‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 5 sur 184 · AFR · texte numérisé non relu

AFR

'AyyoGtjktj. — Peut-être, dans un sens général, table, buffet, dressoir ser-

vant à déposer les vases ; plus particulièrement support creux, de forme triangulaire, sur lequel on posait un vase d'argile.

"Ayyoç. — ■ En général, tout lécipient ou vase, synonyme de àyyetov ; en particulier :

1© Vase à contenir des liquides, vin, lait, etc., ou des objets solides, des graines, du blé.

2** Urne funéraire où l'on recueillait les restes des morts.

S» Coffre pour les vêtements.

4» Caisse sans couvercle ou ])erceau dans lequel on exposait les enfants.

'AyéXa, 'Aye^àot, 'AyéXacrcoç, 'AyeXaTirjç. — Les enfants crélois, jus- <[n'd l'Age (le seize atis, vivaient dans leur famille; on les appelait txotio'. (vivant dans l'ombre), à7rôSpojj.O'. (hors de course) ou àzayi/vût. c'est-à-dire horsde l'àysXa. C'est qu'à seize ans ils se réunissaient en associali(»ns qui portaient le nom d'àyÉXat. Chaque groupe était sous la direction d'un àyeXaTYj;, d'ordinaire le père du jeune homme riche qui avait pris l'initiative de l'association.

J.e but de ces associations était d'exercer les jeunes gens aux plus rudes exercices du corps, en particulier à la course (d'où le nom de oi/.iùç,o[xo'., synonyme d ày^XariTOi', à la chasse, au tir de l'arc, aux danses armées qu'ils accompagnaient de péans et d'odes guerrières, et même à

APK

de véritables batailles. Après dix ans, c'est-à-dire à vingt-six ans, les agélastes ou décadromes prenaient rang parmi les citoyens.

Il est à peine besoin de dire qu'àvsXa signifie proprement un troupeau.

'Ayévetot. — Les imberbes, adolescents de seize à dix-huit ans. pétait, à l'époque classique, une catégorie déjeunes gens nettement déterminée, qui avait, dans les concours publics, des épreuves distinctes de celles des enfants (Tiatôcç) et de celles des hommes (avSpeç). Dans les temps plus anciens on ne distinguait que les enfants et les hommes. Plus tard, et peut-être aussi concurremment, on adopta d'autres termes, comme l^rfi

tr.t

V£Ot,

'AyTjfxa. — Troupe d'infanterie faisant partie de la garde d'Alexandre. Le même nom a été donné à un escadron de l'armée d'Antiochus, composé de mille cavaliers, et à des troupes, infanterie et cavalerie de l'armée de Persée. C'était donc, en principe, un corps d'élite de 1 armée macédonienne, dont la composition a varié.

AyrjpaTOÇ. — Pierre que les cordonniers raclaient en poudre pour faire briller les chaussures des femmes.

Cette poudre était aussi employée en

médecine comme astringent et dissolvant.

Ayt<Tfi6ç. - Voy. 'Evxyt7aa, Evayto-ao;.

AytCTxeta. — Cérémonie religieuse; se dit de pratiques, comme la célébration des mystères, ou de purifications, et aussi, dans un sens plus général, du culte, surtout matériel, rendu à une divinité.

AyxtcTTptov, diminutif de "Ayxtcr- Tpov. — Toute espèce de crochet, plus particulièrement la pointe crochue du fuseau, et surtout Ihameçon. II y avait des hameçons de différentes formes, par [n)

exemple de [/

simples cro- i J chets, dont la lige était droite, et d'autres dont la tige

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était arrondie. L'hameçon était attaché à un fil lisse et sans nœuds, autant que possible, par l'intermédiaire d'un crin blanc, afin de ne pas effrayer les poissons. Audessus de Ihameçon, on attachait quelquefois au crin un petit objet en forme de corne pour empêcher le poisson de le couper en cet endroit.

AyxTTjp. — Epingle ou crochet dont se servaient les chirurgiens pour rapprocher les lèvres d'une plaie.

