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ainsi que son synonyme xtr7TY|, loules les boîles et coffres destinés à serrer des
objets, en particulier des objets précieux. Voir Kt'TT'fj.
Kl6(i>TÔç. — Synonyme de xtSioxiov.
En particulier, boîte, colîre destinés à recevoir les livres.
KtY>t5^tÇ. — On appelait ainsi toutes les barrières et balustrades à claire-voie, en particulier celles qui séparaient les orateurs publics ou les juges de l'auditoire.
KlSaplç. — C'est proprement l'insigne de tète des rois de Perse, turban, diadème ou mitre.
Ki6àpa, KCOaptç. — Les anciens distinguèrent la lyre, Xupa, et la cithare, cette dernière ayant des sons moins graves. La cithare n'était pas constituée par une carapace de tortue avec deux cornes adaptées, comme la lyre, mais par une table de résonnance ayant deux moulants épais qui faisaient corps avec elle. Il y avait du reste des variantes de forme, par exemple des cithares à pied. D'ailleurs les cordes de la cithare étaient
disposées comme celles de la lyre, et on jouait de cet instrument de la môme manière. On employait la ciihare et la lyre à peu près dans les mêmes circonstances, et les deux instruments, en ce sens, peuvent se confondre. Voy. Aupa.
KiOaptOTTjç, KtôaptdTpta. — On
appelait cilharistes des musiciens de profession, dont les uns étaient de simples maîtres de cithare, les auties des exécutants que l'on employait dans les cérémonies ou dans les banquets. Dans ce dernier cas, les hommes étaient souvent remplacés par des citharistes femmes.
Le cithariste jouait de son instrument sans s'accompagner de la voix, comme le
faisait le citharœde. Mais les deux mots ont été souvent pr'.s l'un pour l'autre. Quelques cilliarisles étaient en même temps joueurs de flûte, et utilisaient leur double talent surtout dans les festins.
Ki6ap(f>S6ç. — C'était le nom spécial du cithariste qui se servait de son instrument pour accompagner ses chants. Il y avait des maîtres citharèdes dans les écoles, et aussi des artistes, souvent de bas étage, qui chantaient dans les rues et les carrefours, et dans les repas où ils étaient conviés pour récréer les joyeux vivants.
Les citharèdes plus relevés avaient leur place dans les concours musicaux et dans les cérémonies du culte. Ils portaient un riche costume, qui a plusieurs fois varié de forme et d'ornementation, mais qui fut presque toujours composé d'une longue robe, serrée ou non à la ceinture, et d'un manteau d'abord, plus tard d'une chiamyde.
Kixivvoç. — Mèche frisée et enroulée. Voy. B67TÛU/0;.
KiXXi6aç. — Chevalet à trois pieds, servant parfois aux soldats grecs à dépo-
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serleur bouclier; mais c'est d'ordinaire le chevalet du peintre ou la selle du modeleur. Cf. 'Oxpi6aç.
Ki[Ji6eptîiôv. —Vêtement de femme, très riche et sans doute d'étolTe transparente. Le nom vient de son origine.
Peut-être faudrait-il écrire xiay.spixôv.
KtvatSoç. — Baladins et danseurs qui exécutaient devant la foule, ou dans les maisons où ils étaient appelés à l'occasion d'un festin, des boulTonneries et des danses eftéminées, quelquefois même licencieuses. Leur nom, à Uome, devint synonyme de débauché cynique.
Ktvvà6apt. — Le cinabre, que les anciens confondaient assez volontiers avec le sang-drafion et le minium, était une substance minérale rouge qui servait d'une part à la préparation du mercure, que l'on en relirait, et d'autre part à celle d'une couleur rouge très employée en peinture-, le cinabre servait aussi d'encre
rouge.
Ktvùpa. — Lyre à dix cordes, d'un son triste; cet instrument doit être hébreu, car le mot ne ^e trouve que dans les Septante et dans Josèphe.
