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'Axa5rj|JLeta ou 'AxaSY)|jLta. —
Terrain vaste et ombragé, situé hors d'Athènes, près du Céphise, et consacré au héros .Xcadémos. Il v avait là un i;vmnase, et le lieu servait de promenade.
C'est là que Platon enseignait sa philosophie à ses disciples.
'AxàGapTOÇ àpxoç. — Pain noir où le son restait n.êlé à la farine, opposé au pain blanc ( xaOaçô;, /siixo;).
"Axatva. — Ou désigne ainsi l'aiguillon du bouvier et du laboureur, inventé, disait-on, par les Thessaliens, et une mesure qui en avait à peu près la longueur, .soit dix pieds grecs, trois mètres environ. "AxavGa. — 1» Kpine.
2° Piaules épineuses diverses, en particulier plante égyptienne du genre Mimosa, dont le fruit était employé, comme la noix de (ialle, pour la lanuerie, et donl le bois servait à la charpente. Une variété, VAcant/ie noire, cuirait de préférence, pour sa rigiililé, dans les constructions navales.
3» Parmi les variétés d'acanthes, la plus intéressante est racanlhe sauvage, très fréquente en Crèce, dont la feuille servit de bonne heure aux architectes pour la décoration des chapiteaux de colom»es et rornementation des frises, des acrotères, des antélixes, etc. I']|le caractéiise plus spécialement l'ordre corinlhien et fut toujours représentée par les artistes grecs dans sasin)plicité naturelle. Il apparlenail aux Homains de la modifier, de la compli(|uer, de la dénaturer sous prétexte de l'enrichir (Voy. K'.oxcxvov ).
'AxàvGtOV. — Espèce de chardon dont les feuilles portaient un duvet soyeux que l'on filait et tissait en Orient.
"AxaiTva [HuÀy]. —LesOrecs n'ayant pas de cheminées, arrivaient à supprimer la fumée, grave inconvénient, eu brûlant du
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bois sans fumée, c'est à-dire complètement desséché. Nous ne connaissons pas les procédés de dessiccation des Crées.
Peut-être avaient-ils indi(iué aux Itomains, qui employaient aussi l'expression acnpna, leurs recettes. C'était Texposilion devant un feu ardent, ou bien un séchage naturel, après décortication et bain prolongé, ou bien encore une préparation chimique au moyen de Vamurca, la première huile d'olive sortie du pressoir.
'Axàrtov.— i» Diminutif (le'AxaTo;.
2" Voile de navire d'assez petite dimension que Ion eujployait seulement comme auxiliaire (Cf. "AxaTo;, 3 .
"Axaroç. — io Nom donné à des bateaux de forme, de grandeur et de destination dilTérenles, aussi bien navires de charge pour marchandises et passagers, lourds et résistant aux pénibles traversées, que navires légers et rapides, armés en course on en guerre, que baïques de pêche et simples chaloupes à la remorque de vaisseaux plus grands. Ouelqiu'fois, chez les poètes, la banjue de r.haron.
2» Par analogie, vase en forme de
nacelle; mais ces vases ne sauraient être exactement reconnus parmi les vases analogues appelés xuy/>Yj, TX-z-yY,, etc. L'acatos semble avoir plus particulièrement servi aux libatioiis.
'V* Peut-èti-e grand uiàl, plus piobablemeul mal secondaire, le second ou le troisième, sur de grands navires. La voile qu'il portait s'appelait de même. Sans doute cet agrès ressend)lail au mal des axaro'., et de là venait son nom.
'AxecTTtç. — Manteau de cheminée au-dessus d'un fourneau de fer destiné surtout à des opérations métallurgiijuc"^.
' Axéffxpa. — Aignijlle, et, plus particulièrement, grande aiguille à raccommoder.
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'Axi?lpaTOç [xP'J<t6;]. — Or purifié et affiné au feu.
'AxtvàxTjç.
— Courte et large dague que les Perses, les Mèdes et les Scythes portaient attachée à un ceinturon de cuir, contre la cuisse droite. Les Scythes adoraient l'axtvàxTjÇ comnne une image du
dieu de la guerre. Si les Grecs ne l'ont pas employé, ils en ont souvent parlé, et en ont môme fabriqué dont la poignée et le fourreau sont de vraies œuvres d'art.
