres de la loreutique.

T6p[iY], T6p[JLOÇ. — 1° Moyeu d'une roue; trou dans ce moyeu pour insérer l'essieu.

2"^ Topa-rj désigne spécialement la borne que les chars contournaient dans l'hippodrome (Cf. NuTira).

Topveta, TopvcuxtXTj. — Art des tourneurs ^Voy. Topvo;).

Tôpvoç. — 1« Tour. Le mot désigne plus particulièrement le tour de l'ouvrier qui travaille le bois ou le métal, mais s'applique aussi, à l'occasion, au tour du potier, lequel portail plus souvent le nom de Tpo/o; xspay.ixô; (Voy. Tpo/o;).

Cet outil était employé par les Grecs depuis une haute antiquité. La forme n'en est connue ni par les textes, ni par les monuments. Il est probable que la pièce à tourner était mise en mouvement au moyen d'une courroie que conduisait le pied. Quoi qu'on en ail dit, les Grecs connaissaient aussi l'archet, ou violon, qui servait aussi bien à faire tourner une pièce de bois ou de métal à arrondir qu'un foret. De nos jours encore, en Orient, l'archet sert aux tourneurs pour des pièces de petites dimensions.

2» ToGvo; signifiant originairement un cercle, a désigné un compas.

Topoç. — Instrument à extrémité tranchante, comme un ciseau, un burin, dont se servent les ouvriers qui travaillent les corps durs. Ou l'appelait encore y^o'^avoç ou xoz£uç.

TopOvT). — Spatule, cuiller à pot en bois.

TpàyTjfJia. — Dessert. Le dessert, d'abord fort simple, était devenu, à l'époque classique, un véritable second repas; on y servait non seulement des fruits, du fromage, des gâteaux, mais aussi du gibier et de la volaille. On sefîorçail surtout de trouver des mets et des friandises capables d'exciter la soif, et l'on buvait force vins et boissons savantes.

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TpOLyiùbia. — Primitivement, la tragédie était un chavjr dithyrambique chanté en l'honneur de Dionysos hz'J.yixo; ou xoxXto; /.opo;). Son nom lui venait soit des satyres demi-di(Mix aux jambes, aux cornes, aux oreilles et à la queue de bouc, qui formaient le chœur, soit du bouc (xpavo;) qu'on olfrail en sacrifice à Dionysos ou en prix aux meilleurs choreutes.

A ce chœur, Thespis vers 53G avant Jésus-Christ) ajouta un acteur, qui récitait une aventure du dieu; parfois un dialogue s'échangeait entre cet acteur et le coryphée ou chef du chœur. Puis, on ne se borna plus à la légende dionysiaque et les poètes mirent en scène d'autres héros que Dionysos. Eschyle ajouta un second acteur au premier et Sophocle porta II trois leur nombre qui ne fut plus augmenté (Voy. Tttoxp'.tTjçV

Les tragédies furent d'abord représentées aux Dionysies des champs; Pisis- Irate en fit jouer aux Lénéennes, enfin aux grandes Dionysies. Ainsi, les représentations n'avaient lieu que trois fois par an et seulement dans les fêtes en l'honneur de Dionysos; c'étaient des cérémonies religieuses. Chaque fois, il y avait un concours; l'Archonte éponyme pour les grandes Dionysies, l'Archonte- Hoi pour les autres fêtes, choisissaient parmi les concurrents trois poètes, qui donnaient chacun une tétralogie (^'oy.

TeTpaXoyt'a), et il leur fournissait un chœur (Voy. XopTiyia). Avant la représentation, après le défilé des artistes devant le public, l'Archonte prenait, sur une liste dressée par le Sénat, dix juges tirés au sort (un par tribu); ceux ci prêtaient serment de juger impartialement, sans avoir égard aux personnes, et quand les représentations étaient finies, ils décernaient les prix.

Voici la composition d'une tragédie grecque :

Un prologue, -rrpôXoyo;, ou acte premier, avant l'entrée du chœur; une TràcoBo;, ou premier chant du chœur

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(Voy. Xoz6;), puis des è-rrei^oôia, ou actes, généralement au nombre de quatre, séparés par des r:zj.r:vj.y. ou chants du chœur ordinairement trois); la dernière partie s'appelait i^o^jo; (acte cinquième), départ des acteurs.

