‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 69 sur 184 · KEN · texte numérisé non relu

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compliqués comme celui que reproduit la figure; il yen avait de riches, ornés de broderies, et d'au très tout k fait modestes.

A certains moments des hommes eiïéminés adoptèrent cette coiffure féminine. Peutêtre aussi le cécryphale a-t-il été une coiffure liturgique, portée par des prêtres dans diverses cérémonies. Voy. fig. Ba- (7t'Xt<jaa, Aaç, Afj'.tov^, Zojvy^, 'llXaxaTYj, 'laxoç, Aupa, lIûOŒXiivYj'j'.;»

etc., etc.

KeXé67]. — Désigne diverses espèces

de vases, depuis des coupes à boire, jusqu'à de grands cratères à anses.

KéXeu(7[JLa. — 1» Commandement militaire.

2» Chant rythmé qui servait au xeXsucr- T'/]ç à régler les mouvements réguliers des rameurs soumis à ses ordres. Quelquefois il était accompagné de musique, flûte ou lyre.

ReXeutrc^jç. — Chef des rameurs, officier inférieur placé sous les ordres directs du r.Oiootùz, indirects du xuêeov'/^TTjÇ, et commandant par l'intermédiaire

des deux TOi'/ap/ot aux 174 rameurs de la trière. H donne le signal de la nage plus ou moins accélérée et de l'arrêt. Il est chargé de l'alimentation des rameurs et de la répartition des vivres.

KéXiQÇ (sous ent. 'ctittoç). — 1<» Cheval de course, cheval monté par opposition h celui qui s'altelait à un char. Il y avait des courses et des concours de xeXtjTEç dans tous les grands jeux de la Grèce.

KÉX'rjç désigne parfois plus spécialement un cheval sauteur.

2° KsXyjÇ, par extension, se dit du cavalier aussi bien que du cheval, mais on emploie plutôt le mot xsXtjTi'^wv

3" embarcation légère, non pontée sans doute, et montée par un très petit nombre de rameurs, qui servait au service rapide des flottes de guerre, et aussi à la course de corsaires. Leur nom les assimile, pour leur allure, aux chevaux de course.

KeXT|Ttov. — Dim. de KéXtjÇ 3,

Kevoràcptov. — Tombeau vide élevé sur le champ de bataille en Thonneur des morts non retrouvés, et, en général, tombeau vide élevé à un mort au corps de qui on n'avait pu rendre les honneurs funèbres, de façon à donner au moins à son ombre l'illusion de la sépulture et de la soustraire aux maux qui l'attendaient sans cela.

KevTaupofxa^^ta. — Combat des Centaures et des Lapithes. C'était un sujet aimé des sculpteurs; on le trouvait sur un fronton d'Olympe, sur des métopes du Parlhénon, sur les murs du temple de Thésée à Athènes et du temple d'Apollon à Phigalie, etc.

KévTttUpoç. — Les Centaures étaient un peuple de Thessalie. D'après la légende, les Centaures étaient des êtres ayant un corps de cheval, un buste d'homme; ils habitaient en Thessalie, entre le Pélion et rOssa, et furent exterminés dans une guerre avec les Lapithes, à la suite des noces de Pirithoiis.

KévTT]pia, — Voy. Ksvrpov 2.

KevTTjTTjptov. — 1° Syn. de x^vrï^ua et de xsvTSOV 1.

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2® Particulièrement, une aiguille forte pour coudre le cuir, une alêne de cordonnier.

Kévrpov. — l*» Aiguillon servant à exciter les chevaux et aussi les bœufs.

20 Éperon. Cet instrument remonte à la plus haute antiquité. Il consistait en une pointe fixée par un système de courroies non pas au talon même, mais audessus du talon.

On a retrouvé

des éperons grecs avec des branches en métal, comme les nôtres, mais point avec une molette; la pointe piquante a la forme d'un fer do pique ou de lance.

Quelquefois, comme dans nos campagnes, le cavalier se contentait d'un seul

éperon.

3° En général, tout ce qui est pointu et qui peut piquer, comme une lance, un clou, etc.