'AyxoXrj. — Lanière de cuir fixée par un bout à la haste d'un javelot, vers le milieu de sa longueur; on l'enroulait autour de cette haste, et l'on tenait entre l'index et le médius l'extrémité libre. On lançait alors l'arme, à qui la courroie, en se «léroulant, imprimait un mouvement vif de rotation. Ce mouvement augmentait la vitesse et la force de pénétration du trait. Quelquefois l'àyxuArj était fixée au bois du javelot par les deux

extrémités, formant une anse. C'est sous celte forme que les Romains l'ont empruntée aux Crées [has/a ansa/a].

Le mot, par extension, a servi à dé.signer le javelot armé de cet accessoire (Voy. 'AxovTtov).

II désigne aussi la corde d'un arc, une amarre de vaisseau, la boucle de corde où passaient les bras de levier des machines de jet (àyxojvs;), et toute corde formant nœud ou boucle, comme la laisse d'un chien de chasse, le cordon d'un soulier.

Enfin on appelait àyx'jXri ""^ coupe qui servait dansie jeudii co//«Ae.oule jet môme du cot/abe, parce qu'il fallait, pour s'y livrer, lever et plier le bras au coude (Voy. KÔTTaêoç).

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'AYXÙXta [xà]. — Traduction du latin ancilia, boucliers sacrés.

'Ayxi>X(ç. — Epieu recourbé en croc dont s'armaient les chasseurs.

' AyxoX6icouç [Sicppoç] . — La chaise curule des Romains; le nom grec de ce siège est tiré de la forme recourbée des

pieds.

'AyhuXcûtÔç. — Trait auquel est adaptée l'anse de jet appelée ocyxuXYi.

"Avxupa. — 1° Ancre servant à fixer les navires au mouillage. Après s'être servis d'une ^

simple pierre ou d'une masse de métal (eùvT)), les Grecs employèrent un lourd crochet de fer, à une seule dent, qui s'enfonçait dans le sable ou s 'accrochait au fond rocheux de la mer (àyxupa £Tepo<JTO{xoç).

Cette ancre simple subsista sans doute concurremment avec l'ancre double (à{i.cpi<JTOtJLo; ou àjx'^iêoXoç). Ce n'est sûrement qu'à une époque assez récente qu'on imagina la branche transversale supérieure ou jas de l'ancre. Un anneau placé au point de jonction des deux crocs servait soit à accrocher l'ancre à l'avantdu navire, sa place ordinaire, mais non exclusive, ou à fixer un filin terminé par un flotteur qui servait à indiquer la place exacte de l'ancre. 11 n'est pas sûr que les deux bras de l'ancre grecque aient été façonnés à leur pointe en forme de fer de lance ou de flèche, comme les ancres modernes.

Jeter l'ancre, se disait àyxupav ^àX- Xeiv, pàXXeffÔai, xaôeïvai, xaTaxÊivai ; rester à l'ancre, e-jr ' àyxupaç a-ïroca- Xeueiv; lever l'ancre, àyxupav aipeiv, àvatpeiv. — On a signalé des ancres non plui en fer, mais en bois.

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2° Croc à deux ou trois dents, servant aux laboureurs.

'AyxupCÇetv. — Terme de lutte :

saisir le cou de l'adversaire dans son coude plié pour le renverser ou lui couper la respiration. Mieux, peut-être, pousser énergiquenient l'adversaire avec le coude ou le genou pour le faire tomber, ou simplement donner un croc-enjambes.

'Aynuptov. — l» Petite ancre.

2« Instrument pour cueillir les figues.

*Ayh<Î)V. — Proprement le coude; de là, nombre d'objets recourbés ou formant un angle, en particulier les bras d'un fauteuil, les cornes ou montants d'une lyre, la corde d'un arc, les bras d'une machine de jet pour la guerre (Voy.

epovoç, Kiôàpot, Aupa, IIXrjXTpov, AïOoêdXoç, T6;ov, etc.).

