‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 74 sur 184 · KON · texte numérisé non relu

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sont un signe de beauté et de noblesse; la calvitie est ridicule. On reconnaît Tinlluence de TOrient dans les boucles symétriques au-dessus du front, les frisures, les boucles et les nattes pendant sur la nuque et sur les épaules, aussi sur le devant de la poitrine; les torsades et les chignons que maintiennent (les liens, des bandelettes, des ornements de métal.

Puis la faveur s'attache aux cheveux courts; les enfants, en arrivant à l'âge déphèbes, coupent leur chevelure et la consacrent, les garçons à Apollon, les filles à Artémis. Les vieillards seuls et les femmes adultes se perniettent de longs cheveux; les artistes réservent l'opulente chevelure aux divinités graves, comme Zeus, Poséidon. Cependant, môme h l'époque classique, quelques élégants et voluptueux, comme Alcibiade, affectent les longues chevelures efféminées; et»

d'autre part, les philosophes laissent cyniquement pousser leurs cheveux en désordre. Les femmes rivalisent d'inventions coquettes et donnent à leurs boucles, à leurs frisures, h leurs chignons mille formes, les unes gracieuses, les autres excenlriiues. C'est le règne de la pure fanîaisie. Les esclaves se reconnaissaient à leur tète rasée.

Dans les temps homériques, on coupait ses cheveux en signe de deuil; de tout temps, c'était signe de douleur de laisser flotter ses cheveux épars. A Tépoque gréco-romaine, au contraire, on laissait croître ses cheveux et sa barbe pour témoigner son affliction. Enfin, souvent, on sacrifiait sa chevelure en e.v-volo h quelque divinité.

Ko[JL{Jl6ç. — Les anciens se frappaient la poitrine (xotttoj) en signe de deuil et c'était là le xo{j.{jl(Jç que traduit bien le latin pianQor, planclus. De là on est passé au sens de chant plaintif, particulièrement dans une tragédie, que débitaient alternativement le chœur et un acteur.

On donne aussi le nom de xouhjlo; à un simple dialogue entre un acteur et le chœur.

Ko[X[i(t)TTjç. — Se disait des marchands d'esclaves qui paraient et fardaient les jeunes gens et les jeunes filles à vendre pour leur donner plus de prix ou tromper les acheteurs. Plus généralement, on appelait ainsi un coiffeur habile.

Kofxpiù>Tpia. — Fém. de xo|jL|jLtoTr^ç, désignait une femme de chambre habile à parer sa maîtresse, particulièrement à la coiffer. Coiffeuse.

Ko[X[JL(i>TpCov. — En général, instrument servant à la toilette des femmes, et plus particulièrement grande aiguille que l'on faisait chauffer et qui servait à friser les cheveux.

K6v5aÇ. — Voy. KovTaJ.

Kôv5u, — Vase précieux, en forme de globe, originaire d'Asie II était en or ou en argent et servait à boire ou à faire des lihations. Il contenait dix cotyles.

Kôv5uXoç. — Mesure de longueur valant deux dactyles, c'est-à dire 38 millimètres environ. KovBuXo; est proprement le nom de la seconde phalange du médius.

Kovia. — Sable que Ton répandait dans les gymnases et les palestres, afin que les jeunes gens ne se fissent pas de mal en tombant.

Kovia|Jia. — Se disait soit d'un enduit de plâtre, soit d'un enduit de chaux et de sable, ou mortier, soit d'un revêtement de chaux et de marbre concassé ou pilé, et même d'une mosaïque. Les anciens ont fait un très grand usage de ces divers enduits. En particulier, les maisons, à l'intérieur et à l'extérieur, devaient être blanchies à la chaux, comme la coutume en est encore si répandue en Orient et dans les pays chauds. C'est une mesure d'hygiène et de propreté. Nous ne savons pas si la chaux était quelquefois teinlée de nuances adoucies, pour atténuer l'effet de la réverbération sur les yeux.

