‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 49 sur 184 · TY · texte numérisé non relu

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'EirtCTHeufi. — 1° Action de réparer tout objet en mauvais état, en particulier de radouber un vaisseau.

2« Au pluriel, meubles, ustensiles de toute sorte.

'EirlcTXOTCOÇ. — Magistrats extraordinaires, désignés à Athènes par le sort, et institués pour rétablir l'ordre dans une cité troublée, châtier les auteurs d'une révolte, procéder à une enquête ou orga-

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niser dans certaines villes le régime démocratique. Ils étaient payés par les villes sujettes où ils exerçaient leurs fonctions de surveillants pour le compte du peuple athénien.

'Eirt(nra<TTf|p, 'Eirtdiracrcpov. — Tout ce qui sert à saisir et à tirer un objet : un anneau, une corde, et en particulier un anneau servant à tirer le ballant d'une porte, et la corde servant à tirer un filet de pêche ou de chasse.

'E-ïticrcàTTiç. — 1° Président des prytanes, tiré au sort pour un jour et une nuit. Il avait la garde du sceau de l'Etat, des clefs des archives et du trésor. Jusqu'au début du iv^ siècle, il a présidé le Sénat et l'Assemblée du peuple; mais alors son rôle s'est borné à tirer au sort les neuf proèdres, et parmi eux ri-rtiT- TOtr/i; Twv TTpoÉopwv qui devait présider l'assemblée.

D'autres villes qu'Athènes avaient aussi des épistates pour présider leurs assemblées.

2» Trésoriers nommés pour un an par le peuple pour administrer les trésors des temples, veiller aux objets sacrés et à l'entretien des édifices. On les appelait encore £7ri[Jt.£X7jTai ou êzt'îxsuaTTat.

30 Fonclionnaires extraordinaires nommés par décret pour surveiller et diriger l'exécution de travaux publics importants, comme un temple, un monument, une statue de divinité, etc. Ils ont l'emploi des fonds et sont responsables devant le peuple. Leur charge peut durer plusieurs années; dans ce cas, ils doivent être réélus tous les ans par l'Assemblée.

'EirC(TTiq[xa. — 1» Stèle, colonne, cippe, tout ornement placé au dessus d'une sépulture (v. Tàcpo;).

2o Ornement placé sur la proue d'un navire, et différent sans doute de l'àxpoT- ToXiov (v. ce mol).

'EirCcTTtov. — Station des navires, dans Homère. D'après les uns, c'était un hangar couvert où les barques se trouvaient à l'abri. Selon d'autres, c'était un simple emplacement sur le sable du rivage, protégé par une clôture.

'EictOToXeuç. — l'* Secrétaire ou messager chargé d'écrire et de porter des messages.

2o Officier de mat inc sparliate : lieutenant du navarque, qui est le général en chef. Il semble avoir été nommé par le peuple, pour une durée d'un an très probablement. On pouvait être épistoleus deux fois de suite, chose qui n'avait pas lieu pour le navarque. L'épistoleus remplissait des missions de confiance, commandait des divisions détachées de la Hotte ou parfois la flotte entière lorsque le navarque était blessé ou tué.

'EirtcrcoXiq. —Lettre missive. Celles dont il est fait le plus anciennement mention sont écrites sur des tablettes de métal, divoire ou de bois; ces tablettes furent d'un usage courant dans toute l'antiquité pour des lettres courtes. On écrivait les lettres très longues sur du papyrus, du parchemin; parfois sur des feuilles ou de récorce.

'EitKTToXtacpôpoç. — V. 'Ettittolt6; 1.

'EiCKTTpàxTJYOÇ' — Titre donné sous les Ptolémées et pendant la domination romaine au gouverneur général de la Thébaïde.

'ETTtCTTpoçpfj. — Commandement militaire pour faire obliquer à droite ou à gauche un peloton de cavaliers. Si l'on s'adresse à un seul cavalier, le terme est £'j> ' Y^vt7.v, obliquera gauche, £-\ oop'J obliquer à droite.

'EirtcTTuXtov, 'Eitt(TTuXtç, 'EirtcT- TuXov. — Lépislyle est la partie de l'eulablement qui repose directement sur les colonnes et se trouve immédiatement au-dessous de la frise. Dans l'ordre dorique, l'épistyle était lisse; mais dans les ordres ionique et corinthien, il se composait de trois plates bandes en légère saillie l'une sur l'autre, surmontées de diverses moulures sculptées (Voy. Nxo;).

'Eirtdcpatpov. — 1" Gant de cuir employé pour la lutte.