'AyveCa. — Etal de pureté physique et morale exigée aussi bien pour la vie familiale et sociale que pour célébrer certains rites du culte. De ce sens, les Grecs sont passés aisément à celui de : rites purificatoires destinés à rendre l'homme digne de certaines pratiques religieuses.

"AyvKTjia ou *AYVt(T[JL6ç. — Se dit des rites purificatoires et aussi expiatoires qui procurent à l'homme l'état d'àyveia; l'eau et le feu y jouaient le rôle principal, avec les prières et les sacrifices; toutes ces cérémonies prenaient, selon les lieux, les époques, les croyances, mille formes difi'érentes (Voy.

Kâôaprjiç).

Ce terme signifie plus particulièrement la crémation, véritable purification d'un cadavre par le feu.

'AYVKTcfjpiov. — Lieu où se célébraient des lustrations et des purifications, ordinairement dans les temples; le nom se donnait aussi à des objets rituels qui servaient dans les cérémonies lustrales, par exemple au sel ou à certains vases.

' AyvCGeç. — Pierres rondes, percées de trous, ou masses d'argile que les tisserands suspendaient aux extrémités des fils

Aro

de la trame pour les tendre. Souvent ces objets prenaient la forme d'une pyramide, et les pauvres gens les déposaient comme ex-volo dans les tombeaux ou dans les temples.

'Ayopà. — L'agora, daiis la généralité des villes grecques, était à la fois le lieu où se tenait le marché de toutes les denrées nécessaires à la vie, et le lieu de réunion de l'assemblée populaire; c'est ainsi que le mot en est venu à signifier tantôt marché, tantôt assemblée. Chaque ville avait, naturellement, une agora de disposition particulière; celle d'Elis ne reproduisait pas absolument celle de Sparte ou d'Athènes; mais, en principe, toutes les agoras se ressemblaient comme tous les bazars de l'Orient moderne. L'agora d'Athènes, qui peut nous servir de type, était un assemblage irrégulier de boutiques, les unes en plein vent et mobiles, formées de toiles, de nattes ou de claies; les autres construites à demeure, plus ou moins confortables, et bordant des ruelles; le tout entremêlé d'édifices comme le Bouleutérion ou palais du Sénat, de tribunaux, de temples, de statues à la base desquelles étaient aflichés des actes publics, d'avenues plus larges, ombragées de peupliers et de platanes.

Chaque genre de denrées avait son quartier — les Athéniens disaient son cercle, xuxXoç. — 11 y avait le marché au poisson (elç TOÙ*]/ov), au fromage blanc (etç t^v /Xwpov T'jpov), au vin (et; xbv oïvoy), aux cruches (elç ràç /urpaç), etc. De ci de là se plantaient les tables des banquiers et changeurs (Tpaire^tTat). Ici on louait les cuisiniers, là les journaliers. Un emplacement spécial semble avoir été réservé aiix femmes marchandes (àyopot Yuvaixeia). Périclès avait fait construire une halle au blé (àX^itroTTcoXiç çToà); il y avait tout autour de la place des entrepôts et des ateliers qui en étaient comme leprolongemenf. A l'époque d'Auguste, on construisit une porte monumentale à l'une des entrées de l'agora, et il reste encore un morceau du beau portique d'origine.

5 Aro

L'agora était envahie dès le matin, et remplie vers dix heures, jusqu'au soir, par une foule de citoyens de toutes conditions venant faire leurs emplettes. Les femmes qui se respectaient, non plus que leséphèbes, ne s'y montraient pas; mais, en revanche, il y avait une foule d'oisifs venant aux nouvelles et causant affaires, plaisirs ou politique avec leurs amis, sous les arbres et dans les boutiques des barbiers et des parfumeurs, sans parler de ceux qui avaient affaire dans les édifices publics, le Sénat ou les tribunaux.