La longueur des épisodes ou des TT^T'-aa était très variable, même dans une seule pièce; d'ailleurs, toutes les tragédies n'étaient pas complètes : aux unes manquait le prologue, à d'autres l'exode; le nombre dos épisodes pouvait aussi varier, ainsi que celui des pai lies lyriques. Les poètes diminuèrent de plus en plus la partie chorique et donnèrent plus de place au diajogue.

Le V- siècle fut la belle époque de la tragédie grecque, avec Kschyle, Sophocle et Euripide. Au i\*^ siècle, les auteurs ne manquèrent pas, mais le genre est en décadence, et les tentatives des Alexandrins ne parvinrent pas à le relever.

TpaYa)So5tSà<TxaXo<;. — Nom donné à celui qui instruisait les acteurs d'une tragédie, qui leur faisait apprendre et répéter leurs rôles. C'était ordinairement le poète lui-même qui se chargeait de cette tâche.

TpaY<f)Soitot6ç. — Poète tragique (Voy. TpavtoSi'a).

TpaywSoç. — Quiconque prenait part à une représentation tragique : acteur, choreute et même poète. Primitivement, ce mot désignait les membres du chœur qui chantait pendant les fêtes de Dionysos.

Tpàxxa [Tx]. — Partie inférieure de la croûte dun gâteau ou d'un pâté.

TpàTteÇa. — Table. Il est impossible et superfiu d'énumérer tous les usages auxquels servaient les tables chez les Grecs.

Signalons l'emploi des tables funéraires, placées, au lieu de stèles, sur les tombeaux, et cl destinées à recevoir les offrandes au mort héro'isé, et celui des

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tables de banquiers (Voy. Tpazes^Vriç).

Quant à la forme, elle pouvait varier à l'infini; on a connaissance de tables à un, à trois, à quatre pieds; de tables rondes et de tal>les rectangulaires. Il va sans dire que les pieds, quelquefois 1res simples, pouvaient devenir très riches, de môme que le plateau. On fit dt s tables en bois, en marbre, et aussi en bronze, en cuivre, même en or.

Le mot xpars^a, par extension, a désigné nombre d'objets plats ressemblant à un dt'ssus de table, à une tablette, par exemple une pierre tombale.

TpairéÇtov. — Pelile table, en particulier, table de banquier (Voy. Tcars-

TpaireÇtxTjç. — Banquier, et eu môme temps changeur.

Les banquiers traitaient, comme de nos jours, toutes les affaires d'argent. Ils empruntaient souvent des capitaux à petit intérêt, et les replaçaient à intérêt plus fort. Mais ils opéraient aussi avec leur propre argent. Ils étaient, comme maintenant, les intermédiaires désignés et les auxiliaires du commerce. A Athènes, les banquiers et changeurs étaient surtout des métèques. Leur nom, comme celui de banquier, vient des tables et comptoirs qu'ils avaient à l'agora. Les banquiers ou changeurs étrangers payaient seuls une patente.

TpaiteÇoitotôç. — Esclave spécialement chargé pendant le repas de la surveillance des autres, de l'arrangement des tables et des soins de l'office (Voy.

TpaireÇocpôpoç. — Celui ou celle qui, dans une procession ou cérémonie sacrée, porte la table du sacrifice. On voit des trapézophores représentés sur la frise des Panathénées.

TpacTlà. — Claie sur laquelle on faisait sécher les figues ou les fromages.

TpàcpTjÇ. — Plat-bord de navire. Il foruïe, dans les vaisseaux pontés, l'encadrement du pont. Des trous y sont mé-

nagés pour l'écoulement des eaux de pluie et de l'eau de mer.

Tpa^TjXtÇetv. — 1° Se disait des maîtres qui faisaient plier la nuque à leurs elèvesen signe d'autorité ou pour les punir par l'humiliation de leur attitude.

2o Dans les exercices de la lutte, on désignait ainsi une passe qui consistait à saisir l'adversaire par le cou, en essayant de le jeter à terre. C'est ce que nous appelons la cravate. Les Spartiates usaient surtout de celte méthode. On disait aussi

£XTpa/YjAt'^£lV.

