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Noms généraux de loul objet sur lequel on s'assied.
*E5a)Xtov. — 1° Siège de rameur.
2» La base d'un mât.
30 Syn. d'^'ESpa.
'EôeXoVTat. — Mimes, clian leurs, improvisateurs populaires étiez les Thébains. Le peuple, dans les autres villes, les appelait d'ordinaire (jO(pi(TTat, ou ôEixTjXiTTat, cpXoiaxe;, aÙTOxxêSaXoi, etc.
'E9eXo7cp6Ç£VOÇ. — Proxène volontaire, c'est-à-dire qui se propose du luimême pour remplir la charge de proxène, d hôte des étrangers, charge qui, d'ordinaire, était conférée par les villes (Voy. Ilç6;£voç).
ElSùXXtov. — Diminutif de etSoç, qui, chez les anciens grammairiens, désignait une pièce de poésie. E'toûXXiov voulait dire : petite pièce, petit poème. C'est après Théocrile seulement que le mot a servi à désigner la poésie pastorale.
Et5o)Xov. — Ce mot a d'alord signifié une image de divinité, et plus spécialement une idole sculptée. Plus tard il a surtout pris le sens de portrait sculpté ou peint. Ce n'est qu'à l'époque chrétienne qu'il lui a été réservé la signification restreinte du mot français idole, image d'un faux dieu. De ce mot dérivent un certain nombre de substantifs et de verbes désignant l'art de fabriquer des e'iSojXa, l'action de les fabriquer, et les fabricants. Ce sont les mots et^coXoTrXàcTSiv, etSw- XoTiXaTTo;, £t8ojXo7roi>!a, eiSwXoroiYidiç, EiSojXoTTo'ixK^, elZoiloTzoïé;, £'.8tOloDCtyixÔ!;, dont quelques-uns ont surtout été employés par les philosophes en un sens métaphysique.
ElxaStoraL — On appelait elxocBi'jxat ou E'.xaôs'.ç les membres, d'une association philosophique qui se réunissaient le vingtième jour (etxotç) de chaque mois. Les épicuriens c<^lébraient ainsi par un banquet la mémoire de leur m:iître.
Erxa(T[JLa, Etxôvt<T[Jia. — Synonymes d'Elxtov.
EtHOVOYpàcpTjp,a. — Portrait peint;
dérivé du verbe e'.xovoypx'^eiv, qui d'ailleurs a un sens plus large.
EtKOVOYpa<p^a. — Peinture de portraits.
EtHOVoypàcpoç. — Peintre de portraits.
EiKOVÔfJLOpcpoç. —Sculpteur de portraits.
ElxovoTCOtôç. — Artiste exécutant des portraits peints ou sculptés.
Etx6(70poç vaOç. — Grande barjue à vingt rameurs.
EiKOOTTj. — Droit du vingtième (5 pour 100), que les Athéniens substituèrent en 413 au tribut (cpôsoç) précédemment payé par leurs alliés. C'élal une sorte de droit de douane perçu sur les importations et sur les exportations.
Cet impôt fut donné à bail à des traitants qu'on appela z\/.o<5To\6yoi.
EIkO<TToX6yOÇ, EIXOCTTWVTJÇ.
Fermiers des impôts qui levaient Vt\~
Elx(i>v. — Désigne tout dessin, toute peinture, toute statue fait à la ressemblance d'un être vivant ou d'un objet, ou môme toute imita t i o n plastique d'un objet ou d'un être imaginaire. Dans
un sens plus restreint le mot s'applique à un portrait sculpté ou peint, ma*s rarement à un portrait de divinité.
Elxù)V àvTCypaçpoç. — Copie d'un portrait. Voy. 'ATcoypacpov.
EîXàpYTjç. — Chef d'une troupe de cavaliers appelée £ÏXtj ou plutôt iXt,.
Cf. ce mot.
EiXy]. - Cf. "IXtj.
ErX(i)ç. — Les Ilotes, habitants de la
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Laconie et de la Messénie, furent réduits en servage par les Spartiates. Ils cultivaient les terres des vainqueurs et devaient payer à chaque propriétaire une redevance de 70 médimnes de blé, plus \Z pour sa femme, ainsi que du vin et de l'huile. Ils ne pouvaient être vendus, et dépendaient de l'Etat qui seul avait le droit de les affranchir. Les Ilotes furent souvent employés dans les armées lacédémoniennes, surtout comme troupes légères. Fort maltraités par leurs maîtres, ils se révoltèrent souvent, et causèrent de sérieux embarras à Sparte. Mais aussi leur secours fut parfois précieux et récompensé par la liberté.
lEiip.a, — Ce mot a désigné d'abord un vêtement en général, puis il a pris le sens de manteau et est devenu synonyme d' hxy.Tioy.
On appelait aussi slaa une couverture.
EîpeaCa. — Ce mot indique l'action de ramer, le mouvement des rames; par suite il désigne le banc des rameurs ou les rameurs eux-mêmes, et enfin le chant, la mélopée que ceux-ci faisaient entendre pour ramer en cadence.
Eipe(Ti(t>VY]. — Branche d'olivier ou de laurier, entourée de bandelettes de laine rouge ou blanche, à laquelle on attachait les prémices de la récolte des fruits. Le 7 du mois de pyanepsion, une procession accompagnait un enfant (qui devait avoir son père et sa mère), portant un rameau ainsi orné au temple d'Apollon; on chantait des vers qui nous ont été conservés. Ensuite chacun prenait une e'.p£<7iojv7j chargée de fruits de sa propre récolte et la suspendait à la porte de sa maison où elle restait jusqu'à l'année suivante ; on brûlait celle de l'année précédente.
Cette cérémonie était faite pourob!enir de bonnes récoltes; d'autres fois, on y avait recours pour conjurer une famine, une épidémie, ou toute autre calamité.
Eipa. — Se dit des lieux où on s'assemble pour parler, pour délibérer; par suite, assemblée publique.
ElpTjV. — Nom donné à Sparte aux jeunes gens, depuis leur seizième jusqu'à leur dix-huitième année. Avant seize ans ils étaient appelés c.oeiiva'., et les plus âgés des atoeovai étaient les aeXXt'py.ve;, les futurs irènes. Le plus intelligent des irènes avait une sorte de suprématie sur ses compagnons.
Elprjvàp^Tjç , EtpTjvapxoç. —
Magistrat chargé, à l'époque impériale romaine, d'assurer la police dans une ville ou une contrée. Choisis par le gouverneur tous les ans sur une liste de dix notables élus par leurs concitoyens, les irénarques devaient rechercher les criminels et leur faire subir un premier interrogatoire avant de les envoyer devant le gouverneur lui-même.
EiprjvoStxat. — Les arbitres de la paix, c'est-à dire parlementaires. Nom donné aux féciaux romains.
EtpTjvocpùXaÇ. — Qui veille au mainlien de la paix. Nom donné parfois aux féciaux romains.
Etptov, — Voy. "Epiov.
ElpxTiq. — 1° Prison; voy. AeTtxwt/j p'.ov.
2° Partie intime, retirée ou secrète d'une habitation.
EtcraYYeXia. — Procédure criminelle particulière s'appliquant à des cas très variés. On y avait recours :
lo Contre ceux qui étaient accusés du crime de haute trahison, d'attentat à la sûreté de l'Etat, de tentative de renversement de la République (thj.^^fûdx £711 SiriaoTtoi; à8ix-/5|JLaTi).
2'^ Contre ceux qui avaient maltraité des enfants mineurs, des filles épiclères, des veuves enceintes (zlfj-xy^feAix i-zi xaTç xaxcoîETiv).
,30 Contre les arbitres publics ayant commis une injustice, une faute grave dans l'exercice de leurs fonctions (etcayycXt'a xxxà Tojv BtaiTTjTojv). Ceux ci étaient jugés par le collège des arbitres et pouvaient être destitués; ils avaient droit d'appel aux Héliasles, mais la con-
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firmalion de la condamnation entraînait ràTt[xi'a.