L'agora d'Athènes servit toujours aux réunions du peuple, mais non pas d'une façon exclusive. L'importance toujours croissante du commerce de l'agora fit que l'on fut obligé de chercher d'assez bonne heure un emplacement plus vaste, au Pnyx ou au théâtre de Dionysos. Mais lorsqu'il s'agissait d'un vote d'ostracisme, par exemple, le peuple s'assemblait toujours à l'agora. Il est intéressant de noter qu'à Sparte Lycurgue interdit au peuple de se réunir à l'agora ; il ne voulait pas que la préoccupation des affaires et le bruit des marchands troublassent les délibérations publiques.

Nous parlerons au mot èxxXrjffi'a de ràyopx au sens d'assemblée du peuple.

'Ayopata xiXT). — Droits que les agoranomes fixaient et percevaient sur les marchés conclus à l'agora. C'étaient probablement des droits d'entrée distincts de l'eTTWvta, perçue sur les objets vendus.

'AyopavofxCa. — Charge de l'àyopavdjxoç.

'Ayopavôjxtov. — Lieu où se réunissaient les àyopav(iui.oi.

'Ayopav6[XOç. — C'est le nom de fonctionnaires qui existaient dans un très grand nombre de villes de Grèce et d'Asie Mineure, et qui, en principe, étaient chargés de la police des marchés. A Athènes, ils étaient au nombre de dix, parmi lesquels cinq étaient plus spécialement chargés du Pirée. Ils étaient tirés au sort pour un an. Ils avaient pour mission de maintenir le bon ordre à l'agora, de sur-

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'AYXÙXta [xk]. - Traduction du latin ancilia, boucliers sacrés.

' AyhuXCç. — Epieu recourbé en croc dont s'armaient les chasseurs.

'AYHuXôltOUÇ [St'cppoç]. —La chaise curule des Romains; le nom grec de ce siège est tiré de la forme recourbée des pieds.

'AyhuX<i)t6ç. — Trait auquel est adaptée l'anse de jet appelée k^xulr^.

"AYXupa. — 1° Ancre servant à fixer les navires au mouillage. Après s'être servis d'une simple pierre ou d'une masse de métal (eÙviq), les Grecs employèrent un lourd crochet de fer, à une seule dent, qui s'enfonçait dans le sable ou s 'accrochait au fond rocheux de la mer (otyxupa £Tepo<JTO(xoç). Cette ancre simple subsista sans doute concurremment avec l'ancre double (à[jt,cp^<JTOtxo; ou àtx:ptêoXoç). Ce n'est sûrement qu'à une époque assez récente qu'on imagina la branche transversale supérieure ou jas de l'ancre. Un anneau placé au point de jonction des deux crocs servait soit à accrocher l'ancre à l'avantdu navire, sa place ordinaire, mais non exclusive, ou à fixer un filin terminé par un (lotteur qui servait à indiquer la place exacte de l'ancre. Il n'est pas sûr que les deux bras de l'ancre grecque aient été façonnés à leur pointe en forme de fer de lance ou de flèche, comme les ancres modernes.

Jeter l'ancre, se disait àyxupav pàX- Xeiv, pàXXedôai, xaôeïvat, y.axaTeïvat ; rester à l'ancre, kiz ' ^yxopa; àTToaa- Xeueiv; lever l'ancre, àyxupav aipeiv, àva^peiv. — On a signalé des ancres non plus en fer, mais en bois.

2° Croc à deux ou trois dents, servant aux laboureurs.

'AyHupiÇetv. — Terme de lutte :

saisir le cou de l'adversaire dans son coude plié pour le renverser ou lui couper la respiration. Mieux, peut-être, pousser énergiquemenl l'adversaire avec le coude ou le genou pour le faire tomber, ou simplement donner un croc-enjambes,

'Aynûptov. — 1* Petite ancre.

2» Instrument pour cueillir les figues.

'Ayxwv. — Proprement le coude; de là, nombre d'objets recourbés ou formant un angle, en particulier les bras d'un fauteuil, les cornes ou montants d'une lyre, la corde d'un arc, les bras d'une machine de jet pour la guerre ('Voy.

©pdvo;, KiÔàpQc, Aupa, nXfjXTpov , Aiôo6(5Xoç, Toçov, etc.).