*Axiç. — Pointe en général, et plus particulièrement pointe d'un javelot, d'un hameçon, d'un harpon. Parfois, désigne l'éperon d'un navire.
'AxfXÔÔeTOV. — Bloc massif de bois où se fixait ou se posait simplement l'enclume. La usrface supérieure était creusée d'une ou plusieurs cavités; il était le plus souvent quadrangulaire ou rond.
'Axfx6vtov, "AxfJLWV. — Enclume, masse de fer, d'acier ou de bronze, sur laquelle on forgeait les métaux. Souvent
simple bloc à surface supérieure aplatie, elle avait quelquefois des angles, des cornes, des pointes plates ou arrondies qui aidaient l'ouvrier à donner des formes diverses aux pièces de forge. L'axacov était posé ou fixé sur un bloc de bois ou
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àxfJLoOexov ; quelquefois il était établi directement sur le sol.
'Axo:?jv jaapTupetv. — Se dit du témoignage d'une personne qui rapporte un fait connu seulement de lui par ouïdire. Ce témoignage n'était admis que lorsque lapersonne dont les paroles étaient relatées avait cessé de vivre.
'AxôXouOoç. — Se dit, en général, de toute personne qui en accompagne une autre, mais plus spécialement d'un esclave chargé de faire cortège à son maître. On le dislinguait du OspaTrwv, qui s'occupait plutôt du service intime, et du SoiiXoç, qui était proprement l'esclave.
'Axôvyj. — Pierre à aiguiser. On en trouvait en Crète, en Laconie, à Léros, en Arménie, Cilicie, Egypte, Italie, Espagne, etc. On l'humectait d'ordinaire avec de l'eau, quelquefois avec de l'huile.
'Axôvtov. — Désigne un médicament, par exemple certains collyres extraits de débris de bois frottés sur une pierre à aiguiser. Dioscorides cite un collyre de ce genre fait avec du bois d'ébène.
'Axovtxl vtxav. — Se disait de l'athlète contre lequel ne se présentait pas de concurrent, et qui était, par cela seul, déclaré vainqueur (proprement, vaincre sans toucher la poussière).
'Ax6vTtov. — Javelot, lance de petite dimension qui servait à frapper au loin et qu'on jetait avec la main. Il se composait d'une pointe en fer avec une douille dans laquelle s'enfonçait le bois; celui-ci était muni dune courroie (a|i.|Jia). Cette arnie servait aux fantassins et aux cavaliers.
Pour lancer le javelot, on faisait deux pas en avant, ou bien on prenait course. L'arme tenue de la main droite, l'index et le médius allongés, le pouce entourant le bois, près de la courroie, les autres doigts repliés en arrière, l'akontiste part du pied gauche en portant le bras droit en arrière, la main gauche touchant la pointe de l'arme; puis portant le pied droit en avant, tendant le bras gauche, il lève la jambe gauche et le bras droit et, fixant le but, lance son arme avant que le
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pied gauche ait touché le sol. Quand on visait un but, on lançait le javelot de pied
ferme, les bras faisant les mômes mouvements que dans la course.
'AxovTt(T{iôç. — Exercice de l'àxôv- Ttov. C'était l'un des cinq exercices du TTÉvTaOXov.
'AxovTKJTi^ç. — 1° Soldat armé du javelot; il faisait partie généralement des troupes légères; souvent même le:: ucontisles étaient des mercenaires dont l'àxdv- Tiov était l'arme principale.
2° Maître de gymnastique spécialement chargé d'enseigner à lancer le javelot.
3« Athlète lançant le javelot dans le petilalhle ; ou, encore, jeune homme s'exerçant à lancer le javelot.
'AxoerjJiCa. — Lorsque, pour une raison ou pour une autre, les xo(J«jloi, principaux magistrats de la Crète, étaient déposés, on appelait àxodaia, anarchie, l'interrègne qui durait jusqu'à la nomination de leurs successeurs.
* AxpàTt(T[xa , 'Axpaxtdjxôç. — Déjeuner léger, composé de gâteaux trempés dans du vin pur (axpaxov).
"Axparov, "Axpaxoç (avec ou sans otvoç). — Le vin pur, et par suite, en général, le vin, syn. d'otvo;. Plus généralement axûaxov désigne tout ce qui est simple, pur, sans mélange.
