‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 45 sur 184 · APO · texte numérisé non relu

APO

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une série d'êtres monstrueux, Chiméra, Echidna, Hydra, Scylla. Le serpent devient l'animal familier et symbolique de Némésis et des Furies; il sert aux vengeances et aux punitions divines. Daulre part, comme il vil caché dans des trous souterrains, il devient comme une sorte de divinité de la terre, gardien:;e des lieux sacrés et des tombeaux.

ApôÎLLa. — Action dramatique mise au théâtre, p:irliculièremcnt la tragédie, le drame.

Apax-

JXT^. -

Unité monétaire de

l'argent dans toutes les cités grecques. Sa valeur a beaucoup varié, suivant les peuples et les époques. La drachme allique avail i gr. 250 dargenl et valait environ 0 fr. 07.

ApeiràvTj ou Apéiravov. — Nom donné à tout instrument recourbé et tranchant d'un seul côté, comme la faux, la faucille, la serpe, la serpette, etc. Ce sont

en char. Pour les courses à pied, on dis-

surtout des instruments d'agriculture; mais il y avait aussi des glaives, des poignards recourbés qu'on appelait opsTry.v/.

ApotTY]. — 1<> Baignoire. Cf. BaXaveTov.

2» Cercueil.

Apoueuç. — Coureur. Voy. Apoaoç.

ApoixoxîjpuÇ. — Estafette, courrier rapide.

ApopLOÇ. — 1^ Course, concours de course entre des personnes à pied, des animaux, ou des personnes à cheval ou

tinguait la course simple appelée aussi ^c6[J.oç àzÂOu;, sùOu; ou àxia-'o;, qui consistait à franchir la longueur du stade sans revenir sur ses pas, et la course double ou longue, ot'oc-jXo; ou BoXi/o;. A lépoque classique les coureurs étaient nus. A Sparte et dans quelques autres \illes il y avait des courses pour les jeunes filles.

20 Lieu disposé pour la courte à pied,

stade (Voy. iltâotov).

30 Lieu de promenade publique, couvert ou non, et par exemple le portique, le vestibule d'un temple.

Ap6u<i>v. — Vaisseau de course à un ou plusieurs bancs de rameurs. Ce type de bâtiment, de forme élancée, apparaît assez tard, vers le v« siècle de notre ère. On l'employailpourles transports publics.

Sur mer, les opoaove; servirent pour des croisières.

ApuaÇ. — Le mot, employé surtout au pluriel, ôpûxxsç, désigne les poutres maîtresses, primitivement en chêne, de la carène d'un navire.

Apùoxoç. — Cf. 'CyxoiXia.

ApucpaxTOÇ. — On appelait ôpu-^ax- To; ou encoie xi^xX-'ç ou x-iyxeXo; une balustrade de bois, de marbre ou de métal qui entourait un endroit réservé.

Elle servait surtout, dans les assemblées publiques, les tribunaux, à proléger l'endroit où se tenaient les magistrats, les juges, les orateurs.

Auva<TTeîa, AuvàarTjç. — Gouvernement oligarchique transmis héréditairement dans certaines familles, comme les Bacchiades à Corinthe. Ces familles

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privilégiées gouvernaient selon leur Lon plaisir sans être obligées d ohsevrer aucune loi, et leur autorité était une véritable tyrannie. Le chef de la Buva(JT£i3t était le SuvaTT'rjç. •

Ao)Bexà(TTuXoç. — Se dil d'un monument entouré d'un portique qui, sur la fa-

ç a d e , compte douze colonnes.

Ac5[xa.

— . Synonyme de

de oixoq et de ôô'xoç.

A(i>[iàTiov. — Petite maison. Ce mot est souvent pris comme synonyme de

ôàXatji.0;.

A<i>pt(jTt. — Sur le mode dorien; harmonie sévère et profonde, qui correspond

aux sentiments tranquilles et modérés.

C'est pour cela que ce mode passait pour avoir une bonne influence éducatrice.

AwpoSoxtaç Ypacpfj. — Action publique intentée contre le magistral, le fonctionnaire athénien qui s'était laissé corrompre par des promesses. Cette action était semblable à celle de la ôsxxitjjLOo YpacpTj (Cf. ce mot).

Aci>pov. — Ancienne mesure de longueur équivalant à une palme, c'est kdire la largeur de la main.

