‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 161 sur 184 · MIA · texte numérisé non relu

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pour lui faire loucher le sol des épaules.

TeuSordcptov.— Voy. KevoTà'^tov.

YîJYfxa. — Grains d'or de petites dimensions que l'on obtenait par le lavage des sables aurifères.

T7]<ptÇetv. — Voter au moyen de cailloux. (Jetait le vote secret, employé par les juges dans les tribunaux. Tantôt on donnait deux cailloux, ou 'Ir^^oiy un pour acquitter, l'aulre pour condamner, et on recueillait les voles dans une même urne ; tantôt on ne donnait qu'un 'i/TjCpoç à chacun et on présentait deux urnes, une pour l'acquittement, l'autre pour la condamnation (Voy. KaBt'TXOç).

Dans l'Assemblée du peuple, on volait ordinairement par mains levées (yeioo- TOveTv). On employait le vote secret (xpuo8Y,v 'i/Tj'i/tÇeTOat — la voie moyenne était plus employée dans ce sens — ), dans des cas particuliers, par exemple pour accorder le droit de citoyen à un étranger, pour permettre à un orateur de demander des poursui tes contre un débi leur de rÉtat, en un mot, quand il s'agissait d'intérêts privés. Le mode de votation était le même que pour les juges.

Trjcpiç. — Voy. ^r-rj-^oç.

^rjcptCTjJia. — lo Décret voté par l'Assemblée du peuple; il n'était en vigueur que pendant un an et devait être renouvelé. Pour en faire une loi, il fallait le soumettre aux Nomothètes. Bien que 'l/jCpiTjJia ait parfois, chez les écrivains, à peu près le même sens que vd»jLOç, il y a cependant entre les deux une diiïérence. Outre celle déjà signalée, vo|i.oç est d'une application générale; •^Y^i'jji.a s'applique à une occasion particulière, à un individu.

2» On appelait aussi •|/'rj'^t''j{jLaTa des ordonnances ou mesures de gouvernement décidées momentanément par le Sénat, sans prendre l'avis de l'Assemblée du peuple. Dans ce cas aussi, Pordonnance était caduque au bout d'un an.

TTjçpoXoyeTov. — Sorte de damier.

^TjcpoiraCxTrjç. — Escamoteur, prestidigitateur.

^^çpoç. — 1° l^elit caillou qui servait à compter, dans les temps primitifs. Le mot a gardé le sens de jeton, lorsqu'on a complé au moyen des abaques. HVj'yt- Cetv, qui en dérive, signifie compter, calculer.

2« Suffrage. A l'origine, les Athéniens, réunis en assemblée ou en jury, volaient au moyen de coquillages ou de pierres; les noirs étaient pour la condamnation ou le rejet d'une proposition, les blancs pour l'acquittement ou l'acceptation.

Mais après les guerres médiques, la -j/fj'oos fut en mêlai. C'était un pelil disque de bronze percé d'un trou en son

milieu pour racquittement, plein pour la condamnation. D'un côlé du disque étaient gravés les mots ']/Yi'^o; OT,[/or>i'a, de l'autre une lettre.

Sur la manière de se servir de la tj^Yicpo;, voy. ^l'T,c^i^£tv.

Aristophane mentionne aussi des jetons de cire de forme oblongue; pour voler la plus grave peine, l'Héliasle faisait un Irait dans le sens de la longueur (trait long); pour la peine la plus légère, il faisait un Irait dans le sens de la largeur (trait court).

TCaBoç. — Natte en sparlerie; en jonc d'ordinaire, que les pauvres gens étendaient par terre pour se coucher et dormir. C'était le lit des humbles voyageurs dans les hôtelleries. On donnait aussi ce nom à une natte en paille posée sur les bancs où siégeaient les juges dans les tribunaux populaires.

^ikayioL, — Corps d'infanterie légère, comprenant 256 hommes ou -j/iXot', conduits par un 'j/iXaYOç.

TtXoL — Nom générique donné à toutes les troupes d'infanterie légère. Il ne semble pas qu'à Athènes il y ait eu un corps spécial de 'liXot', mais on désignait par ce mot des troupes particulièrement mobiles, comme les archers.

TC/;oTa'., et les t.zZit.oaoi, sorle de gendarmes mercenaires. Au momeiit des guerres, on enrôlait des mercenaires armés à la légère, par exemple des pellastes; ceux-ci devinrent ensuite des troupes régulières.

