‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 6 sur 184 · AAA · texte numérisé non relu

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Panathénées ou les .leux olympiques.

Tantôt àytovoOeTYjÇ désigne une personne officiellement chargée de diriger effectivement les jeux et de distribuer les récompenses, l'insligaleur des jeux, Etat ou particulier, gardant la direction et la présidence honorifiques. Ainsi les Athéniens liraient au sort, pour célébrer les jeux des Panathénées, dix agonothèles (un par tribu), qui restaient quatre ans en charge. Le trésor d'Athèna Polias leur fournissait l'argent nécessaire dont ils devaient rendre compte trente jours après les fêtes. Ils étaient de véritables magistrats.

A Athènes, peut-être, à une époque relativement récente, et certainement dans beaucoup d'autres villes, les agonothètes ne sont plus des fonctionnaires, mais des litur(/es, c'est-à-dire que non contents de présider aux jeux, ils les célèbrent à leurs frais, à titre d'impôt mi-nécessaire, migracieux. Cela était fréquent, surtout en Asie, où l'on trouve nombre d'agonothètes nommés pour une période plus ou moins longue, et même à vie, et où le titre est donné assez souvent à des femmes, soit seules, soit jointes à leur mari. L'agonothésie cesse presque, dans ce cas, d'être une fonction ou une liturgie, et devient une dignité, parfois héréditaire.

Les monuments figurés montrent des agonothètes siégeant devant une table chargée de couronnes, ou attachant à la tête d'un athlète vainqueur une couronne et des bandelettes flottantes.

'A5à[Jiaç. — 1» Nom d'un métal précieux et rare, de couleur noire et de très grande dureté, que les Grecs prétendaient pouvoir extraire de l'or, auquel il était étroitement uni, au moyen du feu, L'adamas nous est inconnu.

2" La pierre précieuse que nous appelons diamant. Les Grecs le faisaient venir de l'Inde, de l'Arabie, de Chypre, de Macédoine et même de lOural ; mais il fut toujours rare. Ou l'employait en chatons de bagues. Savail-on le tailler et le polir? La chose est douteuse, bien qu'il semble invraisemblable qu'on lui ait donné tant de

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prix si on ne le connaissait qu'à l'état naturel. Une curieuse croyance voulait que le diamant samollît quand on le trempait dans du sang encore chaud de bouc.

3» Chez les poètes, ràBiuiaç est le nom d'une matière mystérieuse, dont les dieux seuls ont le secret, d'un métal impossible à briser dont sont faits les casques, les armes des héros, et d'autres objets doués d'une force de résistance surnaturelle, comme les chaînes de Promélhée, les tablettes des Parq-ues, etc.

"A55tÇ ou "ASStÇtç. — Mesure de quatre chënices et quart {=^ 2 litres 325).

"ASeta. — Les Athéniens désignaient par ce mot l'immunité que l'Assemblée du peuple pouvait accorder, en certains cas, à titre de privilège, par exemple au citoyen qui voulait demander en faveur d'un autre la remise dune amende (ce que la loi interdisait formellement), ou au citoyen, soit débiteur d'une amende, soit frappé d'atimie, qui voulait cependant prendre part aux affaires publiques. On pouvait aussi l'octroyer à un étranger ou à un esclave pour lui permettre de faire acte de citoyen, ou à un fonclionnaire obligé d'enfreindre dans l'intérêt public les règlements formels d'administration.

'ASécritOTOÇ. — Se dit en général d'une personne ou d'un objet qui n'a pas de maître, et, en particulier, d'un esclave affranchi, d un bien qui, n'ayant pas de possesseur, fait retour au fisc, ou d'un ouvrage anonyme.

'ASéiJ^TjTOç poérj.—Cuirnon tanné, utilisé par les petites gens, par les mendiants, comme couverture.

'A5ià0eTOÇ. — Intestat. Quand un citoven mourait intestat, ses héritiers naturels avaient le droit de se saisir iinmédiatementde l'héritage, sans autre procédure. Mais, d'autre part, ils n'étaient pas fondés à refuser l'héritage, comme ceux qui étaient désignés par un teslament.

