‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 84 sur 184 · AYA · texte numérisé non relu

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la panse desquels on sculplail des sujets, ou loul simplement on sculptait un loutropliore sur la stèle du tombeau.

AouTp(i>V. — îàalle de bain ou simplement cabinet de toilette, et aussi bains publics. Voy. Aou- Tpdv.

Aocpeîov. — Partie du casque où s'emboîtait le panache, Xo'^oq, sur le cimier.

Aocpvta, Aocpvtç. — Torcbe formée d'un seul morceau de bois résineu.x, ou d'un sarment de vigne.

A690Ç. Panache d'un casque. Il y avait des casques dont la calotte était toute simple et unie ; mais d'ordinaire elle était surmontée dun cimier, ou xojvoç, et d'un panache, ou Xocpoç. Très souvent ce panache était formé d'une queue de cheval, d'où ses noms de /airrj et d"tT:7roupiç. Le cimier et son panache servaient à protéger le timbre du casque, et aussi à inspirer de l'effroi aux ennemis. De là l'ampleur et l'aspect ton ibie donnés à certains Xocpoi ; on pouvait en mettre plusieurs sur le même casque. Le panache n'était pas toujours en crin ; on en faisait en cuir, en métal, et on pouvait les décorer d'ornements de toute espèce; on y ajoutait parfois des plumes dressées et des ailes (Voy. KuvTJ, Kwvo;, etc.).

On attachait parfois des panaches à la têtière des chevaux, et le nom de 'k6':^o^ se donne aussi au toupet de poils qu'on leur dressait entre les oreilles.

Aoxayôç. — Commandant d'un a6/o^. V. ce mot.

Le mot sert à traduire le mot latin cenlurio.

Ao)^tTTjç. — Soldat appartenant à un Ào/o;

Aéj^oç, — Corps divisionnaire de l'armée grecque correspondant à ce que nous appelons une compagnie. A Athènes, à l'époque classique, le \6/0i; était une portion de la tx;i;, ou bataillon comprenant lecituiuicmede l'effectif, c'est à-dire vingt hommes sous le commandement d'un Xo/ayd;.

A Sparte, tous les citoyens en âge de porter les armes étant divisés en six {jidpat, chaque jxopa était, divisée en cinq /d/oi sous les ordres d'un Xo/ayd;, et chaque Xd/oç comprenait deux7:£VTYjxoffTÙe;, comprenant elles-mêmes deux ÊV(oijLOTtai chacune.

L'armée macédonienne avait aussi ses Xd/ot. Cinq Xd/ot formaient une GÛcra- Œtç; le mot était réservé à l'infanterie légère.

AuytCTfXÔç. — l» Mouvement de la lutte (TiaXYj). Il s'agissait de s'attacher solidement au corps de son adversaire pour le paralyser et le fatiguer.

2° Mouvements de flexion et d'assouplissementauxquels s'exerçaient les athlètes.

30 Flexions et mouvements rythmés de danseurs.

AûyStvoç, AùSoç. —Nom donné au marbre de Paros, peut-être à cause de son éclat ou de sa transparence (Conf.

A'j/^vt'TTj;). Peut-être le mot désignait-il une sorte de pierre assez rare, que l'on employait pour de petites œuvres de sculpture.

Aoyôç. — Osier. On en employait les baguettes flexibles à tous les mêmes usages que celles du saule ou tTsa. Du reste le mot tria a pris aussi le sens d'osier.

En particulier le Xuyd; est une branche flexible que certains fonctionnaires tenaient en signe de leur autorité; on en voit, sur les monuments, aux mains des professeurs, dans les palestres, aux mains des Sophronistes de l'éphébie, etc. Celle des professeurs est longue, et quelquefois fourchue (Voy. flg. IlaiSoTpi'èrjç).

AuStdXt. — Désigne le mode lydien, c'est-à-dire des tons très hauts, une har-

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monie molle et douce, élégante et flexible.

Auxeiov. — Le Lycée. C'était un portique situé aux portes d'Athènes, à l'Est, sur les bords de Tllissos. Arislote y prit l'habitude de converser avec ses amis et ses disciples, et son école prit le nom de Lycée. On continue à l'appeler ainsi pour la distinguer de l'école de Platon, qui est connue sous le nom d'Académie.

Auxoç. — Le nom de loup a été donné à un mors de cheval ù barre très rude, et d'effet puissant sur les animaux qui avaient la bouche dure (Voy;. XaXivd;).