KepaCa. — Tout ce qui rappelle la forme d'une corne, une pointe recourbée, comme la branche d'un compas, les extrémités d'un arc. Particulièrement :

lo Nom ordinaire de la vergue. On l'appelle encore sTTixpiov. Elle est faite d'une seule pièce ou bien d'assemblage, légère, en bois de sapin ordinairement, elle est appendue au mât qu'elle croise en forme de T, et porte la voile. Elle est ronde dans toute sa longueur et plus mince à ses extrémités qu'en son milieu. La partie médiane était désignée sous le nom de (jutA^oXa, les extrémités sous ceux de xÉpôpa ou àxpoxépata.

Quelle que fût la nature du navire,

chaque màt ne portait qu'une vergue, mais chaque navire possédait plusieurs vergues de rechange. La vergue servait aussi à la défense du navire. De son extrémité tombaient pendant le combat, sur le pont du navire ennemi, des pierres, des masses de plomb et surtout le BeXcpi'ç, (Cf. ce mol). De là les noms de Xiôocpopoç et de BeX^tvocpopo; xspaia que reçoit la vergue quand elle porte ces engins.

20 Au pluriel, ai xepaiat désigne des matériaux saillants hors des murs de forfication, et servant à suspendre des appareils; d'où plus généralement fortification, et même palissade.

KepajieTov, Kepajxeùç. — KepajjL£u; signifie potier. Son nom lui vient de xÉpatjLo; qui désigne la terre employée pour fa-

que classique le xepaaeij; ne fabrique que des vases, au moyen du tour (T^oyk) , de l'ébauchoir et de quelques instruments pour arrondir le vase, le polir; puis le céramiste le fait cuire au four.

Pour les vases réservés à des usages plus relevés, quand le potier avait façonné

son œuvre, il la passait à un peintre, souvent un véritable artiste, qui l'ornait de peintures : c'étaient ou des figures noires sur fond rouge ou des figures rouges sur fond noir, sauf quelques exceptions (cf. A-^xuOoç). Le peintre était le plus souvent distinct du potier; il peignait

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le vase après l'avoir fait .sécher, soil au

soleil, soil à un feu 1res doux. Puis le

polier le reprenait pour le mellre an four.

L'atelier d'un polier se disait x£pa-

Kepà[JilOV. — Objet modelé en argile fine et cuit; particulicroment un vase, et par extension toute espèce de vase, même un vase en métal.

Kepa{xiç, KepajxiTtç, KépafJioç.

— 1» Toute sorte de terre plastique employée en céramique. On trouve aussi vr, >c£pa;/.'.X7]. Pour désij^uer une lerre moins fine, destinée aux ouvrages grossiers, les Grecs préféraient le mot ttï^Xo;. On dit aussi que xÉpaaoç s'applique de préférence à l'argile cuite, ttYjÀô; à l'argile crue.

2» Plus spécialement tuile plate, d<; la forme la plus ordinaire, avec un léger rebord à droite et à gauche.

Kepa[xc[>v. — Vase, coupe d'argile.

Cf. K£pày.'.ov.

KepaoÇâoç. — Ouvrier qui racle et polit la corne, et en général ouvrier qui travaille la corne pour un usage industriel.

Képaç. — 1° Tout objet en forme de corne, ou toute partie d'objet aiïeclanl la forme d'une corne. Cf. Kspat'a.

2" La corne, qui servait, chez les Grecs, à beaucoup d'usages industriels. On avait des procédés pour l'amollir dans l'eau bouillante, la courber au feu, la racler, la polir, la couper, la modeler. On employait la corne des bœufs, des buflles, des chèvres, et aussi des rhinocéros. On en fabriquait des arcs, des vases, en particulier des rliylons (v. Puidv) et des entonnoirs; elle entrait dans la fabrication de certains instrumeuls de musique, lyres, llùles, embouchures d'instruments à vent. En plaques très minces, elle servait de vitres de lanternes; on en faisait aussi un placage qui jouait l'écaillé.

3» Trompette formée d'une corne ou en forme de corne, d'origine tyrrhénienne, prélendail-on, et qui est devenue la cornu des Romains.