'AyveCa. — Etat de pureté physique et morale exigée aussi bien pour la vie familiale et sociale que pour célébrer certains rites du culte. De ce sens, les Grecs sont passés aisément à celui de : rites purificatoires destinés à rendre l'homme digne de certaines pratiques religieuses.

"AYVtCTjia ou 'AYVKTfx6ç. — Se dit des rites purificatoires et aussi expiatoires qui procurent à l'homme l'état d'oiyveta; l'eau et le feu y jouaient le rôle principal, avec les prières et les sacrifices; toutes ces cérémonies prenaient, selon les lieux, les époques, les croyances, mille formes différentes (Voy.

KàOaoTi;).

Ce terme signifie plus particulièrement la crémation, véritable purification d'un cadavre par le feu.

'AYVtcmPjptov. — Lieu où se célébraient des luslralions et des purifications, ordinairement dans les temples; le nom se donnait aussi à des objets rituels qui servaient dans les cérémonies lustrales, par exemple au sel ou à certains vases.

' AyvOOeç. — Pierres rondes, percées de trous, ou masses d'argile que les tisserands suspendaient aux extrémités des fils

Aro

de la trame pour les tendre. Souvent ces objets prenaient la forme d'une pyramide, et les pauvres gens les déposaient comme ex-voto dans les tombeaux ou dans les temples.

'Ayopà. — L'agora, dans la généralité des villes grecques, était à la fois le lieu où se tenait le marché de toutes les denrées nécessaires à la vie, et le lieu de réunion de l'assemblée populaire; c'est ainsi que le mot en est venu à signifier tantôt marché, tantôt assemblée. Chaque ville avait, naturellement, une agora de disposition particulière; celle d'Elis ne reproduisait pas absolument celle de Sparte ou d'Athènes; mais, en principe, toutes les agoras se ressemblaient comme tous les bazars de l'Orient moderne. L'agora d'Athènes, qui peut nous servir de type, était un assemblage irrégulier de boutiques, les unes en plein vent et mobiles, formées de toiles, de nattes ou de claies; les autres construites à demeure, plus ou moins confortables, et bordant des ruelles; le tout entremêlé d'édifices comme le Bouleutérion ou palais du Sénat, de tribunaux, de temples, de statues h la base desquelles étaient affichés des actes publics, d'avenues plus larges, ombragées de peupliers et de platanes.

Chaque genre de denrées avait son quartier — les Athéniens disaient son cercle, xuxXoç. — Il y avait le marché au poisson (el; Toù']/ovj, au fromage blanc (et; t^v /Xcopbv T'jpov), au vin (etç rbv otvov), aux cruches (etç ràç /uxpaç), etc. De ci de là se plantaient les tables des banquiers et changeurs (rpaTTEÇTTat). Ici on louait les cuisiniers, là les journaliers. Un emplacement spécial semble avoir été réservé aux femmes marchandes (àyopot Yovaixeia). Périclès avait fait construire une halle au blé ( àX'MTO-jrwXiç aroà); il y avait tout autour de la place des entrepôts et des ateliers qui en étaient comme le prolongement. A l'époque d'Auguste, on construisit une porte monumentale à l'une des entrées de l'agora, et il reste encore un morceau du beau portique d'origine.

5 Aro

L'agora était envahie dès le matin, et remplie vers dix heures, jusqu'au soir, par une foule de citoyens de toutes conditions venant faire leurs emplettes. Les femmes qui se respectaient, non plus que leséphèbes, ne s'y montraient pas; mais, en revanche, il y avait une foule d'oisifs venant aux nouvelles et causant affaires, plaisirs ou politique avec leurs amis, sous les arbres et dans les boutiques des barbiers et des parfumeurs, sans parler de ceux qui avaient affaire dans les édifices publics, le Sénat ou les tribunaux.

