EDI
Eno
Quand le mineur a dix-huit ans, le tuteur le fait inscrire sur les registres du dème et lui rend ses comptes.
L'archonte doit surveiller la tutelle; il intervient en cas de mauvais traitements par la xaxcoaew; v.fsx^yûdy.
(cf. ce mol). Le pupille peut, à sa majorité, intenter un procès à son ou ses tuteurs pour mauvaise gestion du patrimoine (otxTi £7:iTpo7rf|;) ; il a un délai de cinq ans pour attaquer le tuteur ou ses héritiers.
'EirtTU[i6tStot epîjvot. — Chants funèbres devant la tombe d'un mort.
Pendant la cérémonie de l'Èx'^opà, quand on portail le mort de la maison au tombeau, les parents gémissaient et, les hommes surtout, chantaient un thrène, accompagnés de la flûte.
Ensuite, quand on allait offrir des libations au mort et lui rendre un culte, souvent des hommes ou femmes, s'accompagnant d'un instrument, surtout de la lyre, chantaient un thrène devant le tombeau.
'EirtTupov. — Mets préparé avec des olives assaisonnées d'huile, de vinaigre et de différentes herbes, comme la rue, la menthe, etc.
'E7ttcpf|jxt(Jjia. — Cri de mauvais augure, par opposition aux mots eù/r^ et Tiaiàv, qui présageaient le succès et la joie.
*Eirtcpopà. — Surtaxe levée par les Athéniens sur les alliés en cas de nécessité, outre le tribut ordinaire {'^ozo;)-
'ETTtcpôpTjfJia. — Dessert ou second service d'un repas. 'Voy. T^i^(r^[xy..
'ETTtxaXxeùetv. — Désigne tout travail exécu'é avec du cuivre ou sur du cuivre.
'EictxaXxoç. — Se dit d'un objet recouvert d'une plaque de cuivre.
'Eittxotpàaaeiv. — Voy. Xapàcaeiv.
'EirtxetpoTOvCa. — Vole préalable à mains levées, dans l'assemblée du peuple, pour l'adoption ou le rejet d'une proposition, et en général tout vote à
mains lovées, par exemple pour l'élection ou l'exclusion d'un magistrat.
'EirtxopTJYéu). — Voy. Ilapa/op/j-
'EictxopiafJLêtxôv jxéTpov.— Mètre employé dans la versification grecque, et qui comprenait, parmi d'autres pieds, un choriambe. Voy. Xopiaaêoç.
'EictXpttT^a. — Toutes sortes de fards et d'onguents usités pour la toilette ou les soins médicaux.
'EitCxpw^yoÇ» — ^^ ^'^ ^ "" ^^J*^^
plaqué d or.
'Eittxpwtyoîiv. — Désigne l'opération de la dorure par application sur les objets de minces feuilles d'or.
Par abus, on employa le mot lorsqu'il s'agit de dorure par la mousse d'or (Kaia/puTOuv).
'Eirix^atç. — Vase qui se confond sans doute avec I'o'.vo/oTj ; ce qu'on sait de plus précis sur cet ustensile, c'est qu'il servait non pas à boire, mais à contenir les liquides.
'Eittx<«)veùetv. — Désigne l'opération de la soudure chimique des métaux.
'Eirt^/éXtov. — Partie de la bride d'un cheval, sans doute la gourmette.
'Eirt4*rjcptÇct). — En général, mettre une proposition aux voix dans une assemblée; par suite présenter une motion, et aussi décider par un vote sur une motion
présentée.
'Eiroixta. — Voy. *A::o'xi'a.
"EirotKOÇ. — On envoyait parfois des colons supplémentaires, Ir.Oiy-oi, pour renforcer Teffeclif d'une colonie, mais ils n'avaient pas tous les droits des premiers colons, aroixoi, et on leur assignait des terres de moindre étendue.
'Eiroicreta, 'Eirôircrjç, 'Eitôir- -^tç. Le plus haut degré d'initiation dans les mystères d'Éleusià était l'époplie; on ne l'obtenait que deux ans après le premier degré (mysle). L'épopte (s-OTtTTjç, féminin ezotit'.;) était admis à contempler les cérémonies, les objets sacrés de la principale journée des mystères, TrXrjao/ôai, à l'exclusion des autres.