Aùpa. — La lyre différait de la xiOàia (voy. ce mot) en ce que les cornes étaient des morceaux travaillés à part et fi.xés dans la caisse de résonnance. Cette caisse était, à l'origine,

une écaille de tortue, et

elle en a toujours gardé

la forme ou à peu près.

Il devait y avoir entre

les deux instruments

d'autres différences que

celle-là, puisqu'on les

opposait souvent l'un à

l'autre. La lyre avait

des sons plus graves et

était plus facile à toucher. Du reste, la

lyre comprenait les mêmes parties que la cithare : caisse, cornes, joug, cordes en

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nombre variable et de longueur égale. La lyre était jouée comme la cithare (Voy. A'jçidTr^ç, KiGàpa, IIXy.xtcovj.

Àùptov. — Petite lyre, dimin. de Auca.

ÀuptcrcTiç. — Joueur de lyre, qui touchait son instrument debout ou assis. Dans le premier cas, la lyre était suspendue à son épaule par une sorte de baudrier; dans le second, il la posait sur ses genoux.

AupocpoTviÇ. — Sorte de lyre ou plulot de sambuque d'origine syrienne.

Auxpov. — Rançon. Quiconque faisait à la guerre un prisonnier avait, en principe, le droit de le tuer aussi bien que de le réduire en esclavage. Si on lui laissait la vie, c'était pour en retirer quelque profll, en particulier pour se faire payer une rançon. Homère appelle celte rançon à-TTOiva, mois ses héros acceptent rarement de la toucher, si même il en est un exemple. On peut aussi demander ou offrir une rançon pour un cadavre. A l'époque historique, le prisonnier de guerre est souvent racheté; son rachat constitue une opération analogue à celle de la vente du butin, et il y a des Xa'>puj^OTTÙiXai qui s'en occupent, à moins q«ie l'affaire ne soit traitée officiellement par des ambassadeurs. Le prix normal de la rançon était, par tête, d'une mine; mais il n'y avait point de règle fixe, cela se

conçoit.

Il pouvait arriver que l'on fût pris par des pirates, par exemple; il fallait alors payer une rançon qui s'appelait aussi

XuTca.

Àuxvetov. — Support d'une torche ou dune lampe; chandelier.

Auxvta. — Chandelier (Voy. Au//

vo;).

AuYVtov. — Dim. de Ao/voç.

AuxvCç, AuxvCttjç. — Gemme assez

commune, dont les anciens connaissaient

plusieurs variétés. C'était une sorte de

rubis balais : on la récoltait dans les

Indes, en Carie, et ailleurs encore. On

appelait aussi Xu/viTTi? le marbre de

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Paros, dont l'emploi fut si répandu dans les ateliers de sculpture, à cause de son éclat et de sa transparence, ou bien parce qu'on l'extrayait, à la lueur des lampes, de carrières en galeries.

AÙYVOÇ. — Lampe à huile, en terre ou en bronze, ayant d'un coté un bec {fx6\oç)^ de l'autre une anse; au centre, un trou

pour

verser riiuile.

avait

aussi des

lampes à deux ou plusieurs

becs

çoç) ; on les suspendait parfois au plafond au moyen de chaînettes ; le plus souvent on les plaçait sur un pied. Quelquefois ce pied était une figurine en bronze qui portait la lampe.

Ou brûlait dans les lampes de l'huile d'olive, sXatûv, au moyen dune mèche

de laine epiov, eXXu/viov ; on tirait la mèche hors du bec au moyen d'une pince ou d'un crochet.

La fantaisie, naturellement, pouvait donner naissance à des lampes de formes très variées; quelques-unes, en métal ou en argile, étaient de véritables œuvres d'art. Mais le principe et la disposition en étaient toiijours les mêmes. Il y avait aussi des lampes en pierre, en albâtre, en verre et môme en ambre.

Au^voC^oç. — 1« Candélabre pour porter une ou plusieurs lampes (Cf. Au/vsïov) ; le plus souvent il était en bronze, parfois en bois ou en métal précieux ; les uns étaient petits et pouvaient se placer sur une table ; d'autres, de grande dimen sion, étaient posés par terre. Il y en avait de toutes formes, colonnes, trépieds, etc.

2" Chandelier pour porter une chandelle de cire ou de suif et ressemblant à nos bougeoirs; au milieu était une pointe où l'on fixait la chandelle.

30 Lanterne où l'on mettait une lampe à huile. Les parties transparentes furent d'abord en corne, plus tard en verre.

AwitY), A(i)itCov(dim.), Aûitoç. — Manteau fait avec une peau d'animal, ou peut-être vêlement d'étoffe très fine, ressemblant à l'iuâTtov.