Voici comment on procédait pour Velatxy^ûdx : on remettait l'accusation aux Prytanes et le Sénat la déclarait recevable ou non. Dans le premier cas, l'accusé était mis en prison, à moins qu'il ne fournît trois cautions, et encore ne lui permettait on pas d'en présenter s'il avait trahi ou voulu renverser la Hépuhlique. Après débat contradictoire, le Sénat, par un scrutin secret, acquitte ou condamne; dans le premier cas, l'accusé est immédiatement mis en liberté, dans le second, on revient le lendemain engager un nouveau débat contradictoire sur la peine à appliquer. Le vote alors a lieu à mains levées; mais, pour l'application de la peine, le Sénat, qui ne p(>uvait condamner à plus de 500 drachmes d'amende, renvoyait souvent devant les lléliastes.
Parfois on portait l'affaire devant le peuple qui décidait de la recevabilité de l'accusation, puis renvoyait l'affaire soit au Sénat, soit aux lléliastes, ou la jugeait lui-même, après avis du Sén;it. Dans ce dernier cas, il fallait que 6030 citoyens au moins fussent présents, et Ton votait par tribu, au moyen de deux urnes et de cailloux, comme à l'Héliée.
Si rassemblée du peuple renvoyait Taffaire aux lléliastes, elle nommait des cuv/^yopot, chargés, avec l'accusateur, de soutenir l'accusation. Pour un procès de ce genre, on réunissait deux, trois sections d'Héliastes et môme plus.
Jusque vers le milieu du iv« siècle, Taccusateur (contrairement à ze qui avait lieu pour les yGacpat) était sur de l'impunité en cas d'insuccès; mais, vers cette époque, une loi lui infligea une amende de 1.000 drachmes s'il n'obtenait pas un cinquième des suffrages.
EloraYWY^» ~" Introduction d'une instance judiciaire. C'était ordinairement un magistrat du tribinial auquel ressortissait l'affaire qui était chargé de cette introduction. Dans certains cas, les archontes saisissaient d'un procès le tribunal compétent.
Elç èjJKpavôv xaTaoracTiv Stxrj, — Action privée accordée pour rendie possible ou pour faciliter l'exercice d'un droit ou d'une action subordonnés, en totalité ou pour partie, à la représentation ou îi la non représentation de la chose dont le demandeur exige r£»/.'^av£''a.
EtatTTjpta. — Cérémonie solennelle qui avait lieu à la nouvelle lune du mois Jlécatombéon, quand le Sénat entrait en fonctions. Tous les magistrats y assistaient, les Prytanes présidaient. On olfrait un sacrifice, suivi d'un repas; puis il y avait des libations et des prières pour le bien du peuple et de la cilé.
Des cérémonies analogues se célébraient parfois dans des circonstances extraordinaires, par exemple au début d'une ambassade importante : le Sénat et les ci'.oyens chargés de la mission célébraient les etciT'/jpia.
EiaoSoç. — 1° L'entrée du chœur, dans une pièce grecque, et le chant que font entendre les choreutes à leur entrée, après le prologue.
20 Introduction d'une action en juslice.
EtcTOircptç, Eiaoïrcpov. — Voy.
Evo-jrTpov.
ElcTCpopà. — Impôt extraordinaire, levé sur le capital, destiné à subvenir aux frais de la guerre. 11 a été en usage en beaucoup de cités grecques, et particulièrement à Athènes.
Cet impôt n'a commencé à être perçu que pendant la guerre du Péloponèse; il ne fut jamais régulier ni annuel ; pour en autoriser la levée, il fallait, au v» siècle du moins, une autorisation spéciale du peuple. L'elTcpopà est obligatoire, on peut avoir à s'en acquitter en même temps que d'une liturgie, et personne n'en est exempt. Les citoyens des trois premières classes payaient Wla'^op-i. en proportion de leur fortune, et l'Etal la percevait directement par ses agents.
Mais en 378-77, sous Tarchontal de Nausin^cos, des modifications furent apportées : on divisa les contribuables en
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(yuajji,opt'at dont chacune représente à peu près la môme portion de la fortune publique Chacun déclare sa fortune, et, de lemps en temps, on fait une révision (àvaduvra;'.? ), nécessitée par les varialions de la fortune publique, pour rétablir l'égalité entre les syniniories. Ce sont les Stratèges qui président à toute cette organisation et sont môme h la tôle des tribunaux pour juger luul ce qui a rapport àrstoroopi; ils fixent le moulant de la contribution de chaque symmorie. A la lête de chaque symmorie est un chef (yjyeatov), le plus riche, qui conserve la liste des membres.
L'impôt continua à ôtre perçu par l'Etat jusque vers 362-61 ; alors les trois cents plus riches citoyens formèrent une symmorie à part; ils durent avancer la totalité de la taxe (7:po£tT',popâ\ et recueillir eux-mêmes les contributions des autres symmories, ce qui n'alla pas toujours sans quelques abus et quelques résistances. Ils avaient d'ailleurs des garanties légales.
Les descendants mômes d'IIarmodius et d'Aristogiton devaient payer l'etGcpopà, Les biens et non les personnes répondaient pour ceux qui ne payaient pas; cependant celte règle ne fut pas toujours observée, surtout envers les métèques.
'ExaTOfiêaiwv. — Mois du calendrier athénien, correspondant à la fin de juillet et au commencement d'août ; c'était le mois des hécatombes, pendant lequel on célébrait les grandes Panathénées. Il comptait 30 jours.
*ExaT6[JL6rj. — Hécatombe, c'est-àdire sacrifice de cent bœufs. On n'immolait un tel nombre d'animaux que dans les grandes solennités. Aussi le mol àxaTOuêrj est-il devenu synonyme de grand sacrifice public, quels que fussent les animaux sacrifiés et leur nombre.
'EHaT6[Jt,ire5oç [ô] vàoç ou [to] 'ExaT6[xite5ov. — Désigne le Parthénon bâti par Ictinus el Phidias, au temps de Périclès, parce qu'une partie importante de l'édifice — on ne sait au juste
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laquelle — mesurait cent pieds de long ou de large.
*ExaT0[JLÇp6vta [xà]. —Sacrifice offert pour cent ennemis lues.
'ExaxovxaeTTjptç. -— Période de cent an^. Cette division du temps n'avait aucune importance pour les Grecs, qui comptaient par olympiades et non par siècles.
'ExaTOVTap^Tjç. — Chef de cent hommes. Nom que les Grecs donnèrent aux centurions romains.
'ExaTOOTTj. — Droit d'un centième perçu sur les marchandises vendues au marché, ainsi que dans les ventes publiques, au profit de l'Etat.
*ExaTO<TTÙç. — Groupe de cent hommes commandés par un officier suballerne. Cette division existait dans l'armée grecque et répondait à la centurie romaine.
'ExêaTTjpta [rà] — Sacrifice ofl'erl pour un heureux débarquement.
'ExêoX'q. — lo Tout mouvement, tout acte qui contribue k rejeter quelque chose, par exemple : exposition d'un enfant que l'on rejette de la famille.
2o Passage, sortie, par où s'échappe ce que l'on repousse ou rejette.
3» Le pluriel, at IxSoXa^, désigne les réaidus, les matières étrangères que sépare du métal l'opération de la fonte.
"ExyXujijia, 'ExyXuçetv. — \^oy.
rXuTTTixY^.
"Exyovoç. — Enfant, fils ou fille, et par une très grande extension du mot, lous les descendants, à quelque génération qu'ils appartiennent, toute la poslérité d'un même père.
