EZA
gue, qui parfois dépasse le liaul de la lige et se recourbe en avant. Certaines fois l'empeigne est déconpco de façon à laisser les orteils libres; toujours l'endromide est en cuir ou étolTe souple qui épouse étroitement la formi du pied et de la jambe. C'est la chaussure spéciale de marche ou de course.
2» A l'époque romaine, on appela aussi endromis un manteau court et chaud que Ion employait pour avoir chaud sans trop se charger pendant un(! action vive, ou éviter le refroidissement après un violent exercice.
"EvSpuov. — Cheville de bois servant à fixer le joug à la pointe du timon de la charrue. Voy. "ApoTpov.
"Eveixa. — Toute drogue ou médecine que les malades absorbaient sous forme de lavement. On employait particulièrement des infusions de mauve à cet usage.
'EveTTj fvil. -Voy. Thpovr|.
'EvETfjp [o]. — 1« S'3ringue pour injecter les lavements.
2o Syn. d' "Evsua.
30 Instrument qui servais à inonder les assaillants d'une place forle; c'était sans doute une sorte de pompe.
'Evex^padta , ^E^ex^pct(j\j.6<; , 'EvéYUpov. — Un objet était ivi/yzov (i/uç.6^, sûr) lorsqu'il servait de sûreté, de garantie d'une dette, de gage. Le gage pouvait être repris on rendu au gré des parties. Le fait de prêter sur gage s'appelait £V£/;jpa<>rx ou evs/upa'ijj.'i;. "EvTj Hat véa. — Les Grecs appelaient £V^ xa\ vé7. , sous -entendu aeV/jVTi, c'est-à dire jour de la lune ancienne et nouvelle, le dernier jour du
mois.
'EvYjXaTOV. — Ce mot désigne la partie d'un objet qui s'enchaîne dans une autre (âv£A7.ûvo)), particulièrement :
1» Le montant d'un lit.
2" Le montant ou le.- degrés d'une
échelle.
30 La cheville qui fixe la roue dans
l'essieu.
'EvepufijJiaTtç, "EvOpuircov. —
"Voy. (-Jpua;j.aTtç.
'EvtauTÔç. — Est, en principe, un long espace de temps qui est absorbé par une entreprise, une affaire, une série d'événements quelconques. De là le mot a pris le sens de période de temps, période astronomique ou autre, et en particulier d'année.
"Evvaxa \icp.]. - Sacrifices purificatoires {iyy.^(r7[j.y.T:f.) offerts le neuvième jour après la mort.
'Evv6jJLtov. — Voy. 'E-rivou.i'/.
•Evô5ta [T'it]. — Filets de chasse que l'on tendait en travers des routes et des chemins,
'Evotxtov. — Loyer d'une maison.
C'étaient surtout les étrangers immigrés qni louaient des maisons, tar ils n'avaient pas le droit de posséder des immeubles en propre. Le taux variait selon les quartiers et les logements; une maison de Mélilé, par exemple, et une maison d'Eleusis, valant ensemble 35 mines, furent louées au ivo siècle 3 mines, au laux de 8 4/7 p. 100. Les loyers étaient payés mensuellement.
'Evotxiou ZUr\, — Procès en revendication de loyer fait par un propriétaire d'immeuble à son locataire. Ces procès avaient lieu sans doute lorsqu'il n'y avait pas de bail. Us avaient une grande importance, car il pouvait s'ensuivre l'établissement certain d'un droit de propriété douteux ou contesté.
'EvôirXta [xà], 'EvoirXtoç [op/Tj- G'.ç]. - Voy. lluppt/Yj.
"EvoTTcpov. — Voy. KiTor,Tzo^, "EvTacTtç. — Les architectes appelaient ainsi un renflement de la colonne dorique au tiers ou au milieu de la hauteur du fût. Ce renflement servait à rendre le support plus léger à l'œil et plus élégant. 'EvTàcptov. — Linceul dans lequel on pliait les cadavres, d'abo.d enserrés de bandelettes, avant de les déposer au tombe m. On avait soin de laisser la figure découverte. Le linceul n'était pas d'un usage exclusif; les éphèbes étaient reve-
lus d'une chiamyde, les guerriers, parfois, de leur armure. 11 y avait du reste des lois sompluaires réglant l'emploi et le prix des linceuls.
Le mot, au singulier et aussi au pluriel, âvTX'^iy., en est venu à désigner l'ensemble des cérémonies des funérailles.
"EvTYj Iri]. — ^^ L'ensemble des armes d'un guerrier, et plus particulièrement celles qui servent à défendre quelque partie du corps, comme la cuirasse, les cnémides, le casque.
2^ F]nsemble d'ustensiles servant à des usages domestiques, comme des vases, des meubles, etc.
30 Ensemble des agrès d'un navire.
4<» Ensemble des harnais d'un cheval.
5« Instrument, ustensile quelconque, par exemple une flûte.
'Evxepôvcta [y)]. — Voy. 'EyjcoiX'.a.
'EvTT|X£tV. — Voy. TTjXS'.V.