'A5uvaT0Ç. — Nom donné à Athènes à un pauvre ou à un infirme, qui ne pouvait subvenir à son existence, et que l'Etat faisait vivre moyennant une, puis

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deux oboles. Les àouvaroi ne recevaient la subvention qu'après un examen du Sénat et un vote de rassemblée du peuple. Ils étaient exempts de service militaire, et, d'autre part, ne pouvaient avoir accès aux magistratures.

"A5uT0V. — Lieu sacré dont l'accès n'est permis à personne, ou n'est permis qu'à certaines catégories de persomies. Le mot s'est appli(jué ù des i,a'olles, à des enceintes relij^ieuses, à des bois sacrés, à des temples ou à des parties de temples, la cella d'ordinaire, surtout à des cryptes souterraines. Certains adyla restaient éternellement fermés, d'autres ne s'ouvraient qu'à certains jours; les uns n'étaient accessibles qu'aux hommes, d'autres qu'aux femmes, d'autres qu'aux prêtres ou prêtresses; ceux-ci étaierjt rij^oureusement interdits aux élrauj^ers, ceux là aux esclaves. La raison d'être des adyla esl le caractère mvslérieux de certains cultes, comme celui dLleusis, et de certains oracles, comme celui de Delphes, ou le désir de donner aux dieux ou aux idoles une demeure impénétrable, défendue contre l'impureté des mortels profanes.

'AeOXoeéTTjç. - Voy. 'AOXoOirrj;.

"AeGXov. — Voy. ^\OXgv.

"AeeXoç. - Voy. ^VOXo;.

'AetXoyta. — Indique, en droit, la nécessité de défendre une cause ou de rendredescomptes plusieurs fois de suite; ou peut-être la nécessitédesedéfendreou <le rendre ses comptes sans prescription de tenjps, de personne, sans tenir compte de la chose déjà jug^ée.

'AetvauTat. — Faction politique, à Milet, sans doute au m« siècle avant. L-C. Comme ces citoyens, conspirant contre la rovanté, se réunis»;aient sur des vaisseaux et gagnaient le large pour être plus libres, on les appelait les « toujours naviguant •>. Peut-être faut il reconnaître dans ces àeivaurai les membres d'un tribunal maritime siégeant en permanence, probablement sur un vaisseau.

'Aetçpuyta» — Peine de l'exil perpépéluel, qu'accompagnait la confiscation

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des biens du banni. Si le condamné ne quittait pas le pays dans le lemps prescrit ou revenait sans autorisation, il pouvait être condamné à mort. Kt ceux qui le cachaient pouvaient être passibles de la même peine.

"Aejxfxa. — La corde de l'arc, et peutêtre, de préférence, l'arc lui-même.

'AepOdXOTTta. — Divination par l'inspection de l'air. Les indications variaient .^elon que le ciel était obscur ou lumineux, rouge ou jaune, etc.

'AepÔTOVOV. — Machine de guerre ([ui lançait des pierres au moyen de l'air comprimé, et qu'inventa, dit-on, Clésibios, vers l'an 120 avant .!.-(>.

'AexiTTjç XtOoç. — Pierre que l'on prétendait trouver dans les nids d'aigles (d'où son nom), et (pii servait de préservatif aux femmes en couches. On prétendait aussi que son nom venait de sa couleur, blanchâtre comme la queue des aigles.

'AeTÔç. — 1» Le fronton d'un édifice.

Le nom, qui signifie aigle, vient sans doute de la forme triangulaire du fronton qui le fait ressembler à un grand oiseau aux ailes éployées. Le fronton, quel que fût Vonlve du monument, surmontait la corniche de l'entablement ; les deux rempants étaient eux-mêmes bordés d'une corniche en saillie plus ou moins décorée d'ornements sculptés ou peints. Cette corniche formait comme un cadre à trois côtés, où était enfermé le champ du fronton. Ce champ était tantôt tout uni et sans décor, tantôt orné de bas-reliefs sculptés dans la masse même de la pierre qui le formait, tantôt de groupes de statues en ronde bosse rapportées et dressées sur la bande saillante de la corniche inférieure. Au sommet et aux angles étaient des piédestaux supportant des acrolères (Voy. ce

mot) ifig. p. H).