4» La corne d'abondance, f^a corne de taureau, symbole de force, ou, suivant les Grecs, la corne de la chèvre Amal- Ihée, nourrice de Zous, ou la corne arrachée au Meuve Achéloos par Héraclès, est devenue un symbole de fécondité et de prospérité. Remplie de Heurs et de fruils, la corne d'abondance devint lattribuldeZeus, d'Héraclès, de Plulon, de lVio!iysos et de ses suivants, v^alyres et Ménades, Silène, Pan, de la Fortune, elc. La corne d'abondance se dislingue du rinjlon, que les divinités portent souvent

aussi, par ses grandes dimensions et par les fruils et les (leurs qui s'échappent de l'orilice. Ces fruils sont des pommes, des raisins, des épis, que surmonte souvent une sorte de pyramide, représenlalion probable des gâteaux sacrés dont le rôle iï'ex-voto est bien connu. La forme de la corne ne varie pas beaucoup, mais l'objet peut être plus ou moins décoré de cannelures, de rinceaux et de (leurons. (Vest devenu, à l'époque romaine, un ornement banal dont il est fait un grand abus.

KepaTap^irjç. — Commandant une division de trente-deux éléphants, dans les armées asiatiques. Le nom de cet officier vient de ce que les éléphants étaient placés aux ailes (xspaç).

KepaùXT^ç. — Joueur de trompe ou CTpOYyuÀr, aàXTrtv;. Dans les armées grecques, les trompettes étaient droites comme la luba des Latins, et le xepauX'rjç est donc d'importation barbare.

Kepauv^a, KepauvtTTjç [XtOoç] . — Céraunie, pierre précieuse, dont les Grecs comptaient plusieurs espèces, les unes blanches et transparentes comme le cristal, les aulres noires. De ces dernières, qui passaient pour sacrées, on faisait des bélyles; c'étaient des aérolithes.

Kepauvo6Xfjç. — Se dit d'un lieu

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frappé par la foudre, et par conséquent devenu sacré. Les Grecs avaient coutume d'enfermer ces lieux dans une enceinte.

Kepai>v6ç.— Représentation convenlionnellede la foudre, que les artistes mettaient entre les mains de Zens. La forme

est variable; la plus fréquente est celle d'un double trident. Mais les pointes peuvent devenir plus nombreuses, s'orner de crochets, se réunir à la base en figure de fleur de lys, s'agrémenter de fiammèches, se cantonner d'ailes, elc. Un type un peu différent est celui d'un double brandon fuselé.

KepxCç. — Navette de tisserand. Voy.

1 oaiveiv.

KépHOupoç. — Long navire, marchant à la rame et à la voile, utilisé également pour le commerce et pour la guerre. H tirait sans doute son nom de la ressemblance qu'avait sa forme avec celle d'un poisson appelé xépxoupo;.

Képfxa. — Jeton, marque destinée aux calculs; synonyme de M^'fjcpoç, et aussi petite monnaie de peu de valeur.

Képvoç. — Vase qui doit son nom à certaines originalités de forme (xÉp/vo;, une rugosité de la gorge). Ce qui le

caractérise, c'est qu'il a un grand nombre d'ouvertures, comme s'il était formé d'une multitude de petits pots. Le y,i^^O(; était d'ailleurs un vase sacré en usage dans les cérémonies d'Eleusis; on y plaçait les prémices des fruits de la terre. Il était muni d'un couvercle percé de trous.

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Kepvocp6poç. — Prêtresse éleusinienne qui était chargée de porter sur saleté le Y.i^'êo:, (voy. ce mot) pendant les processions des fêles de Démêler.

KepoiaÇ. — Extrémité de la vergue d'un navire, munie de deux cordages qui servaient à la manœuvrer d'en bas au moyen d'une poulie fixée au màt.

KecTTÔç. — Employé comme substantif, ou comme adjectif, dans l'expression xefJTo; îaâ;, le mot désigne toute espèce de ceinture, et plus particulièrement la riche et fameuse ceinture de Vénus. La déesse, d'après les monuments figurés, la portait bien apparente par dessus sa robe. Dans les images où la déesse est représentée nue, elle garde parfois le teste aulonr de la taille.