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'AxpttTocpôpov ou 'Axparocpôpoç.
— Le nom désigne clairement un vase destiné à contenir du vin pur (ixpaxoç otvoç), par opposition au xpaTTjp. La forme n'en est pas bien déterminée; il devait être grand, de large ouverture évasée, sans pied, quelquefois plat par dessous, quelquefois arrondi. On veut le reconnaître, porté sur l'épaule par un esclave ou un satyre, dans quelques scènes de vendanges.
"AxpTjêoç. — Nom donné aux adolescents, sans aucune précision d'âge. Cf.
lIpocYjCoi.
'AxptSoGrjxrj, 'AxptSoOVjpa. — Piège à prendre les sauterelles; les petits bergers s'anmsaient à en construire en tiges de plantes fiexibles, par exemple d'asphodèles.
'Axp6a[xa, 'AxpoàjiaTa. — Se dit
des concerts de musique ou de chant, des lectures, des récitations, desbouffonneries, des danses, des distractions de toute espèce, qui, dès l'époque homérique, servirent à égayer les banquets grecs. Le nom est passé des scènes aux acteurs; les axpoi- '/.axa sont les joueurs de flûte, les danseuses et les danseurs, les bouffons, les mimes, les baladins, les prestidigitateurs, sans lesquels il n'était point de joyeux festins (Voy. ^UJXTTOdlOv).
'Axpôadtç. — Signifie proprement l'action d'écouter, et de là sont sortis les sens de lecture publique que l'on écoute, et de lieu où se fait cette lecture.
*AxpoaTT|piov. — Lieu où l'on va écouter des lectures publiques ou des leçons d'un maître.
' Axpo6oXtÇe(T6at. — Action de com-
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baltre de loin, et, sans doule, d'un lieu élevé, avec le javelot ou avec l'arc. Celui qui comballail ainsi s'appelait àxpo6oX-/5ç,
àxpoêoÀt(7T'/^Ç ou OLAZÔ^Jo'ko^.
*AxpôÇu[XOç àpTOç. — Pain avec très peu de levain.
'Axpoetvia[Tà] — Ce mot désignait :
!« Les prémices des fruits que l'on offrait aux dieux chaque année.
2o La dime du butin que le vainqueur consacrait à une divinité; on choisissait surtout les objets d'art, les plus belles œuvres. Parfois après une bataille navale, on plaçait un petit vaisseau dans le temple de Poséidon.
'Axpoxt6vtov. — Voy. 'ETitxpavov.
'AxpoXévtov. — Voy. 'AxpoXiviov.
' AxpôXtGov [ayaX{xa] . — Dès l'âge archaïque, les sculpteurs grecs ont imaginé de donner à des statues dont le corps était en bois une tète, des mains et des pieds en marbre, ou, comme on (lisait, en pierre blanche. C'est ce qu'exprime l'adjectif àxpoÀtOoç. Les parties en bois étaient ou dorées, ou cachées sousdes étoffes. On peut rapprocher des images acrolithes les statues chrysélépftan Unes , le marbre étant ici remplacé par l'ivoire, et le bois par l'or. Mais les premières œuvres étaient inspirées
par le goùl de la polychromie; pour les secondes, à ce goût s'ajoutait celui de la richesse somptueuse.
On est convenu de donner le même nom, ou celui de pseuilo-acrolilhes, à des statues où plusieurs matières différentes sont combinées, comme ces métopes de Sélinonte où les corps des personnages sont
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en tuf, les têtes, les mains, les pieds en marbre, ou comme les statues d'époque romaine dont les corps sont en bronze ou en marbre de couleur, les tètes et les extrémités en marbre blanc.
'AxpoXtvtov. — Corde placée aux extrémités des filets de chasse pour les fixer en place.
'Axpoirrjvtov. — Toupie, ou plutôt sabot que les enfants faisaient tournera coups de fouet (Voy. ïlTp6[Ji.6oç).
'AxpoiToXtç. — 1" Aux âges les plus reculés, le besoin de sécurité poussait les Grecs à s'établir dans des enceintes fortifiées, sur des hauteurs escarpées. Ces villes primitives étaient des acropoles.