'ExSrjfJLta. — Ce mol signifie voyage hors de son pays, il désigne non seulement le voyage volontaire, mais aussi le voyage forcé, l'exil, une des peines le plus fréquemment employées dans l'antiquité; souvent même avant le prononcé du jugement le coupable s'exilait luimôme pour éviter une peine plus sévère.
Le bannissement était perpétuel et entraînait la confiscation des biens. Le
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banni qui rentrait dans le pay? était mis à mort.
"ExStuoç. — lo .Tuge investi de fonctions temporaires dans des circonstances extraordinaires.
2» Magistrat de certaines villes grecques sous la dominalion romaine; il représentait la cité auprès du pouvoir central, et se chargeait surtout de poursuivre les débiteurs de la ville.
'ExSoxetov. — Citerne, réservoir artificiel creusé dans le rocher ou construit en maçonnerie dans la terre pour recevoir l'eau des pluies. Il y en avait beaucoup en Grèce.
'Exe^eipta. — Trêve imposée aux Grecs quelques jours avant le commencement d'une grande fête, et qui durait plusieurs jours après que celle fête était finie, pour periiietlre à tous ceux qui y avaient assisté de se retirer en sécurité.
"ExOejxa. — Tableau apposé dans les rues pour attirer lattenlion des passants; affiche.
"ExBecTtç. — Exposition d'un nouveau né. Quand un enfant était né, on le déposait aux pieds du père; si celui-ci rélevait dans ses bras, c'est qu'il le reconiiMssail comme sien et voulait le conserver. Si non, il le laissai! à terre et l'enfant était exposé dans un pot en terre (/uTpa), On trouve de ces expositions jusque dans les légendes des dieux et des léros. Ordinairement, on mettait sur l'enfant quelque signe dislinclif, des jouets, etc. ((jTrâpvava) qui pussent le faire reconnaître plus lard si ses parents le recherchaient.
Les enfants abandonnés étaient parfois recueillis par des personnes dont le mariage était stérile, ou par des gens qui se procuraient ainsi des esclaves à bon compte.
*Ex6i)(Tta, "Ex6u<Ttç. — Sacrifice expiatoire.
'ExxaiScxTjprjç [vauç]. — Navire à seize rangs de rames construit pour la Hotte de Démétrius Poliorcète.
'ExxXrjdta. — Assemblée du peuple dans les cités démocratiques. Celle
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d'Alhènes servit de modèle aux autres.
A droit d'assister à l'assemblée tout citoyen, fils légitime de parents athéniens, inscrit sur le registre de la phratrie, majeur, c'est-à-dire inscrit sur les registres du dème et de râxxXrjTia, îi la seule condition de n'avoir pas encouru la perte de ses droits civiques (àT'.»Ji(.'x). Quiconque, étranger ou esclave, n'ayatil pas le droit d'y assister, s'est introduit dans l'assemblée, est passible de poursuites criminelles
Mais le commerce, la culture, le besoin de gagner sa vie empêjhaient bien des citoyens d'assister aux assemblées; aussi, après la chule des Trente, au début du iv^ siècle, on établit une solde, txi<j6bç èxxXridiaTTixoç ; elle était d'abord d'une obole, puis fut portée à trois. 11 y avait une somme fixée d'avance et représentée par un nombre déterminé de jetons (ffufjiêoXa) qne distribuaient trois prytanes : les premiers arrivés seuls en obtenaient.
L'assemblée se réunit d'abord sur l'Agora; elle continua 5 y siéger dans les cas où il fallait au moins 6.000 votants (par exemple pour l'ostracisme, certains casd'âtdcpopa, etc.); en temps ordinaire, elle se tenait sur le Pnyx, place plus étroite située près de l'Agora. Vers le milieu du iv^ siècle, la coutume s'établit de tenir les assemblées au théâtre de Dionysos, et, dès l'époque de Démos— thène, on ne va au Pnyx que pour élire les magistrats. Il y eut aussi des assemblées au Pirée, surtout pour traiter des questions d'armement maritime.
Il y avait régulièrement une assemblée par prytanie (x'jpta ixxX'(\'^(x) ', il en fallut de supplémentaires, et l'on en eut deux, trois et même quatre par prytanie, sans compter les réuniuiio extraordinaires pour les cas urgents (guvxXyito; exxXyj- Gta). Il n'y avait point de date fixe, sauf le il hécalomhéion et le 21 hélaphébolion.
"En général, dans Vix.Kk'f\a{ciL xop^a, on s'occupait des comptes des magistrats,
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des choses du gouvernement, des accusations d'li'7y.y^^gX{y.\ dans la seconde assemblée, on autorisait les procès pour rendre les droits civiques aux ariy-oi et on s'occupait des débiteurs de l'Etat; la troisième était consacrée à la poliliqne extérieure, aux audiences d'ambassadeurs; la quatrième ét^it pour les alfaircs religieuses. Ce programme ne variait pas, les affaires étaient renvoyées non à la f éance suivante, mais à l'assemblée chargée spécialement de s'en occuper à la prytanie suivante, sauf exception.
Les Prytanes font l'ordre du jour (TrpOYpajxijia) , qu'ils affichent quatre jours avant la réunion ; puis le peuple est convoqué, [..a séance commence de bonne heure, et, les citoyens ne se pressant pas, on barre avec des claies les rues donnant 5ur r.^gora, sauf celle qui conduit au Pnyx, et les archers scylhes tenant des cordes enduites de minium poussent les retardataires vers l'assemblée.
Les Prytanes présidèrent d'abord; ils furent remplacés par neuf sénateurs (TTGoeSpot), un de chaque tribu, celle qui exerçait la prytanie étant exclue du tirage au sort; l'un des neuf, tiré aussi au sort, était le président (iTr'.TTaTTj;). Quand il y avait des cL étions, et pour l'ostracisme, les assemblées étaient présidées par les Archontes. 11 y avait aussi un héraut pour faire les communications au peuple et un secrétaire (ypaaaaTeùç ty,ç tcoXsco;) qui lisait les pièces officielles. Six lexiarques, au.xquels on adjoignit ensuite trente cuXXoyeTç, tous citoyens, étaient chargés de maintenir l'ordre.
On ouvrait la séance en sacrifiant un porc, avec le sang duquel on traçait un cercle autour des assistants ; puis le secrétaire et le hérauldisaien t la prière, avec des imprécations contre quiconque chercherait à tromper le peuple. En cas de mauvais présage, l'assemblée était dissoute.
On commence par lire les propositions soumises au Sénat et que celui-ci a approuvées, on vote par mains levées leur adoption ou leur rejet. Dans le premier
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cas, le béraut demande : Qui veut parler? Primitivement, il s'adressait d'abord aux hommes âgés de plus de cinquante ans, ensuite aux autres, mais on cessa bientôt de faire celte distinction. Ceux qui ne pouvaient exercer une magistrature ou qui étaient sous le coup d'une accusalion pouvant entraîner l'alimie n'avaient pas le droit de prendre la parole. Les orateurs étaient d'ailleurs peu nombreux et toujours les mômes; ils montaient ;i la tribune couronnés de myrte. Ensuite, les discours finis, on passait au vole, sauf le cas très rare où l'on retirait la proposition comme illégale. Les promoteurs risquaient, dans ce cas, des poursuites et, en cas de condamnation, une forte amende.
Le vote avait lieu à mains levées, ou parfois au scrutin secret au moven de deux
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urnes.
L'assemblée élisait les magistrats ordinaires et extraordinaires; elle pouvait les destituer et les renvoyer devant un tribunal; elle avait droit de paix et de guerre, réglait les questions militaires dans tous les détails: nombre d'hommes, de vaisseaux, etc.; elle recevait les ambassadeurs, faisait les traités, vérifiait et approuvait toute l'administration financière.
La première assemblée de chaque année décidait s'il y avait lieu de réviser les lois et renvoyait aux Xomolhètes, après avis du Sénat, tout projet de loi nouveau.