TtXoKteaptCTTfjç. — Lyrisle qui joue de son instrument sans aucun accompagnement de chant.

■*FtXoxt9apt<TTixfj. — A ri du 'lilo-

xiOasiTTY,;.

TÎXofieTpta. — Poésie simplement déclamée sans accompagnement de musique. Celait surtout de la poésie héroïque.

TtXoTaTTtç. — Tapis qui n'avaient de poils que d'un côté; ils étaient légers, de couleurs brillantes. On les fabriquait surtout à Sardes.

TtX(i>6pov. — Onguent épilaloire, qui supprimait les poils, mais sans en extirper les racines. Ce mol désigne la vigne blanche, (\n\ a celle propriété.

Tt{Xuetov, Ttfxueoç. — Blanc de céruse. On l'employait comme fard pour donner de la blancheur à la peau. 11 servait aussi de teinture pour les cheveux.

Tuye^ç. — Voy. H*uxT/^p.

TuYfia. — Tout ce qui sert à rafraîchir, et en particulier un éventail (Voy.

'Pi-i';).

TuxTYjp, TuxTTjpta. — Récipient

d'argile ou de métal, qui servait à faire rafraîchir dans l'eau le vin, le lait, les

parfums, clc, ou à laver daulres uslensiles. Le -J/uxTT^p se confond aussi avec le xoaT-/s (Voy. ce mol).

TuXTTJptStOV, TuHTTJptOV.

Dim. de M'uxTrjp.

^v^OLyiùyeXoy. — Appareil qui, dans les galeries des mines, servail à Taéralion, c'est-à-dire à l'expulsion des gaz et de l'air vicié et h l'inlroducliou d'air pur. Il s'agissait, en principe, d'établir des courants d'air. Le •|u/7.y(oyî'Ïov pouvait être un simple soupirail.

■^FuYavwYOÇ. — Oliarlatan dont la spécialité était d'évoquer les morts, moyennant finance, non pas dans un sanctuaire donné, mais n'inq^orle où, à son gré ou au gré de ses clients superstitieux.

Yu)^ojxavTetov. — Lieu où on évoque les âmes des morts au moyen de sacrifices et d'incantations, pour les interroger.

Yu^oirofXTceîov. — Voy. M'j/o-

iy.7.VT£T0V.

Yu^OTTOiXTCÔç. — Voy. Tu/aywyo;.

Tuj^pT^Xaroç. — Se dit d'un métal battu et élire à froid, et peut-èlre aussi d'un métal qui a subi l'opération de la trempe.

^FwixtÇetv. — Se disait des nourrices qui mettaient dans leur bouche, pour en constater le goût ou la chaleur, la bouillie qu'elles allaient donner aux nourrissons. Le mot T'.Ti'Cîiv s'emploie dans le môme sens.

"ûa ou "ûa. — Toison de brebis, et par suite divers objets fabriqués avec de la peau de brebis ou y ressemhlant, par exemple certains caleçons à l'usage des femmes, une couverture de soldat, une étoffe bordée de frangesou une frange, etc. 'Û6t|. —Subdivision delà tribu lacédémonienne répondant à la phratrie.

'û5etOV. — Édifice disposé pour les auditions musicales. Athènes possédait un Odéon célèbre, dû à Périclès, qui ressemblait à la lente du Grand-Roi; il devait être rond, à loit conique, et la salle était disposée en gradins entourant une estrade pour les musiciens ou chanteurs. L'Odéon de Périclès servit d'ailleurs à d'autres usages, dont quebiues-uns très inattendus; il devint, par exemple, un tribunal, un magasin à blé, une caserne. D'autres Odéons, plus nombreux, étaient de véritables théâtres, nedifTérant de ces théâtres que parce qu'ils étaient couverts. Tel fut, h Athènes, le fameux Odéon d'Hérode Atlicus.

•Û5f|. — Chant. Ce mot désigne, d'une façon générale, toutes les forme- du lyrisme grec, depuis les plus simples, comme les thrènes et hymnes populaires, jusqu'aux poèmes du lyrisme chorique de Simonide et de Pindare.

Dans le chœur de l'ancienne comédie (oô/i était synonyme de azzcir^ et désignait la troisième partie de la parabase.

'ÛSôç. — 1*» Celui qui chante des odes (Voy. 'Qor,), et chanteur en général.