L'agora d'Athènes servit toujours aux réunions du peuple, mais non pas d'une façon exclusive. L'importance toujours croissante du commerce de l'agora fit que l'on fut obligé de chercher d'assez bonne heure un emplacement plus vaste, au Pnyx ou au théâtre de Dionysos. Mais lorsqu'il s'agissait d'un vote d'ostracisme, par exemple, le peuple s'assemblait toujours à l'agora. 11 est intéressant de noter qu'à Sparte Lycurgue interdit au peuple de se réunir à l'agora ; il ne voulait pas que la préoccupation des affaires et le bruit des marchands troublassent les délibérations publiques.

Nous parlerons au mot âxxX'rjffi'a de ràvopà au sens d'assemblée du peuple.

'AyopaTa xéXrj. — Droits que les agoranomes fixaient et percevaient sur les marchés conclus à l'agora. C'étaient probablement des droits d'entrée distincts de l'sTKOvtoc, perçue sur les objets vendus.

'AyopavofiCa. — Charge de l'àyopot-

VOJi-OÇ.

'AYOpav6[itov. — Lieu où se réunissaient les àyopav(iuLOt.

'Ayopavôfioç. — C'est le nom de fonctionnaires qui existaient dans un très grand nombre de villes de Grèce et d'Asie Mineure, et qui, en principe, étaient chargés de la police des marchés. A Athènes, ils étaient au nombre de dix, parmi lesquels cinq étaient plus spécialement chargés du Pirée. Ils étaient tirés au sort pour un an. Ils avaient pour mission de maintenir le bon ordre à l'agora, de sur-

AIT

veiller l'honnôlelé des achats et des ventes, de donner ou de refuser des autorisations de vendre, de vérifier les denrées, et faisaient aussi fonction de juges pour les délits peu importants. Ils portaient un fouet pour châtier les étrangers et surtout les esclaves délinquants.

Au temps des Romains, ils portèrent lé nom de XoytffTa^.

'AyopaoTiQç. — Esclave chargé de faire le marché lorsque son maître ne voulait pas ou ne pouvait pas le faire luimême.

"Aypa. — La chasse, exercice très aimé des Grecs, qui y voyaient, outre son utilité, l'image de la guerre. A l'époque classique, il n'y avait plus depuis longtemps en Grèce ni lions ni autres animaux féroces, sauf des ours et des loups; mais il y avait beaucoup de gibier, depuis le sanglier, le cerf, le daim, jusqu'aux lièvres et aux perdrix. Le mode de poursuite et de capture de ces diiïérents animaux

était très variable. On les chassait à cheval ou à pied, de près au moyen dépieux, ou de loin au moyen de frondes ou de flèches ; on employait aussi de nombreuses espèces de filets; la chasse au faucon même était pratiquée [fig.).

Les chasseurs se servaient de chiens spéciaux; ceux que l'on préférait étaient les laconiens, issus, disait- on, d'une chienne et d'un renard, et appelés pour cela àXcoTcext'Beç (Voy. ce mot et Kucov).

'Aypaçptou ypo^^TQ» ~~ Lorsqu'un débiteur public, à Athènes, parvenait à faire que son nom, inscrit au livre de la dette, fût effacé sans qu'il se fût acquitté, on le traduisait devant les thesmolhèles par ràypacpt'ou YpacpVj. Peut-être aussi cette action visait-elle ceux qui, chargés du livre de la dette, n'inscrivaient pas un débiteur.

AFY

'Aypàcpou {lexàXXou ypacpyj. —

Les Athéniens exigeaient que tout citoyen voulant exploiter une mine en fît la déclaration, afin que l'Etat put percevoir un droit égal au vingt-quatrième des produits. Oui négligeait cette inscription devait répondre devant les Ihesmothètes à l'action àypàcpoi»

asTaXXoj.

'Aypetcpva. — Râteau à dents espacées servant à ramasser le foin.

"AYprjvov. — lo Sorte de maillot en laine, à larges mailles, qui était spécial aux devins et aux suivants de Dionysos; il se portait par dessus la robe [fig.).

2o Filet dont était recouvert l'omphalos de Delphes (Voy.

"OjxcpaXo;).

'AYptaveç.— Corps de troupes légères dans l'armée macédonienne; ils étaient recrutés chez les Agrianes, peuple de Thrace.