AwpoÇevtaç ypacpfj. — Action intentée contre celui qui, accusé de s'être fait inscrire illégalement sur les regisl es d'un dème, s'est fait acquitter en corrompant les thesmothèles.Tout citoyen athénien pouvait inlenler celle action. Le coupable, comme dans la ypacpY) çsvt'aç, était vendu au profit de lEtal.

Aù)Ttvin. — Don volontaire fait par le peuple au roi, par opposition, sans doute, aux redevances obligatoires. Les Bcoitvai pouvaient consister en vin, vêtements, etc.

*'Eap. — Priiitcmps, Tune des saisons de l'année. Les saisons n'ayant pas été nettement déterminées dans les temps primitifs, on ne peut dire quand comn;ençail alors et quand finissait le printemps. Jusqu'à l'époque classique, il y a trois saisons, le printemps, prélude de l'été et de l'automne confondus, el l'hiver. C'est l'Ecole pythagoricienne qui a divisé scientifiquement l'année en quatre saisons de durée égale, mais celte division ne devint en usage qu'à partir de la mort d'.Mexandre le Grand.

•E6Sojiàç, 'EgSôjJLTj. - lo Nom donné à li fête des àacpiopoj^.'.a quand elle avait lieu sept jours après la naissance; c'est alors qu'on donnait son nom au nouveau-né. Quelquefois aussi cette sorte de baptême n'avait lieu que le dixième jour (tv\ oexxrr,).

2" Fêle célébrée par les enfants on ne sait en quel honneur. Peut-être se confo:id-elle avec la précédente, les enfants plus âgés se réjouissant alors en l'honneur du nouveau-né.

3» Semaine (espace de sept jours). Cette division du temps ne fut en usage chez les Grecs qu'à partir de l'époque chrétienne.

"Eêevoç. — Bois d'ébène, que les Grecs se procuraient dans les Indes et en Afrique. Très estimé à cause de sa dureté, d3 sa durée et de sa couleur, il était rarement employé pour la construction ; mais on s'en servait pour le placage des meubles, et surtout pour la statuaire.

'EyYacTTptfXuGoç. — Ventriloque.

C'étaient surtout des devins qui se servaient de cet artifice pour donner plus d'aulorité à leurs prophéties.

"EYyXujxfJia, 'EyyXucpetv. — Indi-

que tout travail consistant à percer, à forer, et en particulier le travail des pierres précieuses où l'on grave ou sculpte des figures. 'EyyXu'^s'.v a été appliqué quelquefois non pas au travail des pierres précieuses, mais à la véritable sculpture en bas- relief.

'EyYpo^^^* ^^ ^^^^ désigne :

1" l/inscriplion des citoyens sur la

liste de leur dème.

2o L'inscription des jeunes gens parmi les citoyens à l'âge de dix-sept ans.

S" L'inscription des condamnés sur les registres de justice.

'EyY^^» *" Cautionnement que devaient fournir :

1» Ceux qui s'engageaienl par contrat envers l'Etat ou envers des particuliers, soit pour une somme empruntée, soit pour des travaux à exéculer, ou pour bail d'immeuble, perception d'impôts, etc.

20 Les personnes qui revendiquaient un esclave, celles qui faisaient appel d'un jugement par défaut, dans les affaires commerciales, pour éviter la contrainte par corps.

30 L'étranger assigné à comparaître devant un tribunal, s'il voulait éviter la prison préventive.

Les citoyens athéniens ne devaient donner de cautionnement que dans un petit nombre de cas particuliers, par exemple dans les procès pour outrage public, usurpation de fonction publique, dans l'el'jaYYsXix Cf. ce mot), etc.

Celui qui se portait caution se nommait

4° Fiançailles; c'était, à proprement parler, l'engagement pris ea vue d'un prochain mariage, le contrat de mariage, yxuLO'j àiroypa'^yi.

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*Eyy\>riaiq, — Voy. 'Eyy^ 1 '*•

'EyY^tTCTJÇ. — Celui qui, dans une aclion d'£vO£i;i<; ou daTraycoY''^, se porte répondant pour l'accusé. Il fallait trois âyyuYiTat pour que celui-ci lût laissé en liberté.