Tpà^^rjXoç. — Corps du mât d un navie; partie comprise entre l'opOta; et le xap/TjT'.ov (Cf. ces mots). C'était la plus épaisse ; elle correspondait au niveau du pont , endroit où le màt est exposé à se rompre.

Tpiaiva. -Trident. Instrument formé de trois dents de métal emmanchées à une longue hasle de bois. Le trident sert aux pêcheurs à

capturer leur proie; c'est aussi une arme dangereuse. C'est surtout l'attribut essentiel du dieu Poséidon et des divinités marines.

Les trois pointes du trident, souvent bar-

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belées, sont disposées dans un môme plan.

Tpiaxàç. — l** Les citoyens de chaque dôme se groupaient en associations de trente personnes, sorte de symmories destinées à faire face à certaines dépenses, pour les fôtes du dôme, par exemple.

2» Lycurgue divisa r:irinée Spartiate en énomoties, triacades et syssilies.

Deux syssities, groupes de quinze compagnons d'armes mangeant à la môme table, formaient une Irenlaine ou TOiaxiç.

TptaxôvTopoç. — Navire à trente rameurs (Voy. Naijç),

TptaxTTjp. — Nom donné au vainqueur à quelque lutte, parce que les athlètes devaient renverser trois fois leur adversaire (àTTorp'.à^stv). Le vaincu s'appelait rpiaxToç ; xpiayaoç a pris le sens plus étendu de lutte.

TpC6oXoç. — Se dit d'un objet à trois pointes.

Pris comme substantif, au pluriel masculin, oi TptêoXoi désigne :

lo Des chevaux de frise dissimulés dans un terrain pour arrêter une troupe en marche. Ils servaient surtout à protéger une ville assiégée.

2o Une machine, sans doute un rouleau ou une herse à pointes aiguës, servant à dépiquer le blé sur l'aire.

30 Les aspérités pointues de certains mors de chevaux, usitées avec les animaux dont la bouche était dure.

Au pluriel neutre, t'jl TStooXa, sorte de chariot très lourd, composé de bois et de fer, surchargé de poids et traîné par des bœufs, qui servait sur l'aire à dépiquer le blé. Le conducteur s'asseyait sur la caisse pour le rendre encore plus pesant.

TpC6pa5^i)ç. — Pied métrique composé de trois brèves, Iribraque.

Tp(6ci)v, Tpt6o)vàptov, Tptêwvtov.

— Manteau court, fait d'étoffe grossière, que portaient les Lacédémoniens. Adopté par les cyniques, par les stoïciens, par tous ceux qui se piquaient de vivre à la Spartiate.

TptyXucpoç [0 ou 7]]. — 'i'riglyphe.

C'est un élément de l'entablement dorique. Il est formé dune saillie verticale, creusée de deux cannelures parallèles, llanquées chacune, à droite et à gauche, d'une demi-cannelure semblable formant chanfrein. Le triglyphe est sans doute un souvenir de la tôle saillante des poutres qui formaient rentablement primitif.

C'est ce que prouvent les chevilles ou gouttes qui se trouvent, au dessous des

cannelures, au nombre de six et qui semblent relier le Iriglyphe aux listes qui le soulignent. Les triglyphes forment les montants verticaux des cadres des métopes; le milieude chaque triglyphe (sauf des triglyphes d'angles) tombe sur l'axe verlical des colonnes (Cf.fig.MÉ-

TWZOV ,

Nàoç).

Tptyc»)vov. — i° Sorte de harpe, instrument à

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cordes d'égale grosseur, mais de longueur inégale, el qui lire son nom de sa l'orme triangulaire. On pouvait jouer du Irigonon, rinslrument n'étant pas grand ni lourd comme une harpe, soit en le tenant à bout de bras, soit en le posant sur ses genoux. On pinçait les cordes sans se servir du plecire. La <7aaêùx'/] semble être une variété du xpi'YOJVOv (Voy. ^aa^uxT,).

2" ÉdiCice athénien servant de tribunal. Son nom venait du plan triangulaire du terrain où il était bàli.

TptSpaxfJiOV. -- Monnaie d'argent valant trois drachmes, frappée par un

assez grand nombre de villes. Celle dont voici rimagc est rhodienne et pèse 128 grammes de Samos. La monnaie

athénienne aussi représentée, et qui vaut deux drachmes, permet de comparer les dimensions respectives du tridrachme et du didrachme.