'Aypovofita. — Fonction de 1' 'AypovôjJioç. — Les «/70/Y/«o//ies athéniens étaient chargés sans don te de la police de la campagne, comme les aTT'Jvoaoi de la police de la ville. Peut-être étaient-ils aussi chargés de constructions et de retranchements destinés à protéger le territoire en cas d'invasion. Synonyme :

OX(ooo;.

'Ay^tà. — Nom général donné à toutes les voies d'une ville, qu'elles soient larges ou étroites, droites ou courbes; le mol désigne aussi les places. Bordées de maisons et d'édifices plus ou moins riches et décorés, les rues grecques étaient ornées, devant les portes des maisons, d'autels consacrés à Appollon 'Ayuteùç, ou d'images peintes de ce dieu prolecteur, ainsi que des autels d'Hécate et des Her-

Arr

mes. Par intervalles s'y trouvaient des fontaines plus ou moins simples ou monumenlHles. Les maisons privées avaient peu de jours sur la rue, mais les boutiques s'y ouvraient directement; la chaussée était pavée de larges dalles sans trottoirs.

'Ayuteùç. — Apollon àyju'j; était îe dieu protecteur des rues. Par extension, on donnait le nom d'àyjisu; aux images syuiboliquesdu dieu que l'on dressait devant la porte des maisons.

C'était tant ô t une sorte de pilier conique du ty p<à des

àpyoi

(Voy. ce mot), que l'on ornait

de bandelettes, tantôt un véritable aulel ou une stèle portant, sculptée en basrelief, limage du dieu. On faisait à ràyuisu; des offrandes, on l'honorait de sacrifices.

'AyupfJLÔç. — Quête faite pour se procurer de l'argent ou d'autres objets comme des figues, du fromage, de l'huile, du vin, etc., ainsi que cela avait lieu dans certaines fêles. Se dit aussi des collectes faites par les mendiants et les prêtres dits àyijOTat, et, dans un sens plus général, d une assemblée d'hommes, ou d'une réunion d'objets.

'AyupTTjç. — Le menu peuple confondait les àyûç-rat avec les saltimbanques, les charlatans de carrefours. Mais c'étaient, à vrai dire, de : prêtres mendiants, qui erraient de par les villes, assemblant la foule (àyst'csiv), chantant, dansant, montrant des bêtes féroces, disant la bonne aventure, el faisant la quête autour de limage de leur divinité, la Mère des dieux, par exemple. Ils étaient quelque

r APQ

peu devins et sorciers, magiciens, et extorquaient de l'argent aux riches et aux pauvres, aux villes mêmes et aux Etals quelquefois, sous prétexte de sacrifices el de prières, qui devaient les débarrasser de leurs ennemis ou faire réussir leurs entreprises, ou bien encore assurer leur bonheur dans l'autre vie. L'industrie des àyuoTat était très ancieime en Grèce, et pénétra dans l'empire romain, où elle eut beaucoup de succès, malgré le mépris des gens éclairés, à la faveur des cultes orientaux.

'AyupxtxTj craviç ou

AyupTtxôç irtvaÇ. — Tablettes sur lesquelles les prêtres mendiants appelés àyùpTa'. inscrivaient leurs vers magiques, leurs sentences, leurs présages, el qu'ils faisaient tirer d'une urne par les badauds attroupés autour d'eux.

'Ayuprpta. — Mendiante, féminin d'ayupTT,?.

"Ay^^etv. — Terme de lutte et de panwace : saisir au cou son adversaire, appuyer son coude sur son cou pour lui faire perdre le souffle.

'Ay^^éjJt-a^^a [o-rrXa]. — Armes servant à combattre de près, comme la lance, par opposition à l'arc, au javelot, etc.

'Ay^tcjTeia, 'Ay^^ioreuç. — Le droit attique appelait ày/'.TTE'j; tout proche parent, fils légitime, frère, cousin germain, susceptible d'hériter dune personne dccédée sans avoir fait son testament. Il faut bien remarquer que tous les parents, auyysve"?;, n'avaient pas l'àyyirjTSia, qui ne s'étendait qu'à quatre générations successives. Les ayytareT; avaient seuls qualité pour poursuivre la réparation du meurtre d'un de leurs parents.

