AVANT-PROPOS
Nous avons dû laisser de côté, à regret, sauf de très rares exceptions, tout ce qui concerne la religion. Ce serait la matière d'un lexique aussi volumineux au moins que celui-ci, et qui manque à nos élèves. Nous avons aussi exclu, toutes les fois que nous n'avons i^as jugé absolument nécessaire d'en admettre un, les mots qui ne se trouvent que dans les lexicographes anciens; nous en avons repoussé un très grand nombre que le seul texte d'Athénée nous fait connaître, et beaucoup, employés seulement à une basse époque, car nous ne nous adressons, en principe, qu'aux lecteurs des auteurs classiques. Cependant, sur ce terrain, nous avons préféré donner trop que trop peu, dans Fespoir d'être utiles.
L'illustration, on le verra, a été l'objet de soins particuliers. Nous avons emprunté toutes les figures à des monuments grecs, le plus souvent aux vases peints. Nous avons tenu, sauf dans quelques cas, à ne pas donner d'images fragmentaires; nous voulons dire que, par exemple, ayant à montrer un cimier de casque au mot XatxTj, nous avons reproduit tout le guerrier dont nous avions choisi le cimier pour modèle, et même un second guerrier groupé avec lui. C'est qu'il nous a semblé que l'objet en question resterait ainsi mieux gravé dans l'esprit du lecteur, qui en garderait un souvenir moins aride. D'ailleurs, en étudiant le casque, le lecteur a l'occasion de remarquer tout le costume des deux personnages et leur intéressante attitude; sa curiosité et son goût trouvent ensemble à se satisfaire.
Si ces vignettes ont quelque mérite de précision et de finesse, nous aimons à le rapporter aux élèves de l'Ecole Municipale des 15eaux-Arts et des Arts décoratifs de Bordeaux, qui ont bien voulu les dessiner, et parmi lesquels nous devons citer, avec MM. Dubois et Bouffanais, M"*^^ Merzeau et Corrège. Ces jeunes artistes ont apporté à ce labeur archéologique autant de souplesse et d'élégance^que de bonne volonté.
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*A6àxiov. — 1° Longue table reclangulaire, ou boîte, destinée à faciliter les calculs. La surface supérieure est gravée de lignes ou de rainures parallèles sur lesquelles ou entre lesquelles on fait courir des jetons, qui prennent, suivant leur place, une valeur différente.
2» Tables divisées en compartiments variés et servant à différents jeux, analogues à nos dames ou nos échecs, où l'on employait des jetons (Voy. IleTTetot).
3o Table ou dressoir destiné à supporter les ex-voto dans les temples, ou, dans les appartements luxueux, la riche vaisselle et les objets précieux (Voy. *Ayyo^>:'fl). 4° Tablette posée dans le chapiteau des colonnes grecques immédiatement audessus de lechine (s^ïvoç), pour servir de support à l'entablement. Rond comme l'échiné même dans les plus anciennes colonnes doriques, l'abaque devient carré dans la colonne dorique parfaite; dans les chapiteaux ioniques il est réduit à une simple moulure, ove ou talon; dans le corinthien, il se décompose d'ordinaire en trois moulures : un cavet, un filet et un quart de rond, et épouse les formes des volutes angulaires (Voy. 'Eir^xpavov, Kiovdxpavov, K^iov).
'A6axt<Txoç. — Petit cube ou dé coloré, de pierre, de verre ou d'argile, qui
servait à la confection des ouvrages en mosaïque (Voy. AïOoffTpwxov).
"ASaTOV. — Se dit d'un temple ou d'une partie de temple dont l'accès est interdit aux profanes; c'est un synonyme du mol à5i>T0v ; mais il s'applique aussi à des sacrifices mystérieux et réservés, et à des lieux ou des routes qu'on ne peut traverser sans sacrilège.
"ASoXoq [ctoXtqJ. — Nom d'une sorte de manteau devenu Yabolla des Latins. La forme àêdXXa se trouve d'ailleurs également.
"ASpa. — Jeune esclave ou jeune servante privilégiée, à qui les riches maîtresses de maison donnaient leur confiance, et qu'elles chargeaient de fonctions un peu relevées et délicates; femme de chambre, presque dame de compagnie (Voy. AjjLcoç).
*A6pdÇaç ou 'A6pd:(Taç. — Ce mot, formé peut-être d'une réunion de lellres formant le chiffre 365 (nombre des jours de l'année), était, dans la secte gnostique, le nom du Dieu suprême. Il en est arrivé ensuite à désigner les pierres gnostiques sur lesquelles il se trouve gravé seul ou accompagné de figures et de signes symboliques, et même sur les pierres du même genre où il ne se lit pas.
'A6upTàxTj. — Espèce de sauce très piquante, peut-être d'origine perse, où il entre, parmi d'autres ingrédients, des poireaux, du cresson, des graines de grenade, des câpres.
AyaGoepyoC. — Cavaliers Spartiates, au nombre de cinq, libérés chaque année du service militaire, et gardés cependant
AIT
la disposilion du pouvoir pour remplir au besoin des missions. Leur nom vient de ce qu'ils étaient choisis parmi les plus braves.
"AyaXfxa. — Désigne en principe tout ce qui charme les yeux ou l'esprit, et s'applique en particulier à un ex-volo, quelle qu'en soit la nature, destiné à plaire à un dieu.
Comme on ofTrait souvent à la divinité son imaj^e, aya^aot en est venu h signifier une statue de dieu, en bois, en marbre ou en métal, puis, d'une façon plus générale, une statue quelconque, même en forme d'hennés, et jusqu'à un bas-relief.
'Aya^fiaTtov. — Diminutif du précédent, ujais avec le sens exclusif de petite image, statuette, figurine.
'AyaiJLtou '^ponfi]. — Action de célibal intentée à h^parte aux citoyens qui n'étaient pas mariés à partir dun à^e déterminé. Cette action entraînait pour eux Valiniie. ou déchéance civique, et dos peines infamantes qu'ils subissaient, en proie aux sarcasmes de leurs concitoyens et aux coups des femmes. Pour Athènes, aucun témoignage précis ne mentionne une à^aatûi» y:,y.'yr, et les juiistes croient qu'en fait cette action n'a jamais
existé.
'AYYStBtOV, diminutif de *Ayy£ÏO'^,
l© Terme générique pour désigner un va«e, un récipient, quelles qu'en soient la forme, la taille, la matière ou la destination.
2° Dideau, voile ou morceau d'étoffe analogue.
8» Sacoche de cuir.
* Ayye'kiy.ri [c^p/ y, <:'.;]. — Danse exécutée dans Ie4 festins; les danseurs imitaient l'action et le récit des niessag-crs arrivés au terme de leur mission.