2" Couronnement en saillie d'un édifice quelconque, plus particulièrement d'une

tour.

30 Aigle d'or aux ailes étendues, insigne

du Grand-Uoi.

40 L'aigle qui surmontait les enseignes romaines, et, par extension, une de ces enseignes.

*AéT(t>[JLa. — Voy. 'Astoç, 1.

"ÂÇujJtoç [ipTo;]. — Pain sans levain.

'AOàpa. — Voy. 'AOy^pYi.

*AQr\p, — Ce mot désigne tout d'abord les barbes d'un épi. De là, il a servi à nommer la pointe d'une arme, lance, jave lot ou épée. Cette pointe était en bronze à l'époque homérique; plus tard, on l'a faite surtout en fer.

'AOTjpTj ou *A6àpa. — Bouillie de farine, et plus particulièrement de Heur de farine de froment. Mets d'origine peutêtre égyptienne.

'ABTjpTjXotyôç ou 'A6rjp66p(i)Tov ôpvavov. — Large pelle de bois servant à jeter le blé au vent pour le vanner.

"ASXrjixa. — Tout ce que l'on exécule avec peine, tout ce que l'on obtient comme dans un combat; mais le sens propre est : combat d'athlète, ou prix de lutte athlétique. 'AÔXvJfjLaxa exprime aussi les instruments d'un rude labeur, par exemple ceux qui servent à la pêche.

"AOXrjcTtç. — Action de l'athlète qui lutte, et, par suite, exercice athlétique.

'A6Xt]T1^ç. — On appelait athlètes tous ceux qui prenaient part à des concours publics, gymnastiques, équestres, musicaux même, mais, plus souvent, ceux qui paraissaient dans les jeux gymniques, en vue de remporter un prix. A l'origine, être athlète n'était pas un métier; mais à mesure que les grands concours se multiplièrent en Grèce, qu'il fallut, pour y figurer avec honneur, un entraînement spécial et constant, on vit des hommes se consacrer exclusivement à cette carrière. On distinguait les athlètes lourds (papeT;) et les athlètes lét^ers (xoOc&oi). (Voir 'AywVtdfjia). Un texte de Platon prouve que de son temps on partagea aussi les athlètes, suivant leur âge, en avSpeç, ayant plus de vingt ans, àyÉvsioi, de seize à vingt ans, et 7:a"t8eç, de douze à seize ans.

Les athlètes se soumettaient à un régime de vie sévère et à un entraînement sur

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lesquels les médecins nous ont abondamment renseignés; ils étaient récompensés de leurs efforts par l'éclat de leurs victoires et les récompenses glorieuses qu'ils recevaient, honneurs vraiment excessifs.

On sait qu'outre les prix, les décrets honorifiques, les statues, les vainqueurs olympiques, par exemple, rentraient dans leur ville par une brèche faite aux murailles, sur un char attelé de quatre chevaux blancs, vêtus eux mêmes de pourpre, au milieu des acclamations du peuple fier de compter parmi les siens de tels hommes. Nous renvoyons, pour plus amples détails, aux mots spéciaux : ApojJieu;, nayxpaxiaçTY);, llevraôXoç, etc.

*A6Xo6e(7(a. — Fonction d*AÔXo- Oéxrjç. — Voy. 'Aywvoôétyjç.

*A6Xov. — Prix décerné à un vainqueur. Suivant la nature et l'importance des jeux et des concours, suivant l'âge et la spécialité des concurrents, les prix variaient; la valeur en était plus ou moins grande. Ils consistaient tanlôl en couronnes et autres objets purement honorifiques, tantôt en objets précieux ou utiles, tantôt en argent. On donnait aussi des récompenses en nature, comme de l'huile, ou des animaux, par exemple des bœufs, ou des vêtements.

*A0Xoç. — Synonyme de 'Aywv. — Jeux, concours publics, surtout 'au pluriel) les grands concours religieux de la Grèce, comme les jeux pythiques. En particulier, le pluriel à6Aoi désigiie les travaux des héros, d'Hercule ou de Thésée.