Kiôxpavov. —Chapiteau. Voy. 'Et,(-
y.oy.'jov
Ktpxoç. — 1<^ Traduction du latin circus, ciniuc. Voy. Lexique des Anliquilés romaines.
2o Gâteau, qui doit sans doute son nom k sa forme ronde.
3« Épervier.
Ki<T(JÔç. — Lierre. Comme la tige de celte plante n'arrive à avoir que peu de grosseur, on ne s'en est servi que pour
fabriquer de menus objets, en particulier des coupes. On croyait que si l'on versait dans une coupe de lierre du vin mélangé d'eau, le vin se répandait de lui-même. De là l'usage d'éprouvcttos en lierre. Le lierre était consacré à Dionysos, et le Ihiase du dieu se couronnait de lierre, ainsi que ses adeptes.
Kt<X<JÙ6tOV. — Vase à boire, de forme indéterminée, variant du tx'j'y^? *'^ x'jaêt'ov, assez vaste, peut-être muni d'une anse, et fabriqué en bois de lierre). KtaxT], KtdTtç. — Corbeille ou boîte en osier tressé ou en autre matière, destinée à contenir toute sorte d'objets.
Elle jouait, dans la toilette des femmes, par exemple, à
peu près le même rôle que le x'iXaOo; (voy. ce mot). On en voit, sur les vases peints, qui contiennent des miroirs et des vases à parfums. Ouelquefois elles sont munies d'un couvercle et dune anse.
Plus particulièrement les Grecs appelaient de ce nom (on trouve aussi xoi'tTj) la corbeille mys!i«iuc qui, dans les cultes mystérieux, renfermait les ohjets sacrés {ilzi'') que l'on montrait en grand secret aux initiés. C'était nécessairement une corbeille cylindrique, en osier, avec un couve rcle. La ciste tenait surtout une place importante dans le culte dionysiaque et
dans celui
des déesses
éleusiniennes. Dans la ciste de Dionysos
on gardait un serpent vivant que l'on
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aperçoit souvent, sur les monuments, passant la tête et une partie du corps entre le couvercle et le haut du panier. Il était Temblême du dieu.
KlOTO^ôpoi. — Monnaies d'argent, assez plates, frappées dans nombre de villes asiatiques aux ii^ et r^ siècles avant Jésus-Christ, et porlant au droit la ciste mystique (voir KtCT-/)) d où s'échappe le serpent, au revers un arc dans son étui, entre deux serpents dont les têtes et les queues se rejoignent et s'entrelacent. Les
cistophores ont la valeur des tétradrachmes du système rhodien, c'est-à-dire qu'ils pèsent de 12 gr. 500 à 12 gr. 800. Les principales villes qui ont frappé des cistophores sont : Pergame, Smyrne, Éphèse, Sardes, Tralles.
Sous l'empire romain, des monnaies proconsulaires d'Asie gardèrent la ciste sur une des faces, et restèrent rattachées au système des cistophores autonomes.
Ki(i)V. — Colonne. Dès les temps les plus reculés, les Grecs ont fait usage du pilier rond, en bois ou en pierre, appelé colonne. La colonne se compose essentiellement d'une base, d'un fût et d'un chapiteau.
Quelquefois la base n'existe pas; par exemple la colonne dorique repose directement sur le stylobale. Dans l'ordre ionique, et le corinthien qui en dérive, la base ou aTistf a est composée de moulures; le diamètre en est plus large que celui du fût.
Le fût, (Twua, qui afTecte la forme conique, est ou monolithe ou formé de
blocs superposés ou tambours; ce fût peut être lisse ou creusé dans le sens de la longueur de cannelures (pxê8oj(7iç).
Dans Tordre dorique les cannelures sont tangentes; dans l'ordre ionique, elles sont séparées par une étroite bande. Le nombre des cannelures peut varier.
Le chapiteau est différent selon l'ordre d'architecture; toujours il joue le même rôle : il est la tète épanouie de la colonne, destinée à supporter le poids de l'entablement ou architrave qui s'appuie sur sa surface supérieure. Pour les formes, voy. 'ETrt'xpavov.