"EvtiXtoç [TrXaxou; : . — Sorte de gâteau qui contenait peut-être des poissons écaillés et salés.
"EvTOjJia [tàj, 'EvTO[ifj. — Sacrifice dans lequel on ouvrait le corps de la victime pour en inspecter les organes et en tirer des présages.
'EvTÔvtOV. — Tendeur, appareil qui servait à bander verticalement les cordes de la catapulte ; ou l'ajuslail à l'intérieur du cadre de celte dernière.
'EvTOpeùetv. — "Voy. Topsusiv.
"EvTptfXjxa. — Action de rehausser sa beauté au moyen de fards, d'onguents et de cosmétiques. Les femmes grecques tenaient sans doute ces pratiques de la tradition orientale.
Le mot désigne aussi le fard lui-même.
'EvTUTtouv. — 1» Frapper de la monnaie littéralement prendre un moulage).
2° Graver profondément, par exemple des lettres sur de la pierre.
'Evoirvtov. — Songe, vision. Pour les Grecs, les songes étaient envoyés par les dieux, surtout parZeus, soit pour prédire l'avenir, donner un avertissement, soit môme pour tromper les hommes et les faire tomber dans l'erreur.
*Evùcpa(T[xa. — Insérer des fils multicolores dans un tissu, et par conséquent, lisser une élofl'e bariolée, âvù'farïaa, se disait £vu'^aiv£iv ; un tissu de ce genre était qualifié d'âvii'vavTOç.
•EvwjxoTotpXTîÇ, 'Evo)[JLOTta. — L'énomolie était une fraction du bataillon Spartiate [I6/0:;) ; celait la quatrième partie d'une r.i'Jzr^xo'jTÙ;, et il y avait quatre de ces dernières dans un a6/o^.
Le chef de râvioy.OTi'x était l'ivcoiAO- Tao/Tj;. Cette division était en vigueur au\*^ siècle. Elle se modifia ensuite; il n'y eut plus que deux énomoties par •::£vty,xo':tû;.
'Evcuirta [xà]. — Partie de la muraille qui est située de part et d'autre de la porte d'entrée, et que l'on aperçoit d'abord à l'extérieur; façade.
'Evwxtov. — Boucle d'oreille. La mode des boucles d'oreilles a été constante pour les femmes grecques. Les hommes n'en ont porté qu'à titre tout à fait exceptionnel et par emprunt aux coutumes asiatiques. La forme des boucles d'oreilles variait indéfiniment selon le goût et la ric h esse de celles qui les portaient; on trouve mille modèles différents, depuis le simple anneau jusqu'à la pendeloque travaillée par un habile orfèvre, véritable objet d'art. On y employait les métaux vulgaires ou précieux et les pierres fines.
'EÇàytov. — Petit poids pesant le sixième d'une once.
Le mot, dans un sens plus général,
désigne u[ie balance,
'EÇaywYTj. — Lorsqu'un débiteur refusait de payer sa dette ou de rendre ce qu'il détenait, on pouvait l'expulser, l'exproprier violemment au moyen de
EEE
r£;aYO)Y-/], qui était aussi appelée £;ouXtj;
tentée contre un citoyen qui, agissant en qualité de xupto; d'une Athénienne, la vendait' à un ^Hranger habitant en pays étranger. ::.a peine était la mort.
'EÇaywYtov. — 1« Droit que payaient les marchands poi: r expor- : ter par mer des marchandises.
2» Toute marchandise exportée par mer.
'EÇaYWYOÇ. — Toul conduit ou canal, souterrain ou non, pour récoulcment des eaux, par exemple des eaux de bain.
'EÇàSapxoÇ- — Sorle de sous-officier qui commandait six hommes.
'EÇaiTTiatç. — 1° Action d'un plaideur qui réclame la toiture pour un adversaire.
2» Intercession d'amis en faveur d'un
accusé.
'EÇàXetiTTpov. — Vase à parfums qui tenait le milieu, pour la forme, entre la çf/iàXT| et le X-/]X'jOo;.
•EÇàjxexpoç. — Qui a six mesures.
Nom donné au vers épique, composé de six pieds, spondées et daciyles.
"EÇa|Xjxa. — Anse, poignée 11 y en avait de toutes formes, de très simples et de très ornées, suivant h. destination, le prix ou la matière de l'objet auquel elles étaient adaptées.
"EÇacrctç (usité surtout au pluriel, £;àTT£'.;). —Fils de la trame que l'on laissait dépasser au bord de certaines étoffes et qui formaient une sorte de frange; de là, franges, au sens d'ornement.
•EÇà<TTuXoç. — Temple ayant six colonnes de front.
•EÇau(TTTjp. — Sorle de crochet ou de fourchette dont on se servait pour retirer la viande de la marmite.
'EÇeyy^^j 'EÇeYY^^t*;--^'^''^^'
fie la caution que l'on verse pour délivrer quelqu'un d'une contrainte par corps.