*A6Xocp6poç. — Athlète victorieux, ou simplement celui qui prend part à un concours public.

^'AOupp.a. — Jouet d'enfant. Les anciens connaissaient un grand nombre de jouets utilisés encore actuellement. Comme de nos jours, on profilait de diverses circonstances (anniversaires, elc), pour en faire cadeau aux garçons et aux fillettes. Les plus répandus de ces jouets étaient les castagnettes (xpôxaXov), la balle (rrcpaTpa), des représentations en bois ou terre cuite d'animaux et de per-

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sonnages(^à>a),lapoupée(xop-r|,vuuL^7)), les osselets (àcTTpâyaXoi), le cerceau (xpoy^dç), la toupie ((rxpdjxêoç), etc.

Voir, pour plus de détails, les mots cités ci-dessus entre parenthèses.

AlaxCç. — Sorte de coupe, qui tirait son nom du juge des enfers At'axo;. On hésite entre celte forme et la forme alaxt;.

Alyavérj. — Epieu de chasse court et tout en fer, selon les uns, long avec une haste de bois, suivant les autres. La pointe était effilée; autour du bois, de frêne ou d'orme, on enroulaitquelquefois une corde pour rendre l'arme plus solide. Quelquefois le mot est simplement synonyme d'àx(ivxiov.

Aryeipoç. — Peuplier noir (populus nigra) dont le bois, qui passait pour bien résister au temps, était employé pour la construction; comme il était facile à travailler, on s'en servait pour le placage; on en confectionnait des bois de lances, des jantes de roues, elc.

AtYtç. — L'Egide, symbole de puissance en même temps qu'arme divine, invincible, impénélrabie même à la foudre, portée par Zeus, Apollon, Héra, Ares, et surtout Athèna. D'après les plus antiques traditions et les plus anciens monuments, c'était un simple manteau formé d'une peau de chèvre. Posée sur le dos et sur la poitrine et bordée de têtes de serpents en guise de franges, elle servait de cuirasse; enroulée au bras, de bouclier et aussi d'épou vantail (fig.). L'art n'a

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pas tardé à modifier profondément celte égide primitive. De toison, elle est devenue peau recouverte décailles, de manteau, simple collet ou simple draperie disposée en travers du torse à la façon d'une nébride, et même simple bouclier. Un ornement qui était parfois négligé par les ar-

tistes primitifs, le Gorgoneion ou tête de la Gorgonne décapitée par Athèna, a pris une importance prépondérante, et il est arrivé que l'égide fut réduite à un bouclier bordé de serpents dont le Gorgoneion couvrit presque toute la surface.

Des rois, par exemple les Lagides d'Egypte, des empereurs romains, Auguste, Tibère enlr'autres, ont emprunté l'égide aux dieux comme signe de leur toute puissance.

AryXir). — Tout ce qui brille, qui est euHanmié, par suite, une torche, et plus spécialement une torche allumée. Le mot, dans ce sens, s'emploie au pluriel.

Alyoïrcta XCOoç.— 1° Granit, basalte ou porphyre venu d'Egypte et servant aux architectes et aux sculpteurs.

2" Verre, ou peut-être terre cuite émaillée que l'on fabriquait en Egypte et en Phénicie.

AlytJirctov piùpov. — Aromate égyptien confectionné avec la feuille d'un arbuste épineux ou avec diverses substances, comme le cinnamome et la myrrhe. Une variante était le uiûcov Xeuxov, formé avec des lys et des aromates; les femmes s'en servaient pour brunir leur peau trop

blanche.

AtSeortç. — Signifie, en droit, le pardon accordé par les parents d'un homme assassiné à l'assassin condamné à un exil temporaire, pardon sans lequel cet exil ne pouvait être levé.

AtOoucra. — Portique ouvert dans les maisons de l'époque homérique. 11 y avait,

de chaque côté de la grande cour, un de ces portiques (aïOouffa aùXTJ;), et un autre devant l'entrée du {jLsyaco^, faisant partie du TTSoSouoç. Ces portiques étaient tournés vers l'Est ou le Midi, et recevaient ainsi la chaleur du soleil, d'ofi leur nom. C'est là que couchaient les étrangers (Voy. A(J|jioç).