2» Sorte de boule dont on couvrait la pointe des armes qui servaient à des exer-

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cices d'escrime, comme de nos jours les fleurets mouchetés.

' Eicidcpuptov. — Partie de la cnémide qui protégeait l'articulation du pied.

'Eirt(T(i)Tpov. — liande de fer ou d'airain servant à renforcer les jantes des roues dans les chars de guerre.

'EirtxaYfJia. — Cohorte auxiliaire ou supplcmenlaire qui servait de réserve.

Un îTzhtxyax, dont on connaît la composition, comprenait 4.096 cavaliers divisés en quatre icpt-iiTcap/iai.

'EirtTàcpta. — Fûtes funèbres annuelles célébrées ofliciellemcnl en Grèce autour des tombeaux. A Athènes, on donnait ce jour-là la sépulture publique aux citoyens tombés sur le champ de bataille; ils avaient leur tombeau au Céramique.

Un orateur prononçait un éloge funèbre, puis on célébrait des jeux en leur honneur.

^EtziteIxkjiJ-CI.» —'For[\(\cai[ion opposée à une fortification ennemie pour en faire le siège et s'en emparer; mur d'approche. Ces ouvrages étaient naturellement élevés en terre ou en bois.

'EirtTTjHetv. — Indique l'opération chimique, du reste inconnue, par laquelle on collait l'une à l'autre deux surfaces métalliques, par conséquent une sorte de

soudure.

'EiriTtixta. — 1° État de loul citoyen qui jouit de tous ses droits tels qu'il les a reçus à sa naissance s'il était libre et fils légitime, et qui n'en a perdu aucun par suite de condamnation ou de démérite.

20 Châtiment, peine afflictive qui vient détruire les droits et privilèges des citoyens £riTt»JLOl.

'EittTtjxtov. — Voy. 'Eiznvx-y. 2.

'EiriTtfXOÇ. — Se dit d'un citoyen ayant tous ses droits et pouvant aspirer îi toutes les fonctions, h tous les honneurs.

Les biens des ztJtvxoi étaiert qualifiés d'sTtt'Tiaa yzr^ixxzy., par opposition aux /pr,aaTX ax'.aa des citoyens ''ix'.[xoi.

*ÈTrtTÔ>itov. — Intérêt usuraire de l'argent. Voy. Toxoç.

'EictTOVtov. — 1« Cheville ou crochet

où s'attachaient les cordes des instruments de musique.

2» Tout ce qui sert h tendre quelque chose, vis de serrage.

30 Tout ce que l'on plaque contre une ouverture pour la boucher; bouchon.

'EitiTOVOÇ. — Cordage d'arrière jouant dans le gréement du navire grec le double rôle de drisse et délai. Comme drisse, il sert à hisser ou à amener la vergue. Après l'avoir étreinte par le milieu, il traverse le mat lui môme ou le xap/T^iiov du mât quand il y en a, puis vient s'amarrer à bord par son extrémité libre. Comme étai, il protège le mât contre le vent d'arrière, ainsi que le font les deux TTiOTOvoi à l'avant.

'EirtTptTQpàpxYllJta, 'EirtTptfjpapvoç. — Le hiérarque qui exerce sa charge au delà des limites de temps établies par la loi est dit eTriTpf/îoap/o;, et sa situation âiriTp'.Yjpàp/Tij/a.

'ETCtTpOTTÎiç SCxTj. — Action qu'un pupille intentait au tuteur qui ne voulait pas lui rendre ses comptes, ou au tuteur réputé infidèle.

'Eitirpoiroç. — Tuteur d'enfants mineurs, le xupioç étant le tuteur des filles ou femmes majeures par l'âge, mais qui, suivant le droit grec, restaient dans une tutelle perpétuelle.

Le tuteur pouvait être désigné par testament du père, ou désigné suivant le degré de parenté. L'archonte éponyme pour les enfants des citoyens, l'archonte polémarque pour ceux des métèques, prend connaissance du testament s'il y en a, désigne le tuteur, intervient en cas de refus, d'incapacité, etc. Il y avait souvent plusieurs tuteurs ((7'JV£7:i'Tp07roO.

Le tuteur doit pourvoir à l'entretien et à l'éducation du mineur; il doit établir et doter les filles, conformément à leur rang et à leur fortune. Il représente son pupille dans tous les actes juridiques, offre pour lui le sacrifice annuel aux mânes de son père, et gère la fortune au mieux des intérêts du mineur et d'après les recommandations testamentaires s'il y en a.

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