A T II E N E S
lail les slalues dans la salle. Les prêtres et certains mortels privilégiés, comme INndare it ses descendants, prenaient part à ce ban q net do dienx.
OcOTTpoirîa, OeoTTpôittov , 0eoirpoitov. — Ordre des dieux, oracle, prédiction. Voy. le mot suivant.
0eoitp6itoç. — ^e dit soit d'un messager envoyé pour consulter un oracle, soit du devin ou prophète qui fait connaître la volonté ou la pensée d'un dieu. Cf. (-)£0)p6;.
Gepàiratvaet dim. 0epaitatvtStov, Oepairatviç. —Féminin de BepxTiwv. Servante, femme esclave.
Gepaiceta paaiXtMfj. — Service des ambulances dans l'armée macédonienne.
Il était dirigé pir des officiers spéciaux et des médecins.
OepàirvY). — 1» Servante, femme esclave (féminin de Ospà-rrcov).
2» Demeure, habitation.
OepaTTWV, OépaiJ'. — Serviteur. Ce mol désignait, à l'époque homéi ique, des hommes de naissance noble, remplissant un office de confiance auprès d'un roi : écuyer, échanson, etc. 11 désignait aussi les prêtres, serviteurs des dienx. 11 est ensuite devenu synonyme de ôouXo;, esclave.
On appelait particulièrement ôspaTrov- Tsç les ilotes qui accompagnaient les hoplites lacédémoniens pour porter leurs armes. Us pouvaient eux-mêmes être armés.
Chaque Spartiate avait sept ilotes, les périèques un seulement.
OepicT^xôç. — Moisson.
OeptcTTTjç. — Moissonneur. Les anciens coupaient le blé avec une faucille, à peu près à égale dislance du sol et de l'épi. OepCcrcptov, Oéptcrxpov. — Pièce d'étoile carrée que les femmes se mettaient sur la tôle pour se garantir du soleil, en particulier à l'époque de la moisson. Le OÉptdTpov était aussi un voile nuptial, qui enveloppait la tête entière, y compris le visage.
D'une façon générale, ces mots dési-
gnent un vêlement d'été, d élolTe fine et légère.
OepjJLà [ÀO'jrpx]. —Thermes, bains
chaud-;. Voy. Aourpov.
0ép[xa<TTpa. — Voy. BÉpu.auTTpa.
0ep[JLa(TTptç. — !'• Chaudron où les ouvriers travaillant l'or, et plus généralement peut-être tous les ouvriers du métal faisaient chauffer de l'eau.
2o Oulil de forgeron, tenaille ou marteau.
3» Vov. 0£cij'.a'j(jtci;.
0ép[JLau(iTpa. — Fourneau de forge
ron.
0Êp[JLai>(TTptç. —Sorte de danse très agitée qui consistait en sauts violents sur la même place.
0eptJLOir6Ttç. — Coupe où Ion buvait des boissons chaudes, et qui avait probablement une forme ressemblant à celle de la xsXéê-ri. (Voy. ce mot).
0epjio^ÙTYj<;. —Vase pour boissons chaudes.
0époç. — L'été. Voy. 'Et6;.
Qéaiq, — 1" Terme de droit.
a) Adoption d'un enfant.
b) Admission d'un étranger dans un État en qualité de citoyen.
c) Dépôt d'une somme d'argent comme gage ou caution.
2» Terme de grammaire, allongement d'une syllabe brève par nature du à sa position.
3" Terme de métrique. Le frappé, par opposition au levé (ap<7tç). On appelle ainsi la syllabe forte d'un mot au début d'un temps, sur laquelle la voix doit s'appuyer et marquer.
4» Comme les prix en argent décernés aux vainqueurs de certains concours s'appelaient OÉaaxa, on en est arrivé à prendre le mol ÔÉTi; comme synonyme de àytov dans le sens de concours.
0e<J[;Lo6e(Jia. — Action de faire des lois; se disait particulièrement des attributions des archontes Ihesmolhèles. Voy.
0£^|jt.o6£TT|;.
0e(T[Xo6é(TtOV. — Monument situé à Athènes, dans le quartier du Céramique
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près du pouXeuT'/jptov. C'est dans le Oe^ji-oOÉdiov que les archontes prenaient leurs repas.
0e<T[xo6éTT)ç. — Les Thesmollièles étaient les six archontes qui, primitivement, jugeaient les procès civils. Dans la constitution athénienne, les Thesmoihètes formaient un collège de gardiens des lois. Chaque année ils révisaient toutes les lois pour faire inscrire les nouvelles et enlever celles qui étaient abrogées.
Ils étaient compétents pour s'occuper de cas de trahison, corruption, falsification de monnaies, pour toutes les affaires où riutérôt de l'Etat était en jeu. Ils étaient d'ailleurs plutôt des juges d'instruction, déférant les coupables devant -un tribunal d'héliasles ou à l'assemblée du peuple, suivant le cas; ils recevaient les plaintes contre ceux qui avaient maltraité une épiclère, contre les enfants qui avaient maltraité leurs parents, les dépositaires infidèles, et en général toutes les etdayyeXt'ai. Ils intentaient la Ypacp'/) Trapavou-tov, faisaient subir la hoxvx'XfjÎT. aux nouveaux magistrats, vérifiaient les comptes des généraux, etc.