TptYjpapxta. — Liturgie ou imposition extraordinaire qui consistait à équiper un vaisseau de guerre pour l'Etat.

C'est pendant la 2^ guerre médique que fut créée la triérarchie ; alors un seul Iriérarque équipait un vaisseau et le commandait. Après Te.xpédition de Sicile, elà cause de la diminution de la richesse, deux triérarques furent autorisés à s'unir pour équiper un seul vaisseau qu'ils commandaient six mois chacun. L'Etat four-

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nissait la coque el le gréement, les Iriérarqucs complétaient l'équipement et devaient entretenir le navire pendant un an. En 35(), Périandre Ht adopter une loi qui confiait la triérarchie à des symmories de 00 membres, ayant un président et un trésorier chargés de recueillir les fonds. Il y avait vingt symmories devant équiper chacune un ou plusieurs vaisseaux. Mais, en 3i0, Démosthène fit revenir h l'ancien système des deux triérarques ((7uvT0tYjCap/oi), et rinstitution subsista ainsi autant que la république

athénienne.

Aucun citoyen ne pouvait être chargé de la triérarchie plus d'une fois en deux ans, mais aucun de ceux qui avaient la fortune suffisante n'était exempt de cette liturgie, sauf les Arcl)0[ites, les orphelins en tutelle, les épiclères et les clérouques.

Le triérarque qui ne s'acquittait pas consciencieusement de ses fonctions était traduit devant les tribunaux et condamné à de fortes amendes, s'élevant parfois jusqu'à 10.000 drachmes.

TptTjpapXOÇ. — Capitaine de trière.

Le triérarque est le citoyen qui, frappé de l'impôt de la triérarchie, a dû équiper une trière, concurremment avec l'Etat.

Il n'est pas seulement un riche contribuable et ne doit pas seulement veiller au bon entretien des agrès fournis par l'État. Il remplit les fonctions elfectives de capitaine de vaisseau. Devant le peuple, il est responsable et de sa conduite et de ce qui se passe à bord de son navire. En mer, il est sous les ordres directs du Stratège. Dans le combat, il reçoit de ce dernier Tordre direct d'attaquer, d'évoluer, de marcher en arrière, d'aller de l'avant... Il a néanmoins, en tant que responsable de sa trière, une certaine liberté d'action. Souvent le triérarque était un armateur versé dans le métier; dautre part, la triérarchie revenait assez souvent sur la même liste pour qu'une certaine expérience du métier s'ensuivît. Cependant, très souvent, le triérarque est un

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riche citoyen incompétent. Le premier rôle est alors joué en réalité par le xuêsûvr^TTiÇ.

TptrjpaùXrjç. — Joueur de flûte qui, au rythme de son instrument, réglait les mouvements des rameurs sur les trières.

TptTjpYjjJLtoXta. — Vaisseau long et léger, non ponté, de course rapide, qui n'avait que deux rangs et demi de rames, taudis que la trière en avait trois.

TptfjpTjç. — Vaisseau à trois rangs de rameurs. La trière était, à l'époque classique, le vérilable vaisseau de guerre et le vaisseau de ligne des Grecs. Elle mesurait de 35 à 40 mètres de long et de 5 à 6 mètres de large, et calait à peu près 2 mètres d'eau. Elle jaugeait environ 250 tonneaux. La coque, très robuste, se terminait à l'avant par un vigoureux éperon, ou £fi,€oXov, en forme de trident, contrebuté par des poutres ou sTroDitôs; ; la proue était surmontée d'un aplustre décoré de figures éclatantes. Le navire était disposé pour marcher à la voile aussi bien qu'à la rame. A cet effet il avait trois mâts, t<jTOç aÉyaç, ou grand mât, surmonté du ooAcov, et les mâts d'avant el d'arrière ittoi àxàT£iot, et dont le pied s'engageait dans la quille. Quant aux rameurs, ils étHient au nombre de 200, 170 étant groupés sur les trois bancs, les autres étant occupés à la manœuvre des rames TuspivEto (Voy.