Dans certains cas, l'assemblée jouait le rôle de tribunal, par exemple pour l'Êi^rayysXi'a (cf. ce mot) et l'ostracisme. Enfin elle donnait ou ôtait le titre et les droits de citoyen (::oXiT£ta).
'ExxXïjatacrcTJç. — i° Celui qui assiste h une réunion de l'sxxXYjTta.
2» Celui qui prend la parole à I'exxXyjcrt'a. Voy. 'ExxXv^'jt'a.
"ExxXtjtov 5txa<rcrjptov. — Ti ibunal d'appel, à 1 époque impériale; l'expression 'éxxXrjTo; BtxTj, à la même époque, signifie une cause venant en appel au tribunal 'éxxXï^TOv.
"ExxXriTOÇ. — Celui qui est choisi
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Eicri
pour juger une cause en app'îl, et généralement quiconque est désigné pour étudier en dernier ressort une a ï'aire. Se dit aussi d'un procès dans lequel on peut faire appel.
"ExkXtjtoç TzàXiq. — Ville maîtresse où sont jugées certaines affaires litigieuses des villes soumises ou alliées. Ainsi, dans les ligues maritimes formées par Athènes, celte cité était ïxxXqxoç, en ce sens que tous les procès ou délits qui avaient rapport à la fédération et quelques affaires particulière;^ étaient du ressort des Iléliastes. Ces procès étaient appelés âcpsGttjLOi ôt'xai. Le mot êx)cXt|- To; pouvait aussi s'appliquer aux affaires elles-mêmes.
'ExHoXàircetv. — Voy. IvoXaTrxsiv.
'Exxpoùetv. — Exprime ' e travail du métal modelé au marteau, du métal repoitssé.
'ExxùxXYjjxa. — Plateforme basse, montée sur roues, qu'on pouvait faire avancer des coulisses sur le proscenium en ouvrant une des portes du fond. 11 y avait place pour trois ou quatre personnes. • Un roulait l'ixxuxXriaa siir la scène pour montrer ce qui s'était passé dans l'inléiieur du palais, par exemple pour exposer aux yeux du publie b; corps d'un personnage assassiné à 1 intérieur.
"ExxuxXov. — Voy. "EyxuxXov.
'ExXàxTt(T[JLa. — Exercice de danse qui consiste h lancer les talons en haut, soit en arrière, soit sur le côté. Cette danse rapide et sautillante élait particulière aux femmes, et avait du rapport avec la danse très légère appelée <I>pu-
VC/£'.GV.
"ExXettJ'tç. — 1° Abandon, désertion.
La désertion d'un soldat avant la bataille élait un des plus grands crimes pour les anciens, ils le punissaient de la peine de mort.
2» Ce mot désigne aussi l'éclipsé de soleil ou de lune.
'ExXoye^ç* — Receveur pris dans la première classe des citoyens athéniens pour faire rentrer les tributs en retard
des alliés. Les sxXoveï; allaient chercher l'argent sur des vaisseaux dits apy^?'^" Xoyoi, et ils étaient accompagnés d'un ou de plusieurs stratèges.
'ExXoyrj. — l'* Les grammairiens alexandrins firent des ÈxXoyai, c'est-àdire des choix de pièces de divers auteurs; Tun des principaux, les iyJXoycLi ou pièces choisies de Théocrite, nous est parvenu, et comme dans ce recueil les pièces bucoliques ou pastorales étaient les plus nombreuses, le mot égiogue a pris le sens particulier de poésie pastorale qu'il a gardé chez les modernes.
*2o Perception des impôts par VixXoyeuç.
'ExpLayeTov, "ExjiorxTpov . — i° Signifient à la fois loute matière molle, argile, cire, elc, propre à prendre une empreinte, et l'empreinte, le moulage d'un objet.
2» 'ExaaveTov est aussi un mouchoir et un linge servant à essuyer.
'ExjxapTupta. — 1" Témoignage en justice d'un absent.
2» Rapport fait en justice du léu.oignage d'un absent.
"ExveucJtç. — Mouvement des danseurs de pyrrhique, qui consistait à pencher la tête ou le corps, h. écarler habilement un membre pour le dérober à l'ennemi.
'Exireptditacjfiôç. — Voy. *Avaa-
'ExirXeOpCÇetv. — Signifie parcourir à la course un plèthre (la sixième partie d'un stade) en avant et en arrière sans tourner le corps.
"ExirpaÇtç. — Action de faire payer une dette, et surtout un impôt; le mot a pris souvent le sens péjoratif d'exaction.
'Ex7rùpu)(Ttç. — Forle de danse très vive, si l'on en juge par le sens du mot qui est incendie, embrasement.
"ExTtwfxa. — Vase, coupe servant à boire et, par suite, nom générique donné à la partie du mobilier d'une maison constituée par tous les vases et récipients.
"Exirwfia Ypafxjxaxtxôv. — Verre
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ou vase à boire sur lequel on gravait un alphabet ou des syllabes, afin de donner aux enfants une leçon toujours présente et de leur faire entrer les lettres dans la mémoire.
'ExTCWfxàxtov. — Diminutif de hxTrw/a.
"ExraÇtç. — Mise en ordre de bataille d'une armée. L'armée grecque se composait surtout d'infanterie. Les hoplites formaient le centre et les deux ailes, ils se rangeaient ordinairement sur huit files (la phalange macédonienne en avait seize); aux deux ailes se plaçaient la cavalerie et les troupes légères.
"ExTaoriç. — Terme de grammaire signifiant l'allongement d'une syllabe brève.
'ExTGÙç. — Mesure attique servant pour les denrées sèches. L'hecteus vaut un sixième de médimne, soit environ 8 litres 154. A l'époque gréco-romaine, le mot traduit le latin modius.
"ExTT], — Pièce d'or pesant deux oboles d'argent et ayant la valeurd'uu sixième de statère.
'EXTTJ-
xetv. — V.
l7^X£tV.
*ExTYJJl6ptOl OU 'ExTTJfXOpOl
Fermiers qui, avant les réformes de Dracon, cultivaient les terres des nobles, auxquels ils donnaient les cinq sixièmes de la récolte.
'ExTOjxàç. — Ouichel percé dans une porte de fortification, de grandeur suffisante pour laisser passer un homme au besoin ; poterne.
'ExTpaxTlXiÇetv. — Voy.
Tpa/TjXi^£iv.
"Exrpifxjia. — Serviette dont les esclaves s'essuyaient les mains lorsqu'ils servaient à table.
'ExTpOTrT|. — Auberge. Cf. llavoo- Xc^ov et KaTTTjXetov.
"ExTUitov, 'ExTbirwjxa. — Quelques critiques d'art veulent que ce mot désigne le bas relief opposé au haut relief, 7rpd(7TU7:ov. Mais il est plus probable qu'il signifie simplement une copie modelée ou moulée d'une œuvre sculptée.
"ExTwp. — Cheville de bois ou de fer servant à fixer le joug au timon d'un char, et à laquelle s'accrochaient les courroies deslinées à lier les animaux au joug et au timon.
*Excpopà. — Cérémonie funèbre qui avait lieu après l'exposition: c'était le transport du cadavre de la maison mortuaire au tombeau. Après avoir offert aux dieux des libalions, avant le lever du soleil, le lit où reposait le mort était porté soit à bras, soit sur un char à quatre roues. Le cortège se composait des parents, des amis, de joueurs de flûte.
'EXaCa. — Olivier. La culture de l'olivier n'est pas très ancienne en Grèce.
A Athènes, il y avait une catégorie particulière d'oliviers, les aopt'at èÀai'ai ou fjLOSt'a'. que Ion prétendait venir de l'olivier sacré dAlhéna. Leur huile servait comme prix dans certains concours, et les détruire était un crime puni du bannissement et de l'amende. L'Aréopage, qui était chargé de leur entretien el de leur surveillance, envoyait tous les
mois des épimélètes les visiter, et tous
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les ans des £7riYVo)'/-ov£;. Quand on avait coupé une uopta, le Ironc éUil préservé par une barrière.