KédTpa. — Marleau de fer servant au forgeron; la xédTpa n'avait qu'une tête, peut-être pointue, comme le pai^T'/jp ou la dcpupa (Voy. fig. Ttiv^J;).

Ke(JTpo<T<pev56vTj. — Javelot court formé d'un fer à douille et d'une hampe munie de quatre ailettes; on le lançait au moyen d'une fronde. Les soldats de Persée furent, dit-on, les premiers à s'en servir dans les guerres de Macédoine.

KecpàXaiov. — Capital d'argent qu'un particulier ou un banquier prêtait à intérêts, ou faisait valoir. Voy. Aàveiov, Aàv£t<T[Aa, Aav£t7|/.oç, Toxo;.

KrjBàptov, KfjGetov. — Gobelet servant à jouer fiux dés.

KîjXov. — C'est proprement le bois d'une fièche, d'un javelot, et par suite l'arme elle-même.

KTjX(i)V,KrjXa)vetov.— Machine pour puiser de leau. C'était une perche placée sur un pivot, avec un contre-poids à l'une des extrémités. Cet appareil est encore usité, de nos jours, dans bien des pays.

Ky){Ji6ç. — 1° Muselière d'osier que l'on mettait aux animaux pour les empê-

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cher de mordre ou de manger. On corrigeait de môme la gourmandise de certains esclaves, et les boulangers se munissaient d'un appareil de ce genre pour éviter que leur haleine ne souillât la pâte. 2» Sorte d'entonnoir en vannerie à Iravers lequel les juges, à Athènes, faisaient tomber les suffrages, pour éviter la fraude.

30 Nasse en osier pour la pèche des poissons.

KîJttoç. — Jardin. Les Grecs connaissaient nos différentes sortes de jardins : verger, potager, etc. Dans les environs d'Athènes, des jardiniers cultivaient des légumes et des Heurs qu'ils venaient vendre au marché. Il y avait aussi dans la plupart des maisons, derrière le gynécée, un jardin. Enfin souvent on en planlait auprès des temples, surtout des jardins de fleurs pour tresser des couronnes à la divinité.

KrjpCov. — Voy. Kripoç.

KîjpCwv. — Cierge, flambeau de cire, dont les Grecs ne semblent pas avoir connu l'usage, mais qu'employaient les Romains, en particulier dans les cérémonies du mariage.

KrjpOYpàcpetV. — Opération qui consistait à décorer des vases ou des tablettes d'argile avec un enduit de cire colorée formant des dessins.

KripoyponfioL, — Peinture à la cire, encaustique, et plus spécialement opéralion qui consistait à enduire et encaustiquer les bois qui servaient à la cons- Iruclion des navires.

KYjpoTcXàdTrjç. — Celui qui pratique l'art appelé xTjpo:rXa(JTi>c7), c'est-à-dire le modelage en cire. L'art du céroplasle avait beaucoup de rapport avec celui du modeleur en argile. Il confectionnait de môme de petites figurines qui servaient de jouets aux enfants, de cadeaux et (ïex-volo, et représentaient soit des objets et des personnages familiers, soit des divinités. 11 arrivait aussi que l'on façonnât de véritables statues en cire; l'usage des masques de cire dont on revotait, dans certains pays et à certaines époques,

le visage des morts dans leurs tombeaux, donnait aussi du travail aux céroplastes. Tous les objets de cire ainsi façonnés prenaient le nom de xv^f-iva TcXâ^aara ou £X|/.aY£Ïa. Très souvent les céroplastes coloriaient les images de cire.

L'usage courant de la langue grecque a souvent confondu les céroplastes avec les coroplasles (voy. KopOTrXàOoç), dont les productions ne difl'éraient souvent que par la matière employée.

Kripàq, — i^ La cire, chez les Grecs, servait à de nombreux usages médicinaux, industriels et artistiques. Elle servait d'encaustique pour préparer et conserver les bois et les marbres; c'est de la cire colorée qui était fixée sur la planche des tableaux par les artistes qui peignaient à l'encaustique; on en recouvrait les tablettes à écrire; on en fabriquait des bougies et des cierges pour l'éclairage. C'était enfin une excellente matière plastique que l'on utilisait pour maints travaux de modelage. La cire du Pont était la plus estimée, puis celle de Crète, d'Attique, de Cypre, de Sicile.