"AyYOUcxa. — l^'anchuse, plante qui avait, dit-on, la propriété de suffoquer. Une décoction de racine d'anchuse tuait les poules. La même racine, de couleur ronge, fournissait un fard à l'usage des femmes.

'Aywyeuç. — Tantôt la longe qui sert à conduire un cheval non monté, tantôt

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la rêne dont se sert le cavalier et qui règle le mors. Le mot s'applique aussi à la laisse d'un chien de chasse.

'AvwYTj. — Le législateur Zaleucos avait établi chez les Locriens que celui qui était en possession d'un objet litigieux en était le propriétaire présomptif jusqu'à ce que les tribunaux aient décidé sur le fond du litige. C'est ce qu'on appelait ràytoYT).

'AvcoYipiOÇ. — On appelait ainsi, à .\thènes, avant les réformes de Solon, le débiteur insolvable qui devenait la chose de son créancier.

'Ayù)y6ç (employé seul ou avec le mot liBaTOç). — Aqueduc — Voy. *T8pa-

'Aywv. — 1» Nom générique des jeux et concours publics, religieux, funéraires, etc., donné indifféremment aux jeux pythiques, olympiques, etc., aux concours gymniques ou athlétiques, de lutte, de course à pied, à cheval, en chars, aussi bien que de musique, de poésie, et même de beauté.

2o Terme de procédure athénienne, à peu près synonyme de Bi'x'rj ou Ypa^"/), et surtout employé avec les mots aTt'[i.Y|- Toç et TtfXTjTrfç (Voy. ces mots).

'Aywvàpx^ç. — Celui qui préside aux jeux; synonyme d'àytovoôsTYjÇ, mais avec une signification moins restreinte et précise,

'AycùVia. — Voy. 'Aytov.

'AywvKTfJia. — 1» Exercice de gymnastique etd'agonistique; les Grecs divisaient les àycovtTaaxa en légers (xoucpa), comme la course, et lourds (paosa), comme la lutte, le pancrace.

2« Prix donné au vainqueur d'une lutte publique, et, au figuré, toute belle action portant en elle sa récompense.

S*" Discours, dissertation emphatique de sophiste ou de rhéteur; récitation publique ou représentation scénique.

'AYCùViOTTjptov. — l'' Lieu où l'on lutte.

2<» Prix donné au vainqueur d'une lutte ; synonyme d'àywvKTiJLa.

AFQ

'AywvtdTiPjç. — 1<» Concurrent à des jeux gymniques (peut même s'appliquer, dans ce sens, à des chevaux de course), ou à des concours de musique.

2« Combattant à la guerre, soldat.

3° Acteur théâtral.

4*» Avocat.

5" Au figuré, celui qui lutte en faveur de quelque chose, la vertu, la puissance, et celui qui est passé maître dans un art.

'AywvtCTTtKT] [X£;i;]. — Eloquence qui convient aux luttes, à la discussion passionnée.

'AyovtcrctKfj [ts/vy,]. — 1° Art et pratique des exercices gymniques.

2o Art et pratique de la controverse oratoire et philosophique.

'AywvKTTtxôv [t^]. — Genre oratoire opposé au genre docpiTTixov ; il est fait d'emphase, d'ornements et de beaux gestes ; il veut'plaire aux auditeurs.

'AytoVoGedia. — Fonctions d'àywvoOsTYjç.

'AywvoBéTTjç. — Celui qui préside à des jeux ou concours publics. Tantôt, dans un sens très large, le mot désigne le chef.

le riche citoyen, l'Etat ou la confédération qui institue et célèbre des jeux, en prend l'initiative, en fait la dépense, les préside, les juge et en distribue les récompenses. Cela se passait, par exemple, aux temps homériques, pour les jeux funèbres, ou à l'époque classique, pour les concours des

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