'Eyyu6t|HT). — Support de vase. Il y en avait de diverses formes ; tantôt c'était une base quadrangulaire avi c un Irou au centre, ou une sorte de petit panier rond; ceux-là servaient pour mettre les vases pointus par le bas comme les amphores; tantôt c'étaient de véritables piédestaux, servant seulement à élever le vase qu'ils portaient et à le faire mieux paraître.

"Eyyuoç. — Celui qui sert de caution, qui se porto garant pour un attre; témo'n d'un acte public ou privé.

"Eyxaufxa. — Tableau peint à l'encaustique.

"Ey^aucrtç. —Voy. 'EY^auiiixT].

'EYxauffXYjç. — Peintre à l'encaustique.

'EyxauCTTtxrj. — Peinlure h l'encaustique. Les procédés de cette peinlure ont donné lieu à beaucoup de discussions. Ce qui semble certain, c'est qu'ils consistaient à étendro des couleurs à base de cire sur des bois ou de l'ivoire et à les y fixer au moyen du feu [ivy.'Â{ziy]^ avec un instrument appeli; xÎTTpov.

Cette peinture avait l'avantage de se conserver plus longtemps, parct; qu'elle ne craignait pas l'humidité, et de présenter plus de brillant que la peinture à la détrempe. Elle était, du reste, d'une exécution difficile et lente et réservée aux petites études et à la miniature.

'EYxevxptç. — l'' Éperon. Inconnu à l'époque homérique, il est fi'équemment employé à l'époque classique. On rattachait à la cheville au moyen d'un lien. On a retrouvé des éperons; de bronze dont la forme ressemble tout à fait aux nôtres (Voy. Kévrpov).

2» Pointe de fer que l'on s'adaplait au talon pour grimper aux arbres.

3° Aiguillon pour toucher les bœufs.

"EyxXTjiJLa. — Plainte écrite que le plaignant remettait au magistrat pour introduire un procès.

"EyHVKTfxa. — A Argos, dès qu'un citoyen était mort, sa famille éteignait le feu du foyer, comme souillé, et le rallumait pour faire cuire des viandes apportées du temple d'.Apollon. Cette cérémonie s'appelait 'ÉYXViTaa.

'EyxoCXta [ràj. — « Couples » d'un navire. Pièces essentielles de la carène consistant en arcs de charpente ou côtes implantées symétriquement par leur pied dans la contre-quille, et sur lesquels s'appliijuent les bordages du bâtiment. Ils peuvent être comparés aux côtes d'un animal dont l'épine dorsale serait représentée par la contre-quille. Les lyxotXtx étaient faits de buis dur et dillicilement putrescible On les appelait aussi voiji.£Ï;.

'EyxoijXTjcTtç. — Aclion de coucher dans un temple ou un bâtiment sacré pour obtenir, par songe, l'apparition d'une divinité et l'exaucement des prières. Cette pratique avait surtout lieu dans les temples des dieux guérisseurs, comme Asclépios. Après des cérémonies qtii variaient suivant le sanctuaire, le dévot ofi'rait un sacrifice et couchait ordinairement sur la toison de la victime. Pendant son sommeil, le dieu lui apparaissait et le guérissait lui-même, ou lui indiquait le remède qui devait le guérir.

'EYXoXàircetv. —Voy. ICoXàTixeiv.

'EYx6[x6(i)[xa. — Sorte de manteau qui couvrait les épaules et tombait à peu près jusqu'à la ceinture; il était en usage chez les Athéniens. 11 est difficile de le distinguer du StriXo^Biov et surtout de r£7rtoti.t(;.

*EY>toire6ç. — Voy. Ko7r£u;.

'EyxotùXt]. — Jeu d'enfants. L'un des joueurs se faisait porter par l'autre et tenait ses mains appliquées sur les yeux de son partenaire. Celui-ci, tenant dans ses mains, en arrière, les jambes du premier, devait trouver avec son | ied une pierre (^l'opoç). — Ce jeu s'appelait aussi £^£opiT«i.oç (Voy. ce mot).

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*EYxptç. — Gâteau cuit dans l'huile et roulé dans le miel.

'EYxpiiCpCaç [apxo;]. — Pain grossièrement cuit dans la cendre. 11 était peu estimé, parce qu'il était inégalement cuit.