2» Le mot xyjgo; désigne plus particulièrement une torche en cire ; on trouve aussi le mot xYjOi'ojv.

KinpOYUTetv. — Opération du mouleur qui tire du moule une forme en cire. L'objet ainsi moulé était dit xy,gô-

KT^puxeiov, KYjpùxtov. — Le caducée. Le dieu Hermès est presque toujours représenté tenant à la main une baguette dont l'exl r é m i t é est formée de deux cornes entrecroisées en une sorte de

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8 ouvert. Cet attribut, d'origine orientale peut-être, symbolise avant tout son rôle de messager et de héraut des dieux. Ce n'est qu'à une époque assez récente, sans doute sous l'influence d'idées et de modèles orientaux, que les deux tiges croisées ont été remplacées par des corps et des tètes de serpents entrelacés.

Le caducée, naturellement, était aussi l'insigne de tous les messagers et de tous les hérauts, et par exemple des parlemcnlaires.

K9)pi>Ç. — Héraut. De môme que Zens et les dieux de l'Olympe avaient un messager et un héraut, qui leur servait dintennédiaire avec les autres dieux et les hommes, les rois homériques avaient auprès d'eux un fidèle serviteur chargé d'ôtre l'interprète de leur volonté et leur messager.

Sacré et inviolable, ayant un bâton ou sceptre pour insi- ^. ^ gne de sa charge, le "^

XYjpo? convoque le peuple en assemblée, assiste les orateurs en leur donnant le sceptre qui les rend euxmômes sacrés, fait la police de l'assemblée; il assiste aussi aux débals judiciaires et aux sacrifices que fait le roi. C'est un des plus importants Ospà-rrovTEç.

A l'époque classique, le héraut reste inviolable et sacré lorsqu'il est envoyé comme messager d'un roi ou d'un peuple dans des ambassades d'où peut résulter la guerre. Ses fonctions peuvent être religieuses, comme lorsqu'il proclame la suspension des hostilités à la veille des fêtes; il est alors plutôt un îepoxYiSu;. Durant les cérémonies religieuses, il fait régner l'ordre et énonce les formules que devaient répéter les assistants.

Mais le rôle ordinaire des hérauts était plus humble. C'étaient des fonctionnaires subalternes, correspondant un peu à nos huissiers. Les corps constitués s'en alta-

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chaienl un ou plusieurs; il y avait à Athènes le héraut de l'Aréopage, du Sénat, des Archontes, des Onze, des Logisles, etc. Ils introduisaient les ambassadeurs, convoquaient l'assemblée populaire, prononçaient la prière sacramentelle, invitaient les orateurs à prendre la parole, faisaient la police. D'autre part, ils étaient des aides de la justice, convoquaient les parties, les témoins, assistaient aux débats, faisaient la police des tribunaux. C'étaient aussi des crieurs publics, par exemple pour les ventes à

l'encan.

Leurs charges, surtout celles de certains XYjOuxcç religieux, étaient héréditaires. Leur patron était Talthybios, le héraut d'Agamemnon, leur dieu Hermès; le sceptre était leur insigne, comme le caducée linsigne d'Hermès. Dans certains grands concours publics, il y avait place pour des concours de joueurs de trompette et de hérauts.

Kf|p(i>[Jia. — 1** Pommade à base de cire, usitée en médecine.

2° Onction où entrait beaucoup de cire, et dont se frottaient les athlètes avant la

lutte.

30 Endroit réservé, dans les palestres publiques ou privées, où les gymnastes s'enduisaient de xYjpwixa.

Ki6ù)ptov. — Vase à boire dont la forme rappelaitcelle de la gousse des graines du Il élu m bium d'Egypte. Le Kiêtopiov ressemblait à une

toupie

dont le clou se prolongeait en pied étroit. L'ouverture était large et munie ou non d'anses. Le ciboire des églises catholiques en indique assez nettement l'aspect. Kt6(i)Ttov. — Désigne en général,

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