'EXatoGédiov. - Pièce réservée dans les palestres à ceux qui devaient s'oindre le corps d'huile avant de se livrer aux exercices de gymnastique.
"EXatov. — Huile d'olive. 11 y avait une assez grande quantité de procédés do fabrication de Ihuile, selon la qualité qu'on voulait obtenir. L'opé 'ation principale consistait à presser les olives.
Suivant qu'on les pressait pics ou moins, on obtenait de Tliuile de première, de seconde ou de troisième qualité. Suivant que les olives étaient plus ou moins mûres, on obtenait l'eXatov oa-^xxivov ou waoTûiSé;, particulièrement estimé, ou TsXa'.ov xoivov. D'ordinaire on ajoutait simplement du sel au suc des olives, mais quelquefois aussi du moût, du vinaigre, du miel, du fenouil, etc.
Les usages de l'huile étaient très variés; elle servait à la préparation des aliments, à briller dans les lampes, îi oindre le corps pour les exercices gymnasliques, etc., etc.
'EXatOTp6irtov. - Moulin à olives, pour faire de l'huile, plutôt que vase pour contenir l'huile.
'EXaioupyetov. — A la fois le bâtiment où se trouvait un pressjir d'huile et le pressoir lui-môme.
'EXaioxpi^T'cCa. — Onction d'huile par laquelle les athlètes et les gymnastes se préparaient à leurs exercices, et qui servait à la fois pour assoupi ir les muscles et les articulations, et pour r.^ndre la peau glissante.
•EXàvrj. —Mot général pour désigner une torche, sans indication de la matière dont elle était faite. Peut-être une signification plus précise est-elle : torche faite d.î roseaux liés (•/) twv xaXàawv ùi'j[J.'r{), "fiXacTfJLa. — !« Tout objet de métal, or, argent, fer, plomb, travaillé au marteau de façon à être étendu en lamelles. Le mot s'appliquait quelquefois au bois.
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20 Dans la basse grécité sXa-Taa signifie un miroir de métal.
'EXacTjxàxLOv. — Voy. "EXaT^a l.
'EXadjxàxwv. — Voy. "EXaiua 2.
'EXacTjJLÔi;. - Voy. "EXa^aa L 'EXàTTj. —Le sapin. Le bois était fort employé pour tous les travaux de constructions terrestres et navales et de menuiserie. La carène des navires, les mâts, les vergues, les rames même étaient souvent en sapin ; les balcons des maisons en particulier, et les portes étaient du même bois. On en faisait des ponts, des voitures, dilTérents ustensiles, comme les pressoirs d'huile. Du cœur de sapin se servaient les tourneurs, les peintres pour leurs tableaux; on en fabriquait des tablettes pour écrire, des hasles de lances, etc. Le mot, par suite, a servi à désigner des objets en bois de pin, comme une barque, une rame, un javelot.
'EXaxfip. — 1° Tout homme, tout objet qui conduit ou pousse (juclqu'un ou quelque chose, et particulièrement baguette destinée à frapper et à conduire le cerceau. 11 se terminait par un crochet. D^ordinaire la baguette était en fer, et le crochet en bois.
2» Espèce de gâteau auquel, en pétrissant la pâle, on donnait une forme allongée.
*EXaùveiv. — Battre un lingot de métal pour l'aplatir, et aussi le façonner au marteau pour lui donner une forme ou une ornemen'ation spéciale, par exemple pour en faire une arme ou un bouclier. 'EX7.ûv£'.v xpo/ov se dit particulièrement du potier qui' fait tourner son tour en le poussant avec le pied.
'EXa<pTj6oXta>v. — Neuvième mois de l'année atlique, répondant à marsavril de notre calendrier. 11 comptait trente jours; son nom venait de ce que c'était là une époque favorable à la
chasse. ,
'EXéaxpoç. — Sorte de maitre d hôtel chargé de convoquer les invités d'un roi ou d'un grand.
'EXeyeta, 'EXeyetov [;/.£Tpov],
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"EXeyoç. — Chant de deuil, et, d'une manière générale, tout poème écrit dans le mètre élégiaque. L'ÈXeysïov ixérsov était le nom donné au distique élégiaque, composé d'un hexamètre et d'un pentamètre.
'EXeôç, 'EXc6v. - 1« Plateau en bois avec un rebord assez large.
2" Sorte de table placée dans l'orchestre sur laquelle montait primitivement le choryphée quand il engageait un dialogue avec l'acteur.
3» Grande table avec rebord.
*EXé7toXt<;. — Machine de siège inventée en 3(^ avant J.-C. par Démétrius Poliorcète, au siège de Salamis en Chypre. C'était une tour s'élevant jusqu'à
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la hauteur des remparts et portée par une plateforme garnie de roues. Le haut de la tour était blindé sur trois cotés et renfermait une petite garnison qui pouvait se précipiter sur les remparts de la ville ennemie au moyen d'un pont-levis.
*EXeu9£pa àyopa. — Place publique où se réunissaient les assemblées délibérantes et où s'élevaient les édifices occupés par les magistrats dans diverses cités grecques. Cf. 'AyopDt.
'EXeu6épta. — Fêtes que célébraient soit des cités, soit des particuliers, en commémoration d'une délivrance. La plus célèbre fut celle qu'institua Aristide après les guerres médiques et qui avait lieu sur l'agora de Platées. On offrait un sacrifice sur l'autel de Zeus Eleuthérios, puis l'archonte, suivi solennellement des députés de toute la Grèce, allait offrir
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aux morts de la bataille de Platées des libations et lavait leur tombeau.
'EXeu6epoXàKù)V£ç. — Confédération des cités maritimes de la Laconie, que les Romains avaient soustraites à la domination de Sparte, en 195, pour les placer sous la protection des Achéens.
'EXeuGépùXTiç. — Affranchissement.
Un esclave pouvait être affranchi personnellement par l'État pour service exceptionnel, et son maître recevait une indemnité, ou bien il payait à son maître le prix de sa liberté. Dans ce dernier cas, il arrivait souvent que l'esclave remettait l'argent aux prêtres d'une divinité qui le rachetaient au nom du dieu et devaient veiller à ce qu'il conservât ses nouveaux droits. Parfois aussi un maître affranchissait par testament un esclave, sous réserve de certaines conditions.
L'affranchi, à Athènes, était assimilé au métèque, il devait un impôt personnel, ne pouvait posséder de sol et était astreint à certains devoirs envers son ancien maître devenu son patron. S'il manquait à ces devoirs, il pouvait être remis en esclavage.
'EXeçpavTapxTlÇ. — Chef d'une troupe de seize éléphants de guerre.
'EXecpàvTtvov. — Couleur noire, inventée, dit-on, par Apelles, et tirée de l'ivoire brûlé noir d'ivoire .
*EXecpavTi(TTTj<;. — 1" Conducteur d'éléphant, cornac.
2o Bouclier revêtu de peau déléphanl, en usage chez les peuples d'Afrique, et fort résistant aux traits.
'EXecpavTÔSeToç, 'EXecpavroKoX- Xyitoç. — Se dit des objets incrustés d'ivoire ou ayant des ornements d'ivoire en relief.
'EXecpavTÔxwTroç. — Se dit d'un objet qui a une poignée ou un manche d'ivoire, par exemple une épée, un fouet. 'EXecpavTOfxaxCa. — Combat d'éléphants. C'est surtout à l'époque romaine, dans les cirques, que l'on vit ces combats de bêtes sauvages, soit d'éléphants entre eux, soit d'éléphants avec des animaux
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d'espèce différente, comme les rliinocéros, elc.