*'EyyiTfiixa, "EYxrrjdtç, "EY^tTTj- Ttxôv. — L"£YXT7)(7i; est le droit de posséder des immeubles, fonds de terre ou maisons dans une ville ou un dème autres que ceux auxquels appartenait le possesseur. Ce droit, à Athènes, n'était accordé qu'aux citoyens et aux isolèles ; les étrangers et les métèques en étaient exclus.

Toutefois, un décret spécial pouvait conférer ce privilège à certains d'entre eux.

Les biens possédés par eyt'^^tiç s'appelaient £Y^'^"'^i!-''^'^^ » '^"'' possesseur était soumis à une taxe appelée IyxttjTixov, et qui était perçue par le démarque.

'EYXùxXifjfxa. — Ce mot désigne le c rcle des occupations ordinaires communes à tous les citoyens. On emploie aussi dans ce sens t3C l^x6x.Xi7., de l'adjectif £YXuxXto;, circulaire, d'où périodique (ÈyXUxXiOÇ X£'.TOUpY''^)'

'EyxuxXioç. — 1« Ce dit des liturgies ordinaires revenant à époque fixe : chorégie, gymnasiarquie, Aay.:r3tOTj5polAt'a, 'EffTt'aTi;, 'Ap/tO£copta.

2'» L'ÈYXuxXioç 7:ai5£i'a était le programme de l'éducation ordinaire, comprenant la lecture, l'écriture, l'étude des poètes, la musique et la gymnastique.

"EyxuxXov. — Vêtement des femmes altiques, sorte de tunique bordée de pourpre et tombant jusqu'aux genoux, ce qui le faisait appeler quelquefois irj.yovart';. On trouve aussi la forme £xxuxXov.

'EY>t<«>fAtoYpàcpoç, 'EYxwfxtov. —

L'ÈYXtoaiov est un chant qui célébrait une victoire, un triomphe, particulièrement dans les jeux, comme les odes de Pindare qui nous restent (Xéméennes, Py thiques. Olympiques, Isthmiques). Certains poètes qui se spécialisaient dans ce genre s'appelaient £Yxa)ii.»OYpi'fOi.

"EY^twirov. — Désigne la partie d'un navire où sont les rames, c'est à-dire le

milieu, puisque l'avant et l'arrière en sont dépourvus. Syn. de K(07:r(Tirjp.

'Eyx^P^*^^^^*^* ~~ ^^^''' XapaTTEiv.

'EyX^^^« — ^y"- lïomériquede Aop'j.

'EyX^^P^^^o*^' — I° P«. ignée de la rame, partie que saisit le rameur. Ou y logeait du plomb afin d'équilibrer la partie antérieure de la rame et celle qui était sous l'eau. L'aviron était ainsi rendu plus maniable.

2° Poignard, coutelas dans le genre*de la fjii/aica, ordinairement en bronze, quelquefois orné de pierreries ou gravé en son milieu ; on le portait généralement à gauche, à côté de l'épée.

"EyX°*3* — Lance. Syn. de Aop'j.

"EyX*^^*^*' ~ ^^y- 'AY/.o'j*Ta.

*Eyx^'^P^^'^P^°^' "" l'^emme chargée d'accomplir des cérémonies expiatoires, en particulier des libations, après la mort des Athéniens. On donnait aussi ce nom aux pleureuses à gage (©pTjVTjTpia) et aux femmes qui pm-ifiaient les iyx'ffi; par des onctions de sang provenant d'un sanctuaire.

"ESacpoç. — 1° Tout ce qui sert de soutien, de fondement à une construction : sol, pavé, plancher, etc.; plateforme de la scène d'un théâtre.

2» Le fond de la cale d'un navire, le fond d'un vase.

"ESvov. — Présents faits, dans les sociétés primitives, par le mari aux parents de celle qu'il veut épouser, et qui étaient censés payer la fiancée. Ce mot désigne aussi les présents que les parents devaient faire à leur fille pour son mariage, et qui sont devenus la dot (Trpof;).

*E5v(i)Tf|Ç. — Nom poétique du beaupère, parce qu'il donnait une dot ('Êovov) à sa fille.

"ESoç. — 1° Siège, en général ; d'où résidence, demeure, et même temple.

2» De ce dernier sens on est arrivé à celui didole de fornie primitive, sans distinguer si elle est assise ou debout, et fabriquée de telle ou telle matière.

"ESpa, ''ESpavov, "EBpaafia. —

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