124 EZII
'EÇéBpa. — Une exèdre est en principe un sièf}^ erlérieur, et plus parliculicrement un ncge. Mais le mot désigne
EîQ
normalement, en Grèce comme à Home, une salle de conversation munie de sièges, un salon. 11 y avait des exèdres dans les maisons particulières aussi bien que dans les édifices publics; l'emplacement, du reste, pouvail en être variable. Dans les maisons riches des Cirers, à l'âge classique, l'exèdro est d'ordinaire la pièce principale qui s'ouvre au fond du péristyle en face de la porte d'entrée.
Il y avait aussi des exèdres qui constituaient de véritables constructions isolées, des sièges publics ou reposoirs espacés dans les promenades, les rues et les places.
'EÇeXeueepoç. - V. 'ATreXeuOeco;.
"EÇecTTiç. - Voy. "E;a<7Ti;.
'EÇexaffTTjç. — On désignait par ce
mot :
!« Des inspecteurs chargés, à Athènes,
de vérifier l'eirectif des troupes mercenaires.
2o Dans diverses villes, des magistrats investis de fonctions financières, chargés, par exemple, de mettre en adjudication les travaux publics, de vendre les biens appartenant aux temples, etc.
'EÇrjY^'C^Ç' — ^" désignait par ce
nom :
lo Des interprètes du droit sacré, choisis dans certaines familles (Eupatrides, Eumolpides} pour expliquer les traditions et les lois religieuses, pur'.fier les suppliants. Ceux qui étaient chargés de ce dernier emploi s'appelaieutTri^Oo/pTiTTOi.
2» Les interprèles des oracles, des pro-
diges, des songes. C'étaient souvent des charlatans qui fabriquaient eux-mêmes des recueils d'oracles.
30 Des guides qui, dans certains pays, montraient aux étrangers les monuments et les curiosités.
4' Tous les professeurs, en général, quelle que fût la science qu'ils enseignassent.
'EÇicrcaoreat tûv ôvtov. —Terme de droit attique désignant l'abandon de tous ses biens par le débiteur insolvable, au profit des créanciers.
-EÇtTTjpia. — Sacrifices offerts par les généraux avant d'entreprendre une expédition, pour obtenir l'appui des dieux.
"EÇoSoç [rj. —Ainsi s'appelle, chez les rhétoriciens,le dénouement de la tragédie, c'est-à-dire tout ce qui vient après le dernier chant du chœur, dont la sortie, lloùo;, indique que la pièce touche à sa
lin.
'EÇo(rcpaxi<T|Jiôç. — Voy. 'OcToa-
xiGu-d;.
'EÇoùXtjç StïiT]. — Procès intenté par le créancier qui ne pouvant se faire payer, malgré un jugement rendu, et voulant se saisir d'un immeuble ou dun objet appartenant à son débiteur, en a été empêché parcelui-ci, ou par un tiers. Le perdant du procès est condamné à rembourser ce qu'il doit, plus une indemnité, et est, de plus, condamné ù une amende équivalente à la valeur de l'objet en litige.
'EÇa)[x(ç. —Tunique courte que por-
aient les esclaves, les artisans, les labou-
reurs, tous ceux qui faisaient un travail
En A
nécessitant la liberté des membres. Elle n'avait qu'une manche, sur le coté gauche; le bras droit et une partie de la poitrine restaientàdécouvert. Plus tard, on a fait des exomides sans manches, mais en attachant la tunique sur l'épaule gauche au moyen dune agrafe.
Dans la comédie, c'était le vêtement des vieillards; il fut aussi adopté par les cyni(iues.
'EÇo)[XO<Tta. — Dénégation en justice faite sous la foi du serment.
•EÇuxrcpa. — 1» Machine théâtrale qui permettait aux spectateurs de voir ce qui se passait dans l'intérieur d'un édifice ou dune salle qui, sans cet appareil, serait caché aux yeux.
2» Fenêtre grillée faisant saillie hors d'une construction.
30 Balcon.
'ETzayyekioL BoxtjJiaaCaç. — Sommation que l'on faisait à un orateur qui se présentait pour prendre la parole devant le peuple après avoir été déclaré indigne par un jugement. 11 devait subir une Zoy.vj.T.^U (Cf. ce mot).
'EitaY>t(i)Vt(T[JL6<;. — Exercice de gymnastique consistant à faire travailler surtout les coudes mis en mouvement.
"Eitatvoç. — Harangue à la louange de quelqu'un. On décrétait quelquefois que l'honneur d'une telle harangue serait rendu officiellement à un mort glorieux. Le mot peut se traduire par éloge, panégyrique, oraison funèbre. Il s'applique aussi à une dissertation louangeuse, comme l'éloge de l'Amour.
'EitaxTptç, "EiraxTpov. — Barque de pêche, dont on se servait parfois à la guerre, t-es pirates avaient aussi des bateaux de ce genre.
"EitaXÇtç. — Créneau sur une muraille de ville forte ou sur le haut d'une tour, et par extension la muraille même de fortification, par opposition aux tours. 'EitaXoxTTTjç. — Nom donné à ceux qui étaient chargés de repous.ser les épis sous les pieds des bêtes de somme, quand on dépiquait le blé sur l'aire.