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"Eitoç. — Du sens simple de parole, le mot est passé au sens de poème épique, c'est-à-dire poème relatant des faits ou des légendes héroïques, comme l'Iliade et rOdyssée. L'épopée grecque se sert exclusivement du vers liexamèLve, qui s'appelle spécialement ê7:o;, selon les grammairiens. Mais par abus on applique le terme à d'autres formes de vers, et aux vers en général.
'Eitox^euç. — Chaîne ou sabot qui servait à empêcher les roues d'une voiture d'aller trop vite dans les descentes. Une simple barre de bois passée entre les rayons des roues pouvait servi r d'ÈTTOyXeuç.
* "Eiro^ov. —Sorte de coussin que Ton adaptait à Tecp^TiTriov (voir ce mot) pour le transformer en une selle et donner de l'assiette au cavalier.
•Eicù)6eX(a. — Amende à laquelle était condamné l'accusateur qui n'avait pas obtenu au moins la cinquième partie des suffrages dans un procès privé. Cette amende était du sixième de la somme en jeu ou de la valeur de l'objet réclamé, et elle revenait au gagnant.
'Eic<î)By|. — Chant magique destiné à cbassser les maladies.
'Eit(i)56<; [ô]. — Enchanteur. Le mot est souvent joint à FdTjÇ.
'EicwSôç [t)]. — Épode, troisième partie de la triade de Slésichore, qui venait après la strophe et l'anlislrophe dans les chœurs lyriques ou dramatiques. Elle était sur un rythme différent des deux premières.
'E-rewjxtStov (dim.), *Eir<i>p.C<;. — Vêlement de femme, sorte de manlelet tombant des épaules à la taille. Le mot est probablement synonyme de hnzXol' ôiov et aussi d'£Y)toy-êto»i.a.
'Eitwvtov. — Droit de mulation que payait tout acheteur de biens confisqués (gritx'.OTrpaxa). Ce droit était gradué suivant un tarif ; ainsi on payait une obole pour
un objet de moins de 5 drachme s, 3 oboles pour un objet de 5 à 50 drachmes, etc.
'Etcwvujxoç. — On désignait sous ce
nom :
10 Le héros auquel une famille, une phratrie, un dème ou une cité faisait remonter son origine, et qui lui avait donné son nom. Ce héros recevait des honneurs religieux.
2» Le magistrat qui donnait son nom à l'année pendant laquelle il était en charge. A Athènes, cétail le premier
archonte.
'EitwTÊç. — Les épolides étaient des oreillettes, ou pièces de bois qui faisaient saillie de chaque côté de la proue.
'EpavàpxiqÇ, 'EpavtCTTTjç, "Epavoç. — Le mot epavoç a plusieurs significations :
lo Primitivement, il désigne un repas il frais commun, ou une sorte de piquenique. De là les poètes ont employé ce mot pour signifier un repas somptueux.
20 On appelait epavo; une association permanente de personnes se réunissant à époque fixe en un banquet, et payant une cotisation. C'étaient des associations religieuses dont le chef ou président s'appelait âpavàc/T,;, et les membres èpavt-r-
30 "Eoavo; signifie aussi un prêt d'argent gratuit fait par plusieurs personnes qui se cotisent en faveur d'un ami, pour payer sa rançon, doter sa fille, désintéresser ses créanciers, etc L'emprunteur s'appelait 0 £paviJ;o|X£voç, les prêteurs q[ £savtCovT£;. Les actions auxqjuelles pouvait donner lieu ce genre de prêt s'appelaient les epavixal BiVoti.
'EpYacrcTiptov. — Nom générique pour désigner tout alelie»- où des ouvriers exerçaient une industrie manuelle.
"EpYfxa. — Voy. "Epaa.
'EpYoXà6o(;, 'EpYwvT^ç. — Celui qui se charge à forfait d'une construction et en dirige la marche; entrepreneur et surveillant des ouvriers, sous la direction de l'architecte. On appelait aussi les entrepreneurs èpYwvai ou (xicOwTat'. Mais quelquefois' l'âpYoXxêo; est représenté comme d'un rang et d'une situation supé-