'EXécpaç. — 1« Éléphant. Cet animal ne fut guère connu des Grecs que lors des expé-
d i t i o n s d'Alexandre. Les successeurs de celui-ci s'en servirent à la guerre; mais jamais les
Grecs ne
leur accordèrent autant d'importance que les peuples orientaux ou les Carthaginois dans la bataille.
20 Ivoire. Dès l'époque d'Homère, rivoire était connu et recherché; on s'en servait alors pour orner les portes, les meubles, les murs même. L'usage des incrustations divoire sur des meubles, coffrets, sièges, etc., s>st continué à l'époque classique; on eut aussi des tablettes à écrire (diptyques, triptyques, etc.), soit entièrement en ivoire, soit avec la couverture seulement laite de cette matière. Les anciens, et particulièrement les Grecs, ont beaucoup employé l'ivoire dans l'oruementalion des meubles et aussi pour les célèbres statues chryséléphanlines, dont les plus célèbres sont l'Athéiia Parthénos el le Zeus d 0lympie, œuvres de Phidias. On employait l'ivoire pour représenter les parties nues, tandis que les vêtements el autres accessoires étaient en or ou plus rarement en bronze. Le tout était monté sur une charpente en bois, complètement dissimulée sous les matières précieuses.
Homère place aux p:nfsrs une porte plaquée de lames d'ivoire par où s'échappent les songes vains et trompeurs.
30 Espèce de vase, décrit comme un rhyton à deux trous, d'assez grande contenance.
40 Pierre précieuse (IXs'^a; b osux- TÔ;), mélangée de blanc et de noir.
•EXlKoetS6v. - Genre d'écriture usité dans les inscriptions anciennes; ainsi que le montre la figure ci-contre,
>^ t^Ib'f-tlvt)Uo\R^ ..
les lignes traçaient une sorte de spirale (sÂixo;).
'EXtxôç. — Les sA'.xot sont les volutes, au nombre de quatre, qui terminent la colonne dans Tordre corinthien; elles se replient sur les angles de l'abaque. Voy. 'E-rrixpavov.
'EXlHTïjp. — Se dit d'un objet enroulé, comme une boucle de cheveux, ou une boucle d'oreille (Cf. 'EÀÀoSiov), un collier, un bracelet, etc.
•EXtXù)V [ô]. - Sorte de lyre à neuf cordes, ou bien à quatre ; dans ce dernier cas, riustrumenl avait la forme carrée.
''EXtÇ. — Toute spirale et tout objet en forme de spirale ; en particulier :
lo Volute qui termine la colonne dans les ordres ionique et corinthien ;
2» Bracelet en spirale qu'on trouve déjà mentionné dans Ilomèic. D'après certains commentateurs, ornement en forme de spirale que l'on mettait comme broche ou épingle de cou; 30 Boucle doreille; 40 Boucle de cheveux en forme de lirebouchon.
*'EXxYj6pov. — Timon de la charrue,
synonyme de î.TTOooeu;.
'EXXavoStxai, •EXXavoStxatwv.
10 Les Ilellanodices étaient des magistrats éléens qui préparaient et présidaient les jeux olympiques. Ils étaient généralement au nombre de neuf, divisés en trois commissions, Tune pour les courses de chevaux, la seconde pour le pentathle, la troisième pour les autres concours. Ils
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surveillaient l'organisation des jeux, les engagements des concurrents, avaient la poHce des assemblées, décernaient les piix. Ils pouvaient punir de peines sévères toute contravention aux règlements, toute tentative de corruption, et exclure des jeux non seulement un athlète ou un propriétaire de chevaux, mais tous les habitants d'une ville dont un ciloyen avait encouru leurs rigueurs.
Les Ilellanodices habitaient pendant dix mois avant les jeux un éJifice à leur usage r 'KXX*/voB'.x7.uov.
2» Juges de cour martiale dans les armées spartiales, chargés surtout de juger les soldats appartenant aux troupes alliées.
'EXXéSopoç [ô]. - l'Ianle médicinale. Celle d'Anlicyre était particulièrement renommée; on remployait pour purger et pour faire éternuer et vomir.
'EXXeSavôç. - Lien, particulièrement pour faire tenir les gerbes.
'EXXïivoTajxta, 'EXXY]voTatxiaç.
— Les llellénotaines étaient des magistrats athéniens chargés d'administier le q'résor fédéral. Leur fonction était appelée àXXvoTaata. Us furent institués en 477, lors de l'organisation de la confédération maritime qui avait à sa tête Athènes.
Ils étaient nommés pour un an, au nonibre de dix et avaient chacun un assesseur. Ils recevaient les tributs des alliés, en versaient un soixantième au Trésor d'Athéna Polias, et employaient le reste soit pour les besoins de la confédération, soit pour les constructions et les fêles athéniennes.
Les Ilellénotames disparurent avec le
premier empire maritime d'xMhènes (404)
et ne furent pas rétablis dans le second.
'EXXijxévtov, 'EXXtjievt(TTT|<;. --
L'âXÀiu-Éviov était un droit de mouillage
dans un port, et les èX/iasviTTai étaient
chargés de le percevoir. Ce droit devait
varier suivant les villes et la nature des
vaisseaux et de leur chargement.
'EXX66tov. — Boucle doreille. Ao-
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So; signifie le lobe de l'oreille. Voy.
'Kv(OTlOV.
'EXXÙX'^^^'^* ~ ^ït-che d'une chandelle ou d'une lampe à huile. Ces mèches étaient ordinairement faites de la moelle d'un roseau ou des fibres grossières du lin ou du papyrus.
"EXuaa. — Pièce constituante de la charrue grecque, celle où s'attachait le soc. Voy. "ApOTCOv.
"EXujJioç. — 1° Le millet. Celui dllalie î^ervait quelquefois à faiie du pain. La farine de millet, cuite avec du lait, formait un plat pour les pauvres gens.
2o Flùtc phrygienne; le nom vient peut-être de ce que, primitivement, elle était fabriquée avec des tiges de millet. Elle avait probablement une forme recourbée {libia ciu'va).
"EXuxpov. — 1" Fourreau d'épée en bois, en métal ou en cuir.
20 Béservoir d'eau, citerne.
'E[JL6à5tov (dimin.), 'E[i6àç [r, ou ô'. — Le mot a un sens très général, celui de chaussure. Plus particulièrement il s'applique :
lo A une sorte de botiine ou de demibotte souple, fendue et lacée par devant, et avant, au
sommet de la
li-e, un re-
Iroussis retombant, à
bords ronds
ou découpés.
Les variantes
de forme, de dimensions,
de richesse, sont très nombreuses.
20 A une chaussure de théâtre. Il est difficile de distinguer très sûrement si les iufAùz^ étaient réservés aux acteurs tragiques ou comiques, mais il y a des raisons solides pour les attribuer à ces derniers et, parmi eux, surtout à ceux ,nii jouaient les rôles secondaires, messagers, esclaves, etc. Les semelles en étaient assez basses, par opposition aux semelles des cothurnes.
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"EfxSafftç. — 1» Synonyme de 'A-îijj.ivOo;, sorte de baignoire en bois ou loule autre matière.
2» Dans la législation alhcnienne, prise de possession d'une propriété, par exemple quand un fils entrait en possession d'un champ dont héritait de son père (£jA6aT£'J£tv zk T-^ :r'XTpcoa). On appelait aussi ce droit £«;XaT£ia, et il était conféré aux fils, légitimes ou adoptifs, ainsi qu'à toute la descendance maie.
'E[i6aTf|ptov. — 1° Ghfiut mêlé de danses et de marches rythmées que les jeunes Arcadiens exécutaient tous les ans au théâtre. C'était une cérémonie dont l'État faisait les frais.
20 Air de marche militaire; il en existait dans beaucoup de cités. Ceux de Tyrtée à Sparte sont les plus célèbres. Ils étaient écrits en anapestes et accompagnés de la flûte.