Le fut de la colonne dorique était renflé à mihauteur, pour donner l'illusion de l'élasticité; c'est ce qu'on appelait T'évia-
Les architectes avaient imaginé une assez grande variété de dispositions des colonnes grou-
pées en portiques, et avaient des termes pour désigner ces combinaisons qui constituaient des ordonnances. Dans les mots
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qui désignaient ces ordonnances on employait surtout le mot ttoXo;, synonyme de xtwv (par ex. ^xituXoç, 5ia7TuXoç).
'Voy. IStOXoç.
Il va sans dire que la fantaisie des artistes pouvait imaginer des formes particulières de colonnes. Par exemple, certaines colonnes très anciennes s'amincissaient à la base, rappelant un pieu fiché en terre par le petit bout; d'autres recevaient sur une partie de leur hauteur des bas-reliefs sculptés '^à Éphèse, par exemple).
KXàl>oç. — Branche d'arbre, et en particulier branche d'olivier entourée de bandelettes que portaient les suppliants.
KXdirai. — l^' Chaussures spéciales, peut-être en bois, qu'on employait pour monter sur des échasses, afin de se soutenir les pieds et de ne pas se blesser. Le mot est parfois, tout simplement, synonyme d'échasses.
2" Chaussures de bois, sabots ou simples semelles hautes dont on se servait au bain.
KXetStov. — Petite clef. Voy. KUiç.
KXeiSoO^oç. — Proprement un portier, quelquefois un geôlier. Comme les prêtres avaient la garde des clefs des temples, du moins en principe, le mot xX£i5oo/oç prend souvent le sens de prêtre. Il est aussi devenu l'épithèle de quelques divinités gardiennes et protectrices des villes, comme Pallas à Athènes.
KXet5ocp6XaÇ. — Voy. KXsiBou/oç.
KXei6pia. — Fente ou trou ménagé dans une porte pour qu'on puisse voir ce qui se passe derrière cette porte; judas. Le trou de la serrure pouvait servira cet office, et s'appelait aussi xXeiôpta.
KXeïGpov. — 1» Serrure. Primitivement la serrure consistait en une sorte de verrou, maintenu en dedans sur un battant de la porte par un clou et pouvant se rabat! re sur une gâche placée sur l'autre battant. On pouvait ouvrir de l'extérieur au moyen d'une clef cf.
KXei'O.
D'autres fois, le verrou se manœuvrait
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horizontalement au moven d'une courroie ou d'une poignée et venait s'introduire d.ins un trou du mur 'porte à un battant).
2» Gond sur lequel tourne une porte pour s'ouvrir.
3« Tout ce qui sert à fermer, à boucher, à clôturer, par exemple barrage à l'entrée d'un port.
KXeiç. — Tout instrument servant k fermer une porle.
lo Verrou qui s'ouvrait même du dehors au moyen d'une courroie, tandis qu'une autre courroie servait à fermer.
2» Clef. A l'époque homérique, la porte se fermait au moyen d'une barre transversale qui venait s'encastrer dans le mur ou dans les linteaux; pour ouvrir, on introduisait par un trou un crochet qui soulevait la barre. Les Grecs ont, plus tard, connu des clefs plus perfectionnées en bronze et en fer, ressemblant à celles que l'on fait encore maintenant.
30 Bâton crochu, servant à conduire et maîtriser les porcs.
4" Banc de rameurs.
KXei(Tiàç. —
10 Grande porte à deux battants, aussi préférait-on le pluriel xX£i7ià§£ç. Toutes les maisons de quelque importance en avaient de semblables.
Comparer nos portes cochères.
2» Porte d'une écluse.
KXe^uSpa. — l** Instrument servant
à mesurer un intervalle
quelconque de temps par l'écoulement d'une quantité déterminée de liquide.