KcoTTTj). 11 y avait de plus des matelots oTrYjpÉTat, ou auxiliaires, et les soldats de marine, ou ir.i^jizyA. La disposition des trois rangs de rameurs est encore sujette à discussion. H est certain qu'ils étaient superposés sur trois plans dont le premier était presque à la hauteur du

bordage, et les bancs superposés régnaient probablement le long des flancs

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du vaisseau, les rames passant par des trous de nage et les hommes apparaissant à travers des sabords que l'on pouvait fermer. Les rameurs du rang supérieur étaient les thraniles, ceux du rang inférieur les thalamites, ceux du rang intermédiaire les zygiles; les auxiliaires manœuvraient sans doute les rames du haut du tillac. L'eflorl de tous les rameurs pouvait doimer au vaisseau une marche de dix milles à l'heure. (Juant au tillac, il ne couvrait pas tout le navire, mais régnait le long des bordages; il était réservé au personnel combattant. Toute la trière était sous les ordres du xuêepvYjT'rjÇ, assisté d'un, joueur de llùte, ou TpiY,paÙAYj;, qui marquait le rythme aux rameurs. Les matelots proprement dits étaient sous les ordres du —ctociTYiC. Il est vraisemblable que le xuospvTjTYi; n'avait pas la manœuvre effective du gouvernail, con>lilué par deux grandes rames, ou -îz-ffiUrj , placées à Tariière. On sait que l'équipement des trières cousiiluail une liturgie appelée Tp'.YjÇap- ■/{y. (Voy. AsiTOupyry., TpiY,pap/ia).

TptTjpo'itotot. — Con)ité de dix personnes, à Athènes, à qui le conseil des Cinq Cents déléguait ses pouvoiis pour ordonner et surveiller la construction des navires.

TptxXtvov [To]. — Table de triclinium, à trois lits (Voy. Le.r. des anliq. rom., s. V. Tricliniuw).

TptxXtvoç [olxo;]. — Salle à trois lits, salle à manger; traduction du mot liiclinium (Voy. Lexique des antiquités rom.).

TptXoYia. — Trilogie, groupe de

trois tragédies présentées au concours.

D'abord les trois pièces formaient un tout

se rapportant à la même

légende ou au même héros

(ex. lOreslie). Sophocle

se libéra de cet usage, et

la trilogie même disparut

du concours à la fin du

v« siècle ou au commencement du ive.

TptXocpta. — Casque à triple cimier

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ou triple panaclie, qui sans doule élail l'altribiit du commandement.

TptoSoç. — I.ieu où convergent trois roules, carrefour; par extension lieu de promenade ou de réunion pour les oisifs, les bateleurs populaires, les charlatans.

TptàSouç. — Trident (Voy.Tpt'aivot).

TptitôStov, dimin. de TpCirouç. — 1° Trépied. Cet instrument vulgaire, dont le nom indique la forme, et qui servait de support, pouvait être très richement orné. Il devint un objet d'offrande, peutêtre parce qu'à l'origine on oflrait aux dieux des vases remplis de vin ou d'huile qui, pointus par le bas, devaient, pour se tenir dressés, être établis sur des trépieds. Ce fut sans doule le cas des premières amphores pa-

nalhénaïques, et de là vint l'usage que les c h 0 r è g e s vainqueurs consacrassent un trépied à Dionysos. 11 y availàAlhènes la rue des trépieds bordée de ces ex-volo. Le monument connu sous le nom de Lanterne de Diogène, ou monument de Lysicrate, n'est autre chose que le soubassement d'un trépied votif.

2o Le mot sert à désigner quelques objets à trois pieds, comme le siège sur lequel la l'ythie s'asseyait pour rendre les oracles, une table à trois pieds, une espèce dinslrument de musique, etc.

TptdXO'JtàvKyTOç [apxo;]. — Pain de très fine farine, criblée trois fois.

TptTa [£VTà9ia]. — Repas funèbre offert au mort le troisième jour après les funérailles.

Tptxeta [xà]. — Au concours du

pentathlon, il y avait cinq adversaires pour le saut, cinq pour le jet du javelot, quatre pour la course, trois pour le dis- (jue, deux pour la lulle. Comme on ne classait, pour les quatre premiers exercices, que les trois premiers, il fallait, afin de pouvoir être vainqueur, ne jamais descendre au dessous du troisième rang.

Ce rang s'appelait rciTETa ; être au Iroisième rang se disait xpiTEusiv.