Plus civilisés et moins faibles, les Crées avaient néanmoins la précaution de construire leurs demeures sur le tlanc de montagnes dont la cime restait comme une forteresse protectrice. Dès lors, l'acropole, forteresse, s'opposa à la ttoXiç, la ville Les ruines d'acropoles sont extrêmement nombreuses dans tous les pays helléniques.
2» Les anciens, et après eux les modernes, ont pris l'habitude de désigner sous ce nom, pris absolument, la plus belle et la plus fameuse des acropoles, l'acropole par excellence, celle d'Athènes. C'est un plateau oblong de :}(X) mètres sur 150 environ, qui dominait de 50 mètres la plaine de l'Atlique. Son premier nom fut Cécropia, lorsque s'y établit une colonie conduite par Cécrops. On prétend qu'elle fut, un siècle après, fortifiée par les Pélasges. Quand les Pélasges furent chassés, les Athéniei»s conlinuèrenl à embellir et à défendre leur citadelle, qui se couvrit de temples; le plus vénéré était celui d'Athèna, leur déesse protectrice. Lacropole, ses temples, ses trésors furent brûlés et dévastés par les Mèdes; elle se releva plus belle sous les efforts de Cimon, puis de Périclès, et devint une merveille dont une partie des beautés subsistent encore. L'enceinte continue, coupée seulement par les Propylées, porte grandiose construite sous Périclès par Mnésiclès, et dont
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les murs sont un mélange de constructions les plus diverses, depuis l'époque pélasgique jusqu'à nos jours, renfermait les temples les plus précieux d'Athènes : le
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Parthénon, l'Erechteion, le petit sanctuaire de la Victoire sans ailes, etc. ; dans ces temples, étaient entassés les chefsd'œuvre les plus purs de l'art et de lin dustrie. Quelques édifices sont restés heureusement debout, plus ou moins nmlilés par le temps et les hommes ; un grand nombre de statues, de bas-reliefs, de débris de tout âge, dont les moindres même ont un puissant intérêt, ont été rendus à la lumière par des fouilles savamment conduites. On peut écrire, presque jour par jour, l'histoire de ce rocher unique au
moLule.
'Axpôirpwpov. — Extrémité de la
pione d'un navire (Voy. "Ac^^XaiTOv).
*AxpO(JTt)(^tOV, 'Axpo(TTtxtÇ. —
Acrostiche, pièce de poésie dont les premières lettres de chaque vers, réunies, forment un sens. Les premières lettres de mots juxtaposés, peuvent aussi former acrostiche, comme, par exemple, lX(::)l*i]
( 'ItjTOUÇ XpKJTO; HSOU VtO; l]0DT7]p).
'AxpooToXtov. — Extrémité aiguë du dTÔAoç. C'est un ornement toujours soigné. On détachait les acrostoles des navires vaincus pour les consacrer dans les temples iVoy. "AcpXaaxov).
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'AxpocpùcTtov. — 1» Ouverture par
laquelle l'air s'échappe d'un soufilel.
2« Queue d'une comète.
'Axpo^etpta, *Axpo^etpt<Ttç,
'Axpo^etptd- {x6ç. — Terme de lutte. Il s'agissait de saisir de ses doigts les doigts de son adversaire, de les presser et de les ployer jusqu'à ce que la douleur forçât l'autre à se déclarer vaincu.
On donnait aussi ce nom à des feintes habiles, préparatoires de la lutte à bras-lecorps, chacun cherchant à saisir l'adversaire sans se laisser saisir lui-même.
' AxpO^e tp KTTTJ Ç .
— Athlète habile à ràxç,o/£tp'.T|xo;.
'Axpo^TQvicTxéç.
— Anse de vase; ornement de Micuble à branche recourbée, quelquefois en cou d'oie ou de cygne; c'est de cette forme que lui vient son nom.
'AxpOTTjptov. — 1« Acrolère, tout ce qui domine un monument ou une simple construction, par exemple les créneaux d'une muraille.
2" Socle plat et horizontal placé à l'angle ou au sommet du fronton d'un édifice, et destiné à supporter un ornement, comme un vase, un fleuron, ou même une œuvre de sculpture, comme un sphinx, un griffon, une statue d'homme ou de dieu, un quadrige, etc. (V. fig. p. 11). Au faîte du toit du monument choragique de Lysicrate, à Athènes, un acrotère est constitué par un riche bouquet d acanthe qui servait de support à un trépied de bronze.