2» Coupe que tenait à la main l'acteur chargé de chanter le 'jxoX'Ov (Voy. ce mot).

'ûGiapiôç. — Il était défendu, à la lutte, de se donner des coups, de se mordre, etc. ; mais il y avait des mouvements.

comme de pousser et de heurter son adversaire, qui étaient licites et réguliers; ils constituaient l'wO'.rjao;.

'ûpioXtvoç. --iFil de lin, par suite tissu de lin dont on fabriquait par exemple des étoffes pour orner la tôle des femmes, des serNiettes de coiffeur, etc.

'àfiocpayta. — Action de manger de la chair crue. Les cou-O'^aYt^i étaient des sacrifices particuliers offerts à Dionysos- Zagreus ; primitivement c'étaient des sacrifices humains, ainsi que le prouve l'immolation de trois prisonniers perses oITerls en 480 à Dionysos 'QaYjTTY,; par Thémistocle. Plus tard on mettait en pièces de malheureux animaux, en commémoration du meurtre de Zagreus par les Titans.

'ûôv, 'QoaKÙcptov. — L'wov était un gobelet en forme dœuf ; rtoor;x'j'Y'-^v participait sans doute de l'ôiov et du (jxûoo; ou bien il était tout simplement un o>ov muni d'un pied.

* *'ûpa. — 1» Saison. Les Grecs ne connaissaient guère que trois saisons : le printemps, ly,z, l'été, Oéio;, l'hiver, /etawv. Quant à oTiwpa, que l'on traduit quelquefois par l'automne, c'est plutôt la partie la plus chaude de l'été. Assez lard seulement ce mot a désigné la transition entre l'été et l'hiver, ce que nous appelons l'automne.

20 Heure. Les Grecs ont divisé le jour et la nuit en vingt-quatre parties, comptées à partir du lever du soleil. Mais le sens d'heure donné au mot (opa est assez récent. Il désignait, à l'origine, assez vaguement, les divisions du temps, les saisons de l'année, aussi bien que les fraclions du jour et de la nuit. Il faut distinguer les heures théoriques, astronomi-

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ques, appelées lopai î(T*/|UL£çtvat', lieures équinoxales, el les heures pratiques, de durée variable, (opai xaipixat'.

*ûpeiov. — Grenier à provisions. Ce mot traduit le latin horreum.

'ûpoypacpCa, 'ûpoypàcpoç. — Voy.

Xpovoypacp^a, Xpovoypàcpo;.

'ûpoXôytov, *ûpov6p,tov, 'ûpocr- HOTcetov. — Horloge. Les Grecs avaient deux sortes d'horloges, les cadrans solaires et les gnomons, et les instruments où Ton calculait le temps d'après la durée de Técoulement d'un liquide d'un récipient dans un autre, principe d'après lequel étaient f a h r iquées les clepsydres (Voy.

KXs'Iû^pa).

'DpoXdytov s'applique plus particulièrement au cadran solaire, qui fixe les heures d'après la direction et la longueur de l'ombre. La construction de ces cadrans, surtout celle des cadrans coniques, qui remplacèrent les cadrans droits ou

TToXot, montre quelle science el quelle ingéniosité possédèrent les astronomes et les horlogers de l'époque alexandrine. Il y eut des cadrans solaires fixes, d'autres de petites dimensions, et portatifs.

'ÛpocTXÔiroç. — Celui qui étudie l'heure de la naissance des hommes pour en tirer des présages, Ihoroscope.

'ÛCT)^ocpop(a, *Q<yy^O(f6poq, — Voy.

'0<T/ocpopi3t, 'O(î/o'^dso;.

'ûxàptov, 'ÛTtov. — Petite ^^ oreille, et par suite petite poignée, petite anse.

'ÛToyXucpCç. — Cure-oreilles. Ce petit instrument avait la même forme que celui qui nous sert au même usage.

"û^pa. — Terre jaune qui servait de couleur; on la trouvait, disaient les anciens, dans les mines d'or ou d'argent, et surtout de cuivre ; la plus estimée provenait des mines d'argent de l'Attique. On en recueillait aussi h.

Scyros, en Achaïe, en Gaule, en Italie, en Cappadoce, à Cypre, en Lydie. Sardes était le centre d'un marché important.

On donna aussi le nom d'ocre à des couleurs jaunes tirées de diverses substances et de diverses plantes, comme le safran.

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