'Epi6àTT^<;. — 1° Soulier ressemblant à râaêà;, mais avec une semelle plus épaisse, un talon plus haut, et porté surtout par les acteurs tragiques; c'est le cothurne des Latins.
20 Module, terme d'architecture désignant l'unité de proportion ([ui sert à établir les rapports entre toules les parties d'un ordre. Le module était le diamètre inférieur de la colonne, sauf pour Tordre dorique dont l'unité était la largeur d'un Iriglyphe de la frise, équivalant à un demi diamètre de colonne.
'Eu6à<ptov. — 1« Petit vase peu profond où l'on mettait de l'huile, du vinaigre, etc., pour assaisonner les mets.
20 Ce vase, sans doute légèrement modifié, pouvait aussi servir de lampe.
"Ep,6XTj|ia. — Ornement en relief sur des vases en métal précieux. Ces ornements, également en métal, étaient encastrés comme le sont les pierres précieuses dans leur châsse, mais de façon à ce qu'on put les retirer. Se dit aussi de tout travail d'incrustation et de mosaïque. •Eîx6oXei)Ç. — Tout ce qui sert k enfoncer, et tout objet qua l'on enfonce, comme un pieu, une cheville, un plan-
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toirde jardinier, le pêne d'une serrure, un verrou, etc.
'E[l6oXTi. — 1« Choc de deux objets ou de deux adversaires. Se dit particulièrement du début de la lutte quand les ennemis s'attaquent, et du choc de l'éperon d'un vaisseau contre le flanc d'un autre vaisseau.
20 Machine de guerre, qui est probablement le bélier; le mot désigne surtout la tcte du bélier.
30 Éperon d'un vaisseau de guerre.
'E|JL66Xt[JLOÇ. — L'année grecque se composant de 12 mois lunaires n'avait que 35 i jours; pour la faire concorder avec l'année solaire, l'astronome Cléostrate de q^énédos établit une période de 8 ans (oxTasT-rjpiç), comprenant 90 jours supplémentaires. Ceux-ci formèrent 3 mois supplémentaires (£|j.6ôXi|xoO qu'on répartit ainsi : le premier dans la 3^ année, le second dans la 5^ et le troisième dans la 8^ Le mois intercalaire venait après le sixième mois dont il prenait le nom suivi du mot 0£uT£po;, second. A Athènes, c'était le 7ro<T£i5£0)V ô£UT£poç.
'E[JL6ôXtov [to], - 1" Épieu dont le fer était muni d'un crochet, comme nos harpons, et qui servait à la chasse du gros
gibier.
2o Petite scène accessoire que l'on intercalait au milieu de la pièce principale pour l'allonger, ou pour occuper les entr'actes. C'était sans doute un emprunt fait à la scène grecque par la scène romaine. Mais nous n'avons aucun renseignement précis sur ce genre de scènes. Le mot £7:£ir7oBiov a le même sens.
"Ejx6oXov, "Ejx6oXo(;. - 1" Éperon de navire. C'est l'arme offensive par excellence du vaisseau grec. H se trouve à l'avant, sur l'étrave. Dans le navire primitif, l'éperon se réduit à une simple poutre de bois ronde ou carrée à laquelle on substitua bientôt un ensemble de trois poutres superposées, aux extrémités aiguës.
A cette époque, l'éperon est porté à fleur d'eau, parfois môme au dessus de la ligne de flottaison, ce qui lui ùte une bonne
part de son efficacité. A l'époque classique, on le de^'cend sous la ligne de flottaison afin de rendre ses elTets plus menr-
iriers. 11 n'est plus alors que lextrémitc inférieure et proénnnentc de lélrave.
D'autres perfectionnements lui sont apportés. Les poutres qui le composent sont revêtues d'une garniture de cuivre passe au feu, plus tard d'une arn.alurc de fer terminée par la musse môme de 1 éperon désormais tout en fer. Le résultat est non
pins seuU'ment de fracasser, mais de iranspcrcer les parties vives du vaisseau ennemi. La force d'attaque de 1 éperon dépend du moteur qui donne limpulsion au navire, et, par suite, de l'accroissement
du nombre des rameurs. Souvent, le choc est si violent que l'éperon se brise et reste dans la blessure. L'assaillant est alors démonté. Souvent enfin celui-ci, engage trop ù fond, ne peut se dégager e coule
avec le navire attaqué. Pour éviter cet inconvénient, la trière est armée du -^sosa^.a-.ov (V. ce mot). La manœuvre dlléperon était très simple. Présenter
le flanc à la proue ennemie, c était la mort certaine. Les navires s'affrontaient donc pour la lutte. De là futilité et lexis-
lence, derrière le îtoXoç, d'un gaillard d'avant permettant aux guerriers de combattre et protégeant en même temps les bancs des rameurs. Les éperons des navires ennemis étaient suspendus et consacrés très souvent dans les temples
après la victoire.
20 Au pluriel, xk '£a^.o).7.. Les vosires de la tribune aux harangues de Rome.
30 Verrou.
40 Entablement supporté par les colonnes d'un édifice.
50 Partie de l'Hippodrome d'Olympie, située à côté de l'entrée, et ressemblant k une proue de vaisseau. L'sa^oÀov était entouré d'autels, et renfermait ceux d- 'Ay7.0;i T'V;ri, de Pan, dAphrodite et des Nymphes appelées 'AXxy.YjV'/'. .
"EjxepofJLa. - Voy. 'AxsaTiT'/a.
'Ea[xéXeia. —Danse calme et pacifique, opposée à la danse vive et guerrière
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comme était parexemple la pyrrhique. Ou la dansait en s'accompagnant de la flûte, il e4 probable d'ailleurs que le mot n eut pas toujours un sens aussi restreint, car on la trouve quelquefois rapprochée de la Cordax et de la Sikinnis qui avaient un caractère tout diflerent des dansescalmes.
p:ile comportait, en tout cas, beaucoup d'action et de mimique.
"EuaTivoç SiXTi- - On appelait ainsi des pmcès de Tordre civil dont la solution devait intervenir dans le délai maximum d'un mois. Us étaient instruits et dirigés par les ElTavcoy^t;, à moins qu il ne s'agît d'un procès relatif aux impôts, car alors il ressortissait aux apodectes (a-Jio-
''EaiiaKTTixfi. - Art de travailler en relief des plaques de métal que Ion appliquait ensuite sur des meubles, des vases, etc, au moyen de rivets.
'EjJLiràaaetv.- i« Fabriquer un tissu
multicolore. 20 Faire une broderie de plusieurs cou-
"""Ea-nréiTTaç [0]. - Gâteau de farine au centre du(iuel était placée une pieparalio.i dont le fromage était la base.
'EixTtepovTjjJLa. -Vêtement dorien, sorte de robe qui s'agrafait sur l'épaule.
'EaitXexTÔv. - Se dit d'un mur construit de telle ^orte qu'entre deux parements de pierres se trouvent entasses du mortier et des moellons. C'était un mur économique employé pour les bâtiments pauvres, et surtout chez les Romains. Les (Irecs y apportaient un peu plus de soin, 1 1 avaient coutume de relier par place les deux parements au moyen de pierres de laille transversales; ils désignaient cette construction par le mot oi^tvovixov. U.
'EixirXôxtov. - F.let servant à contenir et à orner la chevelure des femmes ; c'est aussi sans doute la chevelure tressée, comme on le voit sur des statues récemment découvertes.
'ElXTTOtXlXXù). - Voy. IIO'.X'.AACO.