KovCirouç. — Sandale à semelle légère, attachée à la cheville par des lacels ; on s'en servait dans les gymnases. C'était aussi une chaussure de vieillards.

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K6viç. — Poussière, cendre. En particulier :

1» Poussière que, dans les palestres ou les arènes, on se répandait sur le corps, après la lui le, afin de sécher l'huile et la sueur.

2o Cendre dont on se servait, comme de nos jours, pour blanchir la lessive.

KovCdaXoç. — Syn. de Kovtç, L

Kovt(TTf)ptov, KovtffTpor. — Local spécial dans les palestres et les gymnases, où l'on se préparait à la lulle en se roulant dans la poussière et le sable, ou en les faisant couler sur son corps à laide de corbeilles percées de trous, sorles de passoires. Le xovi<7Trjpiov était quelquefois un emplacement réservé dans l'arène même. Bien entendu, on se couvrait de poussière ou de sable après s'être oint d'huile, afin de se préserver des refroidissements et de faire sécher plus vile la sueur. Le slrigile servait ensuite à racler ce mélange adhérent à la peau.

KovTÔç. — io Perche terminée par un crochet de fer, et deslinée à conduire un bateau dans les eaux peu profondes, et à le diriger au milieu des obstacles de toute nature.

2» Ilaste de toute arme composée d'un manche de bois et d'une pointe de fer, et par suite lance, épieu, javelot.

30 Un bâton, quels qu'en soient l'usage et la forme.

K6iravov. — 1« Épée recourbée, comme un cimeterre, avec le fil tranchant concave, employée par les barbares. Cf. KoTTt'ç.

2« Couteau de sacrifice de même forme que cette épée.

30 Hache.

40 Pilon fort lourd et grand qu'on manœuvrait à deux mains pour écraser les grains ou autres matières dans un mortier profond. Voy. "Ohj.o^.

KoTceùç. — Ciseau de sculpteur, que l'on conduisait en le frappant à petits coups avec un maillet.

Koiriç. — lo Sorte de sabre court, à

lame recourbée, dont le tranchant était du côté convexe. C'était une arme barbare.

2« Couteau de boucher ou de sacrificateur, dont la lame, concave près de la poignée, se relevait au bout. Il servait à ouvrir et dépecer les animaux de boucherie ou les victimes.

30 Couteau de chasse, dont la forme, sans doute, était identique.

40 Repas que les Lacédémoniens offraient, dans certains cas, aux étrangers. On y sacrifiait des chèvres, dont on distribuait la chair aux convives, avec du pain (? appelé cpudixtÀXo;, du fromage, des figues sèches, des fèves, des haricots verts, etc.

KopàXXiov. — Le corail a été surtout connu des Grecs depuis Alexandre; il leur fut sans doute révélé par les Indiens. Il servit, réduit en poudre, à des usages médicinaux; en branche ou en perles, à fabriquer des bijoux, des amulettes, des ornements divers.

KôpaÇ. — Corbeau. Cet oiseau était de mauvais augure à cause de sa couleur, de son triste cri, de sa voracité à manger les cadavres. C'était le pire malheur que d'être, après sa mort, e.xposé sans sépulture et livré aux corbeaux.

Comme favori d'Apollon, il était par excellence l'oiseau fatidique.

Beaucoup d'objets, rappelant de près ou de loin la forme et la force du bec de corbeau, étaient désignés du nom de xdsa;; c'étaient certains petits organes des machines, comme des crans d'arrêt, des cliquets, des rochets de roues; des instruments de guerre, comme les crochets qui s'abattaient sur les navires ennemis pour les arrêter; des objets comme un marteau de porte; certain instrument de torture, avec lequel sans doute on fouillait les chairs, etc.

KopSaÇ. — Danse d'origine asiatique, probablement lycienne. C'était une danse comique, extrêmement agitée, et qui

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