Les Thesmolhètes tiraient au sort les héliastes pour les répartir en sections et ils indiquaient à chaque section le lieu où elle devait se réunir, les causes qu'elle avait à juger; enfin, ils payaient les juges.
Quand un texte de loi paraissait ambigu ou qu'il présentait quelque contradiction, les Thesmolhètes devaient le soumettre aux Nomothètes, pour présenter un nouveau projet à l'assemblée du peuple.
Oe(T[x6ç. — Nom antique donné aux lois; il se retrouve dans le nom des magistrats thesmotnètes.
ôécJTTtdfxa, 0e<yirt<TTT]ç. — Ordre des dieux, oracle, et celui qui en est l'interprète.
OetÔç. — Enfant adopté par l'acte appelé Oidiç.
Qsiùpia, — lo Ambassade particulière envoyée pour accomplir une céré-
monie religieuse, consulter un oracle, représenter une cité à une grande fête comme les Jeux olympiques, etc. Les frais de ces ambassades étaient faits partie par l'Etat, partie par un riche citoyen appelé ràp/tCl£03po;. (Juand celui-ci s'élait acipiitté de sa charge à son honneur, on lui accordait quelque privilège, comme une couronne d'or, etc.
2" Fonction de théore. Voy. ©scopoç.
Oe(i>pixôv. — Indemnité que l'on payait aux citoyens pauvres pour leur permettre d'assister aux fêtes publiques. C'est Périclès qui fit donner ainsi deux oboles par jour férié pour que tous les citoyens prissent part aux Dionysics et aux Panathénées. Ces libéralités furent ensuite élcndues à toutes les fêles de l'année; aussi des sommes considérables étaient-elles dépensées par au déjà même à Tépoque de Déuiosthène. Les fonds du théorique étaient alimenlés par l'argent que fournissaient les a'Iiés et les tributaires.
Oe(i>pCç. — 1" Trirème employée pour les ambassades sacrées. Il y en avait trois à Athènes : la délienne, destinée à porter les théores envoyés à Délos; la salaminienne, moulée originairement par des matelots de Salamine; la paralienne, montée par les TràpaXoi ou habitants des côtes.
La légende disait que la délienne était le vaisseau sur lequel Thésée était revenu de Crète; quand cette trirème avait quitté le port, on devait suspendre l'exécution des criminels jusqu'à ce qu'elle fût de retour.
[-.a salaminienne et la paralienne servaient aussi pour porter les tributs, les ordres aux amiraux, etc.
Après Alexandre, les Athéniens augmentèrent le nombre des vaisseaux sacrés; il y eut VAmmonis, i AnLigonis, la Démélrias, la Plolémais.
2» Honte que suivaient les théores.
Oe(t>p6ç. — Ce mol a désigné primitivement un magistrat chargé d'une surveillance, et particulièrement le principal
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mer son corps, lui faire connaître son pays, et la distraire. Les philosophes n'admettaient que la chasse à pied et à cheval, à tir ou à courre, des quadrupèdes, chasse où l'on devait se servir du secours des chiens. Voy. Ay^y. et (-)/^p3t.
0YjptxXeta [Yj], 0T]ptxXeta [rà], 0T)ptxXeto<; [oj. — Coupes célèbres dans l'antiquité et que l'on désignait sous le nom de leur fabricant, un certain Thériclès, potier corinlhien. Elles étaient en lerre noire, assez profondes, avec de courtes anses. Le nom de Théricleia s'est applifjué par abus à des coupes de même genre, en particulier à des coupes en bois de lérébinlhe.
0Tjpiopt,a)^ta. — Combat de bêtes féroces. Ces spectacles ne semblent pas avoir élé dans les mœurs grecques. Les Romains, au contraire, y prirent toujours un vif plaisir, et les cirques, puis les ampli ilhéàlres furent disposés à cet effel.
Qr\q. — Par ce mol on désigna d'abord les serviteurs à gages, les niercenaires. Solon donna ce nom aux citoyens de la quatrième classe qui, possédant moins de 150 médimnes, ne pouvaient vivre que de leur travail et en se louant comme ouvriers. Les Ihètes n'avaient aucun droit politique; dans l'armée, leur place était ?ur la llutle, surtout comme rameurs, ou dans lés troupes légères. Ce n'est qu'cxceplionncllement qu'on admctlait les thèles parmi les hoplites, en cas de grand besoin seulement.
07i<jaupôç. — Trésor. Les Grecs ap-
magistrat de certaines cités. Mais dans son sens le plus général, il indique un ambassadeur sacré, membre d'une Oeojpia.
0T)YàvY]. — Pierre à aiguiser, absolument semblable à celles dont se servent les modernes, et de même nature.
0f|^yj. __ En général, boîte ou étui pour serrer quelque chose. Plus particulièrement, urne en pierre, ronde ou carrée, munie d'un couvercle, où l'on enfermait les cendres d'un mort après la crémation. Le sens s'est élendu à celui de cercueil, et de tombeau en général.