'Eixiropeiov/EixTTÔpiov.- Marché
ExMn
pour la vente en gros des ïnarchamlises transportées par mer, particiiliôrement dans les ports. A Athènes, l'emporinni était sous la surveillance de magistrats élus chaque année, les iwiJ.t'k-r^z'A tou
' 'E^iroptual Sinai. — Procès relatifs aux affaires commerciales des armateurs et marchands en gros, dans les cas d importation, d'exportation et pour toutes les affaires où est intervenu un contrat écrit. Au v« siècle, ces affaires ressortissaienl à des magistrats spéciaux les vauxootxai ; à partir du iv« siècle, elles furent jugées par les thesmothèles. A partir de la mémo époque une loi décida que ces procès seraient jugés dans le mois de lintroduciion de la demande, mais les tribunaux ne siégeaient pour ces affaires que pendant les mois de l'hiver. Le demandeur débouté était frappé d'une amende équivalente au sixième du litige. Enfin le gagnant pouvait faire mettre en prison le perdant jusqu'à complet paiement de sa dette.
'Efxitoptxoç vôpLOç. — Législation commerciale athénienne dont les principales dispositions étaient :
lo Défense d'exporter du blé et d'en vendre hors de l'Attique.
2o Défense d'exporter le;; bois servant à la construction des navires.
3« Obligation, pour les marchands d'huile, de faire une déclaration précise de leur chargement.
40 Peines rigoureuses pour les accusalions téméraires portées contre les marchands en gros, etc.
"EjJLltopoç. — Marchand, etplusparliculièrement celui qui fai . le commerce par mer, sans être pour cela propriétaire du navire qu'il monte, oi auquel il a confié des marchandises.
"EjJLirpTiatç, 'E[Xitpirj!T[x6ç. — Crime d'incendie, quand le criminel ne veut que détruire le bien d'un autre, sans attenter à sa vie. Plusieurs cas se présentent : 1° La partie lésée est l'Etal : le peuple peut être appelé à juger par &lf7Çf.'^^z\(y..
120 ^^H KM<ï>
2" La partie lésée est un parliculier
ENA
l'affai
•titaux tribunaux ordinaires
lire ressortit aux Iril nous ne connaissons pas les peines édictées. Dans le cas d'incendie par imprudence, l'auteur des dégâts doit réparalion des dommages, suivant estimation des magistrats.
'EfJLitueXCStov, diminutif de 'Eji- TtueXCç [■?]]. — Toute cavité dans laquelle s'emboîte et s'articule un objet, trou, crapaudine, moyeu d'une roue.
"EpiTcupa [xà], 'E[xitupeta ou ""E^xitûpta [rà]. — Sacrifices où l'on fait brûler la victime; se dit aussi des libations de vin, d'huile, etc., que l'on verse sur le feu par opposition à ik airupa.
Ces mots ont parfois aussi le sens de sacrifice en général.
'E[JL'irupt6f|TTjç. — V. IIupi67]TT,;.
•Epntuptortxôç. — V. 'IvxTcpTjTao,-.
"Eacppoupot. — Nom donné à Sparte
à tous les hommes qui devaient le service
militaire et pouvaient faire partie d'une
levée ('^poupi).
'Ejxcpucrav. — Soufller dans ou sur quelque chose. Se dit en particulier des foulons qui, prenant de l'eau dans la bouche, la souffient et la vaporisent sur les tissus avant de les mettre à la presse. 'EfJicpÙTeucTtç, 'EfxcpuTeuTfjç. — Vemphijléose donne à un fermier ou emphyléole une jouissance perpétuelle de l'objet de sa ferme. C'est une forme de fermage très ancienne en Grèce et qui a pris sans doute de l'extension à mesure que s'alTaibiissait le colonat. L'emphytéole din"ère de l'ancien colon en ce qu'il est libre el ne dépend point du propriétaire. Le bailleur est d'ordinaire une personne morale, comme une cité, un temple, une corporation, et le bail porte sur une terre, une maison, etc. Les mots èa'^uT£ur:iç, £a'^uT£UT-/j;, empruntés par les Romains aux Grecs, ne se trouvent pourtant pas dans les auteurs classiques grecs. On employait des locutions comme àevvaoj;, £•; tov a7:avT3t /povov, pour préciser la pérennité d'un bail. Les droits de Temphyléote étaient nette-
-itV
ment déterminés et assez restreints; il ne pouvait aliéner la propriété par forme de vente, ni spéculer sur cette propriété.
Ses obligations consistaient dans une redevance assez forte en argent ou en nature, dans l'obligation de payer l'impôt et d'exploiter le bien avec beaucoup de soin, de façon à l'améliorer. S'il manquait à ses devoirs, il était susceptible d'amende ou môme de déchéance.
"EvaYtcTfxa, 'Evaytffjxôç. — Sacrifice propitiitoire offert à un mort héroïsé. On immolait la victime en baissant sa lete vers la terre, et on faisait couler le sang dans une fosse qui entourait le tombeau ou l'autel.
Au pluriel, xk i^'jL^fi^u.'j.'cy, désignent surtout les offrandes funèbres qu'on portait sur les tombeaux, à certains jours. On vcrs:iit des libations de vin, d'huile, de lait, purs ou mêlés avec de l'eau; on répandait des parfums, on ornait la stèle de bandelettes, etc.
"EvaynuXiÇeiv, 'Evay^uXcuv. — Saisir un trait pour se disposer à le lancer au moyen de l'amentum. Voy. *AvxùXt|.
'EvavwYTj. — Poursuites judiciaires devant un tribunal, citation en justice. Cf. At'xYj.
"EvafJLjxa. — Toute sorte de lien, et en particulier celui qui, attaché au bois du JHvelot, forme \xyy.61'f\. (V. ce mol. "EvSetÇtç. — Demande adressée par un citoyen à un magistrat pour amener l'arrestation immédiate d'un prétendu coupable. Celle procédure différait de ràTaycoY'! en ce que, dans celte dernière, l'accusateur mettait lui-même la main sur l'accusé. La dénonciation était faite par un acte écrit qui s'appelait aussi £Vôei;'.ç. On l'appliquait surtout contre les citoyens frappés d'atimie qui continuaient à s'occuper des affaires publiques et contre les exilés qui réintégraient le territoire. On l'introduisait devant les Onze ou les thesmothèles, qui portaient laffaire devant le Sénat, ou peut-être même les héliasles.
"EvSexa [oi]. — Les Onze, magis-
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Irais athéniens désignés par le sort, qui avaient la surveillance des pri.-^ons ; ils étaient charges de faire exécuter les condamnations à mort. Ils devaient arrêter les malfaiteurs. Sous leurs ordres était un personnel nombreux de gardiens, d'esclaves, de tortionnaires.
Ils avaient le droit de faire mettre k mort sans procès les voleurs pris en fiagrant délit et qui avouaient.
Si les Onze introduisaient devant le tribunal compétent les actions relatives à des biens qui auraient dû être compris dans une confiscation, et si les droits de l'État étaient reconnus sur ces biens, ils les livraient aux 7:toXY|Tai'. lis introduisaient également les £vo£i;£'.;.
'EvSiàÇetv, 'EvStav. — Faire la sieste, après le repas du midi. Cette coutume n'était pas générale à l'époque classique, au contraire, même parmi les désœuvrés des villes grecques.
'Ev5ôpiT|(Ttç. — Digue avancée dans la mer pour proléger un port contre les fiots. L'une des plus célèbres était la digue phénicienne de Tyr; mais lusage en était constant à toutes les époques de la civilisation grecque.
'Ev5pojJLf|. — Le mot signifie soit un morceau de musique que l'on exécutait pendant un concours athlélique, soit une espèce particulière de concours qu'accompagnaientdes chants ou des mélodies.
"EvSpoiJiCç. — 1^ Sorte de bottine ou de demi botte lacéepar devant, simple, fort
semblable à TiaSy.;, sauf qu'elle n'avait pas le retroussis caractéristique de cette dernière chaussure. Les endromides pouvaient être plus ou moins montantes et
plus ou moins élégantes; presque toujours elles laissent voir entre les deux bords où s'accrochent les lacets une lan-
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