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Âlxtaç StXT]. — Lorsqu'un citoyen (l'Alhèucs purlail des coups à un aulre, il pouvait êtn» poursuivi soit publiquement par la lî^pso)? yz'j.'j'r^^ soit par une action privée, aixt'y; ot'xT, , dontlessuitesélaient moins graves. Celle action ressortissait au tribunal qu'on appelait les Quarante ; elle nenlrainait qu'une réparation pécuniaire (Voy. ''l'^psoj; Ypacprj).

AtxXov, — Sorle de second service composé de pain porté dans des corbeilles et de morceaux de viande, que les Lacédémoniens prenaient à la suite du repas du soir.

AtXtvoç. — En principe, cbanl religieux, élégie en regret de la mort de Linos, poète mythique, et, de là, tout chant de deuil, lamentation funèbre.

Ar[Jia. — Le suc, appelé aussi avOo;, fleur, du coquillage (jui donnait la pourpre, couleur rouge sang.

Al[xaxopiai ou AtfJiaxouptai. — Libalioiis de sang, ou, simplement, sacrifices en Ihonneur des morts dont les âmes passaient pour se saturer du sang des victimes.

At[xa<Jtà.— Lu principe, haie dépines, et, par suite, toute sorte de clôture, connue un mur en pierres sèches.

Ai|JLaTiç. — Vètenjent, étoile teinte en pourpre.

AlfxaTtTTjç X(6oç. — Hématite, pierre dont le nom vient soit de sa couleur sanglante, soit de ce quelle arrête Tépancliejnent du sang'.

Alpa. — Marteau de l'orge Voy.

"Axacovj.

Al'pedtç. — (^hoix intervenant dans la nomination d'un magistrat, par opposition au sort (xAfjCo;), d'où ladislinction entre les àpyat atsETat' et les xX-rccoxat'.

AtpÔTCtvov. — Crible, tamis pour séparer livraie {y.lzy.) du froment,

At(Ti>[xvyjTeta, AtcrufxvrjTTjç. — Les aisumnetes étaient, comme les dictateurs romains, des magistrats extraordinaires, ayant les pouvoirs les plus étendus, que certai[ies \illes grecques, aux temps les plus anciens, mettaient à leur

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tète dans des circonstances critiques. De plus (jue les dictateurs romains, ils avaient le pouvoir législatif, et étaient nommés à vie. Les anciens appelaient ra'.<7u«j.vr,T£:x une tyrannie élective (atcsTr, T-jpavvt';).

At)([JLàXa)TO<;. — Prisonnier de guerre. Les prisonniers faisaient partie du butin et ils étaient partagés entre les guerriers dont ils devenaient les esclaves, et qui, généralement, les vendaient.

C'était là une des principales sources de lesclavage.

Al^fJLiQ. — Pointe de la lance, d'où la lance elle-même. A l'époque homérique les pointes de lances étaient en bronze, mais on ne tarda pas à employer le fer. A rèpo(iue classique les fers de lance avaient des fornies variées : feuille allongée, ou bien à angles et à trois ou quatre côtés. Tantôt on les lixait dans le bois au moyen d'une extrémité pointue qui y pénétrait, lantôi elles avaient une douille dans laquelle s'enfonçait la hampe ; on la maintenait au moven de clous.

At^jxyjTTjÇ. — Guerrier armé d'une lance de at/ij.-/^, fer de lance). Ce n'est pas le nom d'une catégorie spéciale de combattants, mais seulement une épithète poétique.

Ai(i>pa. — C'est une balançoire servant aux jeux d'enfants.

Dans une peinture de vase, elle est

lormée d'un escabeau à 4 pieds attac h é par une triple

corde passant sous le siège. Dans certaines fêtes, des jeunes filles étaient balancées ou faisaient balancer leurs poupées en chantant des complaintes ; de là le nom d'attoca donné à la fête elle-même, à Athènes en particulier.

On trouve aussi la forme 'Ewpa.

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