11 se composait de deux vases, l'un percé de trous à sa partie inférieure et placé sur un trépied, l'autre audessous. La dimension des deux vases variait beau-
coup ; ce pou vait être une grande amphore,
esgB
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un canlliare, une liydrie, elc. La clepsydre servait à mesurer le temps aux orateurs, dans l'assemblée du peuple ou au tribunal, à marquer les veilles de nuit pour les soldats, elc.
La clepsydre n'était pas une horloge au sens moderne du mot; c'était un instrument trop imparfait pour pouvoir marquer des divisions égales du jour.
2» Jeu d'enfants, spécialement de jeunes filles. Il consistait à remplir d'eau un vase et à le renverser brusquement, sans que le liquide s'échappât, grâce à la pression de l'air.
KXïjtç. - Voy. KXei'ç.
KX7]p,a. — Baguette des centurions, faite avec un sarment flexible de vigne.
KXrjpovojxta. — Voy. KXr^zoç 2.
KX?]poç. — i° Objet quelconque, de petite dimension, morceau de bois ou caillou, dont on se servait pour tirer au sort; on les mettait dans un récipient et on les agitait, s'il y avait lieu.
Par suite, tirage au sort au moyen de xX'/jsot, et ce que l'on doit à la fortune du sort.
2» Héritage. C'est une idée très ancienne que le fils succède au père et entre en possession de ses biens. V.u particulier, la royauté est transmise au (ils aine; mais elle peut aussi se partager. A défaut de fils, elle passe au giMulre. Pour ce (jui est des biens, ils sont partagés au sort (xX?)poç) entre les enfants de Pépouse légitime, filles et garçons. Aux bâtards il est réservé une part, mais infime. A l'époque historique, ces règles sont généralement conservées. A Athènes, il en était ainsi; la législation surveillait de façon particulière la transmission des biens et protégeait les filles, les orphelins mineurs, elc. Il y avait des règlements spéciaux pour les fils de femmes épiclères, c'est-à-dire n'ayant pas de frères et ayant recueilli l'héritage paternel ; leurs fils pouvaient réclamer cet héritage, même du \ivant de leur père.
Il y avait, dans beaucoup de villes, des charges et des fonctions héréditaires,
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surtout en ce qui concerne la religion et le culte.
KXrjpoù^^Tjfia, KXTjpou^^la, KXtjpouYOç. — On appelait clérouchie une colonie athénienne d'origine très spéciale. Elle élait constituée par des citoyens que la métropole envoyait dans un pays soumis ou conquis pour y assurer sa domination sur les habitants. Le territoire était partagé par des géomètres en domaines que les clérouques liraient au sort. La clérouchie n'était pas obligatoire et les riches laissaient sans conteste, d'ordinaire, les pauvres s'expatrier. Cependant les clérouques purent rester à Athènes et faire exploiter leur lot par des fermiers. D'ailleurs, contrairement aux colons proprement dits, les clérouques ne perdaient pas leurs droits dAlhéniens. Ils restaient, à l'étranger, sous la donnnalion et le gouvernement d'Athènes, bien qu'ils eussent des magistrals spéciaux.
Certains États imitèrent sans doute les Athéniens et envoyèrent des clérouques dans les mômes conditions.
KXiQp(i)Tyjptov. — Urne servant au tirage au sort; en particulier les Thesmothètes et les Logisles se servaient de xXY,oo)TY^pta pour tirer au sort les Iléliastes qui devaient siéger dans certaines affaires civiles, et désigner la section où ils devaient se rendre, ou recevoir et examiner des comptes de magistrats.
On donnait aussi ce nom au lieu où se faisait un tirage au sort.
KXfjcrtç. — Procédure qui consistait à convoquer un témoin d'une façon particulière et solennelle, lorsque c'était un témoin à charge, pour quil entendit lire sa déposition et vint la confirmer, ou jurer qu'il ne connaissait pas l'airaire. Tout témoin qui ne répondait pas à celte convocation étail passible d'une amende de mille drachmes, et pouvait, de plus, s'exposera des poursuites comme parjure.
KXtjttjp, KXT|Tù)p. — 1« Huissier, héraut. Celui qui convoque à une assemblée, devant un tribunal.