0T|pa. — La chasse, et plus parliculièrement la chasse aux animaux sauvages. Dès l'époque homérique, on chassait les lions, panthères, sangliers, daims, etc., avec l'aide de chiens. Les armes étaient la lance, l'arc, le javelot, lépieu, la massue; on ne s'est servi de filets que plus tard, à l'époque classique; on a aussi élevé alors des races de chiens pijur la chasse, comme de nos jours. Quand on les amenait contre des bêles féroces, on leur mettait de larges colliers et des ceintures garnies de pointes. On savait aussi capturer des animaux vivants au moyen de pièges et de trappes. Cï. "Aypa.
érjpapxtot, 0rjpapxo<;. — Le commandant d'une troupe d'éléphants de guerre s'appelait 0/jpyp/oç, et sa charge O/icap/i'oc.
0f]paTpov. — Instrument de chasse ou de pêche. A la chasse, on se servait ordinairement d'épieux, javelots, coutelas, filets; pour la pêche, on connaissait la ligne et le filet.
Voy. "Aypa.
©TjpeuTt- XYJ. — L'art de la chasse, qui, selon les Grecs, avait ses règles certaines, et était nécessaire à la jeunesse pour for- pelaient ainsi de petits édifices, plus ou
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moins luxueux, que les cités élevaient et consacraient dans les enceintes des temples pour y conserver les offrandes qu'elles faisaient aux dieux. Les grands sanctuaires de Delphes, d'OIympie, de Délos avaient des Trésors célèbresdontles fouilles archéologiques ont mis les ruines au jour; ils ont la forme et l'aspect de petits temples in anlis, et c'est sans doute pour cela qu'on les appelait quelquefois vao^
ou otxoi.
On a donné quelquefois abusivement le nom de Trésors à des tombeaux très anciens où l'on a trouvé des objets de valeur, comme le Tiésor d'Atrée à Mycènes.
0îl<i(ja. — l'' Femme mercenaire, servante. Fém. de ôv^ç.
2» Orpheline sans fortune; le plus proche parent de son père devait l'épouser ou lui constituer une dot fixée. S'il y avait plusieurs parents au même degré, chacun y contribuait pour sa part.
3« Char qui servait dans les pompes romaines à porter les statues des dieux. 11 semble que ce soit le mot latin ietisa.
0YjTeta, — Désigne à la fois le fait de travailler pour un salaire, la condition des thètes et le prix d'une journée de travail. Voy. Miaôdç.
Otaaàp^Yjç. — Celui qui organise et dirige un thiase.
Oiaaoç. — 1° Nom donné au cortège du dieu Dionysos, satyres, ménades, etc.
2» Confrérie ayant avant tout un caractère religieux, et réunissant les dévols de quelque culte orgiastique, comme Dionysos, Sabazios, etc. Ces sociétés étaient ouvertes aux femmes, aux étrangers, aux gens de toute origine et de toute condition, même servile. Les thiases se créèrent et s'organisèrent sans la moindre résistance de l'État, lorsque s'introduisirent en Grèce les religions étrangères.
Ils nommaient leurs administrateurs civils à réleclion; les prêtres et fonctionnaires religieux étaient tirés au sort, et on leur conférait des honneurs, couronnes, éloges^ stèles, etc. Ces sociétés n'avaient
pas besoin d'autorisation; elles étaient personnes civiles, avaient des biens et les administraient. Leurs fortunes venaient de leurs cotisations et de dons.
p:iles célébraient nombre de fêtes religieuses, et avaient leur sanctuaire. On a discuté sur l'intluence politique et religieuse des thiases.
30 Fête et cérémonie religieuse célébrée par un thiase.
GtacTWTTrjç, 0ta(Tu>Ttç. — Celui ou celle qui fait partie d'un thiase.
Gotva, 0otva|ia, GoCvrj [ya.[MX'Q .
— Fête du mariage qui avait lieu dans la maison de l'époux après que la mariée avait été amenée. On faisait un festin où avaient été conviés les parents et les amis; les femmes assistaient à ce repas, mais à des tables U part. La mariée restait voilée. C'est à ce festin que les époux mangeaient un gâteau de sésame, symbole de fécondité. A la fin de la fêle, on conduisait les époux dans la chambre nuptiale et le marié fermait la porte.
Alors, au dehors, un chœur de jeunes filles chantait l'épilhalame.
OoXia. — 1** Chapeau de femme rond à larges bords et de forme conique.
20 Objet destiné à préserver du soleil, par exemple une ombrelle. Voy.
i^xiàStov.
O6XOÇ [V]]. T—
1» Édifice de forme ronde, recouvert d'un dôme. 11 y avait une petite construction de ce genre dans les demeures homériques; elle était dans un coin de l'aùX**^ et servait de magasin aux provisions.
2oOnappelaitsurlout OoXo; l'édifice où siégeaient les prytanes all.éi.icns et où ils prenaient leurs repas. Il était circulaire, avec un toit pointu, et situé dans le Céramique, non loin du pouXsuri^piov.
30 Dans les établissements de bains, on appelait OriXoç [ôj une salle voûtée, une