TptTT]Li6ptOV, — l^etite monnaie de la valeur de six chalques ou trois oboles.

TptToaxaTTjç. — Choreute du troisième rang, c'esl-ù-direde celui qui élail le plus près de la scène; on l'appelait aussi 8£;io(7TiTT|;, celui qui esl sur la droite. C'étaient des choreutes inférieurs à ceux du premier rang, mais supérieurs à ceux du deuxième.

TpiTTÙa. — 1» Syn. de TptxTu; 1.

2» Sacrifice où le nombre des victimes était limité à trois, comme dans les suovetaurilia des Latins. Ce pouvaient être aussi un taureau, une brebis et une Iruie, ou un porc, un bouc et un bélier.

TpLTTÙç, Tptxuç. — lo Dans l'ancienne législation athénienne, division de la tribu. La tribu se divisait en trois rpiT- Tusc et chaque Irillye en quatre naucraries. Cette division avait pour but de faciliter la taxation et la perception des impots, ainsi que la levée militaire. Chaque triltye élail commandée par un rpiTTuapvo;. Organisée ou conservée par Solon, celle division subsista même après la réforme de Clislhène.

2o Syn. de TpiTXux 2.

Tptd)6oXov. — Pièce de monnaie valant trois oboles ou une demi drachme (environ 48 centimes). Ce fut, à partir du V» siècle, la solde que l'on donna aux juges de THéliée et aux citoyens qui assistaient à VUxlrifSiy.. Les esclaves qu'on

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affranchissait payaient aussi au fisc un impôt d'un Iriobole.

Tpéiratov. — Trophée élevé à la suite d'une vicloire. Son érection faite ordinairement en riionneur de Zeus ou de ITéra était une .^orte de sa^^rifice à cette divinité. Le trophée était élevé à l'endroit où l'ennemi avait pris la fuite (xpSTKo, TSo::vi). Dans l'éreclion la plus simple on se contentait de rassembler en las les armes des vaincus sur le sol Leplussouvenlon revêtait un tronc d'arbre d'une armure com-

plète, ou bien on l'appendail à un support de pierre ou de bronze. Ces armes étaient sacrées. On n'y pouvait toucher sans sacrilège. Une inscription mentionnait le dieu auquel le trophée élail voué, le peuple vainqueur, le vaincu, les circonstances de la vicloire, le catalogue des dépouilles. Il élail défendu de rétablir un trophée lonibé afin de ne pas raviver les haines nationales éteintes.

TpOTTtSeta [xà]. — Madriers verlicaux fixés selon une pente décroissante et remplaçant les massifs de maçonnerie et remblais sur lesquels reposaient dordinaire les navires en chantier.

Tpoirtç, TpOTTtç Seuxépa. — Tpo::'.; : quille d'un navire. On l'appelle encore y.r,xpa. Elle était en chêne dans les trières, en bois de pin dans les vaisseaux marchands. Lors d'un lancement, d'un halage, d'un échouemenl, elle était protégée par la fausse quille, /sXucrjj.a (voir ce mot). La fausse quille olfrailen outre l'avantage d'assurer par son poids même plus de stabilité à la trière qui était

longue et fort étroite. Sur le prolongement de la quille étaient fi.xées les pièces d'avant (élrave) et d'arrière (élambot) (Cf. SxeTpa). A l'intérieur du navire la quille était fortifiée par la conlrequille ou carlingue (t^ôta; Ss-jxépa), série de planches épaisses appliquées à l'intérieur sur la quille pour en unir fortement les parties. La conlre-quille formail le prolongement de laconlre-élrave.

Les parties basses de la Irière portaient donc une triple épaisseur de poutres superposées : contre -quille, quille, fausse quille. Parla on obtenait protection lors du halage, slabililé à la mer, résistance minérale de la carène au choc de l'éperon. Primitivement la quille élail 1res renflée et formait avec lélambot une ligne courbe continue. Dans la Irière elle élail presque horizontale. Les cyxoiXia ou « couples » qui constituent les cotés d'un bâtiment étaient fi.vés sur la conlreqnille (CL 'iv/xot'Àia). Parextension, TGÔr.i^ signifie navire.

TpoTTÔç, TpOTTcoTyjp. — Eslrope.