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MayàST], MdyaSiç. — Sorte de flûte spéciale aux Ioniens; le nom était aussi donné à un instrument à cordes du genre de la lyre ou plutôt de la harpe.

Mayàç. — Le chevalet de lyre (Voy.

KiÔàca).

Mayeia. — En principe, le mot désigne la religion, la science et la pratique des Mages, prêtres de la secte des Zoroas- Ires, par opposition à yoTiTeia, et cpap- ».;.ax£ta, qui désignent les pratiques propres à la Grèce (Voy. roTjT£ia).

Mais tjiayet'a a pris de l'extension, et s'est appliqué à tous les genres de pratiques des mages et des charlatans. C'est un mélange trompeur et condamnable de médecine, de religion et d'astrologie; la magie a pour prétention de faire des miracles, et le plus souvent des miracles injustes, en des matières illicites. Les mages abusaient de la crédulité du public et aussi des mauvais instincts des hommes, comme lacupidité, la haine, etc. La plupart des pratiques des mages et des sorciers venaient de l'Orient, de la Chaldée, et le métier était exercé surtout par des orientaux. Elles consistaienten purifications, exorcismes, incantations, envoûtements, recherche, invention, fabrication de talismans, plantes, breuvages, philtres, emploi de formules mystérieuses, bref tout l'arsenal des superstitions. La magie touche quelquefois de très près à la divination et à l'astrologie, mais il faut l'en dis-

tinguer. Les femmes, les .'sorcières, se sont volontiers adonnées à la magie, en Grèce, depuis les iiges héroïques, et elles avaient comme patronnes les trois magiciennes mythologiques Circé, Médée et Agamède. Lorsque les cultes orientaux gagnèrent tant de terrain dans le monde gréco-romain, la magie fit en même temps des progrès dont Ihisloire a été souvent écrite.

Mayetov. — Essuie-mains, ou peutêtre synonyme de MayEips^tov yVoy. 'ExaaYETov 2 et XeipôuxxTpov ).

MayetpeTov. — Cuisine et étal de boucher (Voy. MayEipo;).

Màyetpoç. — Cuisinier. A l'époque homérique, le maître de la maison faisait lui-même cuire les viandes. Plus tard, on eut des cuisiniers, libres ou esclaves, et certains devinrent célèbres. Le cuisinier avait des aides pour préparer les plats, des apprentis qui travaillaient sous

ses ordres; l'art de la cuisine était assez avancé pour que Platon voulût bannir les cuisiniers de sa République.

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Les temples avaient aussi, indépendamment des sacrificateurs, des cuisiniers qui devaient faire cuire les victimes suivant les rites consacrés. C'étaient en général des esclaves publics.

Mayeipo; signifie aussi bouclier.

MaYeuTiXT?!. - Voy. Maysia.

MaYiç. - 1" Pétrin, synonyme de

a.CtXTpX.

2« Gâteau de miel qu'on offrait aux divinités infernales et en particulier à Hécate, à Tropbonios.

MàyvYjç, MayvîlTtç [XiOo;].^ — Pierre d'aimant appelée aussi ctOT,c"iTiç, '^jpàxXsio; Kdoç. La plus recherchée se trouvait en Ethiopie et se payait au poids de lor; il y en avait aussi d'excellenle en Béolie, à Hyeltos. On s'en servait surtout pour fabriquer divers ornements; elle se prêtait bien au travail du tour. Réduite en poudre, elle avait son emploi en pharmacie.

Màyoç. — Mage. Les mages étaient des prêtres des Mèdes et des Perses; ils s'occupaient d'astrologie et interprétaient les songes. Chez les Grecs, le mot mage a désigné des sorciers, des hommes chargés de deviner l'avenir ou de faire des incantations (Voy. Maysia).

MayoSôç. — Histrion qui jouait des farces en costume féminin, avec accompagnement de tambours et de cymbales. C'étaient des bouffons de bas étage, jouant des rôles de personnages grotesques ou infâmes.

MaSàpa. — Navire de forme et dusage spécial inconnus.

MâÇa. — Ce terme s'applique h de la pâte de farine de blé ou d'orge mélangée avec de l'eau, de l'huile, du lait, ou autres ingrédients, et dont on formait une grande variété de pains et gâteaux. Il y avait des u.aJ;at très simples, formant une nourriture môme grossière, et d'autres compliquées, recherchées des gourmands.

MaÇovojxetov, MaÇov6jitov. — Plateau un peu creux pour présenter les gâteaux de pâte appelés [xx^cli ; ce pou-

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