Courroie de cuir maintenant les rames et les gouvernails attachés aux lolets des plats-bords d'un navire. Après la nage, les avirons pendaient aux flancs du bâtiment, solidement maintenus en leur milieu par leurs eslropes.

Tpo^tjJLOç. — Les Spartiates appelaient Tzôjtvj.oi des enfants d'esclaves ou d'étrangers qui étaient élevés connue les fils des citoyens et vivaient avec eux.

Tpoçp6ç. - Voy. TiOvT,.

Tpoj^aToç. — l'rochée ; pied métrique composé d'une longue et d'une brève.

Tpo^^TjXaxoç. — Se dit de tout ouvrage de céramique façonné au tour (Voy. Tpo/o;).

TpoxtXta [r,], TpoxtXia [xà]. —

Machine du genredestreuilsou cabestans.

En parliculier : 1« Poulie servant à tirer de l'eau d'un puits.

2» Instrument qui servait aux cordiers à tordre leurs cordes et câbles. C'était

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sans doute une roue comme celle des cordiers modernes.

30 Poulie sur laquelle s'engageaient les différents cordages nécessaires à la manœuvre d'un navire.

TpoxtXoç. —Treuil.

Tpôj^oç. — Course, et lieu où Ton court (Cf. Apdfjt.o;, i^TXôtov).

TpO)(6ç. — 1» Tour céramique, le mot T(5çvoç étant plus employé pour désigner le tour à bois ou à métaux. Les plus anciennes poteries étaient faites à la main et cette technique persista certainement à travers l'antiquité. Mais les potiers connurent de bonne heure l'usage du tour; il en est question dans Homère. L'instrument était mis en mouvement avec les

pieds ou avec les mains, le point est douteux. Mettre le tour en mouvement se disait Tzo/ov âXaùvciv, L'opération de l'ouvrier mettant les deux pouces dans la masse d'argile pour la creuser et l'élever en minces parois de vases s'appelait eXxstv. On se servait aussi de calibres qui donnaient extérieurement aux vases le galbe que l'on désirait.

2» Meule mobile des moulins à huile qui tournait sur la meule dormante (Voy

30 lîondelle mobile ou fixe passée dans les canons d'un mors de cheval et servant à le rendre plus dur, ou peut-être à empocher que le cheval ne pût le prendre aux dents. L'animal était ainsi forcé à tenir la bouche ouverte.

4" Exercice de danse destiné à assouplir les membres : le corps est roulé en boule que l'on fait rouler comme un cerceau.

50 Le cerceau, cercle de fer ou de cuivre que les enfants frappaient, pour le faire tourner rapidement, avec une baguette (sXaT'/Jp) de fer terminée par un crochet. Souvent des anneaux étaient

enfilés au cercle, afin que leur bruit vînt ajouter un agrément à ce jeu. Un exercice spécial consistait à passer et repasser à travers le cerceau, de droite à gauche, et de gauche à droite, sans le renverser ni l'arrêter dans sa course.

Tpij6Xtov. — Assiette ou plat, ou récipient de même genre et de môme usage, dont la forme n'est pas déterminée par la critique.

TpùyTj. — La moisson, et plus particulièrement la cueillette des raisins, la vendange. Les vendanges, auxquelles on préludait par les fêtes des Oscophories, aux premiers jours du mois Pyanepsion, donnaient lieu à de grandes réjouissances. Les vendangeurs coupaient les raisins suspendus aux vignes qui étaient mariées à des arbres, et les entassaient dans des corbeilles, puis ils les versaient dans les hottes de porteurs qui les portaient aux pressoirs (voir figure page suivante). Les grappes étaient foulées avec les pieds.

Tout cela, en somme, est conforme à ce qui se passe de nos jours (Cf. "AfXTreXoç).

TPT

TVA

TpÙYtvov. — Couleur noire employée par les peintres, et formée avec de la lie de vin séchée et cuile.

TpuTjXtç. — Truelle de maçon, ou cuiller.

TouTcavov, — 1" Mol générique pour désigner toutes sortes d'outils et d'instru-

ments à faire des trous. Plus particulièrement c'est une tarière à l'usage des menuisiers, des charpentiers, une simple vrillo à l'usage des paysans. On ne sait au juste en quoi le Tpu:ravov se distingue du

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